Actualités des Multicoques de course
Mise à jour le 31/01/12


Saison 2012


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La rumeur est désormais confirmée, l'Hydroptère, le foiler d'Alain Thébault passe sous les couleurs de la DCNS.

Alain Thébault et son équipe s’associent pour trois ans aux filières du talent, ce programme met l’accent sur l’insertion, la réinsertion, la mixité et l’accessibilité professionnelle. Ce qui sera le cas sur l’Hydroptère DCNS, puisqu’Alain Thébault et ses équipiers formeront dès le printemps prochain plusieurs apprentis skippers, parmi lesquels Luc Alphand, qui avait naviguer sur le 60' IMOCA aux couleurs de l'entreprise, avec Marc Thiercelin.

Alain Thébault se sépare de Thierry Lombard qui le soutenait jusqu'ici, il semble que le banquier suisse souhaitait se concentrer sur le projet de l'hydroptère.ch, alors que le skipper souhaitait réorienter les navigations vers le large. Le projet de l'Hydroptère.ch se poursuivra donc sans son concepteur.


© Dragon Rouge

L'Hydroptère DCNS est donc financé pour 3 ans avec un budget de 3 millions d'euros par an, le sponsor ne financera à priori pas le projet de maxi foiler Libryd, destiné au Trophée Jules Verne, le programme Hydroptère sera donc axé sur les navigations avec le 60', le premier objectif de 2012 sera le record entre Los Angeles et Honolulu, puis le record des 24h et le tour des îles britannique en 2013 et l'Atantique Nord en 2014.

Le port d'attache du bateau sera Toulon, il devrait être près à naviguer en juin ou juillet.


MOD 70 : 29/01/12

Le MOD n°5 du team Spindrift Racing a été mis à l'eau à la BSM de Lorient vendredi matin. Ce trimaran sera barré par Yann Guichard, qui s'entoure de Pascal Bidégorry, Billy Besson et Jacques Guichard qui feront parti de l'équipage.

Le skipper avait eu l'occasion de découvrir le bateau lors des Krys Match sur Race for Water,le MOD Spindrift Racing, rejoindra sa base de la Trinité sur Mer dès le 1er février, suivront des sessions d'entrainement inshore et offshore en collaboration avec l'équipe de Foncia menée par Michel Desjoyaux.


© Chris Schmid / Spindrift racing

Avant le début officiel du Multi One Championship avec la Krys Ocean Race, Yann Guichard et son équipage s'aligneront sur les courses "régionales" avec au programme le Tour de Belle-Ile, l'Armen Race et le Trophée SNSM.

Yann Guichard :« Je suis fier de pouvoir m’entourer d’une équipe technique de grande expérience et de marins d’exception, tous spécialistes du multicoque. Après 8 mois de chantier et d’attente, nous rentrons enfin dans le vif du sujet. Tous, nous sommes impatients de tirer les premiers bords » 


© Chris Schmid / Spindrift racing

Pascal Bidégorry : « C’est une grande joie d’intégrer l’équipe de Spindrift racing et participer au circuit MOD70 qui s’annonce passionnant. Comme j’ai déjà eu l’occasion de naviguer avec Yann, je connais bien ses compétences et ses qualités humaines que j’apprécie. Spindrift racing sera très compétitif, je n’en ai aucun doute. »

Yann Guichard et Léo Lucet, le Directeur du team sont toujours en négociations avec d'éventuels partenaires afin d'envisager le futur de l'équipe ; par ailleurs le skipper espère pouvoir s'engager sur la prochaine Route du Rhum en 2014, comme il l'explique dans un interview pour Sports.fr.


Extreme Sailing Series : 23/01/12

La sixième saison des Extreme Sailing Series débutera dans cinq semaines à Oman, la compétition réunira cette année huit équipages internationaux.

Le plateau se trouve donc réduit par rapport à l'année dernière puisque le plateau comptait 11 catamarans, malgré tout plusieurs équipes tentent déjà de réunir un budget pour 2013.

Des équipes telles qu’Artemis Racing ou des équipes 'locales' viendront rejoindre les huit compétiteurs"habituels", une flotte de 8 à 10 bateaux qui est attendus sur chacun des Actes en 2012.


  © Lloyd Images

Six des équipes des Extreme Sailing Series 2012 étaient déjà présentes l'année dernière sur le circuit des Extreme 40 à savoir:  Alinghi, Oman Air, The Wave Muscat, Red Bull Sailing Team, Groupe Edmond de Rothschild, et GAC Pindar.

Erik Maris rejoint de nouveau la compétition, après y avoir participé en 2009, il sera épaulé au moins sur les deux premièrs Acts par Loick Peyron, qui prendra la barre de Zoulou.

Une huitième équipe sera dévoilé prochainement.

Du côté des barreurs, Pierre Pennec, Ian Williams, Roman Hagara, Pierre Pennec, Leigh McMillan reprendront leur place. Ernesto Bertarelli prendra quand à lui la barre d'Alinghi, celle d'Oman Air est confiée à Morgan Larson.

Extreme Sailing Series 2012
Équipe / nationalité / skipper / nationalité

Alinghi (SUI) / Ernesto Bertarelli (SUI)
GAC Pindar (GBR) / Ian Williams (GBR)
Groupe Edmond de Rothschild (FRA) / Pierre Pennec (FRA)
Oman Air (OMA) / Morgan Larson (USA)
Red Bull Sailing Team (AUT) / Roman Hagara (AUT)
The Wave, Muscat (OMA) / Leigh McMillan (GBR)
ZouLou (FRA) / Erik Maris (FRA)
Annonce d'une 8ème équipe début février



MOD 70 : 23/01/12
Le premier European Tour de la série des MOD70 qui aura lieu du 29 août au 7 octobre 2012 a été dévoilé aujourd’hui au salon nautique de Düsseldorf.
Les équipages auront près de 5000 milles à couvrir en quatre étapes de ralliement en course au large et cinq city races dans chacune des villes étapes.

Les six MOD70 et leurs équipages partiront de Kiel en Allemagne, la première étape vers la côte est de l’Irlande, après un passage par le nord des Iles Shetlands. La seconde étape emmènera les équipages vers Cascaïs au Portugal pour une escale de huit jours.

La troisième étape permettra aux MOD70 de rejoindre les côtes françaises avec une arrivée d’étape et une city race à Marseille du 23 au 30 septembre.
L’ultime étape de l’European Tour 2012 entrainera les MOD70 dans une grande boucle autour des îles de la Corse et de la Sardaigne avant une remontée à destination dun port italien donnant sur la mer de Ligurie…


Marco Simeoni, Président de MOD S.A. : « Nous sommes heureux aujourd’hui de pouvoir présenter la première édition du parcours autour de l’Europe, à bord des MOD70. Depuis 2009, nous oeuvrons pour la constitution d’une classe monotype et d’un circuit cohérent pour les coureurs, les armateurs et nos partenaires. Dans le contexte économique actuel européen, les choses ne sont pas aisées mais finalement nous y sommes parvenus. Les villes de Kiel, de Marseille et de Cascaïs sont les trois premières villes à s’être engagées à nos côtés. Les contrats avec les deux dernières villes concernées seront signés dans les jours à venir. 5000 milles, 5 pays, 5 villes étapes et 5 City races, ce MOD European Tour va être riche au niveau sportif et aussi culturel ! Grâce à la monotypie qui garantit l’équité sportive, nous allons assurément assister à de belles confrontations nautiques entre les équipages MOD70 engagés cette saison 2012. »

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : “Cet European Tour 2012 version MOD70 sera la seconde épreuve de la saison. Il sera plus long et plus intense que la Krys Ocean Race mais gageons que l’équipage de Foncia sera rodé! En plus, le Tour de l’Europe ne m’est pas totalement inconnu puisque j’ai couru à bord de Crédit Agricole, le bateau vainqueur, la première édition en 1985. Puis, à nouveau en 1993, à bord de la Poste. C’est toujours très passionnant car il y a de nombreux passages intéressants à négocier. Le plan d’eau mérite vraiment d’être connu! Cette alternance d’étapes offshore et d’épreuves in shore me plait puisqu’il va nous permettre de faire découvrir le MOD 70 Foncia à différents invités lors des escales. Ces moments de partage et d’échanges à bord de nos fabuleuses machines sont toujours riches et intéressants. ”

Sidney Gavignet, skipper du MOD70 Oman Sail : « Nos MOD70 sont capables de parcourir de grandes distances en peu de temps ; il sont vraiment taillés pour ce type de parcours autour de l’Europe ! De mon côté, j’ai déjà eu l’opportunité de courir deux courses de l’Europe en 1993 et en 1997. J’en garde d’excellents souvenirs avec de belles bagarres sur l’eau. Je ne m’attends pas à moins lors de cette édition.
Cet European Tour correspond vraiment à ce que recherche mon partenaire OMAN qui souhaite promouvoir le tourisme dans le sultanat auprès du public européen. »

Yann Guichard, skipper du MOD70 Spindrift racing : « Je suis plutôt un habitué des transatlantiques. Ce sera ma première participation à un tour de l’Europe. Je suis très enthousiaste à l’idée de mener mon MOD70 Spindrift racing sur ce parcours qui va me permettre de découvrir des plans d’eaux, notamment sur la première étape entre Kiel et l’Irlande. Egalement une première pour moi, cette alternance de courses offshore et de courses in shore et, qui plus est, sur un mois ! Le rythme va être soutenu et il nous faudra être réguliers et performants quelque soit le format de course. »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : “C’est une navigation qui s’annonce passionnante…A l’époque déjà en multi et, aussi en mono, tous les coureurs adoraient. Au niveau sportif c’est un super mélange de large et de parcours côtiers. A bord du MOD70 Veolia Environnement, on va se régaler, c’est certain !”


 © Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « L’Allemagne est un grand pays de navigateurs qui a une place particulièrement importante sur la carte de l’Europe ; je suis donc très heureux et fier de débuter ce premier European Tour à Kiel. Aventure, vitesse et adrénaline, un mélange de régates hauturières et de city races spectaculaires à armes égales … c’est tout ce que j’aime ! En plus de la compétition sportive, je me réjouis de pouvoir sensibiliser les gens et les enfants sur les problèmes de l’eau… avec le MOD70 RACE FOR WATER ambassadeur de la Fondation Multi One Attitude, nous allons porter ce message aux quatre coins de l’Europe et nous battre pour faire des courses magnifiques.”

Sébastien Josse, skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « L’European Tour propose un programme ambitieux et sera une course difficile. Durant trois semaines, nous allons enchaîner les parcours au large et les city race à un rythme soutenu et les équipes auront très peu de temps pour souffler. Ce deuxième événement de la saison 2012 révèlera l’endurance des équipages et leur capacité à s’adapter aux changements d’exercices. Le tracé Nord – Sud de la course devrait nous offrir des conditions très variées. La partie Nord peut nous proposer des conditions vraiment musclées à cette époque de l’année tandis que la deuxième partie, dans le Sud de l’Europe, devrait s’avérer plus clémente ; mais c’est uniquement une hypothèse car la Méditerranée n’est jamais avare de surprise et pourrait très bien nous dérouler un tout autre scénario. Le Tour de l’Europe sera intense avec un plateau de six équipages affûtés après la Krys Ocean Race.»

 Calendrier des escales :

Kiel (Allemagne) du 29 août au 2 septembre
Irlande du 5 au 9 septembre
Cascaïs (Portugal) du 12 au 20 septembre
Marseille (France) du 23 au 30 septembre
Italie du 3 au 7 octobre



America's Cup
:
17/01/12

L’équipe italienne a débuté hier ses navigations en baie d’Hauraki, l’équipage était mené par Mark Sirena, qui barrait déjà l’Extreme 40 aux couleurs de Prada cette année.

© Luna Rossa

Luna Rossa est installé dans la base d’Emirates Team New Zealand, les deux équipes devraient collaborer pour la mise au point de leurs AC72, des entrainements communs sont prévus sur les AC 45 pendant la première quinzaine de février, le catamaran devrait ensuite être transporté à Naples pour la première étape des America’s Cup World Series 2012, l’équipe poursuivra alors ses entrainements sur d’autres catamarans, à foils cette fois-ci, les SL33, peut être ceux de l’équipe néo-zélandaise qui les a équipé d’ailes rigides.



Extreme Sailing Series : 17/01/12

Les journaux locaux l'avaient annoncé il y a quelques jours, Mark Turner, PDG d'OC ThirdPole, qui organise les Extreme Sailing Series l'a confirmé aujourd'hui, l'étape anglaise des ESS 2012se déroulera à Cardiff du 23 au 27 août.

"Traditionnellement", les équipages des Extreme 40 se retrouvaient à Cowes devant un public nombreux assistant à la Cowes Week, les catamarans étaient une des classes phares de cet événement, les considérations économiques semblent l'avoir emporté cette fois-ci, les officiels gallois ayant semble-t-il perénnisé l'étape jusqu'en 2014.


Multi 50'
:
12/01/12

FenêtréA-Cardinal, les patenaires d’Erwan le Roux depuis 2010, ont annoncé aujourd’hui le rachat du Multi 50′ Crêpes Whaou ! 3. Ce trimaran dessiné par le cabinet VPLP et mis à l’eau en 2009 fait parti de la dernière génération des Multis 50′.

Erwan Le Roux, qui skippait jusqu’ici un trimaran de 1994, disposera désormais d’un bateau performant et optimisé  pour briller dans cette classe, qui plus est le marin connaît bien le multicoque puisqu’il avait supervisé la construction de celui-ci avant de gagner la Transat Jacques Vabre au côté de l’ex skipper  Franck Yves Escoffier.

Le trimaran va bientôt entrer en chantier afin de recevoir ses nouvelles couleurs avant d’entamer une saison qui comptera les grands prix, et la Transat Québec Saint-Malo qui partira le 22 juillet 2012. La première sortie aura lieu dans le cadre du Tour de Belle-Ile, organisé le 28 avril.
L’engagement porte jusqu’en 2014 avec comme objectif principal la Route du Rhum.

Erwan Le Roux, skipper : ” Ce sont de belles retrouvailles. Nous avons une trajectoire commune avec ce bateau. L’histoire est magnifique, maintenant il va falloir travailler pour lui faire honneurainsi qu’à mes partenaires et figurer dans les premiers. Ce trimaran est le résultat de toute l’expérience de Franck-Yves Escoffier et j’en ai effectué tout le suivi de construction, j’ai assisté à toutes les réunions de la conception à sa mise à l’eau. Ensemble, nous avons remporté la Transat Jacques Vabre 2009. Je peux donc dire que je le connais bien, même s’il faut que je le réapprenne. Mais je sais que je vais disposer d’un bateau marin, sympa et qui va vite. Je ne pouvais rêver mieux! “

Franck-Yves Escoffier  : « Il y a dix ans, Whaou ! a cru dans ce projet et m’a permis de courir avec un partenaire unique. Ensemble nous avons vécu de très beaux moments, souvent ponctués de victoires. Chaque mise en chantier d’un nouveau bateau a été une vraie aventure, chaque course a été unique. J’ai rencontré des gens extraordinaires avec qui est née une véritable amitié. Je pense notamment à Hubert Desjoyeaux, de CDK. Je ne me suis jamais lassé de naviguer sur ces Multi50 et j’espère bien y retourner. Je suis heureux que le bateau ait trouvé un acquéreur aujourd’hui et je ne doute pas qu’il continue à occuper les podiums ».

A noter, Crêpes Whaou qui a sponsorisé les trimarans de Franck Yves Escoffier pendant 10 ans reste partenaire minoritaire de ce nouveau projet.


America's Cup : 10/01/12

Confirmation de la rumeur qui courait depuis quelques semaines ce matin, Ben Ainslie, triple médaillé d’or olympique, neuf fois champion du monde et d’Europe, s’engagera sur les America’s Cup World Series pour les saisons 2012 et 2013 avec sa propre équipe.

Cette équipe s’alignera sur le circuit des AC45 à partir d’août 2012, donc après les JO de Londres auxquels le marin britannique participera en Finn. L’objectif de ce nouveau team est en fait une participation à la 35ème Coupe de l’America.

En effet, ce nouvel équipage ne brigue pas de participation à la 33ème America’s Cup qui se déroulera à San Francisco en 2013, puisque Ben Ainslie est lié par contrat au defender américain Oracle Racing. Le marin britannique intégrera donc le team américain à la fin des ACWS pour participer au développement des AC72, les catamarans qui seront utilisés pour la Coupe.

Cette équipe des ACWS semble donc entièrement financée par Larry Ellison ou Oracle Racing, Russell Coutts, CEO d’Oracle qui était présent à la conférence de presse, a confirmé l’implication du team américain dans l’engagement de cette équipe.

Ben Ainslie : “L’objectif, pour le moment, est de constituer une équipe pour mettre un pied dans l’America’s Cup dans le but de devenir un vrai Challenger pour la 35ème America’s Cup. Les AC World Series ont prouvé qu’elles sont des événements formidables et qui offrent de nombreuses perspectives aux potentiels partenaires ainsi qu’aux régatiers comme moi. Les AC45 sont fantastiques à regarder et ils sont extrêmement exigeants lors des régates.  Et sans aucun doute, les courses produisent les meilleures images ‘télé’ que je n’ai jamais vues, c’est pourquoi je pense que les AC World Series satisfont totalement à la fois les régatiers, le public et les sponsors. “



MOD 70 : 09/01/12

Les premières images du MOD n°4 appartenant au Gitana Team sont apparues aujourd’hui sur Facebook, d’abord sur le compte de Lorient Grand Large puis très vite sur la Page Officielle Multi One Design / Multi One Championship. L’armement du Baron de Rothschild a choisi pour ce nouveau trimaran une livrée blanche, celle-ci a été imaginée comme pour bon nombre de voiliers de course par Jean Baptiste Epron.

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Sébastien Josse, le skipper de Gitana 15, et ses équipiers reprendront dès la semaine prochaine leurs navigations, ils rejoindront le Maroc pour une session commune d’entrainement avec Roland Jourdain et son équipage de Véolia. Ces navigations à Agadir permettront à l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild de combler leur préparation sur ce nouveau support. Des parcours côtiers et des sorties offshores sont prévues, sous l’oeil d’un entraîneur, Tanguy Leglatin, qui débriefera les sorties. La traversée retour du golfe de Gascogne s’effectuera en conditions de course, d’après les informations du team Véolia.

Les MOD devraient également s’étalonner sur les courses de printemps comme  le Grand Prix Guyader à Douarnenez, l’Armen Race, ou le Tour de Belle-île.

La saison officielle débutera avec la Krys Ocean Race au départ de New York le 7 juillet pour une arrivée prévue à Brest pendant les fêtes Tonnerres de Brest 2012.

L’année se clôturera sur le Tour de l’Europe dont les villes étapes seront dévoilées lors du salon de Dusseldorf le 23 janvier,  le teaser officiel nous en apprend cependant plus, le départ sera donné de Kiel, les trimarans devraient ensuite passer au nord de l’Ecosse avant de rejoindre la côte est de l’Irlande, la seconde étape emmènera les équipages vers le Portugal puis l’Espagne avant une étape dans le sud de la France puis au nord de l’Italie.


Maxis Multis : 09/01/12

Les nouveaux détenteurs du Trophée Jules Verne ont fait leur retour dans leur port d’attache hier à 18h. 3000 personnes avaient fait le déplacement sur les pontons de la BSM de Lorient pour accueillir les quatorze marins, leur patience a été récompensée après deux heures d’attente suite à une pétole inattendue entre Brest et Lorient.
L’aventure du maxi multicoque aux couleurs de la Banque Populaire va désormais se terminer, comme l’a dévoilé au Télégramme Chantal Petrachi, Dir Com de la banque. Le bateau sera très probablement mis en vente, comme l’est actuellement son prédécesseur Groupama 3 qui s’affiche à 4,5 millions d’euros, reste à trouver un sponsor prêt à repartir à l’aventure.


Les réactions des équipiers suite à ce Trophée Jules Verne

Thierry Chabagny :

” L’arrivée à Brest hier était un grand moment. C’était incroyable de voir autant de monde motivé, un samedi matin, en hiver, dans la rade. On a tous été surpris par l’engouement que ça a provoqué. Le passage de la ligne, la remontée du Four sont des endroits où je passe une quinzaine de fois par an, alors le fait d’y entrer avec ce bateau là et d’en ressortir aussi vite quand d’habitude j’y passe quelques heures c’est hallucinant. De la même façon, la dernière journée et le fait d’être à midi au Fastnet et le soir à Ouessant m’ont aussi rappelé que ça faisait 45 jours que je naviguais sur une bombe, sur un bateau incroyable. Quand on est milieu de l’eau et qu’on fait des journées de 700 milles on s’habitue presque et quand on en fait une de 400, on est presque un peu déçu. Le fait d’avoir eu hier la côte prêt de nous et des repères précis nous a permis de prendre encore plus la mesure de la vitesse de ce bateau là. De plus, pratiquer beaucoup de solitaire m’a mis en évidence le fait que l’équipage est un exercice qui enrichit énormément, à la fois sur le plan technique et sur le plan humain. Cette aventure permet d’avancer en tant que marin et en tant qu’homme “. 

Pierre-Yves Moreau :

” Il y a une réelle satisfaction à arriver. Ca fait trois ans que je suis au sein du Team Banque Populaire sur ce bateau et un peu plus d’un an que je suis boat captain. Mon rôle à bord est de faire en sorte que le bateau soit prêt techniquement quand on prend la mer et c’est vrai que c’était ma principale inquiétude quand j’ai pris le départ, mis à part le fait que je n’avais jamais fait de tour du monde. Le parcours a forcément été différent dans la longueur par rapport à ce que j’avais vécu, pas dans la dureté. Ce n’est pas le plus dur que j’ai fait en navigation par contre j’ai pris énormément de plaisir parce qu’on arrive dans un projet comme celui-ci, à quatorze, à avoir vraiment des moments où on se repose, où on décompresse, où on peut franchement dormir. C’était très agréable sur ce bateau, avec en plus une ambiance exceptionnelle. Loïck a vraiment su donner un climat et un ton particulièrement agréables “.

Thierry Duprey du Vorsent :

” 45 jours de bonheur tout court, de bonheur à la barre, de sensations de glisse. 45 jours de cohésion d’équipage avec un skipper hors pair qui nous a vraiment mis en confiance. Personnellement je n’ai jamais été inquiété alors qu’on a quand même navigué dans des endroits qui nous on fait descendre bien Sud. On a navigué sereinement et gardé de belles images de glaces, d’îles lointaines comme les Kerguelen. J’étais le dernier arrivé à bord et même si on se côtoyait par la force des choses les uns les autres, sur différents circuits, je n’avais quasiment jamais navigué ni avec les uns ni avec les autres. Il y avait aussi ce challenge là pour moi, mais ça s’est superbement bien passé “.

Emmanuel Le Borgne :

Pour moi, si on partait de Brest, il fallait qu’on revienne à Brest quoi qu’il arrive, ne serait-ce que pour repasser le goulet. Le symbole est important et la boucle est bouclée. D’un point de vue plaisir sportif, c’est toujours un émerveillement de barrer ces bateaux là. Banque Populaire V est vraiment très costaud. En terme de fiabilité il y a un gros travail qui a été fait cette année par rapport à des petits soucis rencontrés l’année dernière et je suis agréablement surpris de voir que les quelques petits problèmes rencontrés auraient certes pu être préjudiciables pour la performance, mais jamais pour l’intégrité. C’est vraiment satisfaisant de revenir avec un bateau en très bon état et qui fonctionne encore. En tant que responsable médical je n’ai vraiment pas eu de boulot ; des petites choses courantes mais rien d’important à gérer. C’est plutôt une bonne chose parce qu’on se rend vite compte que si on avait dû faire des points de suture par exemple, je ne sais pas comment on aurait fait certaines fois, parce que le bateau volait littéralement. Je suis très content qu’on n’ait pas eu à essayer. L’avantage, c’est que ces bateaux vont maintenant tellement vite qu’on peut se permettre d’aller dans des zones où la mer sollicite moins la machine et les marins et donc en théorie on peut revenir dans un meilleur état “.

Xavier Revil :

” Je suis très très heureux d’avoir bouclé ce tour du monde. J’ai pris beaucoup de plaisir sur l’eau, beaucoup de plaisir à barrer ce bateau et à être avec toute l’équipe. C’est une page de tournée. Ce sont trois ans de travail et on est tous très content de pouvoir offrir cette victoire aujourd’hui. Ca ne change pas ma vie de marin, ça me confirme juste que ce que je fais, je l’aime et que j’ai envie de continuer. Ca ne fait que trois ans et demi que je suis dans la course au large, avant j’étais dans l’olympisme entre les bouées. Ce voyage de 45 jours  me prouve que j’ai vraiment envie de continuer dans cette direction. Je veux remercier l’équipe technique de Banque Populaire qui a fait un travail formidable. On a un bateau qui revient dans un état exceptionnel. On a des choses qui ne fonctionnaient pas qui ont fonctionné à merveille sur ce tour du monde, ça veut dire qu’on a progressé. Ce qu’on a fait pendant 45 jours l’est en grande partie grâce à la préparation du bateau. Il font intégralement partie de la performance, il faut vraiment leur rendre hommage “.

Jean-Baptiste Le Vaillant :

” J’avais fait tous les records à bord de Banque Populaire, mais pas les tentatives de Trophée Jules Verne. Cette année, les circonstances se prêtaient à un tour du monde pour moi et en plus c’était à l’invitation de Loïck Peyron qui est un vieux complice. C’était sympa de finir une histoire : participer au design du plan de voilure, faire les premiers essais et après ça faire le tour du monde… La boucle est bouclée et ce n’est pas si mal que ça. J’espère qu’il y aura d’autres histoires avec ce bateau parce que depuis la première journée j’ai pris du plaisir à naviguer à bord “.

Yvan Ravussin :

” C’est fantastique, c’est du pur bonheur ! Et puis ça fait du bien, c’est relaxant. Parce que de faire partie de ce projet depuis le début avec ces trois années de stand-by, toute la mise au point qui a été faite avec Pascal Bidégorry, a demandé de l’investissement. On a pris un pied gigantesque. On était une équipe géniale et je suis vraiment content de finir ça aujourd’hui dans ces circonstances. Je n’aurais jamais fait de tour du monde si ça n’avait pas été sur un bateau comme ça. J’aime la vitesse, je n’allais pas faire ça sur n’importe quel bateau. Si j’ai dit oui à l’époque à Pascal, c’est parce qu’il y avait ce bateau qui se construisait. Cette aventure a été quelque chose d’incroyable.”

A noter qu’Yvan permet aussi au Trophée Jules Verne de rester chez les “Ravussin”, puisque Steve, son frère était sur Groupama 3.

Florent Chastel :

 ” Trois Trophée Jules Verne à mon actif mais trois expériences différentes, parce qu’à chaque fois même si le parcours est le même, les conditions changent, les bateaux évoluent et celui-là est une machine de guerre. Pour mon premier Jules Verne, il y avait ce rêve de faire le tour du monde. Le deuxième, le bateau était plus fiable mais on n’a pas trop tiré dessus et en revanche on a eu des conditions météo de rêve. Là on arrive sur un bateau qui est vraiment abouti. C’est la première fois qu’on navigue sur des bateaux qui peuvent aller entre 35 et 40 nœuds sans souci. Sans que ce soit naturel, ça se fait bien. A côté de ça, j’ai eu la chance de participer à la conception du bateau et donc de donner mon avis sur mon domaine que sont les bouts. Le fait d’arriver au bout de cette aventure et de cette manière est une grande satisfaction. Je suis prêt à repartir et j’espère re-naviguer très vite sur ce bateau. C’est un très joli jouet “.

Frédéric Le Peutrec :

“Chaque Trophée Jules Verne n’est jamais exactement la même chose. Le challenge est toujours différent et pour ce qui concerne celui que nous venons de faire, nous avons eu la chance de naviguer sur une machine taillée pour. Le Jules Verne est une histoire d’acharnement qui tourne à l’obsession et qui prend beaucoup de temps. A titre personnel, depuis 2007, j’ai passé chaque hiver en stand-by, c’est un peu usant. Je suis ravi que cet hiver nous ayons pu partir et que cette tentative ait été couronnée de succès. Tous les barreurs ont pris un plaisir incroyable à barre de ce bateau dans une mer formée. Banque Populaire est très abouti. C’est un bateau magnifique, très complet ! “

Juan Vila :

” Je passais entre 14h00 et 16h00 à la table à cartes. Je sortais seulement pour les manœuvres. Paradoxalement, les 45 jours sont passés vite ! Nous étions en contact permanent avec Marcel, principalement par email. Nous utilisions le téléphone lors des décisions critiques, comme le pot au noir ou les Kerguelen. On échangeait nos idées et prenions toutes les décisions ensembles. C’était très intéressant de pouvoir échanger avec quelqu’un qui avait un regard extérieur sur notre progression. Je suis enchanté d’avoir fait partie de cette aventure et même si on savait que les gens suivaient notre progression, je ne m’attendais pas à voir autant de monde à notre arrivée à Brest. Cette arrivée restera mon plus grand souvenir et c’est la plus belle récompense pour l’équipe dans son intégralité “.

Brian Thompson :

” Plusieurs aspects nous ont permis d’obtenir ce record: la technologie du bateau et ses capacités, la météo que nous avons eu, mais surtout les hommes ! C’était vraiment un privilège de naviguer avec eux, et notamment avec Loïck, qui est un type adorable. Il est concentré et détendu en même temps. Il prend soin du bateau et de l’équipage, tout en gardant l’objectif à l’esprit. C’était très  intéressant d’être le seul anglais à bord d’un bateau de conception française issue d’une expertise 100% française et composé d’un équipage principalement français. C’était une immersion totale et je n’aurais pas imaginé que cela puisse aussi bien se passer. J’ai vraiment apprécié la façon dont ils savent pousser le bateau au maximum de ses capacités pour  aller très vite, mais le tout d’une manière très ‘safe’. Ils ont travaillé sur le projet pendant quatre ans et ils ont fait quelques ajustements. C’est toute l’équipe qui remporte le record d’aujourd’hui, y compris l’équipe technique. Pour moi le meilleur point de ce record était l’ambiance du bord. La gentillesse, l’humour et l’optimisme des hommes pendant 45 jours a vraiment été fantastique. Cela a vraiment joué dans cette victoire. Cela a été un privilège pour moi que de naviguer sur ce Trophée Jules Verne “.

A découvrir l’arrivée du maxi trimaran Banque Populaire V à Brest par Christophe Launay.



Maxis Multis : 08/01/12

Après 25 heures en situation précaire, avec une voie d'eau à l'arrière de la coque gauche, le skipper polonais Roman Paszke a réussi à amener son catamaran GEMINI 3 à bon port dans le port argentin de Rio Gallegos, il a été assisté par un remorqueur sur les derniers milles.

Roman Paszke a pu mettre son catamaran à sec aujourd'hui à l'aide de deux grues et d'un remorqueur, la coque babord contenait semble-t-il 5 tonnes d'eau, le séchage complet de celui-ci devrait prendre 2 à 3 jours, ce qui permettra à l'équipe technique d'évaluer les dégâts subis par le bateau.



Rappelons que Roman Paszke était le premier skipper à tenter le tour du monde contre vents dominants en multicoque, il se trouvait à quelques jours de mer du Cap Horn lors de l'avarie.

Maxis Multis : 08/01/12

L'équipage du trimaran Banque Populaire V a décroché le Trophée Jules Verne vendredi soir à 23h15 après 45 jours 13 heures 42 minutes 53 secondes de mer, les marins ont bouclé leur tour du monde après 29 002 milles à une vitesse moyenne de 26,51 nœuds.

Ces marins ont été accueilli par une foule nombreuse à Brest hier matin, ils seront de retour à leur port d'attache à la BSM de Lorient cette après midi vers 16h, pour un nouvel accueil triomphal.

En vidéos :  Interview de Loïck Peyron et l'arrivée du maxi trimaran à Brest

L'équipage du maxi a donc effectuée une superbe boucle autour du monde, maintenant le trimaran en avance sur le record de Groupama 3 sur l'intégralité du parcours.

Loïck Peyron, Juan Villa, Ronan Lucas, Thierry Chabagny, Yvan Ravussin, Pierre-Yves Moreau, Emmanuel Le Borgne, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Jean-Baptiste Le Vaillant, Brian Thompson, Thierry Duprey Du Vorsent décrochent leur premier Trophée Jules Verne, alors que Fred Le Peutrec entre dans le cercle des doubles détenteurs (Groupama 3 en 2010) et Florent Chastel des triples vainqueurs (sur Orange I et II en 2002 et 2005) de ce tour du monde.

Loïck Peyron, skipper du Maxi Banque Populaire V : " Ce ne sont pas seulement 45 jours de mer que nous venons de faire, ce sont des décennies de travail, des années d'engagement de la part de Banque Populaire dans la voile. Il faut rendre hommage également à Pascal Bidégorry qui a conçu ce bateau et à Hubert Desjoyeaux qui l'a construit et nous a malheureusement quitté il y a peu, et à toute cette équipe bien sûr. Ce genre d'histoire nous fait monter en pression pendant pas mal de temps et il faut être patient pour que ça retombe aussi. Nous avons eu cette chance extraordinaire de pouvoir nous reposer les uns sur les autres. La confiance que nous avions les uns dans les autres fait qu'on est assez reposé paradoxalement. Etonnement, cette course n'est pas la plus fatigante. Tous les records sont fait pour être battus et celui-là le sera un jour où l'autre. S'il y a un bateau pour le battre, c'est celui-là ! ".

François Pérol, Président du Groupe BPCE  :" Cet exploit d’un équipage de quatorze hommes aussi talentueux que résolus constitue un magnifique symbole de la vitalité et de la force de l’esprit d’entreprendre. Tous les collaborateurs se reconnaissent dans l’aventure collective de Loïck Peyron, de son équipage et toutes celles et ceux qui à terre ou en mer  ont participé depuis 5 ans à la réalisation de ce projet "

Yves Breu, Directeur Général de la Banque Populaire de l’Ouest : " L’histoire de ce projet, c’est l’illustration parfaite de l’état d’esprit qui anime Banque Populaire au quotidien, une banque audacieuse, qui stimule et encourage les initiatives : soutenir et accompagner dans la durée toutes celles et ceux qui ont un rêve, y croient, se donnent les moyens de le transformer en projet concret et le conduire à la réussite "

Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire et navigant : " Je suis content que nous décrochions ce record parce que je me dis que le travail paie et que ça fait du bien de s'acharner et de se dire qu'on va y arriver, d'y croire, de se battre pour que les choses évoluent. J'avais ce rêve de gosse de faire le tour du monde, passer le Cap Horn, aller dans le Sud, voir les immenses vagues, les douze mètres de creux dans l'Indien. J'ai été très touché par l'accueil ici à Brest. On avait la terre de manière épisodique et on savait que l'histoire avait l'air de prendre. Mais d'arriver ici et de voir la digue noire de monde, on se dit que c'est dingue. Je n'aurais pas rêvé une arrivée aussi belle. C'était beaucoup d'émotion pour nous, mais également du côté de l'équipe technique, c'est leur récompense aussi. Ils n'ont pas vu les Kerguelen mais ils ont vu ce monde. C'est une immense fierté pour eux et aussi pour notre partenaire parce que Banque Populaire fait de la voile par conviction mais c'est bien aussi quand ça paie. C'est magique, je garderai cette arrivée toute ma vie dans ma tête. J'étais convaincu que Loïck Peyron était quelqu'un de brillant. J'avais envie de travailler avec ce Monsieur depuis déjà longtemps et il est plus que brillant. Il est doué pour tout ! C'est un vrai leader, tout le monde a eu envie de se saigner pour lui et il a trainé le groupe derrière lui  "

Kévin Escoffier, responsable du bureau d'études et navigant :" Je savais que j'aimais beaucoup faire du bateau mais tu as toujours le petit doute quand tu pars 45 jours de te demander si tu vas toujours autant apprécier... Eh bien oui ! J'ai vraiment adoré chaque instant, à aucun moment je ne me suis dit : qu'est-ce que je fais là ? J'ai tout adoré, chaque moment je voulais que ça dure plus longtemps. C'est fantastique, ça me conforte d'autant plus dans ce que je fais, autant sur le plan technique que sur le plan marin. J'avais la casquette technique qui faisait que je me devais d'anticiper les problèmes parce que j'étais un ce deux qui connaissait le mieux le bateau en tant que responsable du bureau d'études ".

Marcel van Triest, routeur à terre :"Jusqu'à Bonne Espérance, tout s'est enchaîné correctement, avec le temps qu'on avait imaginé au départ de Ouessant et du vent tout le temps. Souvent l'Indien est un plat de résistance, pour nous ça s'est très bien passé. Il n'y avait pas de glaces et on pouvait plonger dans le Sud. Du coup on est passé au Sud des Kerguelen ce qui n'est pas très habituel avec un bateau comme ça. A l'Est de l'archipel nous avons rencontré notre deuxième épisode de glaces et la situation météo nous a permis de monter très Nord. Jusque là, tout s'était déroulé parfaitement. Après on a eu un Pacifique compliqué, avec l'hésitation de plonger Sud dans une mer très formée ou aller chercher une dépression qui tombait d'Australie. Ca s'est bien passé mais c'était déjà un peu complexe. Après on s'est trouvé avec ce vaste champ de glaces dans le Pacifique Sud et une météo pas coopérative pour la première fois. On a mangé notre pain noir et contourné une grande accumulation de glaces mais on a quand même accepté d'aller dans une zone où il y avait quelques icebergs. C'était jouable parce qu'on était au près, en décembre soit le plein été austral qui nous donnait donc 23 heures de lumière par jour. C'était quand même compliqué de gérer tout ça, on est presque aveugle au niveau glaces et dans cette histoire je suis le borgne ! J'en sais trop pour être ignorant et pas assez pour être tranquille. On s'est retrouvé ensuite derrière la fameuse dorsale et même avec Banque Populaire V on n'a pas pu la percer. On a vraiment tenté trois fois de la passer, mais c'était comme un vrai mur et la seule façon de se rapprocher du but c'était de longer le mur et de faire du Sud. Atlantique Sud, ça s'est très très bien passé. Sur la remontée, on fait un petit bidet qui n'était pas vraiment nécessaire, le seul reproche que j'ai peut-être à me faire. Dans le Nord, il y avait des milles supplémentaires à faire mais c'était un choix relativement simple à faire. On est content de ce qu'on a fait avec cette météo. J'ai longtemps pensé qu'on pouvait arriver en dessous des 45 jours, avec un Atlantique Nord normal on l'aurait fait. Un jour, en réunissant tous les éléments, je pense que les 40 jours seront tenables ".


Les réactions des anciens détenteurs :

Olivier de Kersauson : « C'est vraiment très bien ce qu'ils ont fait. C'est même exceptionnel. Je pense à Hubert Desjoyeaux qui en a construit quelques uns de ces bateaux exceptionnels. Le trophée Jules-Verne est un parcours ultime, c'est le record de référence. »

Franck Cammas : « Ils ont réalisé une première partie de tour du monde incroyable avec parfois plus de 2000 milles d'avance. Sur la seconde moitié, ils ont tenu le rythme pour finir avec plus de deux jours d'avance. C'est évidemment une super performance car c'est toujours compliqué de faire un tour du monde. A bord de bateaux qui vont aussi vite, il faut savoir tenir le rythme, les mener à la juste vitesse pour ne pas casser. L'équipage de Banque Populaire a su le faire et c'est du beau boulot. Il y a souvent eu de la frustration dans les trois dernières années. Je pense donc à ceux qui n'ont pas eu la chance de naviguer. Je tire aussi un énorme coup de chapeau à Ronan Lucas, le team manager. Entre la construction et la navigation, c'est lui qui s'est le plus impliqué dans ce projet. [...] On peut évidemment descendre sous les 45 jours avec Groupama 3 comme avec Banque Populaire. Il faut juste avoir cette part de réussite avec la météo et avec le matériel. [....] 

(Concernant Fred Le Peutrec, qui faisait parti de l'équipage victorieux sur Groupama 3 en 2010)  Fred n'avait rien à perdre. Bravo à lui. Il est de tous les beaux projets. C'est un super barreur qui sait aller vite, en finesse. »

Bruno Peyron : « De manière symbolique et émotionnelle, oui, je suis ravi. Toute la famille est contente, on en plaisante en disant qu'on va ramener à la maman un quatrième Jules-Verne à la maison. Le hasard a fait que j'ai été le premier à le lancer, et à chaque fois qu'on me l'a pris, je suis retourné le chercher. Là, Loïck me venge de Cammas, c'est très bien, et j'ai envie de dire que si on nous le reprend, on y retournera ! »

A lire également l'interview de Pascal Bidégorry, l'ancien skipper du maxi trimaran sur Sud Ouest, de Loïck Peyron sur Ouest-France et le Télégramme ; de Vincent Lauriot Prévost, architecte du bateau, qui revient sur les possibles améliorations du trimaran, toujours sur Ouest France.

 

Maxis Multis : 06/01/12

L'équipage du maxi trimaran Banque Populaire V ont battu  le Trophée Jules Verne aujourd'hui à 23h15, après avoir repassé la ligne entre Ouessant et le Cap Lizard.

Loïck Peyron et ses hommes auront bouclé leur tour du monde en 45j 13h 42min 53s, améliorant le record de l'équipage de Franck Cammas sur Groupama 3 de 2j 18h 1min 59s.

Ils auront parcouru 29 002 milles à une moyenne de 26,51 noeuds.

Maxis Multis
:
06/01/12

Loïck Peyron et ses treize hommes d’équipage : Juan Vila, Yvan Ravussin, Brian Thompson, Pierre Yves Moreau, Thierry Chabagny, Frédéric Le Peutrec, Emmanuel Le Borgne, Thierry Duprey Du Vorsent, Ronan Lucas, Jean-Baptiste Le Vaillant, Kevin Escoffier, Xavier Revil, Florent Chastel, vont franchir la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne au large de l’île d’Ouessant ce soir dans environ 3 heures, au terme de 45 jours et probablement 14 heures de mer.

© BPCE

Ils devraient donc devenir les nouveaux détenteurs du Trophée Jules Verne ce soir, le trimaran Banque Populaire V et son équipage vont ensuite passer une dernière nuit en mer avant de rejoindre le port du Chateau à Brest demain au environ de 10h30, où le public pourra accueillir comme il se doit les marins victorieux.

Les marins profitent de vents portants pour ces cent derniers milles avec une moyenne de 30 noeuds, ce qui clôturera en beauté un superbe tour du monde et une belle saison pour le team Banque Populaire, Marcel Van Triest, qui a routé le bateau depuis la terre sera bien évidemment de la fête, seule inconnue, la présence ou non de Pascal Bidégorry qui a imaginé ce bateau conçu par le cabinet VPLP, avant d’être remercié par Banque Populaire suite à l’échec de la tentative l’année dernière (A lire, l’interview de l’ancien skipper sur le Télégramme, et de Vincent Lauriot Prévost, architecte, toujours sur le site du Télégramme).



Maxis Multis : 06/01/12

Le skipper polonais, qui avait quitté les Canaries il y a 23 jours pour une tentative de tour du monde “à l’envers”, a annoncé une avarie cette nuit.

Son catamaran Gemini 3 présente une voie d’eau de la coque babord, survenue dans des conditions très musclées avec plus de 50 noeuds de vent et une mer forte, les vagues étant estimées à plus de 5 mètres, Roman Paszke avait alors mis le cap sur le port argentin de Rio Gallegos.

© DR

Ce soir il se situe à moins de 100 milles du port argentin, et navigue à environ 13 noeuds ;  les services de sauvetage sont en alerte, avec un hélicoptère prêt à décoller, étant donné l’aggravation de la situation à bord du catamaran.

En effet, les pompes n’arrivent pas à endiguer la voie d’eau située à l’arrière de la coque. le skipper espère atteindre le port dans moins de 8 heures, ce qui lui permettrait de mettre en sécurité son bateau.

Saison 2011



Maxis Multis
:
28/12/11

Loïck Peyron et son équipage poursuivent leur remontée de l’Atlantique Sud sur le maxi trimaran Banque Populaire V, ils naviguent actuellement au près à 300 milles au large des côtes brésiliennes dans des conditions estivales avec les alizés après avoir connu une averse de neige il y a quelques jours.

Depuis leur passage du Cap Horn, l’équipage n’a cessé de creuser son avance sur le temps du record de Groupama 3 de 2010, qui avait subi un  Atlantique Sud difficile, ce soir le trimaran bleu possède 1060 milles d’avance grâce à une route plein nord et une trace depuis le Cap Horn proche de l’orthodromie, la suite s’annonce relativement bien pour les marins avec un Pot au Noir peu actif comme l’explique  Marcel Van Triest, routeur à terre : ” Nous sommes satisfaits de ce qui a été fait et maintenant c’est du tout droit jusqu’à la pointe Nord-Est du Brésil. L’avance va encore s’accroître dans les prochaines heures et c’est plutôt bien, parce qu’ensuite, nous aurons plus de milles à faire que Groupama 3. Le Pot au Noir ne se présente pas trop méchamment. Il faudra faire avec ce que la nature va nous proposer, nous n’aurons pas le choix. Ensuite, il y aura a priori deux routes possibles, une directe et une qui fera faire un grand détour pour éviter l’anticyclone des Açores. Nous étudions ça de près “.

Le skipper s’est également montré confiant pour la suite de ce Trophée Jules Verne : ” Ca ne se passe pas mal ! Nous allons rallier l’Equateur dans un temps relativement bon et la suite s’annonce encore mieux. Théoriquement, aujourd’hui nous avons près d’un jour de mieux à l’Equateur que le meilleur partiel de tous les temps encore détenu par mon frère Bruno. En ce moment, le vent est irrégulier, ça y est, on est dans les alizés. C’est très variable. On a entre 14 et 20 nœuds. Il y a beaucoup de grains. C’est un petit alizé léger et ça devrait rester comme ça jusqu’à l’Equateur. D’ici peu, on devrait raser les côtes brésiliennes au niveau de Recife, mais il faudra faire attention de ne pas être trop près parce que ça tamponne. Ensuite, ce sera le Pot au Noir et puis les mêmes alizés, mais dans le Nord ceux-là, avec, on l’espère, un angle de vent plus confortable “.

© BPCE


Maxis Multis : 23/12/11

Le skipper polonais a parcouru 2600 milles depuis son départ de Las Palmas il y a 9 jours, soit une moyenne d’environ 12 noeuds, il a effectué sa meilleure journée hier avec 413 milles au compteur et des vitesses de pointe à 23 noeuds.

Il navigue actuellement au large des côtes brésiliennes dans des conditions stables, Roman Paszke est en avance sur le temps de référence de Jean Luc Van Den Heede.

© DR

A lire, un excellent article d’Olivier Chapuis sur VoilesetVoiliers.com, concernant cette tentative de record autour du monde contre les vents dominants, avec notamment l’obligation de virer une île au nord de l’archipel de la Nouvelle Zélande



Maxis Multis : 23/12/11

Les quatorze marins constituant l’équipage de Banque Populaire V ont franchi le Cap Horn ce matin à 7 heures 50 minutes et 30 secondes ce 23 décembre (heure de Paris), après 30 jours 22 heures 18 minutes et 48 secondes de mer. La traversée du Pacifique n’aura pas été de tout repos pour l’équipage qui aura du faire face à une vaste zone de glaces à contourner, puis à une dorsale anticyclonique qui les a longuement ralentis, Banque Populaire V affiche donc un chrono de 10 jours 15 heures 7 minutes et 15 secondes entre la Tasmanie et le Cap Horn, ce record intermédiaire reste donc la propriété de Bruno Peyron et de l’équipage d’Orange II en 2005 avec un temps de 8 jours et 18 minutes.

Les conditions de mer étaient trop musclées pour un passage à vue du troisième cap de ce tour du monde, comme l’explique le skipper Loick Peyron : “ Il n’a pas été possible de passer plus proche du cap Horn, les conditions de mer qui sont déjà pas mal formées là où on se trouve, sont encore plus fortes du côté du caillou. Mais les jeunes impétrants du bord sont tous cap-horniers et ils sont ravis ! Les conditions nous permettent d’attaquer un petit peu, plus que ce qui était possible il y a une semaine ou dix jours, parce qu’aujourd’hui nous n’avons plus qu’une journée d’avance”.

© BPCE

Le retour du vent a permis à l’équipage d’allonger la foulée depuis hier, Banque Populaire V file donc à plus de 30 noeuds  à l’Est, vers la Géorgie du Sud, le skipper : ” Le vent va mollir toute la journée d’aujourd’hui et se renforcer demain, au Nord Ouest d’une dépression centrée sur la Géorgie du Sud. Une fois qu’on aura empanné, on va pouvoir faire du Nord et retrouver de la chaleur. Ce risque d’être la remontée à l’Equateur la plus rapide que j’ai jamais faite. A priori ce sera dans des temps meilleurs que celui de Franck Cammas et son équipage, et que le record absolu détenu par Bruno, mon grand frère “.

En effet Marcel van Triest, routeur à terre prévoit une remontée rapide vers l’Equateur, il donne également une estimation possible du temps de ce Trophée Jules Verne  : ” Ils vont avoir une mer relativement musclée et vont devoir faire ce crochet par la Géorgie du Sud. Demain matin, ils vont empanner et remonter plein Nord. Ce sera la journée des grands changements. Pour l’instant, ils devraient être très rapides jusqu’au large de l’Uruguay. Ensuite, il y a aura une transition au large du Brésil. Ils devraient arriver à l’Equateur entre sept et huit jours, ce qui est un temps très correct. Au final, il n’est pas impossible de s’approcher des 45 jours…”

Le maxi Banque Populaire V possède ce soir 560 milles d’avance sur le temps de Groupama 3.



MOD 70 :
23/12/11
  • La ville de Kiel, en Allemagne, accueillera du 29 août au 2 septembre la flotte des MOD70 pour la première escale de l’European Tour 2012. Le reste  du parcours sera révélée le 23 janvier prochain à l’occasion d’une conférence de presse lors du salon nautique de Düsseldorf.

Betfair, société de paris en ligne sera partenaire de cet événément.

Marco Simeoni, président de Multi One Design S.A. : « Les engagements de Kiel et de Betfair témoignent de l’intérêt du circuit MOD70 à l’international. L’Allemagne reste un marché porteur en Europe et une cible prioritaire pour la plupart des armateurs engagés sur notre circuit. De plus, les allemands ont toujours été des passionnés de voile et de grands événements sportifs. Cette escale promet donc d’être bien suivie par le public qui pourra assister à un superbe spectacle au cœur de la ville de Kiel ! »

  • Le MOD n°5, Spindrift Racing a rejoint le hangar de Océan Développement il y a quelques jours, le trimaran sera accastillé et recevra son circuit électrique et hydraulique. La mise à l’eau est prévue courant janvier, Yann Guichard prendra ensuite possession de son bateau avant d’intégrer sa nouvelle base à la Trinité sur Mer.
  • Le MOD n°4 Groupe Edmond de Rothschild, qui avait été mis à l’eau en octobre, a rejoint son hangar à Lorient pour un chantier d’hiver, au cours duquel le trimaran recevra sa décoration. L’équipe technique travaillera également sur l’aménagement intérieur. Sébastien Josse, le skipper a pu effectuer neuf sorties avant ce chantier, dont certaines en commun avec Michel Desjoyaux sur Foncia, qui a également entrepris un chantier d’hiver.

Maxis Multis
:
20/12/11

L’océan Pacifique n’en finit pas de ralentir l’équipage de Banque Populaire depuis 5 jours, après avoir été contraint de prendre une route très nord du fait d’icebergs présents en nombre, l’équipage du maxi trimaran est désormais bloqué par une dorsale anticyclonique.

© BPCE

Cette dorsale continue à se déplacer vers l’est et barre la route du bateau vers le Cap Horn, obligeant les marins à manoeuvrer afin d’optimiser la route du multicoque, la prochaine dépression en arrière de ce front ne devrait “embarquer” le bateau que demain, ce qui permettra de reprendre une route plus directe.

Loick Peyron à la vacation du jour  : “Ca manœuvre ! On vient juste d’empanner une deuxième fois depuis ce matin. On se bagarre dans des conditions compliquées. Nous sommes à un passage à niveau. En ce moment, nous avons 8 nœuds de vent, nous avançons à 11 nœuds et pas du tout sur la route. On risque de mettre au moins 24 heures de plus que prévu pour arriver au cap Horn, mais c’est vrai qu’entre le contournement par le Nord de la zone de glaces qui a entraîné la négociation d’une grosse dépression et maintenant cette dorsale, la situation n’est pas simple. Soit on arrive à passer devant cette dorsale dans quelques heures, ce qui m’étonnerait beaucoup, soit il faut faire avec jusqu’au Horn. C’est un vrai barrage entre deux dépressions, une devant nous et une derrière. Entre les deux, il y a ce petit morceau d’anticyclone. Ca va être relativement long… On sera plutôt au cap Horn le 23 décembre, dans la journée “. 

Le 3ème Cap devrait donc être franchi vendredi, avec une avance encore plus ténue sur le temps de référence, malgré tout l’Atlantique sud semble plus souriant que ce qu’avait connu l’équipage de Groupama 3 en 2010 : “On sent notre concurrent tout proche. On peut sentir son souffle froid ! En 2010, Groupama 3 était passé beaucoup plus Sud que nous dans le Pacifique, preuve qu’il y avait sans doute moins de glaces et là ils déboulent virtuellement à 28 nœuds. C’est sympa d’avoir ce type d’informations, ça fait frémir ! Mais on espère se refaire à partir du Horn, on se bagarre pour cela. Les conditions en Atlantique Sud ne semblent pas mauvaises même si elles ont tendance à se dégrader et on devrait avoir de meilleures conditions que celles qu’ont eu nos amis il y a presque deux ans “.

Le trimaran possède encore ce soir une avance de 780 milles sur le record.


Maxis Multis : 17/12/11
 

Le skipper polonais a quitté Las Palmas, son point de départ pour son tour du monde, le 14 décembre, avec pour objectif une circumnavigation contre les vents dominants en environ 100 jours (le temps à battre est celui de Jean Luc Van Den Heede sur le monocoque Adrien en 122 jours 14 heures).

Roman Paszke navigue actuellement au sud des îles du Cap Vert, après 72 heures de mer sur son catamaran Gemini 3, il devrait désormais mettre le cap sur les côtes brésiliennes. La position du bateau est à suivre sur le site Paszke360.

Les vitesses restent modestes pour un catamaran de 27m de long par 14 de large jusqu’ici, malgré tout le skipper est le premier à relever le défi d’un tour du monde d’est en ouest sur un multicoque.



Maxis Multis : 12/12/11
 
L’équipage du maxi trimaran Banque Populaire 5 ont passé huit heures dans des conditions proches de la survie sur un multicoque de 40m. En effet par 56° Sud, les marins ont essuyé une violente dépression venant de Nouvelle-Zélande, qui a entrainé des vents de 40 nœuds et une mer désorganisée.

© BPCE

Dans ces conditions, la priorité était la préservation du matériel et de l’équipage, les hommes d’équipage ont donc réduit au maximum la vitesse du trimaran, avec la grand voile réduite à son strict minimum et aplatie au maximum pour diminuer la puissance.

Florent Chastel, numéro un/ régleur est revenu sur cette tempête à la vacation :” C’est en train de se calmer, la mer se range doucement. Nous allons pouvoir renvoyer un peu de toile. Mais pendant huit heures, il n’y a plus eu de place pour la course. On a surtout essayé de passer sans faire de mal au bateau. Nous sommes partis au près là dedans, puis nous avons attrapé la bascule et continué au reaching, à 90° du vent, une allure où le bateau accélère. Nous avons fini avec des paquets de mer impressionnants. Nous avons oublié un peu la performance et les réglages servaient surtout à ralentir le bateau. Petit à petit ça a adonné et le vent s’est calmé. On va pouvoir reprendre la course “.
Le bateau a franchi l’antiméridien, marquant la mi-parcours, pendant cette navigation musclée : ” Nous sommes passés de TU + 12 heures à TU – 12 heures dans nos références à bord. On file vers l’Est et c’est un peu comme si on accélérait le temps. On va le moins possible à l’avant, on évite. Quand c’est nécessaire, le barreur ralenti beaucoup le bateau, on s’attache et c’est un peu du crapahutage jusqu’à l’avant du bateau. A l’intérieur, il est difficile de dormir dans ces conditions. Quand les vagues tapent sur le carbone, ça fait caisse de résonance. Quand on est dans notre bannette, on est à deux centimètres d’un océan en furie “.

Le trimaran navigue désormais dans des vents plus faibles et une mer plus “rangée”, ce qui a permis à l’équipage d’accélérer la cadence, l’avance est ce soir de 1900 milles  sur le temps du record de Groupama 3.

Cependant la suite de ce Trophée Jules Verne ne s’annonce pas simple puisque les marins vont devoir éviter une zone de glace et se verront donc contraints de remonter au nord, comme l’expliquait Florent Chastel : ” On ne va pas descendre beaucoup plus car il y a pas mal de glaces, dont un très gros iceberg qu’on devrait approcher demain. La route Sud nous est un peu barrée. Descendre plus, ça devient la roulette russe “.

L’allongement de la route ne devrait pas permettre de poursuivre dans le même système météo, le routeur à terre prévoit donc une réduction de l’avance sur le tableau de marche de près de moitié est à prévoir d’ici au passage du Cap Horn, dans une semaine environ.

© BPCE


Maxis Multis : 15/12/11

Mark Turner a dévoilé au cours du World Yacht Racing Forum les 8 étapes des Extreme Sailing Series 2012, les régates auront lieu sur 3 continents, avec un retour dans les pays du Golfe, en Europe et en Asie, et une première un Act en Amérique du Sud.


The 2012 Extreme Sailing Series Venues

Les Extreme Sailing Series débuteront à Mascate, dans l’émirat d’Oman avant une nouvelle étape en Asie à Quingdao puis un retour à Istambul. De juillet à octobre, les équipages enchaineront quatre étapes européennes avec Porto, l’Angleterre (très probablement Cowes durant la Cowes Week), puis des retours à Trapani et Nice.

La finale de la saison se jouera au Brésil, terre d’accueil des Jeux Olympiques 2016, du 29 novembre au 2 décembre. P

Mark Turner, président exécutif de la société organisatrice OC ThirdPole : “Le circuit continue de refléter l’évolution du monde dans son ensemble, avec un équilibre est-ouest, différentes cultures et différentes langues, et des conditions de navigation très variées. La valeur commerciale des épreuves pour les villes d’accueil augmente chaque année, et cela se voit dans les évolutions du circuit pour 2012″.


Fleet lining up for a start in Istanbul, Turkey © Lloyd Images

 

Des partenaires (autres que MarinePool et GAC Pindar) seront annoncés en début d’année prochaine parallèlement à la liste des participants qui réunira des marins d’une douzaine de pays différents. Le numérus clausus devrait être de 8 , auxquels s’ajouteront des wildcard’proposés à de nouvelles équipes préparant une saison complète en 2013.

OC ThirdPole, la société organisatrice à travailler sur les dates des différents Acts afin de faire en sorte que les dates des Extremes Sailing Series soient les plus cohérentes possibles par rapports au reste du calendrier nautique et principalement avec le calendrier des America’s Cup World Series. En effet durant cette année 2011 certains Act des Extreme Sailing Series se sont déroulés en même temps que des régates sur AC 45, réduisant la visibilité des événements et obligeant les équipes engagées sur les deux circuits à engager une équipe B sur les ESS.

Mark Turner, président exécutif d’OC ThirdPole : “nous sommes fiers de nous tourner vers une sixième édition et fiers d’avoir offert un tel niveau de compétition sportive dans un format qui permet en plus de créer le spectacle. Il est parfois difficile de répondre aux besoins des différents protagonistes, les villes d’accueil, les sponsors de l’événement, les équipes et leurs partenaires, les marins, dont certains sont parmi les plus titrés du monde, les passionnés de voile, et le grand public qui découvre parfois ce sport pour la première fois. Mais c’est un défi qu’une équipe relativement petite mais enthousiaste a pris le pari de relever, et nous avons hâte d’organiser une excellente saison 2012, une fois de plus à travers différentes langues, différentes cultures et différentes contrées. Début 2011, nous avons pris le contrôle de la Classe Extreme 40 afin de développer conjointement les règles de l’événement et du bateau et garantir des chances de victoire plus équitables, ainsi que pour réduire les coûts de participation des équipes. Je pense qu’il reste encore beaucoup de choses à améliorer et à créer, sur chaque épreuve et en termes de communication, même si nous avons pu constater une augmentation significative de la valeur média cette année à travers nos différents supports et plateformes, notamment pour une couverture TV de qualité. Notre budget est assez limité comparativement à d’autres grandes épreuves labélisées ‘Special Events’ par l’ISAF (America’s Cup, Volvo Ocean Race er World Match Racing Tour) et nous devons bien calculer. Nous avons fait d’énormes progrès en 2011, mais nous pouvons encore mieux faire, notamment d’un point de vue visuel, avec la vidéo, car nous avons ici un produit exceptionnel et de formidables acteurs”.

Calendrier 2012 :

Act 1 : Mascate, Oman, du 28 février au 2 mars
Act 2 : Qingdao, Chine, du 19 au 22 avril
Act 3 : Istanbul, Turquie, du 7 au 10 juin
Act 4 : Porto, Portugal, du 5 au 8 juillet
Act 5:  Royaume-Uni, août
Act 6 : Trapani, Italie, du 13 au 16 septembre
Act 7 : Nice, France, du 18 au 21 octobre
Act 8 : Brésil, du 29 novembre au 2 décembre



Maxis Multis
:
12/12/11

Vingtième jour de mer pour l’équipage de Banque Populaire V, les marins possèdent toujours une confortable avance (2100 milles) sur le record de Groupama 3, ils naviguent actuellement au sud de la Tasmanie par 53° Sud, bénéficiant d’un vent d’Ouest de 30 nœuds et d’une longue houle leur permettant de plonger au sud est.
Ils ont fait leur entrée dans le Pacifique avec un nouveau record intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Sud de la Tasmanie (record de l’Océan Indien).
Loïck Peyron à la vacataion est revenu sur les conditions actuelles : ” L’état de la mer s’est amélioré. La houle devient très longue. On a passé un début de nuit très difficile avec une mer très courte. Il fallait ralentir pas mal, mais maintenant ça va. On n’a malgré tout pas pu éviter une chute dans une vague assez impressionnante ce matin, en battant certainement le record de vitesse instantanée du bateau en dépassant les 48 nœuds… et en chute libre. C’était plutôt Newton qui nous aidait qu’Eole . Il y a des creux d’une dizaine de mètres parfois, mais avec une très longue période, pas loin de 200 mètres, entre chaque crête. Ca rend les choses parfaitement maniables. Il n’y a que dans le Sud qu’on voit des périodes aussi longues. Les vagues avancent à une trentaine de nœuds, un petit peu comme nous, ce qui fait qu’on arrive vraiment à glisser dessus et c’est vraiment très joli “.

© BPCE

Le skipper expliquait également que l’équipage va poursuivre sa route au sud, vraisemblablement jusqu’à 56° sud, avant de devoir de nouveau faire route au nord pour éviter une zone où des icebergs ont été signalés : ” D’après les informations dont nous disposons, il n’y a pas de glaces dans les 48 heures qui viennent. En revanche, au milieu du Pacifique, on a déjà la position d’un certain nombre de « glaçons » dont un gros bébé de 7 kilomètres de long dont on sait pertinemment qu’il est en plein milieu mais beaucoup plus Nord, par 53°/54°. On va remonter tout doucement pour éviter cette zone de glaces qu’on a d’ores et déjà délimitée “. 

Avant cette zone de glaces, les marins vont devoir faire face à des conditions très musclées dans 48 heures : ” On sait qu’on va rencontrer des conditions difficiles dans 48 heures, juste après la Nouvelle-Zélande, en bordure d’un anticyclone. On va avoir des vents de Nord très très forts. On va être plein vent de travers avec 40 nœuds vraisemblablement. Il va nous être impossible de les éviter et ça ne va pas être très confortable parce que c’est l’allure où on ne peut pas ralentir, ou très difficilement. J’ai l’impression que ça va peut-être se terminer sous mât seul ou peut-être la grand-voile à trois ris, au minimum. Et puis tout de suite après, il n’y aura pas beaucoup de vent parce qu’il y a cet anticyclone. Pour l’instant, il y a une prévision d’une grosse dépression juste avant le cap Horn. A priori elle est une peu stationnaire dans cette zone. Mais on s’attend de toutes façons à tout à ces latitudes un peu complexes. Ca ne peut pas être une promenade de santé “.

L’équipage va donc profiter de conditions plus légères demain afin d’effectuer une inspection du trimaran et plus particulièrement du mât si les conditions de mer le permettent.


Maxis Multis : 12/12/11

Le skipper polonais, Roman Paszke et son équipage sont arrivés à Las Palmas samedi après un convoyage du catamaran de 27m depuis Lorient de 8 jours.

Le marin va pouvoir débuter le stand-by de sa tentative de record autour du monde contre les vents dominants, après avoir rencontré aujourd’hui un membre du WSSRC qui devait approuver les dernières formalités, il espère boucler ce tour du monde en 100 jours.

Extreme Sailing Series : 12/12/11

Les Italiens de Luna Rossa ont remporté hier la dernière épreuve des Extreme Sailing Series et le titre de champion 2011 de la série. Max Sirena, Paul Campbell-James, Alister Richardson et Manuel Modena, ont été impérieux sur ce dernier Act reléguant le second, The Wave Muscat, à 45 points d'avance  à l'issue  des 35 manches courues à Singapour.

Les réactions du skipper, Max Sirena : "Je suis vraiment très heureux ! Nous y sommes enfin. Nous finissons l'année en beauté et je dois dire que c'était assez inattendu car nous n'avons pas très bien navigué dans la précédente épreuve. Tactiquement et côté manœuvres, nous étions à 100% et je suis très fier des gars à bord. C'est formidable pour l'avenir de l'équipe à long-terme. Nous sommes très, très heureux".

Le barreur Paul Campbell James remporte donc son second titre en deux ans après sa victoire avec The Wave Muscat l'année dernière.


© Lloyd Images

Les grands perdants de ce dernier Act sont les français de Groupe Edmond de Rothschild, ils étaient dans la course au titre face à Luna Rossa, mais ce dernier rendez-vous s'est révélé catastrophique pour l'équipage du Gitana Team avec une septième place sur cette épreuve, mais malgré tout une belle deuxième place au général.

Les réactions de l'équipage :

Pierre Pennec, barreur de Gitana Extrême : « Il y a forcément un peu de déception sur la façon dont s’est déroulé ce Grand Prix d’autant plus que nous l’avions bien commencé en remportant deux manches dès la première journée. Mais nous n’avons pas su conserver ce niveau de jeu durant les cinq jours de compétition. Notre adversaire, Luna Rossa, a lui très bien navigué et a survolé les débats, ce qui lui permet de remporter le championnat. C’est amplement mérité, ils ont été très forts, plus forts que nous. En mettant de côté ce dernier Grand Prix et en parlant plus généralement de la saison, je suis satisfait de cette deuxième place. Nos adversaires étaient vraiment redoutables et nous sommes parvenus à faire de très belles choses et à les laisser derrière nous plusieurs fois au cours de la saison. Lors des neuf évènements nous avons disputé 300 régates. L’Extreme Sailing Series est un circuit très spécifique avec des petits parcours donnés sur des plans d’eau atypiques au cœur des villes : je crois que le mot qui le résume le mieux est Intense ! Pour moi, cette intensité est comparable à une journée de « final race » sur les JO, mais c’est le cas chaque jour et les Grand Prix comptaient cinq jours de régates …

Personnellement, cette saison m’a appris beaucoup de choses, j’ai retrouvé beaucoup de sensations à la barre et j’ai encore de nombreuses choses à montrer ; cela faisait dix ans que j’attendais une telle opportunité. J’ai eu la chance d’être à la tête d’un équipage très fort tant physiquement que techniquement et humainement : notre groupe a toujours très bien fonctionné. Cette cohésion nous a permis de nous surpasser même si, ici, cela n’a pas suffi. Je tiens vraiment à les remercier de leur confiance et de leur travail. Mes remerciements s’adressent naturellement avant tout à Ariane et Benjamin de Rothschild qui m’ont offert une chance incroyable en me confiant la barre de leur bateau. Ils nous permettent de vivre notre passion à 100 %.»

Hervé Cunningham, n°1 : « Il y a un petit goût de déjà vu dans cette deuxième place mais le circuit 2011 n’est pas vraiment comparable à nos précédentes participations tant au niveau du plateau que de la durée de la compétition. Durant cette semaine de compétition à Singapour, nous n’avions pas les armes pour lutter contre Luna Rossa. Notre deuxième place au classement 2011 scelle néanmoins une belle saison de navigation. »

Christophe Espagnon, régleur de Grand Voile : « Nous sommes des compétiteurs et la victoire était à notre portée donc la première sensation est bien sûr la déception. Mais si l’on regarde la saison dans son ensemble, c’est un sentiment de satisfaction qui s’en dégage. Ce fut une très longue saison qui a réclamé beaucoup de concentration. Nous avons certainement manqué de régularité mais chaque évènement est à part et propose un scénario unique. Notre équipage a montré de belles choses, alors même si nous devons encore travailler, je crois que nous avons encore une belle marge de progression.»

Thierry Fouchier, régleur des voiles d’avant : « Malgré ce que l’on peut penser, nous sommes arrivés à Singapour conscients de l’enjeu mais relativement détendus. Notre deuxième place ne doit rien à une pression mal gérée. Par contre, nous avons manqué de réussite et nous sommes passés à côté de beaucoup de choses. Luna Rossa n’a pas failli et il mérite la victoire finale. Nous allons devoir débriefer entre nous pour comprendre ce qui nous a manqué et aller très vite de l’avant. »


© Lloyd Images

Emirates Team New Zealand, termine second de cette dernière étape et troisième au général , après avoir survolé le début de saison, Dean Barker et les autres kiwis ont été moins performants en seconde partie de circuit, l'équipage étant probablement plus concentré sur le circuit des America's Cup World Series, même cas de figure pour Artemis Racing, qui n'a pas participé aux deux derniers grand prix, pour se concentrer sur sa préparation à la prochaine Coupe de l'America.

Dean Barker, barreur dETNZ : "L'épreuve de Singapour a été particulièrement difficile, Luna Rossa a vraiment été très bon dans ces conditions et la bagarre était rude pour grimper sur le podium. Nous avions bien commencé la saison, en tête du circuit après quatre épreuves, puis nous avons eu quelques coups durs en milieu de saison. Nous savions en arrivant ici que nous ne pourrions pas faire mieux qu'une troisième place au général".


© Lloyd Images

The Wave Muscat termine quatrième au général devant Alinghi, qui aura alterné le bon et le moins bon.

A noter sur cette épreuve de Singapour, la présence d'un équipe française the first club, qui termine à la dernière place du classement, mais qui a montré de belles dispositions pour l'exercice avec plusieurs victoires de manches. L'équipage mené par Sébastien Col espère pouvoir s'aligner l'an prochain sur le circuit avec l'équipe All4One/K Challenge, cette participation pourrait être favorisée par l'annulation de l'Audi Med Cup, épreuve sur laquelle l'équipe engageait un bateau

Franck Citeau, régleur de voile d'avant : "La démarche est bonne et ce que nous avons fait est de bon augure pour la suite, même si nous n’avons pas bien marché en terme de résultat final. Il y a eu des moments durs où l’on a su relever la tête, des moments où l’on a pris du plaisir, donc cela a été assez complet"

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Cette cinquième saison des Extreme Sailing Series  s'achève donc après 301 manches courues sur neuf plans d'eau à travers le monde, les épreuves ont accueilli au total 287 000 spectateurs qui ont pu vivre la course au plus près de l'action grâce à son format "stade nautique" avec des manches courtes, rapides et variées, allant de la régate en flotte au match-racing en passant par les duels de vitesse pure.

Le programme 2012 du Championnat Extreme 40 sera dévoilé demain au cours du World Yacht Racing Forum.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après neuf épreuves

  1. Luna Rossa (ITA) – 80 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 73 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 69 points
  4. The Wave, Muscat (OMA) – 67 points
  5. Alinghi (SUI) – 66 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 61 points
  7. Oman Air (OMA) – 53 points
  8. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 303points
  10. Team Extreme (EUR) – 21 points
  11. Niceforyou (ITA) – 18 points


Maxis Multis
:
10/12/11

L’équipage du Maxi Banque Populaire V a de nouveau décroché un temps de référence sur le Trophée Jules Verne en accrochant le chrono Ouessant-Cap Leeuwin en 17 jours 23 heures 57 minutes et 18 secondes de mer, améliorant le chrono de Groupama 3 de 3 jours 14 heures et 24 minutes.

Les hommes naviguant sur le trimaran possèdent donc plus de 72 heures d’avance sur le temps du record soit 2200 milles. Loïck Peyron, le skipper, est revenu sur cette performance lors de la vacation  : ” Nous sommes forcément très satisfaits de ce nouveau record et puis le temps lui-même est significatif. C’est un peu comme 9,99€… on fait tout en 17 jours 23 heures et pas tout à fait 18 jours ou encore 11 jours 21 heures et 48 minutes pour Bonne Espérance. Les chiffres sont symboliques. Mais pour le moment, les conditions ne sont pas si favorables, la performance de ce bateau, en revanche, est incroyable ! C’est Yvan Ravussin qui était à la barre en passant Leeuwin, c’est donc un record suisse! “

Depuis 48 heures, la route du trimaran avait pris du nord et s’est rapproché de l’Australie, afin d’éviter une zone de glaces, malgré tout l’équipage va devoir plonger au sud ce soir pour couper au plus court et rester dans le même système météo, malgré une tempête qui sévit au sud.

© BPCE

Loïck Peyron : ” Nous en avons fini avec l’Indien et nous avons passé la frontière avec une petite tempête assez sympathique. On y va tranquillement. On va empanner avant la fin de cette journée et aller dans cette tempête et une mer très formée. On va essayer de passer devant. On est obligé parce que sinon on va enchaîner avec pas de vent du tout dans l’anticyclone. On va arrondir un peu. En terme de terrain , ça va devenir un peu cassant. Mais en laissant passer un peu, on devrait avoir la mer dans le bon sens. Pour le moment, ce que nous avons n’est pas de la houle. C’est de la petite mer pas terrible. C’est une fréquence courte qui fait qu’on ne peut pas accélérer vraiment. Nous allons partir plus Sud, avec une mer plus creuse et plus de vent. Les quelques jours à venir ne vont pas être faciles. Nous allons théoriquement descendre assez Sud et passer pas très loin de l’île Macquarie, au Sud de la Nouvelle-Zélande. Les conditions vont être assez musclées pour les 48 prochaines heures, vraisemblablement ce qu’on aura rencontré de plus fort depuis le départ “.

Les deux prochains jours s’annoncent donc stressant pour l’équipage qui sera plus que jamais à l’écoute du bateau, malgré le potentiel exceptionnel du bateau, les marins doivent brider son potentiel pour poursuivre leur tour du monde en sécurité comme l’expliquait Xavier Revil : Si on se laisse aller, on atteint facilement les 40 nœuds. Mais on se limite à 35 nœuds pour rester dans des vitesses raisonnables et pour que le bateau ne souffre pas. Dès qu’on lofe un peu trop ou qu’on serre un peu trop les angles, Banque Populaire s’emballe. On pourrait aller tout le temps à 40 nœuds, mais ce serait prendre beaucoup trop de risques. Il y a un monde entre 35 et 40 nœuds. A partir de 38 nœuds, l’eau devient très dure, le bateau ricoche sur toutes les vagues. Ca tape vraiment dur et c’est limite vivable à l’intérieur “.


Extreme Sailing Series
:
10/12/11

L'équipage de Groupe Edmond de Rothschild mené par Pierre Pennec a perdu quasiment toute chance de remporter les Extreme Sailing Series aujourd'hui à Singapour.

En effet les hommes du Gitana Team ont peiné à trouver leurs marques dans des conditions qu'ils affectionnent pourtant habituellement, vent établi aux alentours des 10 nœuds sans orages cette fois-ci. Onze manches ont été lancées aujourd'hui, les français ont enchainé les manches en milieu et fin de peloton, alors que Luna Rossa trustait les podiums et prenait la tête du classement de cette étape, Groupe Edmond de Rothschild pointe donc à la 7ème place du classement provisoire et concèdent cinquante-huit points de retard sur leur adversaire pour le titre annuel.

Pierre Pennec, le skipper de Gitana Extreme : « Rien n’a été dans le bon sens ! Encore une fois, nous avons pris des mauvais départs. Notre adversaire, Luna Rossa, est très à l’aise dans les phases de pré-départ et vient toujours nous chercher pour perturber notre stratégie. C’est le jeu mais nous n’avons malheureusement pas su faire la même chose aujourd’hui. Cela vient certainement de notre communication à bord et je dois progresser pour que l’équipage puisse mieux anticiper mes choix. Mais les erreurs ont également été trop nombreuses durant les régates. Un certain manque de réussite et de mauvaises appréciations stratégiques nous coûtent très cher. »


© Lloyd Images

Red Bull rétrograde à la seconde place devant Oman Air et Emirates Team New Zealand, Alinghi fait un beau retour en cinquième place devant The Wave Muscat et l'équipage français. L'équipage mené par Sébastien Col sur Team Extreme, The First Club a de nouveau montré de belles capacités en remportant deux manches aujourd'hui.

Luna Rossa est donc en tête du Grand Prix de Singapour et bénéficie d’une confortable avance à la veille des dernières régates, la tâche s'annonce quasiment impossible pour Groupe Edmond de Rothschild doit impérativement finir devant les italienspour pouvoir gagner le championnat 2011.

Pierre Pennec  : « La première place va être vraiment très très difficile à aller chercher. Nous savons que beaucoup de choses peuvent se passer car demain nous allons également disputer beaucoup de régates mais le résultat ne dépend plus uniquement de nous… A bord, en tous les cas, nous allons tout faire pour que cette dernière journée de l’année soit placée sous le signe du plaisir. Nous allons essayer de naviguer comme nous savons le faire pour terminer sur une bonne note. Et puis, il ne faut pas oublier que nos poursuivants au général sont proches (Emirates Team New Zealand, Alinghi …) et selon comment se dessine la journée nous devrons quoiqu’il arrive protéger la deuxième place, ce qui en soit est déjà un très beau résultat.»


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Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la quatrième journée

  1. Luna Rossa (ITA) – 186 points
  2. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 151 points
  3. Oman Air (OMA) – 149 points
  4. Emirates Team New Zealand (NZ) – 146 points
  5. Alinghi (SUI) – 141 points
  6. The Wave, Muscat (OMA) – 140 points
  7. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 128 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 119 points
  9. Team Extreme - the first club™(EUR) – 108 points
  10. Team Tilt (SUI) – 103 points



Extreme Sailing Series
:
08/12/11

La bataille se poursuit à Singapour entre Groupe Edmond de Rothschild et les Italiens de Luna Rossa dans chaque course dans cette ultime étape des Extreme Sailing Series, car le titre de Champion 2011 est en jeu. Aujourd’hui c’étaient les Italiens qui prenaient l’avantage dans des conditions assez difficiles avec des bascules importantes. Mais il ne faut pas sous-estimer les Français, qui sous pression sont souvent revenus en force dans d’autres étapes de cette saison. C’est Red Bull qui domine encore à Singapour et qui garde la première place dans cette étape.


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A l'issue des neuf manches courues en deux jours, c'est Red Bull Extreme Racing qui pointe en tête du 9ème et dernier Act des Extreme Sailing Series 2011,Roman Hagara et ses hommes ont très bien débuté ce rendez-vous avec deux victoires, deux secondes places et une 4ème lors de la première journée, la seconde a été moins convaincante. L'équipe autrichienne est talonnée à 1 point par Team New Zealand qui retrouve son rang après quelques contre performances sur ce circuit, Luna Rossa pointe à la troisième place à deux points du leader et à un point d'ETNZ.

 Pierre Pennec et l'équipage de Groupe Edmond de Rothschild, avaient bien débuté cet Act avec une troisième place provisoire hier à un point de Luna Rossa, leur seconde journée a été plus difficile dans des vents faibles avec des phases de départ moins inspirées que la veille, les hommes du Gitana Team sont en lutte pour le titre avec Luna Rossa, comme l'explique le skipper du catamaran français, les phases de départ sont primordiales pour contrer leur adversaire :  « Je n’ai pas été performant sur les départs aujourd’hui et cela est pour beaucoup dans nos mauvaises manches. Sur cette finale, il ne nous suffit pas uniquement de bien nous placer sur la ligne car notre adversaire pour le titre cherche constamment à venir nous gêner sur les phases de départ. C’est le jeu mais c’est un paramètre supplémentaire à intégrer et sur lequel je dois m’améliorer. La morale du jour est aussi que nous ne sommes pas uniquement deux sur l’eau et qu’il faut également que je soigne notre placement par rapport au reste de la flotte. Le bilan de la journée n’est pas positif en termes de places mais il est loin d’être rédhibitoire question points. Il nous faut rester calmes et concentrés car il reste trois jours. Les bateaux du haut de tableau sont très proches les uns des autres et de nombreuses cartes restent encore à distribuer »

Paul Campbell James, barreur de Luna Rossa a donc réussi à mettre en difficulté son adversaire qui pointe ce soir à la 5ème place du provisoire avec 9 points de retard sur le catamaran italien. Le nouveau skipper d’Oman Air, Chris Draper réussit ses débuts et s'intercale en quatrième position. Alinghi mené par Yann Guichard est sixième.

Les deux équipages du Team Tilt et de Team Extreme sont aux deux dernières places, les français menés par Sébastien Col sur Team Extreme ont cependant terminé en beauté cette journée avec une victoire de manche.


© Lloyd Images

Il reste donc trois journées de régates aux français du Gitana Team pour tenter de remporter le titre cette année.

Classement du Grand Prix de Singapour à l’issue de la deuxième journée

  1. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 64 points
  2. Emirates Team New Zealand (NZ) – 62 points
  3. Luna Rossa (ITA) – 61 points
  4. Oman Air (OMA) – 55 points
  5. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 52 points
  6. Alinghi (SUI) – 51 points
  7. The Wave, Muscat (OMA) – 46 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 43 points
  9. Team Extreme - the first club™(EUR) – 34 points
  10. Team Tilt (SUI) – 27 points


Maxis Multis : 08/12/11

Seize jours après le départ de Ouessant,l'équipage de Banque Populaire 5 a déjà avalé la moitié de l'océan indien ; le Cap Leeuwin devrait être franchi dans moins de 48 heures, avec une avance probable de 3 jours sur le temps de référence de Groupama. L'avance sur le record s'élève ce soir à 2100 milles, le skipper est revenu sur les capacités exceptionnelles du trimaran lors de la vacation d'hier : « Nous sommes aux commandes d’un véritable avion de chasse et il suffit de tirer sur les bonnes ficelles pour atteindre un incroyable niveau de performance. Banque Populaire V dispose d’un incroyable potentiel, qu’il a déjà prouvé, à de nombreuses reprises, en décrochant la quasi-intégralité des records, et il ne manque plus que ce gros trophée ! La seule chose qui nous freine est l’état de la mer. Au vu des dimensions du bateau, cela peut vite être dangereux structurellement, notamment quand le flotteur au vent tape brutalement. Nous effectuons donc nos routages en fonction de ces paramètres. »


Frédéric Le Peutrec, détenteur du record sur Groupama 3 et chef de quart est revenu sur les conditions actuelles lors de sa première vacation depuis le départ : " Nous avons de belles conditions, tout va bien ! Pour une fois, la première depuis notre entrée dans le Sud, nous profitons d'une belle journée ensoleillée, avec un vent mou ce matin, mais qui s'est finalement correctement établi. Nous sommes sous grand voile haute et gennaker, tribord amure et nous faisons actuellement un bord au Sud Est. Nous faisons des milles qui ne coûtent pas cher ! Jusqu'aux Kerguelen, nous étions sur une trajectoire en ligne directe. Depuis, nous avons un vent d'Ouest et nous sommes vent arrière, ce qui nous oblige à tirer des bords avant de pouvoir repartir en route directe vers l'Australie. On est à 140° du vent. Il y a 18 nœuds et nous avançons à 25/30 nœuds. Ce n'est pas très vite. En dessous de 30 nœuds ça n'émeut plus personne à bord ! "
Fred Le Peutrec a également pu établir une comparaison entre Groupama 3 et Banque Populaire 5 : " Quand on fait l'effort de contraction de la distance et du temps, c'est fabuleux ! Aujourd'hui, on parle de Leeuwin et en 2010, avec Groupama 3, à ce stade du record, nous étions en sortie de Bonne Espérance"


Les marins du trimaran bleu sont donc contraints d'enchainer les empannages tout en veillant à ne pas descendre trop sud, puisque des glaces y sont signalées (au delà des 49° Sud). 



Maxis Multis : 05/12/11

Roman Paszke, le skipper polonais qui avait participé à The Race, prépare actuellement une tentative de record autour du monde en solitaire d’est en ouest (contre vents et courants dominants). Il compte s’élancer sur son catamaran de 27 m GEMINI 3, il avait choisi Lorient pour ses navigations d’essais.

Il devait quitter le port breton la semaine dernière afin de rejoindre Las Palmas aux Canaries, qui sera le port de départ de son tour du monde (le WSSRC n’exige qu’une distance minimale et deux passages de l’équateur pour valider un temps autour du monde à savoir 21600 milles), ce projet est ambitieux puisqu’il n’a jamais été tentée en solitaire sur un multicoque, d’autres marins espèrent également s’élancer sur ce parcours (Philippe Monnet sur l’ancien B&Q/Castorama).

Le temps à battre est celui de Jean-Luc Van Den Heede,  en 122 jours 14 heures 3 minutes et 49 secondes sur le monocoque Adrien, Roman Paszke espère boucler sa circumnavigation en 100 jours.

Le catamaran semble être en bien meilleur état que lors de son dernier passage en mars dans le port de la BSM, un refit a probablement été réalisé, le skipper semble également être soutenu par plusieurs partenaires (TV polonaise, Renault, fournisseur d’énergie…).


©Paszke360

D'autres photos sont disponibles sur l'Histoire des Halfs.

Maxis Multis : 05/12/11
Loïck Peyron et son équipage poursuivent leur route vers les Kerguelen, l’océan Indien s’avère relativement clément avec une mer peu formée, cependant les hommes de Banque Populaire 5 ont dû réaliser deux empannages pour se recadrer sur la route sud pour aborder au mieux le passage de l’archipel des terres australes françaises qui devrait avoir lieu dans 48 heures.

Thierry Chabagny : ” Le vent est soutenu, c’est monté un peu. On a en ce moment entre 27 et 29 nœuds de vent de Nord Ouest. On fait un cap à l’Est très rapprochant. La mer n’est pas trop formée donc on va vite. Le bateau glisse bien. Ca a l’air de fraîchir un petit peu donc on va peut-être changer de voile à l’avant et passer sous petit gennaker pour garder une vitesse plus constante et avoir des accélérations moins violentes pour préserver un peu le bateau. Les conditions sont idéales, si ce n’est que le ciel est bas, que c’est brumeux, qu’on ne voit pas grand chose et qu’il commence à faire vraiment froid dehors. J’étais obligé de barrer avec les gants tout à l’heure parce que je commençais à avoir l’onglée. Le fait d’être descendu dans le Sud, nous a fait sentir la différence en termes de température, à la fois de l’air et de l’eau. L’eau est à 7°, l’air est à 8/9°, mais avec les 35 nœuds de vent apparent qu’il y a dehors, tu as vite froid et on sait qu’on est encore loin de ce qu’on va avoir de pire dans les 48 prochaines heures “.

© BPCE

La suite de ce tour du monde pourrait s’avérer plus contraignante puisque des glaces ont été signalées à l’ouest des Kerguelen, comme l’explique le skipper, Loïck Peyron : “Il y a pas mal de glaces. Il y a notamment une zone un peu bizarre dans l’Ouest des Kerguelen qui nous inquiète un peu. On nous a également signalé un immense champ d’icebergs après les Kerguelen il y a quelques jour. On est dans du vent qui va forcir un petit peu, c’est toujours du vent portant. On va faire une jolie courbe sous les Kerguelen et après ça va mollir un peu, à l’approche de cette grande zone de glaces. Puis ensuite il y aura une grande dépression à contourner sous l’Australie, où on risque de remonter assez proche des côtes australiennes pour éviter le plus fort du vent et on replongera avec plaisir dans le Grand Sud, sous la Nouvelle-Zélande. A priori on va dessiner une sorte de grand S dans l’hémisphère Sud “.



Le passage du Cap Leeuwin est prévu dès le week end prochain, ce qui permettrait à l’équipage de décrocher de nouveau des records intermédiaires.


Maxis Multis : 04/12/11

Le maxi trimaran Banque Populaire V a passé la longitude du Cap de Bonne-Espérance ce matin à 07 heures 20 minutes (heure de Paris), après 11 jours 21 heures 48 minutes et 18 secondes de mer, Loïck Peyron et ses 13 équipiers battent donc un nouveau temps de référence depuis Ouessant améliorant l'ancien record de un jour et demi.

Leur avance ne cesse de croitre, les marins possédaient hier 1500 milles d'avance sur le record de Groupama 3, celle-ci se porte désormais à plus de 1800 milles.

Loïck Peyron est revenu sur cette descente expresse de l'Atlantique à la vacation du jour : " Ce record est presque indécent ! Il y a quelques dizaines d'années, douze jours était le temps que Charlie Barr avait mis pour traverser l'Atlantique, un record qui a d'ailleurs tenu très longtemps. Aujourd'hui, c'est à peine le temps qu'il nous a fallu pour arriver au Sud de l'Afrique. Mais il ne faut pas oublier que nous avons sous les bottes une machine exceptionnelle. Banque Populaire est un outil extraordinaire qui se sert de l'intelligence des hommes et du travail d'une équipe. Ce que nous venons de faire n'était pas envisageable il y a trois ans. Il a fallu optimiser le bateau et accumuler une expérience incroyable ".

L'équipage s'est recadré sur une route plus sud il y a quelques heures afin de se positionner au mieux pour le passage des Kerguelen, le flux qui porte le trimaran devrait s'affaiblir à l'approche de l'archipel, puis les hommes de Banque Populaire 5 devrait reprendre une route plus nord, puisque des zones de glace sont signalées après les Kerguelen.

Le skipper :  " Nous avons enfin empanné il y a quelques heures et nous sommes tribord amures. Nous n'avions pas manœuvré depuis les Canaries, ce qui est aussi un record ! La mer est très formée et il faut se bagarrer à la barre pour ralentir parce que c'est casse bateau. Nous longeons actuellement un front et nous allons tricoter un peu pendant encore quelques heures avant d'arriver aux Kerguelen, demain pendant la nuit certainement. Depuis quelques heures, les efforts sont colossaux, le bateau est très sollicité. Il faut faire attention. [...] Il y a ce long front au Nord duquel on glisse depuis quelques jours, le but est de s'en approcher et d'attendre que ça tourne. Les conditions vont se calmer, ça va devenir très léger vers les Kerguelen, dont on ne sait d'ailleurs pas encore si nous allons les passer par le Nord ou le Sud. Ce qu'on sait, c'est que la température de l'eau y est presque négative dans l'Ouest. Il y a une grosse zone d'icebergs après les Kerguelen. Nous allons remonter assez Nord pour l'éviter. Nous devrions être à Leeuwin dans une toute petite semaine. On bouclera sans doute l'indien en six jours, avec sans doute un nouveau record à la clé. Mais attention, ça peut être mou aux Kerguelen et un plus difficile derrière. C'est d'abord l'état de la mer qui fait qu'on est en avance ou pas, et pour le moment elle vient nous contrer. Mais a priori cette mer va devenir très favorable pour aller jusqu'à Leeuwin ".

Maxis Multis : 02/12/11
Loick Peyron et ses hommes naviguent actuellement par 44° Sud, dans un flux de Nord Ouest de 25-30 noeuds qui permet aux marins de poursuivre leur route vers le Cap de Bonne Espérance à 30-35 noeuds, ils possèdent ce soir plus de 1000 milles d'avance sur le record de Groupama 3.

Ce flux soutenu devrait accompagner le trimaran jusqu'au Cap, qui devrait être franchi en environ 12 jours, ce qui permettrait à l'équipage d'accrocher un nouveau record intermédiaire à leur tableau, l'absence de glaces ouvre une possibilité de plonger très sud afin de réduire la distance à parcourir, un passage sous les Kerguelen à 50-55° parait probable au vu des prévisions météos pour les jours à venir, l'écart avec le temps du record devrait encore grandir puisque Franck Cammas et ses hommes n'avaient pas pu descendre à de telles latitudes lors de leur Trophée Jules Verne.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Loïck Peyron, à la vacation du jour  :" Nous sommes au milieu de l'Atlantique Sud et ce n'est plus du tout la croisière. Depuis presque 24 heures, nous sommes dans les fameux 40èmes rugissants. Nous avons 30/35 nœuds de vent, une vitesse moyenne entre 30 et 35 nœuds, le tout dans une eau à 8° qui ne cesse de chuter. On peut dire qu'on est dans le grand bain. Nous avons sorti les polaires. On est déguisés en oignons et on va rajouter des couches au fur et à mesure. Nous avons vu les premiers albatros hier, de loin, mais ça marque quand même un peu les choses. [...] Nous faisons un travail, avec Marcel van Triest et Juan Vila, qui s'attache à éviter les zones de vent trop fort et de mer trop difficile. Depuis ces dernières 24 heures, la mer s'est levée et nous avons ralenti un peu pour essayer de ne pas sur-toiler le bateau. Nous sommes actuellement sous deux ris/trinquette. Globalement, nous sommes toujours en deçà de ce qu'on peut faire. La différence entre le potentiel du bateau et le rythme que nous tenons est d'autant plus importante qu'on ralentit facilement parce qu'on a de l'avance. C'est un petit matelas qui n'est pas encore assez gros, mais ça nous permet un certain confort".


Maxis Multis : 28/11/11
Après six jours de mer, l'équipage du Maxi-trimaran Banque Populaire V ont pu s'extirper du Pot au Noir en un peu plus de 24 heures, leur avance virtuelle avait nettement diminué, mais l'écart s'est creusé depuis la sortie de la zone de convergence, ce soir Loick Peyron et ses hommes comptent 145 milles d'avance et naviguent à 27 noeuds à 200 milles des côtes brésiliennes.

Ils ont décroché un premier record intermédiaire avec un temps entre Ouessant et l'Equateur de  5 jours 14 heures 55 minutes et 10 secondes, améliorant ainsi le meilleur chrono détenu par Groupama 3 depuis 2009.
Marcel van Triest, routeur à terre  : " C'était un peu serré pour battre le record absolu. On le bat d'ailleurs de très peu. Ca avait l'air très faisable au moment des Canaries et du Cap Vert, mais on a eu un Pot au Noir très actif et très long. Du coup, si battre le temps de Groupama 3 en 2010 était plus ou moins acquis, ça n'était pas le cas pour le meilleur temps ". 

La prochaine difficulté de cette descente de l'atlantique sud est l'anticyclone de Sainte-Hélène  qui semble se présenter sous les meilleurs auspices pour les 14 marins, le vent devrait progressivement adonner ce qui permettra un contournement express de ce système météo.

Jean-Baptiste Le Vaillant : " Ca commence à adonner tranquillement. On va faire le tour de l'anticyclone petit à petit. Ca va devenir plus confortable et ce sera plus facile de dormir. Nous ne sommes pas encore vent arrière et du coup nous avons une mer un peu de face qui fait que ça gigote un peu dans tous les sens. Mais on sait tous que ça ne va pas durer, que d'ici demain ce sera mieux. Alors on prend notre mal en patience. Ce sont les alizés brésiliens ! ".

© BPCE

Marcel van Triest : " A cette époque, c'est à dire relativement tôt, l'anticyclone de Sainte-Hélène est assez Sud, bien fort et bien gros, mais nous avons une bonne circulation autour. On ne peut pas couper le fromage mais on va avoir de bonnes conditions pour en faire le tour. Le vent va adonner petit à petit et devenir Est, Nord/Est à l'approche de l'anticyclone. Nous n'avons pas d'inquiétudes particulières ".




Maxis Multis
:
26/11/11

Loick Peyron et ses hommes ont effectué les quatre premiers jours de ce Trophée Jules Verne à haute vitesse, ils possèdent ce soir un peu moins de 300 milles d'avance sur le temps du record de Groupama 3.

Ils ont laissé dans leur sillage le Cap Vert la nuit dernière et devraient aborder dans les prochaines heures le passage du Pot au Noir. La cellule météo composée de Marcel van Triest à terre et de Juan Vila en mer, du skipper Loick Peyron et Ronan Lucas semblent avoir trouvé une porte d'entrée dans cette zone de convergence intertropicales.

Ronan Lucas : " Nous avons changé un peu de cap et de porte d'entrée dans le Pot au Noir. Les gourous des nuages nous ont trouvé un point de passage intéressant. Nous avions quelques craintes à ce sujet ces dernières heures. Toute la question reste de savoir comment passer des alizés du Nord à ceux du Sud. Nous avons donc opté pour une route plus à l'Est, qui nous donne également plus de vitesse. Nous allons aborder cette fameuse zone dans la nuit. Il y a toujours un peu de stress, avec parfois le risque de se retrouver bloqué, même si avec un bateau comme Banque Populaire V ce n'est jamais totalement le cas. Nous allons chasser les grains et jouer avec. Le radar sera allumé en permanence. Juan aura les yeux rivés sur ses écrans. Ce sera une navigation au degré près pendant quelques heures ".

© BPCE


Maxis Multis
:
22/11/11

L'équipage du maxi-trimaran Banque Populaire V s'est élancé ce matin  à 9h 31min 42s (heure de Paris) sur le Trophée Jules Verne, ils ont franchi la ligne de départ entre Ouessant et le Cap Lizard, après une nuit passée à attendre que des conditions favorables s'établissent au large du Finistère.
Les hommes ont rapidement trouvé un flux soutenu avec des vitesses supérieures à 30 noeuds, la première nuit de cette tentative de record sera sans aucun doute mouvementée pour les 14 hommes d'équipage.


 Loïck Peyron: " Nous avons eu des conditions de départ quasi idéales, avec un joli coucher de soleil en quittant Brest. L'équipe technique nous a remorqués jusqu'à minuit dans le Four car il n'y avait pas d'air et nous n'étions donc pas manœuvrant. Nous avons attendu pour avoir de bonnes conditions. Il y avait très peu de vent jusqu'à 3 heures ce matin et doucement, comme prévu, le flux de Nord est arrivé. Nous avons attendu qu'il atteigne une vingtaine de nœuds pour passer la ligne au ras des cailloux de Ouessant. Au moment de passer la ligne, nous nous sommes tous regardés et souhaité un bon voyage. C'était un beau moment, symbolique, et puis nous avons attaqué le vif du sujet d'entrée de jeu. On est un peu secoué depuis le départ, on se fait des gros sauts de vagues. On se fait déjà une petite moyenne au dessus des 30 nœuds depuis ce matin. Il faut aller vite, parce que ce record n'est pas facile à battre ! Nous allons avoir une première nuit difficile, avec beaucoup d'empannages dont certains au ras des côtes portugaises et dans du vent fort. C'est une nuit qui va nécessiter que tout l'équipage soit sur le pont. Nous allons alterner les quarts de deux heures. Avec un vent de secteur Nord, on s'attend à avoir pas mal de houle au large du Cap Finisterre, ajoutée à du trafic et des grains, ça s'annonce sportif."


Maxis Multis : 21/11/11
Les 14 marins du Team Banque Populaire devraient couper la ligne dé départ du Trophée Jules Verne cette nuit, ils ont quitté le quai du Port du Château à Brest vers 17h 30 tout à l’heure, pour aller se positionner au large de Ouessant en attendant de franchir la ligne dans la nuit.

B.STICHELBAUT/BPCE

 La cellule météo du Maxi Banque Populaire V, composée de Juan Vila (navigateur embarqué), Marcel van Triest (routeur à terre), Ronan Lucas (directeur du Team) et de Loïck Peyron scrutait cette fenêtre depuis plusieurs jours comme l’explique le skipper : «  Les fichiers météo reçus ce matin rejoignent les prévisions que nous avions. Il y a en effet un grand front, très étalé entre l’Irlande et le Portugal qui arrive et il serait fou de ne pas tenter de partir. Nous quitterons donc le port avant la tombée du jour, vraisemblablement vers 17h et attendrons tranquillement devant la ligne de départ. Car jusqu’aux environs de 20h, il y aura peu de vent et il ne sera pas assez bien orienté, nous allons donc attendre qu’il passe Nord/ouest et se renforce. Pour le moment, ce qui est certain, c’est que nous allons partir dans des conditions météo humides, avec un vent léger qui va très vite se renforcer au large du Cap Finisterre. Mais comme on ne peut pas tout avoir, ce vent fort ne sera pas parfaitement orienté, il nous faudra tirer des bords entre le Portugal et Madère.


L’anticyclone des Açores se décale bien, il devrait générer des alizés, pas forcément très forts, mais intéressants qui nous assureraient des moyennes relativement efficaces. Enfin, et comme je le dis depuis notre arrivée à Brest fin octobre, nous gardons à l’esprit l’éventualité d’un retour dans 2-3 jours si nous voyons que nous ne sommes pas dans les temps du record, car nous sommes encore en novembre, et avons par conséquent encore la possibilité de le faire. »


America's Cup World Series : 21/11/11

Après avoir remporté samedi le Match Racing Championship face aux français d’Energy Team, l’équipage de James Spithill s’est de nouveau imposé lors de la régate en flotte finale de dimanche et s’adjuge donc aussi la victoire du Fleet Racing Championship.

Les neuf équipages ont régaté hier dans un vent de 15 à 17 noeuds, avec des rafales approchant les 20 nœuds.

La course a été très disputée dès le départ, à la première marque, ETNZ passe en tête suivi d’Oracle Racing Spithill et des deux équipages français Aleph et Energy Team, pas de changement après le premier portant, à la porte, Energy Team choisit la droite du plan d’eau, tout comme Artemis Racing, ce qui s’avère payant puisque les deux bateaux pointent en tête au début du second portant, suivent Oracle Racing Spithill, Aleph, ETNZ et Team Korea ; Oracle Racing Coutts, pénalisé sur ce premier bord se portant se trouve relégué en dernière position.  Spithill trouve plus de pression au centre du plan d’eau et s’envole en tête, suivi par Team Korea et Energy Team qui semblait évoluer avec une voile de portant moins performante que les autres bateaux (code  0 assez plat), Artemis Racing passe en 4ème position mais le dernier empannage avant d’entamer le près s’avère catastrophique, l’AC 45 suédois est quasiment arrêté et le foc est twisté sur l’étai, les suédois enfournent ce qui libère le tour et leur permet de reprendre leur régate. Sous le vent Spithill passe en tête avec 30 secondes d’avance sur Team Korea, 35 sur ETNZ et une 40aine sur Energy et Aleph.

Avant le dernier portant Spithill a encore plus creusé l’écart avec 30 secondes d’avance sur ETNZ et Team Korea et 55s sur Energy Team, Aleph pointait à 1min15s, Team Korea perd plus de 200m suite à une manoeuvre ratée lors d’un empannage ce qui permettait aux deux équipages français se passer l’AC 45 coréen.

James Spithill s’imposait donc assez facilement devant ETNZ, la lutte était magnifique entre les deux équipages français sur le court bord de travers, Yann Guichard s’imposait sur le fil avec une seconde d’avance, Aleph terminait 4ème devant Team Korea, le grand perdant de cette régate. China Team évitait de peu le chavirage dans une risée sur ce même bord, permettant le retour d’Artemis, qui coupe également la ligne 1s avant son adversaire et termine donc en 6ème position devant China, Green Comm et Oracle Racing Coutts.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

James Spithill (USA), skipper ORACLE Racing (USA) :
« Nous avons la meilleure équipe à terre. Les gars arrivent les premiers et quittent la base en derniers. Cela nous permet de nous concentrer sur la régate. Ici, nous avons eu tout un panel de conditions de navigation. Lorsque nous sommes arrivés à San Diego, nous nous attendions à avoir peu de vent, mais aujourd’hui c’est monté jusqu’à 17 nœuds et nous avons pu avoir une bonne vitesse. Nous avons réussi la « totale » [match racing and fleet racing] et maintenant nous voulons reproduire le scénario à Naples. »

Pierre Pennec (FRA), skipper Aleph (FRA) :
« C’est sympa de se retrouver avec mon équipier de 420 quand j’avais 15 ans sur une ligne d’arrivée d’America’s Cup mais Yann a un peu plus d’expérience en AC45 que moi. C’est la première fois que nous naviguons avec cette force de vent (16-17 noeuds). Nous avons fait plein de petites erreurs techniques donc cela donne envie de s’entraîner pour travailler la coordination à bord et pour pouvoir jouer avec les premiers. Le point positif c’est qu’avec aucun entraînement dans ces conditions, nous jouons quand même une bonne partie de la régate avec les teams qui connaissent très bien le bateau. »

Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
« C’est bien de finir comme ça avec Aleph. Les deux bateaux français ont fait une belle semaine de régates. Personnellement, je suis très fier de notre équipe, très satisfait du résultat et surtout d’avoir pu montrer aux autres teams qu’il va falloir compter avec nous. Biensûr je vais continuer avec l’équipe. Le résultat sur cet événement est incroyable pour nous : nous finissons seconds hier en match racing et troisièmes aujourd’hui – c’est une grande surprise. On est encore loin des grosses équipes mais nous progressons chaque jour et nous allons mettre à profit ces quatre mois sans régate pour nous entraîner afin d’être fin prêts pour Naples (7-15 avril 2012). »

Dean Barker (NZL), skipper, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« San Diego fut un bel événement, avec des hauts et des bas pour nous, notamment une mauvaise demi-finale mais sinon, nous avons plutôt navigué. Aujourd’hui, nous étions au coude à coude tout au long du parcours. Nous espérions virer devant Energy Team mais nous n’avions pas d’issue alors un gros bras de fer a débuté. C’est bien de conserver la tête du classement des World Series mais il y a encore du pain sur la planche, nous devons nous préparer plus, comme nous aurions dû le faire ici mais, globalement, nous sommes assez satisfaits. »

Terry Hutchinson (USA), skipper, Artemis Racing (SUE) :
« Aujourd’hui, le génois s’est enroulé autour de l’étai lorsque nous repartions sur le bord de près. Nous avons essayé de revirer mais cela ne marchait toujours pas, nous avons donc abattu et la régate nous a échappée. Je dois sûrement des excuses à la TV car il y a eu des ‘bip, bip’ pendant un moment. D’un point de vue plus général, ce n’est pas le standard de qualité que nous attendons. Nous avons un très bon soutien logistique, un super design team mais nous n’arrivons à concrétiser nos efforts. Nous devons exiger encore plus de nous-mêmes et travailler dur pendant les prochains mois. »

Chris Draper (GBR), skipper, Team Korea (KOR) :
« Le futur s’annonce très prometteur pour Team Korea, nous avons beaucoup réfléchi à notre avenir cette semaine. Nous attendons avec impatience de savoir comment les choses vont évoluer et vers où nous nous dirigeons. « 

Charlie Ogletree (USA), skipper, China Team (CHN) sur l’arrivée à une seconde d’Artemis Racing :
« Nous avions nos chances mais Artemis a maintenu un sacré rythme. Au portant, j’ai été un peu lent pour border l’aile, le bateau a décollé sur une coque et ils nous ont mis un quart de longueur de bateau. Nous rentrons à la maison avec une longue liste de travail, et en profondeur. Nous espérons tous vous revoir à Naples. »

Vasilij Zbogar (SLO), skipper, Green Comm Racing (ESP) :
« Tous les jours, nous nous sentons mieux et nous pensons que nous pouvons pousser les choses un peu plus loin mais nous n’arrivons à mener assez proprement le bateau. Nous allons nous entrainer fort les quatre prochains mois et je suis sûr à 100% que vous verrez une équipe différente à Naples et Venice. »

Darren Bundock (AUS), skipper, ORACLE Racing Coutts (NZL) :
« Nous avons eu des hauts et des bas. Nous avons remporté la première manche mercredi et nous faisons derniers aujourd’hui. Nous allons nous attarder sur ce qui a mal fonctionné. Jimmy (Spithill) à remporté les deux titres, nous avons donc une excellente référence. Nous avons encore beaucoup à faire si nous voulons continuer à pousser fort Jimmy. »

Résultats – San Diego Fleet Racing Championship

1. ORACLE Racing Spithill
2. Emirates Team New Zealand
3. Energy Team
4. Aleph
5. Team Korea
6. Artemis Racing
7. China Team
8. Green Comm Racing
9. ORACLE Racing Coutts



America's Cup World Series : 20/11/11

Yann Guichard et ses équipiers d'Energy Team se sont inclinés hier soir face à James Spithill sur Oracle Racing lors de la finale du Match Racing Championship

Lors de la première manche, les américains effectuent une manoeuvre limite lors du pré-départ, sans écoper de pénalité, les français partent cependant lancés et passent la première marque en tête, ils contrôlent ensuite leur adversaire sur le premier tour, James Spithill et ses hommes perdant quelques secondes sur chaque bord. Le tournant du match survient lors du 2ème près, Yann Guichard rompt la couverture de son adversaire et lui laisse la gauche du plan d'eau, ils virent de bord avec plus de 700m de décalage latéral, lors du croisement des deux AC45, Oracle Racing Spithill croise devant Energy Team, les français repassent le catamaran américain mais Spithill les bloque avant la marque au vent et les empêche de virer, le bateau français est très nettement ralenti et perd une centaine de mètres, ils réduiront l'écart sur le portant mais Oracle Racing coupe la ligne en tête.

La journée en vidéo

Le second duel sera moins disputé, James Spithill passe la ligne et la première marque en tête, il couvrira ensuite son adversaire sur tous les bords, empêchant tout retour des français qui s'inclinent 2-0 face aux américains.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Yann Guichard (FRA), skipper Energy Team (FRA) :
"C’était vraiment difficile aujourd’hui, car le vent était très irrégulier. Nous prenons un bon départ lors de la première manche mais je fais une erreur par la suite et ils en profitent pour nous doubler. Dans le second duel, nous n’avons aucune opportunité de revenir. Jimmy a été le meilleur aujourd’hui mais je suis satisfait. Nous avons fait du bon travail toute la semaine en restant constants. Je suis très content de finir second de ce Match Racing Championship. Nous avons créé la surprise et progressé jour après jour, jusqu’à arriver en finale aujourd’hui. L'équipe a vraiment accompli un excellent travail."

James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing (USA) :
"Suite à notre dernière régate, nous avons travaillé dur sur notre match race. Avec l’équipe à terre et les voiliers, nous avons vraiment mis un point d’honneur à notre préparation et c’est génial de pouvoir les récompenser par la victoire. Energy Team a une très bonne vitesse et a vraiment bien navigué. Nous avons su rester denses et très proches et dès qu’une opportunité s’est présentée, nous l’avons saisie sans regarder ensuite en arrière. (…) Il n’y pas de doute, nous voulons le beurre et l’argent du beurre (gagner le Match Racing et la Fleet Race). Nous voulons être les premiers et remporter les deux titres et nous allons tout faire pour gagner."

Les petites finales ont également été courues hier, ce qui a permis à Aleph de remporter brillamment un nouveau un match contre  ORACLE Racing Coutts barré, ici, par Darren Bundock. Les Français s'imposent au départ et déroulent ensuite leur match avec une excellente tactique et un bon placement sur le plan d'eau, ce qui leur permet de décrocher une belle cinquième place.

Déclaration de Pierre Pennec, skipper d’ALEPH : ‘Fantastique journée pour ALEPH, on gagne contre Oracle Racing 5 pour la deuxième fois. On avait décidé, avec Bertrand Pacé, notre directeur sportif d’être assez agressifs sur la ligne et c’est ce qui a payé car nous avons pris un super départ et nous sommes restés devant grâce au super travail de l’équipage. Demain, on reprend les courses en flotte, il va falloir bien se placer lors des départs et optimiser la vitesse’. 

Et Thierry Fouchier, le régleur des voiles d’avant d’ALEPH ajoute :  ‘Le départ était très serré avec Oracle Racing 5 ainsi que durant le reste du match avec un plan d’eau très ouvert en terme de risées mais nous sommes restés très sereins et concentrés jusqu’à la fin’.

Sur les autres duels de ces ‘petites finales’, Team Korea bat les Espagnols de Green Comm Racing malgré une pénalité au départ, Emirates Team New Zealand l’emporte assez facilemnt sur Artemis Racing et prend la troisième place.

Classement final du San Diego Match Racing Championship
1. Oracle Racing Spithill
2. ENERGY TEAM
3. Emirates Team New Zealand
4. Artemis
5. Aleph
6. Oracle Racing Coutts
7. Team Korea
8. Green Comm Racing
9. China Team



America's Cup World Series : 19/11/11

Yann Guichard et son équipage ont de nouveau malmenés un top team hier lors des America’s Cup World Series – San Diego. Ils ont remporté leurs deux matchs contre les Suédois d’Artemis Racing lors des demis finales et se sont donc qualifiés pour la finale ce soir, ils affronteront ORACLE Racing Spithill, l'équipage américain qui est probablement le plus expérimenté sur multicoque à aile rigide.

Le format des demis- finales se faisaient au meilleur de 3 manches, ORACLE Racing Spithill et Energy Team se sont imposés face à Emirates Team New Zealand et Artemis Racing en deux manches à zéro.


Photo copyright Bo Struye

La première demi-finale opposait deux des grand favoris : Emirates Team New Zealand et ORACLE Racing Spithill, qui pointent en tête des America’s Cup World Series 2011-2012. Dans la première manche, l’équipe de Spithill gagne le départ et réussit à maintenir les Kiwis dans leur tableau arrière jusqu'à la fin de la régate.

Le second match a été plus serré, Dean Barker gagne le départ mais James Spithill et son équipage reviennent sur les néo-zélandais et réussissent à passer le catamaran kiwi sur le troisième bord à la faveur d’un choix favorable sur la gauche du plan d’eau.

La seconde demi-finale opposait les Français d’Energy Team et Artemis Racing, les français perdaient les deux départ face aux suédois mais réussissaient à passer l'AC 45 Artemis sur le premier bord de portant grâce à une excellente vitesse et des relances impeccables. Yann Guichard et son équipage creusaient ensuite l'écart avec une bonne tactique, empêchant tout retour des suédois.

La journée en vidéo.

Les réactions de l'équipage d'Energy Team
Yann Guichard (FRA), skipper  Energy Team (FRA) :
« Nous avons pris à chaque fois les bonnes décisions et aujourd'hui l'ambiance à bord était vraiment bonne. Le but était de ne pas prendre de risques sur les départs. Nous étions vraiment confiants quant à notre vitesse et notre tactique. Nous sommes partis derrière mais dans une bonne position pour revenir sur le premier gybe (empannage). Le vent était vraiment irrégulier et nous avons peut-être eu un peu de chance parfois mais nous avons bien navigué. C’est une super journée, nous avons pris beaucoup de plaisir et je suis tellement content pour l’équipe. »

Christophe André (FRA), équipier d’avant, Energy Team (FRA) :
« Nous ne nous attendions pas à gagner aussi « rapidement », c’est-à-dire en deux manches. Demain, contre James Spithill, nous voulons juste faire du bon boulot, simple et efficace, avec des manœuvres propres et des départs appliqués. »

La finale sera donc à suivre en direct ce soir à 22h 10 sur le site officiel, tout comme les ‘Petites finales’ qui opposeront :
Green Comm Racing vs. Team Korea (7e/8e)
Aleph vs. ORACLE Racing Coutts (5e/6e)
Emirates Team New Zealand vs. Artemis Racing (3e/4e) 


Jeudi soir l'équipage Aleph s'était également fait remarqué en remportant successivement trois matchs races face à China Team, Team korea et Oracle Racing Coutts.

« La première rencontre contre les Chinois était un peu le match « à pression » du jour. C’était une épreuve éliminatoire donc il nous fallait absolument les battre. Cette première victoire nous a mis en confiance pour la suite. » expliquait Nicolas Heintz, n°1 d’Aleph.

Pierre Pennec et ses hommes étaient ensuite opposés à Artemis Racing, les français écopaient d'une pénalité lors du pré-départ mais parvenaient à passer les suédois, cependant cette régate était annulée suite à des problèmes techniques sur les zones d'exclusion. Un nouveau départ est donc donné quinze minutes plus tard, Terry Hutchinson inflige de nouveau une pénalité au skipper français lors du pré-départ, Aleph arrive malgré tout à recoller et accuse un retard de 7 secondes au passage de la 5ème marque, sur le dernier bord, Artemis négocie mieux les effets de site et Aleph tombe dans une zone sans vent, les suédois s'envolent vers la victoire et l'emporte avec 38 secondes d'avance.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Pierre Pennec : « Après trois matchs, nous étions bien chauds, et les régates se sont enchaînées comme un stimulant. Nous menions le premier duel avant son annulation puis nous avons été pénalisés sur le second départ mais nous avons bien joué les bascules jusqu’à la dernière marque. Nous avons fait peur à Artemis Racing, une grosse équipe de match racing, une très bonne journée pour Aleph. »



America's Cup
World Series : 17/11/11

Yann Guichard et son équipage ont marqué les esprits en se hissant à la première place à l'issue des trois régates en flotte courues hier.




Les équipes se sont affrontées sur un plan d'eau calme avec 9 à 13 noeuds de vent.

La première régate était remportée par Oracle Racing Coutts avec une belle avance, l'équipage américain était suivi par Emirates Team New Zealand et Energy Team. ; Aleph terminait dernier dans le sillage de Green Comm. Sur la deuxième régate, Artemis, ETNZ, Energy Team et Team korea prenaient le meilleur départ, Energy Team restait longtemps au contact d'ETNZ avec qui ils luttaient pour la deuxième place, lors du passage d'une bouée Yann Guichard écopait d'une pénalité pour une gène à Oracle Racing Spithill qui faisait l'intérieur à la bouée. Sur la ligne, Artemis devançait Team Korea, ETNZ, Oracle Racing Coutts et Energy Team qui coiffait Aleph grâce à une meilleure vitesse.



La démonstration d'Energy Team se terminera par une victoire sur l'ultime manche du jour devant Oracle Racing Spithill et Green Comm (peu habitué aux podiums), Aleph ne pouvait faire mieux que 7ème.

Au classement général Energy Team est donc leader avec 24 points, ETNZ a 23 unités au compteur, Oracle Racing Spithill 22, Artemis est quatrième devant Team korea, Green Comm, Aleph et China Team.

Les trois leaders sont qualifiés pour les demi-finales du Match Racing Championship disputées vendredi, tandis que les six autres s’affrontent ce soir en match race à élimination directe pour prendre place sur le quatrième siège encore disponible.

Pierre Pennec et son équipage devront donc remporter quatre match-race d'affilé – à commencer par China Team – pour atteindre les demi-finales et y défier l’autre équipage français.



Les réactions des barreurs à l'issue de la journée :

Yann Guichard (FRA), barreur Energy Team (FRA) :
"C'est une superbe journée pour Energy Team. L’équipe a accompli un travail fantastique en prenant d’excellents départs et en maintenant une bonne vitesse. Les petits teams, comme nous, progressent chaque jour. Je me sens de plus en plus à l’aise et je sens vraiment bien le bateau maintenant. Nous avons vraiment travaillé dur toute la semaine dernière, en particulier sur les départs, et aujourd’hui je peux me permettre de sortir la tête du bateau. Cela me donne la possibilité de faire de la tactique-stratégie et de ne pas être constamment rivé sur les manœuvres. Je sais que les gars suivent parfaitement et cela me met en confiance. Plus je suis confiant et plus je peux envoyer des manœuvres un peu plus 'chaudes'. Arnaud Jarlegan, qui est à côté de moi et que je connais bien m'aide beaucoup : on a le même discours. Je suis très content."


Dean Barker (NZL), skipper Emirates Team New Zealand (NZL)
:
"Cela n'a pas été facile. Nous avons eu un problème sur une pièce et nous n'avons pas pu bloquer la drisse du gennaker. Quand tu as un problème de cet ordre, tu en as pour la journée. Nous sommes donc contents d'avoir terminé seconds. Les gars ont fait un travail génial tout au long des manches mais nous étions trop concentrés sur les manœuvres et pas assez sur la tactique."

James Spithill (AUS), skipper ORACLE Racing Spithill (USA):
"Nous avons eu du mal sur les 'starts', nous avons pris deux faux départs et terminé deux fois derniers au passage à la bouée au vent. C'est pourtant un point sur lequel nous nous sommes beaucoup entraînés. Je n'ai pas été bon aujourd'hui. Le bateau s'est allumé de toutes les lumières possibles : pénalités, faux départ...un arbre de noël avant l'heure mais sans les cadeaux !"

Pierre Pennec (FRA), skipper, Aleph (FRA) :
"Je n’ai pas pris de bons départs aujourd’hui. En revanche, nous avons progressé en vitesse au près entre la première et la dernière manche car nous avons trouvé de nouveaux réglages, un point positif. Mais nous devons encore nous améliorer en manœuvres, surtout lors de l’envoi du gennaker. Ce qu’on a fait de bien aujourd’hui, on va essayer de le refaire demain lors du match race contre China team qui est un bon concurrent. Et ce sera intéressant car je n’ai pas fait beaucoup de match race et encore moins en multicoque !"

Le résumé de la journée en vidéo


America's Cup : 16/11/11

Après deux jours de compétition non officielles ce week-end (les régates en flotte nommées Port Cities Challenge), le Match Race Championship reprend aujourd’hui à San Diego avec des régates en flotte qualificatives pour la phase de Match Race (le format de compétition est toujours aussi complexe que sur les étapes précédentes avec régates ne rentrant pas dans le classement et alternance de régates en flotte, en match-race et des runs de vitesse).

Ces deux journée du Port Cities Challenge se sont déroulées dans des vents faibles et sous une pluie battante pour la première, ces conditions ont permis un beau jeu tactique avec des remontées de certains bateaux qui ont joué avec les risées, comme sur la première manche où Artemis s’impose devant ETNZ alors que les deux AC45 étaient en queue de flotte en début de manche, la seconde manche a été remportée par China Team.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

La seconde journée sera excellente pour les deux équipages français qui signaient leur première victoire en flotte, Aleph mené par Pierre Pennec accompagné de l’équipage avec lequel il navigue en Extreme 40 remportait la première régate de la seconde journée, alors qu’Energy Team, barré par Yann Guichard, en l’absence de Loick Peyron, s’adjugeait la dernière, les deux teams tricolores prenaient les 4 et 5ème place de cette épreuve préliminaire, ETNZ remportait celle-ci devant Artemis Racing et Oracle Racing Spithill.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

L’écart face aux top teams s’est donc sensiblement réduit avec de belles performances des deux équipes françaises mais aussi de China Team et du Team Korea, seul Green Comm Racing semble peiner à élever son niveau.

Ces équipes seront donc à suivre dès ce soir à 22h05 pour trois régates en flotte et deux AC500 Speed Trials. Les résultats des courses en flotte déterminent l’ordre d’entrée de chaque équipe pour la journée de jeudi où elles s’affrontent alors en duels (match racing) à élimination directe en vue des demi-finales. Ces dernières ont lieu le vendredi tandis que la finale et la petite finale sont programmées le lendemain et couronnent le San Diego Match Racing Champion. Dimanche, les équipes courent deux nouveaux AC500 Speed Trials avant de s’affronter pour l’ultime grande course en flotte du San Diego Fleet Racing Championship.

A suivre sur le canal dédié YouTube, et sur le site de Canal Plus avec commentaires en français assuré par Loic le Bras.

A lire, un interview de Yann Guichard.



Multis 50' : 16/11/11

Après quatorze jours de course et les nombreux abandons dans la classe Multi 50′, les deux rescapés poursuivent leur course vers le Costa Rica.

Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard a peu à peu accentué son avance sur  Loic Féquet et Loic Escoffier sur Maitre Jacques depuis le départ, les deux trimarans ont contourné la marque de la Barbade et naviguent désormais dans la mer des Caraibes, Actual pointe à 1000 milles de l’arrivée avec 290 milles de retard, sauf avarie le duo le Blévec/Manuard devrait remporter cette transat devant Féquet/Escoffier.

Loic Féquet : « On pensait que la journée d’hier serait paisible et rapide sous les alizés et ça n’a pas du tout été le cas ! Il n’y a pas eu de vent, beaucoup de grains orageux, on a dû tirer des bords… Passer la Barbade a été très laborieux, on a eu une grosse panne de vent d’une heure ! Du coup on l’a rebaptisée la Barbante

Depuis qu’on l’a enroulée, tout va bien, on est à nouveau à 20 nœuds, on sera à Sainte Lucie dans une heure. Ensuite, Jean-Yves Bernot nous conseille de carrément traverser presque toute la mer des Antilles avant de faire cap sur Puerto Limon… On a encore 1500 milles à faire donc avec une ETA possible le 20 novembre.

Aujourd’hui, normalement, les grains sont derrière nous, on devrait avoir de l’alizé mais la nuit prochaine risque d’être à nouveau orageuse. Du coup on se repose bien le jour mais les nuits sont plutôt agitées ! »

Du côté des avaries, Prince de Bretagne devrait bientôt quitter la Corogne pour être convoyé vers sa base de Lorient, le skipper Lionel Lemonchois attend des conditions favorables, à savoir un vent d’ouest sur le golfe de Gascogne, afin de faire naviguer le trimaran sans solliciter le flotteur et le bras de liaison droits. Son co-skipper sur cette transat, Matthieu Souben a convoyé avec Antoine Koch Crêpes Whaou, qui avait du abandonné suite à la blessure de Franck Yves Escoffier, qui souffre de fractures suite à sa chute dans le cockpit du bateau.



Multis 50' : 05/11/11

Les premiers à jeter l’éponge ont été Lionel Lemonchois et Matthieu Souben sur Prince de Bretagne hier soir suite à une nouvelle avarie sur le bras de liaison du trimaran, cette casse fait suite aux conditions musclées de ce début de course avec des rafales à plus de 35 noeuds et une mer forte et hachée de face, puis une descente vers le sud sous les grains et dans une mer délicate.


Matthieu Souben « Nous avons entendu un gros « crac ». La crosse du bras avant de liaison bâbord venait de casser. Nous avons alors immédiatement affalé, sécurisé le bateau et mâtossé tout ce qui était lourd sur tribord. Nous savions que les conditions étaient dures et soumettraient les bateaux à rude épreuve. Depuis le départ, nous avions pourtant mené notre barque sans tirer dessus outre mesure… La casse à laquelle nous devons faire face était impossible à anticiper ».
Lionel Lemonchois : « Le bras est complètement désolidarisé du flotteur. Celui-ci tient avec la drisse de gennaker et des bouts que nous avons mis un peu dans tous les sens. Nous avons renvoyé un peu de toile pour que le bateau soit appuyé. Les conditions sont correctes, la dorsale nous rattrape tout doucement, nous avons 10/12 de vent, encore de la mer. Ce serait bien que ça se calme, ça soulagerait bien le bateau. Nous devons faire un bon dix noeuds de moyenne. Nous ne savons pas encore où nous allons exactement: Corogne, sans doute. Nous déciderons  au fur et à mesure. Nous ne pouvons naviguer que bâbord amure, quand le bateau est bien appuyé. Ainsi, le flotteur ne touche pas l’eau et c’est là que ça souffre le moins. Depuis hier soir, il a fallu faire vite, préserver le bateau, passer la nuit en espérant que ça ne s’aggrave pas trop. Je suis assez optimiste, si nous continuons comme ça, ça devrait aller. Nous allons continuer notre petit bout de chemin, voir où le vent nous emmène. Là où le vent nous portera, comme dit la chanson »

La série noire a continué avec Crèpes Whaou qui annonçait son abandon peu après, sur blessure cette fois-ci, Franck Yves Escoffier a fait une mauvaise chute dans le cockpit du bateau, comme il l’explique : «Je venais de barrer pendant deux heures. Je me suis levé, il y avait une mer croisée, des vagues un peu déferlantes. Antoine (Koch, son co-skipper) se préparait, on discutait, une vague a pris le bateau par le travers et je suis parti. Ma tête a atterri dans la casquette (qui protège le cockpit, ndlr), les lunettes ont volé et j’ai pris le winch dans le bas du dos. Tout de suite, j’ai senti la douleur et je me suis allongé.J’ai eu mon rhumatologue qui m’a prévenu que j’avais peut-être quelque chose de cassé, coccyx, vertèbre… Toute la zone est douloureuse. La décision d’abandonner est sage. Connaissant la mer, le bateau et ce qu’on allait prendre, ça n’aurait pas été sérieux de continuer. «

L’équipage de Crèpes Whaou se dirige vers la Corogne, tout comme Prince de Bretagne, les deux bateaux sont attendus demain matin dans le port espagnol.

Le troisième équipage contraint d’arrêter la course était celui de FenêtréA-Cardinal. Erwan Le Roux et Didier Le Vourch ont constaté des fissures au niveau du mât : «Hier dans l’après-midi (vendredi), la mer s’est calmée et nous en avons profité pour faire à nouveau avancer la bête , racontait samedi matin Erwan Le Roux. Nous avons alors entendu deux ou trois cracs. Nous avons réduit tout de suite et nous nous sommes rendus compte que l’avant du bateau était plein d’eau et qu’il y avait des fissures dans la cloison du mât à l’avant. Nous avons donc décidé de faire demi-tour. «Le trimaran fait route vers La Trinité-sur-Mer.

Ne restent en course qu’Actual, leader ce soir avec 37 miles d’avance sur Maître Jacques, la course se résume donc désormais à un duel entre Yves le Blévec/Samuel Manuard et Loic Féquet/Loic Escoffier.


Maxis Multis : 04/11/11

Loick Peyron et sa cellule météo ont pris la décision de ne pas prendre le départ du Trophée Jules Verne aujourd’hui, la situation encore favorable hier s’est dégradée sur l’Atlantique nord et sur les premières heures après le départ (vent faible et mer formée), ces conditions auraient provoqué un retard conséquent jusqu’aux Canaries, incompatible avec les temps du record, ce qui a poussé le skipper, son équipage et les météorologues à renoncer à un départ.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Loick Peyron : «Nous ne partons pas. Ce n’est pas une surprise dans le monde des chasseurs de records. Il faut être attentif et prêt à choisir la moindre proie et dans notre cas, la proie est de taille. Nous observons les évolutions météo depuis une semaine et nous étions prêts à prendre un petit risque, à partir dans des conditions pas favorables du tout ici au large de Brest, avec très peu de vent et une mer formée. Quitte à avoir du retard à l’Equateur pourquoi pas mais avec un Sud pas mal du tout. Il s’avère qu’ici ça s’est dégradé franchement et qu’il n’y a pas assez de vent pour décoller de Ouessant et trop de mer pour pouvoir démarrer et aller accrocher du vent assez intéressant au large. Dans ces cas là, ça nous met vraiment en retard aux Canaries et le fameux anticyclone des Açores est en promenade à Madère, ce qui nous obligerait à passer au ras des côtes et à arriver à un temps à l’Equateur qui n’est pas bon du tout. Tout l’équipage était prêt. Il faut être prêt tout le temps, c’est tout l’esprit d’un commando. On ne sait pas à quel moment on va pouvoir attaquer, mais pour le moment la paix subsiste ! Fort heureusement, les systèmes météo ne sont absolument pas figés en ce moment sur l’Atlantique et nous regardons déjà ce qu’il se passe dans les dix jours qui viennent. Si d’aventure nous ne partons pas dans un avenir proche, nous ferons une session d’entraînement. Nous avons convenu de nous retrouver tous les quinze jours pour naviguer s’il n’y a pas de fenêtre. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes à Brest que depuis trois jours…»




Extreme Sailing Series
:
03/11/11

Le dernier acte des Extreme Sailing Series 2011 se déroulera du 7 au 11 décembre à Singapour et déterminera le vainqueur du championnat des Extreme 40. La huitième étape à Almeria le mois dernier avait vu Alinghi remporter cet acte, devant Luna Rossa et Oman Air ; Groupe Edmond de Rothschild se classait 5ème et perdait sa première place au classement provisoire au profit de Luna Rossa qui compte désormais un point d'avance sur l'équipage français, la victoire devrait se jouer entre ces deux équipages puisque le troisième, ETNZ pointe à 9 points du leader, ETNZ est talonné par Alinghi et The Wave Muscat qui chercheront à s'emparer la troisième marche du podium.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après huit Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 69 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 68 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 60 points
  4. Alinghi (SUI) – 59 points
  5. The Wave, Muscat (OMA) – 57 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 53 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 47 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 30 points
  10. Niceforyou (ITA) – 17 points
  11. Team Extreme (EUR) – 17 points

Cette dernière étape accueillera deux équipes francophones, Stéphane Kandler qui dirige All4One, toujours à la recherche d'un budget pour l'America's Cup, inscrit une équipe 100% française dans la compétition, ce team est soutenu par SOITEC et the first club™. Team Extreme - the first club™, sera mené par Sébastien Col (skipper et régleur de Grand Voile), Jean-Christophe Mourniac (barreur), Franck Citeau (régleur) et Christophe André (numéro 1). Bruno Dubois aura un rôle de coach et manager auprès de cet équipage expérimenté sur le circuit Extreme 40 . L'objectif est de pérenniser ce team pour la saison 2012.

© Lloyd Images

Stéphane Kandler, Directeur de K-Challenge. "L'objectif est de mener un projet à long terme et d'effectuer la globalité de la saison 2012. C'est une réelle opportunité pour l'avenir car le multicoque est désormais un passage obligé dans la voile professionnelle. Nous avons donc décidé de suivre cette logique, et de se concentrer sur les formats très compétitifs, comme nous l'avons fait depuis 20 ans."

L'autre équipe est le Team Tilt, mené par le suisse Alex Schneiter, l'équipage sera renforcé par Arnaud Psarofaghis, qui navigue sur l'AC 45 Aleph. L'Extreme 40 suisse poursuivra donc sur ce circuit après une première expérience positive à Almeria (9ème sur 11).

A noter le retrait d'Artemis Racing qui se consacre désormais pleinement à sa participation à la 33ème America's Cup.

Maxis Multis : 03/11/11

Loick Peyron et son équipage ont convoyé leur maxi trimaran Banque Populaire 5 à Brest lundi, le multicoque ne devrait pas tirer longtemps sur ses amarres avant de s’élancer autour du monde, en effet, le skipper et les routeurs envisagent un départ demain avec un passage de la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large de Ouessant dans l’après midi.

© B.STICHELBAUT/BPCE

Cette fenêtre ne semble pas idéale, mais devrait être tentée, ce qui permettrait à l’équipage de faire demi-tour si elle s’avérait insuffisante, les explications de Loick peyron, le skipper du maxi trimaran : « Nous avons décidé avec Ronan Lucas (directeur du Team Banque Populaire) de convoquer l’équipage à Brest, car nous observons depuis une semaine déjà une fenêtre de tir possible. Nous regardons très attentivement les systèmes météo dans l’Atlantique Nord et l’Atlantique Sud et constatons que les prévisions dans le Sud sont très bonnes à 10-12 jours mais qu’en revanche il y a une sorte d’irrégularité dans les prévisions de l’Atlantique Nord. Il y a encore quelques jours la situation était bonne, mais elle se dégrade au fil du temps. Notre problématique actuelle est la suivante : pour le moment nous n’avons que très peu de vent pour partir de Ouessant (alors qu’en général on part dans des conditions de brise pour un Jules Verne), et si nous n’arrivons pas à « décoller » assez vite de cette zone, nous nous retrouverons bloqués au niveau des Canaries. Maintenant, il y a tout de même une opportunité, un petit trou de souris à saisir, car si on arrive à « décoller » de Ouessant, on pourra réussir à attraper la dépression à temps et arriver à l’Équateur puis dans le Sud dans de très bons temps.

Ce qui est probable, c’est que nous prenions du retard au début, car la situation en Atlantique Nord nous oblige à tricoter, mais nous sommes prêts à prendre ce risque car il peut en valoir la peine ! Enfin, nous gardons à l’esprit, comme je l’ai toujours dit, qu’un retour au ponton sans franchissement de ligne est possible, de même qu’après avoir franchi la ligne, nous pouvons constater que nous sommes vraiment trop en retard et que nous n’arriverons pas à attraper la bonne situation dans l’Atlantique Sud, nous déciderons donc de rentrer à Brest. Nous sommes début novembre, nous pouvons donc nous permettre de partir et revenir dans moins d’une semaine. »



America's Cup : 02/11/11
  • Oracle Racing, qui dispose de quatre AC 45 a repris les entrainements en baie de San Francisco (les deux autres AC45 utilisés sur les ACWS sont arrivés par cargo à San Diego), avec une nouveauté, un des deux catamarans semble équipé de foils courbes, à la place des deux dérives droites utilisées habituellement sur le monotype, comme on peut le voir sur cette photo.

© 2011 Val Gillen

  • Aleph change d’équipage, après Alain Gautier, Bertrand Pacé, l’équipe intègre les hommes du Gitana Team, à savoir trois des quatre membres d’équipage de l’Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild, en effet, Pierre Pennec, Christophe Espagnon et Thierry Fouchier mèneront l’AC45 français lorrs des America’s Cup World Series de San Diego avec le Suisse Arnaud Psarofaghis qui conserve le réglage de l’aile et Nicolas Heintz qui officiera sur la plage avant ; Hervé Cunningham, le n°1 de l’Extreme 40 du Gitana Team, a dû décliner l’offre faute de disponibilités dans son planning.

Les réactions des directeurs généraux des deux équipes :

Cyril Dardashti, le Directeur Général du Gitana Team, se réjouissait de cette annonce qui s’accorde parfaitement avec la volonté de perfectionnement de son équipe sportive :« Nous avons la conviction d’avoir réuni un équipage fort sur l’Extreme 40 Groupe Edmond Rothschild. Les résultats de Pierre Pennec et de ses hommes sur les Extreme Sailing Series nous ont déjà largement conforté dans notre choix. Mais l’intérêt d’ALEPH – Équipe de France pour ces marins vient renforcer cela. En effet, l’équipe dirigée par Philippe Ligot et menée sportivement par Bertrand Pacé a souhaité pouvoir compter dans ses rangs notre équipage pour la prochaine étape des AC World Series. Cette demande s’insérant parfaitement dans le calendrier Extreme 40, et portant initialement pour l’ensemble des membres de l’équipage, le Gitana Team a souhaité y répondre positivement. C’est une très bonne opportunité pour Pierre, Christophe et Thierry. Elle va leur permettre de découvrir un support qui semble très intéressant du fait de l’aile rigide. Mais surtout, cette compétition en multicoque sur un format relativement proche des Extreme Sailing Series sera un excellent moyen pour eux de rester dans le rythme et d’acquérir encore plus d’expérience pour Singapour, où se jouera le titre 2011 que nous convoitons. Car, plus de six semaines sans navigation se seraient écoulées entre le Grand Prix d’Almeria et celui de Singapour s’ils ne participaient pas aux AC World Series de San Diego. Enfin, il est important de préciser que cette annonce marque un échange purement sportif et non financier entre le Gitana Team et ALEPH – Équipe de France.»

Interview de Philippe Ligot, Directeur Général d’ALEPH – Équipe de France : « Dans la composition de son équipe, Bertrand Pacé a souhaité étoffer l’équipage que nous avions formé pour les deux premières éditions des America’s Worlds Series en proposant à Pierre Pennec, Thierry Fouchier et Christophe Espagnon de nous rejoindre pour l’épreuve de San Diego qui se tiendra du 12 au 20 novembre 2011. Grâce à l’accord amical du Baron Benjamin de Rothschild et du Gitana Team, basé sur un échange pragmatique au service de la performance, cette initiative s’inscrit dans notre stratégie de bâtir la meilleure équipe possible pour représenter la France sur l’America’s Cup. Pierre, Thierry et Christophe sont talentueux et expérimentés, ils font briller le Gitana Team sur le circuit Extrême 40 et nous avons la conviction qu’ils contribueront à renforcer notre équipage. Nous sommes 6èmes au classement général des ACWS, c’est un bon résultat lorsque l’on connaît le contexte sportif et le niveau très élevé sur l ‘America’s Cup. Mais nous espérons qu’ALEPH – Équipe de France pourra ainsi améliorer son classement et préparer l’avenir de notre projet qui recherche un partenaire majeur pour poursuivre dans cette prestigieuse compétition. »

  • Luna Rossa revient dans la compétition pour la Coupe de l’America avec Prada comme sponsor, le groupe italien semble prêt à investir 40 millions d’euros pour tenter de remporter l’aiguillère d’argent, le défi italien a été accepté par le defender, l’équipage devrait se construire autour des hommes présent sur l’Extreme 40 engagé cette saison.

Luna Rossa Challenge a signé un accord de coopération avec Emirates Team New Zealand  jusqu’au 31 Décembre 2012, qui comprendra l’accès complet à tous les plans de conception d’ETNZ et aux données de performance pour cette période. Les coques de l’AC72 « Luna Rossa » seront construites en Italie et tous les autres éléments seront réalisés en Nouvelle-Zélande, en collaboration étroite avec le design team d’Emirates Team New Zealand. L’équipe néo-zalandaise produira donc les plans de son premier AC72 et de son sistership pour les italiens.



Multis 50' : 31/10/11
Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à 13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de 45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à 10 m) à l’arrière du front froid.

Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six à s’affronter sur cette transat.

On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques (l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir la dragée haute aux favoris.

Maxis Multis: 27/10/11

Le départ de la Transat Jacques Vabre, qui devait avoir lieu hier à 13h, sera finalement donné mercredi à 15h, une décision sage aux vues des prévisions météos qui annoncent une dépression très creuse qui va générer des conditions tempétueuses pendant 48 heures : vents moyens de 45 nœuds, rafales à 55/60 nœuds associés à une mer grosse (creux de 8 à 10 m) à l’arrière du front froid.

Les équipages des Multis 50′, IMOCA et classe 40 patienteront donc dans le port du Havre jusqu’en milieu de semaine avant de s’élancer vers le Costa Rica, le plateau en Multi 50′ a été amputé d’une unité avant le départ, en effet Anne Caseneuve et son fils ne pourront prendre le départ sur leur trimaran puisqu’ils n’ont pas fourni le certificat de jauge indispensable à l’engagement du bateau, ils ne seront donc que six à s’affronter sur cette transat.

On retrouve bien évidemment le vainqueur en titre, Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3, il sera associé à Antoine Koch, leurs deux principaux adversaires seront Actual mené par Yves le Blévec et Samuel Manuard et Prince de Bretagne avec Lionel Lemonchois et Matthieu Souben à bord ; FenêtreA Cardinal et MonOpticien.com ne devraient pas pouvoir suivre le rythme imposé par les derniers bateaux construits, le rôle d’outsider pour le podium et/ou la victoire revient à Maître Jacques (l’ex Crèpes Wahou 2) skippé par Loic Féquet et Loic Escoffier, qui a brillé en fin de saison de grand prix et qui a le potentiel pour tenir la dragée haute aux favoris.



Maxis Multis: 29/10/11

Lionel Lemonchois et les représentants de la marque Prince de Bretagne ont détaillé le projet du futur Maxi trimaran hier, sans surprise, le choix du cabinet VPLP comme architectes et de Multiplast comme chantier ont été confirmés.

La construction, basée sur la plate forme du 60′ ORMA Sodeb’O devrait débuter dans les jours qui viennent à Vannes, comme le confirme le skipper dont le principal objectif est de remporter la Route du Rhum 2014.

Lionel Lemonchois : « En ce qui concerne l’architecte, choisir VPLP paraissait logique. D’abord parce que ce cabinet a construit le 60 pieds Sodebo, ensuite parce qu’en terme d’acquis, d’expériences et de résultats, il a fait ses preuves. Disons que s’engager avec eux, c’était minimiser les risques. Le chantier débutera le 2 novembre chez Mutiplast à Vannes pour une mise à l’eau en septembre 2012. Pour la longueur, nous partons sur un 80 pieds. Nous avons déterminé la longueur du Maxi à partir des analyses réalisées par les architectes par rapport à ce que je voulais dès le départ, c’est-à-dire à peu près le même déplacement qu’avait Sodebo au niveau du poids et de la masse, etc… Le but ? Pouvoir garder le mât, l’accastillage et ainsi ne pas partir dans une spirale de coûts délirante.  Au final, nous aurons un 80 pieds pour moins cher qu’un 60 pieds il y a cinq ans. »
En ce qui concerne l’avenir du trimaran de la classe Multi 50′, aucune décision ne semble avoir été prise, Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont à priori défini un programme sur le maxi trimaran pour 2013, le 50′ devrait donc être utilisé pour la saison 2012.
Emmanuel Descloux : « Notre décision n’est pas arrêtée (concernant le Multo 50′). Toutes les options sont encore possibles. En tous les cas, le résultat de la Transat Jacques Vabre n’influencera pas la décision finale. Pour commencer, nous devons avaler le gros morceau de la construction du Maxi. Nous nous sommes engagés à garder un budget constant entre le Multi50 aujourd’hui et le Maxi 80 demain. »



Hydroptère
:
29/10/11

  • L’Hydroptère est entré en chantier cette semaine, afin d’adapter au mieux le foiler aux navigations hauturières, en effet Alain Thébault et son équipage tenteront de battre le record Los Angeles-Honolulu la saison prochaine ; le profil des foils, la triangulation et le profil des voiles et le plan porteur arrière seront retravaillés lors de ce chantier d’hiver.
  • La semaine dernière, sur le lac Léman, l’équipe de l’Hydrhttp://voilemulticoques.wordpress.com/wp-admin/post-new.php?post_type=postoptère.ch a décroché un nouveau record avec le record du kilomètre sur le Léman à 31.46 nœuds, soit près de 60km/h, après celui de l’heure battu en septembre, ce catamaran de 35 pieds est destiné à valider les concepts du futur Hydroptère Maxi qui prendra le nom de Libryd.
  • Les rumeurs se font plus pressantes concernant ce futur Hydroptère Maxi, Alain Thébault aurait décroché son partenaire titre qui serait la DCNS, le budget serait boucler aux deux tiers et la construction de ce trimaran à foils de 30m par 30 et doté d’une aile rigide pourrait débuter en mai 2012 pour une mise à l’eau prévue un an plus tard, l’annonce officielle du sponsor titre devrait avoir lieu le 3 décembre au salon nautique de Paris.



Maxis Multis: 27/10/11
Il semblerait que Marc Thiercelin soit débarqué du programme de DCNS après la Transat Jacques Vabre qu’il disputera en double en 60′ IMOCA avec l’ancien skieur Luc Alphand, le skipper aurait acheté l’ex Oman Sail, le maxi trimaran mené par Sidney Gavignet sur la dernière Route du Rhum et sistership de Sodeb’O.

Marc Thiercelin serait donc à la recherche de sponsors pour terminer les réparations de ce trimaran, fortement endommagé après son chavirage de 2010 (coque centrale et bras de liaison tribord), et s’enger sur un projet de tour du monde par les deux pôles.

MOD 70: 27/10/11 
  • Gitana XV, le MOD 70 du Gitana Team a été mis à l’eau il y a 48 heures à Lorient, le trimaran confié à Sébastien Josse a subi les tests statiques, les premières navigations devraient avoir lieu dans les jours à venir, si les conditions météorologiques le permettent. Autre nouvelle pour l’écurie du Baron Benjamin de Rothschild, la confirmation du déménagement du team à Lorient, la flotte Gitana intégrera donc l’ancien hangar de Sensation Océan, alors que les locaux de la Trinité devraient être repris par Spindrift Racing, Cyril Dardashti, le team manager de Gitana Teal explique cette installation à Lorient  : « Le Gitana Team s’installe dès aujourd’hui à Lorient. Nous intégrons, en effet, un hangar situé sur la base des sous-marins de Kéroman et les bateaux Gitana seront amarrés à proximité immédiate. Ce déménagement intervient après dix années passées à la Trinité-sur-Mer et a été guidé par un souci d’optimisation de notre logistique mais également par le souhait de gagner en performance. En effet, avec l’arrivée du MOD 70 Groupe Edmond de Rothschild dans l’écurie nous souhaitions nous rapprocher de nos futurs concurrents car la monotypie de ce nouveau support réclamera des entraînements communs pour progresser et rester à la pointe. Avec la base des sous-marins de Keroman, où une grande majorité des équipes de course au large est réunie, Lorient a réussi un challenge difficile en transformant le site existant et en mettant en place un pôle de compétence aujourd’hui reconnu. Au sein du Gitana Team, nous avons l’ambition de rester au cœur de l’innovation et des avancées technologiques et c’est pourquoi cette nouvelle base s’est imposée comme une évidence. Cependant, l’équipe reste extrêmement attachée à la Trinité-sur-Mer et à son port de plaisance car il offre, avec la Baie de Quiberon, un lieu de navigation idyllique. »
  • Jean Pierre Dick, qui a récemment débuté en multicoque sur Extreme 40 à Nice, a annoncé officiellement son engagement sur le circuit MOD 70, toujours accompagné de ses fidèles partenaires Virbac et Paprec, le skipper prendra donc la barre du 8ème trimaran monotype, la bateau sera mis à l’eau en septembre 2012, JP Dick pourra donc enchainer les navigations dès son retour du Vendée Globe afin de débuter en compétition en 2013.

Plusieurs interviews du futur skipper, concernant ce nouveau projet sur VoilesetVoiliers.com et le Télégramme.



Maxis Multis
:
11/10/11


Loïck Peyron a dévoilé hier l’équipage qui l’épaulera dans la tentative de Trophée Jules Verne, dont le stand-by débutera à la fin du mois.

Pas de révolution au sein de l’équipage du maxi-trimaran, l’équipage sélectionné par Pascal Bidégorry l’année dernière est reconduit à l’exception de Jérémie Beyou, à la recherche d’un budget pour le prochain Vendée Globe et d’Erwan Tabarly, qui semble pour sa part avoir trouver un sponsor et un bateau (l’ex Foncia) pour ce Vendée Globe. Jean-Baptiste Le Vaillant qui avait intégré l’équipage lors du record de traversée de l’Atlantique Nord sera chef de quart alors que Thierry Duprey du Vorsent, qui avait effectué la tournée méditerranéenne du trimaran, aura un poste de régleur/barreur dans le quart de Fred Le Peutrec.

Juan Vila est reconduit au poste de navigateur embarqué, alors que Marcel Van Triest assurera le routage à terre du bateau.

Le temps de référence à battre sera de 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes pour décrocher ce Trophée Jules Verne.

Loick Peyron : » Un chef d’orchestre doit savoir écouter, beaucoup, et si possible être extrêmement bien secondé par tous les solistes. Un équipage a besoin d’être guidé, pour bien jouer ensemble, il faut regarder dans la même direction. Mon rôle est donc d’imprimer un rythme, une ambiance, une confiance. Pour faire un bel orchestre, il faut de bons musiciens. La musique est belle, l’instrument est incroyable ».

Composition de l’équipage du Maxi Banque Populaire V pour le Trophée Jules Verne :

Hors quart

Loïck Peyron, skipper
Juan Vila, navigateur embarqué, responsable électronique/informatique

Quart n°1

Jean-Baptiste Le Vaillant, chef de quart, responsable voiles
Kévin Escoffier, barreur/régleur, responsable vidéo et structure
Xavier Revil, barreur/régleur, responsable avitaillement et vie à bord
Florent Chastel, numéro 1, responsable médical et gréement courant/dormant

Quart n°2

Frédéric Le Peutrec, chef de quart
Emmanuel Le Borgne, barreur/régleur, responsable médical et composite
Thierry Duprey du Vorsent, barreur/régleur, responsable mécanique et énergie
Ronan Lucas, numéro 1, responsable sécurité

Quart n°3

Yvan Ravussin, chef de quart, responsable composite
Brian Thompson, barreur/régleur
Pierre-Yves Moreau, régleur, responsable mécanique et hydraulique
Thierry Chabagny, numéro 1, barreur/régleur, responsable accastillage et voiles
Marcel van Triest, routeur à terre


MOD 70 : 09/10/11

Les KRYS MATCH se sont clôturés hier à la Trinité sur Mer après trois jours de régates et de beaux combats pour la victoire entre les trois équipages des MOD 70 (Gitana 11 n'intégrait pas le classement).
C'est finalement Race for Water skippé par Stève Ravussin qui remportait la victoire de l’événement inaugural du Multi One Championship après huit manches courues.
Ils devancent  Veolia Environnement de Roland Jourdain et  Foncia de Michel Desjoyaux.

La première journée s'est déroulée dans un vent de secteur nord ouest soutenu de 15-20 nœuds forcissant jusqu’à 30 nœuds en fin d’après midi, dans ces conditions musclées, c'est Roland Jourdain qui prenait la tête grâce à une excellente vitesse sur le bords de près et des manoeuvres fluides de son équipage, qui avait répété cette première confrontation en enchainant les entrainements pendant deux semaines avec notamment un stage au centre d'entrainement de Port la Forêt ; le trimaran rouge était talonné par Race For Water de Stève Ravussin, Michel Desjoyaux et son équipage fermaient la marche à l'issue de la première journée, après plusieurs soucis d'envoi de gennaker, l'équipage de Foncia payait son manque d'entrainement comme l'expliquait le skipper  : « Quel plaisir de naviguer à bord de multicoque et qui plus est à la Trinité sur Mer ! Nous n’avons jamais navigué dans ces conditions auparavant à bord de notre MOD Foncia. D’ailleurs, nous n’avons que très peu navigué depuis sa mise à l’eau pour cause de régates en D35. Aujourd’hui, c’était une très bonne mise en jambe qui nous a permis de nous situer par rapport à nos concurrents. Nous avons connu quelques déboires avec l’enroulage de notre gennaker ; on va régler ça pour demain ! On apprend, on apprend !»


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild, le trimaran de 77' invité sur l'événement était hors classement, Sébastien Josse et ses hommes se mesurent en effet aux MOD 70 en attendant la livraison de leur propre monotype prévue à la fin du mois, le Gitana Team n'a d'ailleures pas fait de figuration lors de cette première journée en terminant premier de chaque course.

Le résumé de la première journée en vidéo

La seconde journée de régates a été moins ventée, quinze noeuds avec une mer plate, mais le spectacle n'en fut pas moins intéressant avec de belles courses, Race For Water prenait la tête du classement provisoire avec des places de 3ème, 1er et 2ème,  Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild poursuivait sur sa lancée avec des places de 2ème, 2ème et 1er, Roland Jourdain rétrogradait à la seconde place, devant Foncia, Michel Desjoaux décrochait une première victoire de manche sur la première régate de la journée.

En fin d’après midi, les quatre teams se sont de nouveau affrontés sur des runs de vitesse, qui consistaient en un aller-retour au vent de travers. Ces runs avaient pour objectif de départager les concurrents ex-aequo. C'est l'équipage de Foncia qui s'avérait le plus rapide devant Gitana 11, Véolia et Race For Water.

Les réactions à l'issue de cette seconde journée :

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes vraiment contents ! Nous avons pris de bons départs et réussi la plupart de nos manœuvres. Je suis très content de mon équipe qui évolue très vite. François Morvan, notre tacticien, s’est adapté très vite et nous a dessiné de belles trajectoires. Mais il ne faut pas crier victoire ! Attendons demain soir ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild : « Venir sur les KRYS MATCH est pour nous l’occasion d’observer nos futurs adversaires en MOD70. Nous pouvons constater à l’issue de ces deux premiers jours de course que les écarts ne sont pas si conséquents. Les MOD70 répondent à ce que nous souhaitions, à savoir un trimaran capable de naviguer dans 30 nœuds de vent sans que nous ayons des réparations à faire le soir. De plus, le format des courses rend possible un enchaînement de manches, ce qui laisse le jeu ouvert côté sportif ! »

Le résumé de la seconde journée en vidéo


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Pour la dernière journée des KRYS MATCH, les trimarans se sont affrontés sur un parcours côtier de 22 milles en baie de Quiberon puis sur une ultime régate.

Le côtier a été animé par deux duels au sein de la flotte, à la première bouée, Race For Water et Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild  viraient la bouée devant Port Haliguen au coude à coude alors que Veolia Environnement et Foncia se disputaient la trosième place. Dans le long bord de portant au retour, Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild a dû déclarer forfait suite à l’explosion de son gennaker. Les trois MOD70 ont ensuite pris des options différentes, ce qui a permis à Roland Jourdain et à ses sept équipiers de prendre l’avantage sur ses adversaires et de remporter cette course devant Race for Water et Foncia.

Pour  l’ultime manche des KRYS MATCH, Gitana 11-Groupe Edmond de Rothschild faisait un retour réussi après son abandon sur le côtier en signant une nouvelle victoire devant Veolia Environnement, Foncia et Race for Water.

Au classement final, Race For Water s'impose avec deux points d'avance sur Véolia Environnement et cinq sur Foncia, Gitana 11, hors classement termine à égalité de points avec le vainqueur malgré son abandon sur le côtier.

Ces trois jours de régates ont donc permis de valider le concept des city races qui auront lieu dans les villes étapes du Multi One Design Championship, au vu des résultats, cette première confrontation est une réussite avec des bateaux performants et des régates au contact.

Michel Desjoyeaux, skipper du MOD70 Foncia : « Ca fait du bien de se retrouver en course à bord d’un multicoque ! Ca faisait longtemps ! Avec l’équipage de Foncia à bord du MOD70, ces KRYS MATCH étaient notre baptême du feu puisque nous n’avons pas eu beaucoup l’occasion de nous entrainer. Jeudi, nous avons été un peu cueillis à froid dans la brise. Mais, les réflexes reviennent vite ! On a hâte d’être plus nombreux. A trois, c’est top ; à douze, ça le sera encore davantage ! »

Roland Jourdain, skipper du MOD70 Veolia Environnement : « Je voudrais vraiment féliciter mon équipage. Humainement, ces trois jours se sont très bien passés et ça aide lorsque l’on doit faire face à des hauts et surtout des bas comme sur ces trois jours. Nous avons connu le meilleur jeudi pour descendre en bas de tableau vendredi. Aujourd’hui, nous rebondissons donc en soi c’est déjà un succès car très vite tu peux tomber dans une spirale négative ! Sportivement, c’était chaud, des régates de haute tenue. Bravo à nos adversaires ! A fond sur un patin, nous nous sommes régalés ! Nous ne gagnons pas mais nous sommes contents d’avoir engrangé tant d’expérience. Le trimaran est une discipline que je n’avais pas pratiquée depuis longtemps et, avec moi à la barre, c’était une grande première. Vivement la suite ! »

Stève Ravussin, skipper du MOD70 Race for Water : « Nous sommes très très contents d’autant que le nombre d’entrainements avec l’équipage a été réduit. Le MOD70 est pour moi un bateau magique, solide et costaud. C’est toute une philosophie cette monotypie stricte. On est en plein dedans et on constate aujourd’hui sur ces KRYS MATCH que ça fonctionne ! Rendez-vous sur la KRYS OCEAN RACE à New York ! »

Sébastien Josse, skipper du prototype Gitana11 et futur skipper du MOD70 Groupe Edmond de Rothschild : « A bord de Gitana11-Groupe Edmond de Rothschild, nous nous sommes régalés de voir ces belles batailles sur l’eau. Ca a été serré ! Pour nous, ces KRYS MATCH ont fait office de warm-up. Nous avons hâte de réceptionner notre MOD70 à la fin du mois et de le prendre en mains. »

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Je viens de vivre trois jours magiques et inoubliables ! Ces KRYS MATCH ont été l’occasion pour notre partenaire KRYS et tous les membres du Multi One Championship de partager un premier événement ensemble et de faire découvrir le MOD70 au public et à nos invités.
Merci aux 32 marins engagés de nous avoir servi un si beau spectacle nautique et à l’ensemble des acteurs du circuit : armateurs et partenaires d’avoir activement participé à ces KRYS MATCH ! Merci à la Trinité sur Mer de nous avoir accueillis, à la SNT et à tous les bénévoles sur l’eau ! Merci à notre directeur de course Jean Maurel.
Ces trois jours à la Trinité sur Mer avaient plusieurs objectifs pour nous, organisateurs. Tout d’abord la production d’un contenu de qualité pour une meilleure lisibilité et une optimisation de la valorisation de notre circuit MOD70. Ensuite, la validation des formats de course. Et enfin, la production audiovisuelle pour associer live et voile. A l’issue de ces KRYS MATCH, les trois cibles sont atteintes. Je ne peux que m’en réjouir ! »


© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.



Maxis Multis : 09/10/11

Lionel Lemonchois a mis à l’eau le trimaran de 60′ ORMA de Prince de Bretagne, à la Trinité. Son équipe a effectué cette manoeuvre avec l’aide de celle de Sodeb’O qui se sépare donc de son 60′ qui a connu de nombreux succès avec Thomas Coville à la barre.


© Marcel MOCHET

Le bateau a été mâté dans la foulée, il a ensuite passé une nuit au port de la trinité avant d’être convoyé à Lorient le lendemain. L’équipe de Prince de Bretagne va désormais lancer la phase d’études afin de transformer le bateau en maxi multicoque.


Maxis Multis : 09/10/11

Le maxi-trimaran IDEC est arrivé en milieu de semaine à Lorient, avant de rejoindre le chantier Multiplast.

Francis Joyon et son équipage composé de trois marins ont convoyé le trimaran géant sous gréement de fortune des côtes américaines à la Bretagne, le bateau va désormais entrer en chantier afin de remettre en état la plate forme et le mât suite au chavirage survenu fin août lors de la tentative de record en solitaire de l'Atlantique Nord.


Interview
:
06/10/11


Yann Guichard, futur skipper du MOD Spindrift Racing, également engagé sur les Extreme Sailing Series avec Alinghi, et avec l'Energy Team qui prépare la prochaine Coupe de l'America revient sur ces différents projets dans cette interview pour Voile-Multicoques (réalisée pendant les Extreme Sailing Series de Nice).


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Voile-Multicoques.com : Tu viens d'annoncer ton engagement en MOD 70 avec la création d'une nouvelle société Spindrift Racing, pourquoi cet engagement sur ce circuit ?

 Yann Guichard : Je fais du multicoque depuis près de vingt ans, c'est ma passion, je suis passé sur plusieurs supports en offshore et en inshore, avec une Route du Rhum dernièrement (en 2010 sur Gitana 11), ce circuit fait la synthèse de toute cette expérience, j'étais donc motivé et intéressé pour intégrer ce circuit.

 Ce qui est fantastique dans ce projet c'est le fait de partir d'une page blanche, c'est la première fois que je peux construire un team à mon image, après avoir été équipier sur différents bateaux, puis skipper chez Gitana mais avec une équipe déjà en place.

 Mon association avec Léo Lucet (directeur de Spindrift Racing) permet de partir sur des bases solides, puisqu'il a déjà géré ce genre de projet au sein du Gitana Team.

 

La vocation de Spindrift Racing est-elle seulement orientée vers le MOD ou souhaiteriez-vous intégrer d'autres projets multicoques ?

 Le projet phare de Spindrift Racing est clairement le MOD 70, mais j'ai envie de partager mon expérience acquise en multicoque avec des jeunes.

Le multicoque revient comme support aux JO, donc pourquoi ne pas essayer d'aider des jeunes régatiers à travers notre structure.

 

As tu déjà eu l'occasion de naviguer sur un des MOD  ?

 Pas encore, je suis seulement monté quelques minutes sur Race for Water à Lorient, mais j'ai eu beaucoup de retours par des amis, qui seront peut être de futurs équipiers sur le bateau.

Je pense que ce bateau est bien né, ce qui est logique avec des gens d'expérience comme Franck David et Stève Ravussin aux commandes. Ils sont partis des 60' ORMA avec le cabinet VPLP, qui a le plus beau palmarès en multicoque océanique.

Le trimaran est simple avec beaucoup moins de gadgets que sur les trimarans 60' ORMA, ce qui correspond à l'objectif de fiabilité de cette classe avec un programme sur 10 ans comprenant un tour du monde.

Nous avons déjà eu un bel aperçu de ce que seront les courses sur ces bateaux avec la Fastnet Race où les deux MOD 70 ont terminé à trois minutes d'intervalle après 30 heures de course et 600 milles parcourus.

 

© Yvan Zedda / Sea&Co / MOD S.A.

Le plateau reste pour l'instant assez franc-français, penses-tu que l'engagement des grands noms de la voile et du multicoque puisse attirer les teams étrangers courtisés sur ce circuit MOD ?

 Il y a des contacts avec des teams étrangers sur le circuit MOD 70, deux équipes ont déjà signé Race for Water pour la Suisse et Oman Sail, nous espérons que les six engagements finalisés attireront des sponsors et des skippers.

Au delà de la conjoncture économique actuelle, le frein vient du fait que la classe « n'existe pas » encore réellement, la Krys Match puis la Krys Océan Race permettront d'inviter des skippers, des clients qui pourront visualiser le potentiel du circuit, ce qui pourrait déboucher sur d'autres projets.

 Le MOD 70 a une place à prendre, il y a un tour du monde en équipage en monocoque, la Volvo Ocean Race, désormais il y aura un tour du monde en multicoque.

 Pour Spindrift Racing, notre vocation n'est pas de trouver obligatoirement un partenaire français, loin de là, nous sommes en pourparlers avec différentes entreprises, mais tant que rien n'est signé nous restons humbles.

 Nous devrions retrouver des équipiers français à bord de tous les bateaux, car à l'heure actuelle les meilleurs équipiers de course au large en multis sont français, il serait bête de s'en priver. De mon côté j'aurai au moins un ou deux marins étrangers sur le bateau.

 

Tu fais partie de l'équipage d'Alinghi qui est engagé sur les Extreme Sailing Series, actuellement en deuxième partie de classement, que manque-t-il à l'équipage pour mieux figurer ?

 Sur le bateau le potentiel est là, nous apprenons à nous connaître, c'est de mieux en mieux, mais les résultats sont en dents de scie sur les différents Acts.

Nous sommes parfois en tête mais nous avons du mal à terminer, nous étions en tête pendant deux jours à Trapani sur les « Open Water », avant de terminer sixième, les « Stadiums » (régates sur des formats courts) sont plus difficiles pour nous.

Nous avons raté des journées ce que nous ne pouvons pas nous permettre sur ce circuit où la moindre petite erreur, le moindre manque de cohésion se paient cash.

 Il reste trois grands prix, rien n'est terminé, nous allons continuer à nous battre régates après régates, l'important est de se faire plaisir à bord et les résultats suivront, mais le plateau est conséquent, le niveau très élevé, c'est donc logique que les résultats soient serrés.

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Quel est la principale difficulté sur ce circuit des Extremes 40 ? L'exiguité des plans d'eau, le format très court des régates avec la nécessité de prendre de bons départs ?

 Le départ est primordial, mais nous avons vu aujourd'hui que des départs moyens ne sont pas forcément rédhibitoires, les bateaux en retard sur la ligne peuvent prendre un côté du plan d'eau dans un vent frais, Gitana a pris des départs à droite en deuxième rideau, alors que nous étions tous bloqués sur la gauche, ce qui a été payant au final.

Cependant sur ce grand prix les conditions sont vraiment extrêmes avec un à quatre nœuds de vent, donc tout peut basculer sur une manche.

 

Tu as couru les deux derniers grands prix de D35 en Méditerranée, comment se comporte ce catamaran typé lac sur un plan d'eau ouvert ?

 Tout s'est très bien passé pour nous, avec un beau grand prix à Beaulieu, de bonnes conditions pendant trois des quatre jours de régates, à Antibes nous avons eu un peu moins de vent, mais le bateau s'est bien comporté, ce qui limite ce bateau n'est pas l'intensité du vent, mais l'état de la mer, ce qui a d'ailleurs entrainé l'annulation d'une journée de courses à Beaulieu sur Mer.

 L'expérience a été favorable pour toutes les équipes, je pense qu'une majorité souhaite renouveler ce type de navigations l'année prochaine.

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com


Tu as navigué sur l'AC45 d'Energy Team, quels sont les plus grosses différences entre ce catamaran à aile et un multicoque à gréement conventionnel ?

 L'aile rigide est très efficace, nous l'avons vu lors de la dernière coupe, elle diminue beaucoup le fardage, le bateau est donc plus évolutif, il vire et empanne mieux.

La gestion de la puissance est assez incroyable sur les AC45, c'est très précis, nous avons trois réglages sur l'aile: le traveller qui permet de régler toute l'aile, ce qu'on retrouve sur un gréement classique ; le camber, qui est l'équivalent de la bordure sur un multi classique comme l'Extrême 40 ou le D35, et qui permet de régler la profondeur entre l'avant de l'aile qui nous appelons le mât et les flaps ou volets sur l'arrière de l'aile ; le twist, qui permet d'enlever de la puissance sur les flaps, ce qui correspond au cunningham. Ces éléments ne sont donc pas complétement différents dans la façon de naviguer.

Le fait de gérer à volonté la puissance est assez formidable. ce qui permet également de régater dans des conditions musclées, comme à Plymouth, où les catamarans ont navigué dans 30 nœuds de vent, ce qui est rare pour des multicoques de cette taille.

 Les flotteurs sont très volumineux, les safrans ont une grande surface, ce qui amène un bon contrôle, le bateau est donc très tolérant.

 L'aile gomme les défauts du multicoque par rapport au monocoque, un mono est très évolutif, l'aile rigide apporte cette évolutivité, la diminution du fardage fait que le bateau ne s'arrête pas, ce qui est une difficulté sur les phases de départ où il faut gérer le timing à la ligne.

 

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Energy Team a peu navigué par rapport aux top teams, est ce que des entrainements sont prévus pour combler ce retard ?

 Le premier acte à Cascais était une phase de découverte pour toutes les petites équipes, avec une différence de niveau maximale entre les nouveaux teams et les autres (Oracle Racing, Artemis Racing et ETNZ), à Plymouth les coréens et Energy Team ont montré un beau potentiel, le retard s'est donc un peu comblé.

Pour atteindre le niveaux des tops teams, il n'y a pas de secret, il faut naviguer plus, les grosses équipes passent 200 jours par an sur l'eau.

 Dans cette optique et avant le troisième acte à San Diego, nous allons naviguer une semaine à l'ENV (du 17 au 21 octobre) avec l'Energy Team pour faire du match race sur deux catamarans du Trophée Clairefontaine, nous allons nous entrainer avec Pierre Antoine Morvan, spécialiste français de match racing.

Nous allons également modifier un peu l'équipage avec Christophe Espagnon qui sera au réglage de l'aile à côté de moi (Yann Guichard barrera l'AC 45 d'Energy Team à San Diego) et qui assurera aussi la tactique.

Ensuite nous allons planifier d'autres entrainements sur d'autres supports, le désavantage que nous avons par rapport aux grosses équipes est l'impossibilité de naviguer à deux AC45, Artemis en a commandé un second, Oracle en possède quatre.

 Nous ne pouvons pas naviguer entre les actes puisque les bateaux sont en transit, et nous ne pouvons pas faire de speed tests ou de réels entrainements avec les autres équipes, ce qui complique la tâche pour le développement des voiles d'avant.

Des entrainements à deux bateaux permettraient de progresser de façon exponentielle, nous l'avons vu en naviguant avec le Team Korea à Cascais.

 

Concernant ces formats de courses assez courtes, est ce qu'une réelle communication est possible entre le barreur et le tacticien (ou skipper) sur ces circuits Extreme 40 et AC 45 ?

 En Extreme 40 non, sauf sur les Open Water, mais en Stadiums la décision doit se prendre sur l'instant, donc le barreur gère également la tactique dans 80% des cas, nous n'avons pas le temps de discuter du timing d'un virement sans se mettre dans une situation difficile, avec ensuite des « options » qui sont subies et non choisies.

Avant la manche, nous avons malgré tout le temps de discuter pour choisir le positionnement sur la ligne et le côté du plan d'eau à choisir, c'est donc un travail d'équipe.

Sur l'Extreme 40, je pense que pour avoir de bons résultats, les trois équipiers doivent être capables de gérer tout les postes pour faire avancer la machine, le barreur est moins concentré sur la marche du bateau que sur d'autres séries puisqu'il gère également la tactique.

 En AC45 les parcours sont peu plus longs, les bateaux vont plus vites, la limite virtuelle doit être intégrée, ce qui ajoute une difficulté supplémentaire ; une aide à la tactique est donc essentielle.

Cet aspect nous a manqué sur les deux premiers rendez-vous, où nous étions plus en phase de découverte du bateau, nous devons passer sur un mode plus centré sur la performance.

Sur certains bateaux, la tactique est assurée par le numéro 2 qui gère les bastaques, sur d'autres c'est le régleur de l'aile ce qui me correspond plus ; nous fonctionnerons de cette façon avec Christophe Espagnon à San Diego.


Maxis Multis : 04/10/11

Forts de leur succès sur la Route du Rhum en Multi 50', Lionel Lemonchois et Prince de Bretagne ont décidé de se lancer un nouveau défi, en effet ils ont décidé de racheté le 60' ORMA Sodeb’O  de Thomas Coville, afin de rallonger le bateau pour qu'il puisse courir en classe Ultime.

Lionel Lemonchois avait imaginé un projet similaire lorsqu'il était skipper chez Gitana, le projet avait abouti à Gitana 11 en version 77', mais le double vainqueur de la Route du Rhum avait été débarqué avant la mise à l'eau du bateau.

Le 60' sera dans un premier temps loué jusqu'à la fin de l'année afin de lancer les études en collaboration avec les architectes VPLP puis acheté avant la mise en chantier, pour une mise à l'eau prévue en  2012. Le skipper prévoit une nouvelle coque centrale ainsi que les flotteurs, en conservant le reste du trimaran qui devrait atteindre une taille de 80'.

© Benoît Stichelbaut / Design - Nicolas Gilles

Lionel Lemonchois : « Je suis vraiment heureux de partir sur un nouveau projet tel que celui-ci. Partir d’une page blanche, cogiter, créer et modifier un 60 pieds, c’est toujours très enrichissant. J’ai cette idée et cette envie dans la tête depuis déjà longtemps et je suis ravi que Prince de Bretagne m’accorde sa confiance aujourd’hui pour que nous nous lancions ensemble dans cette aventure. La confiance de son partenaire, c’est valorisant et important. Je n’ai jamais navigué sur le 60 pieds « Sodeb’O » mais je sais que c’est un bon bateau. Nous allons partir d’une bonne base et construire une jolie bête de course. »

Joseph Rousseau, président du Cerafel (Prince de Bretagne) :
« Avec ce nouveau projet, nous renforçons notre engagement dans la voile. A l’issue de la Route du Rhum, nous avons eu ce souhait et cette réflexion en constatant deux choses. La première, que nous avions un ‘vrai chef’ à bord de notre multi50 et la deuxième, que l’on parlait beaucoup du grand gagnant de la course, toutes catégories confondues. Nous avons alors voulu donner les moyens à Lionel d’exprimer tout son talent. L’ambition est une valeur que Prince de Bretagne partage avec son skipper. »

Jean-François Jacob, secrétaire général de la SICA : « La classe Ultime est pour nous une évolution normale qui confirme notre intérêt et notre volonté de monter en puissance dans notre communication tournée vers la mer et vers la voile. Nous avons de belles échéances devant nous et notamment la Route du rhum 2014, sur laquelle nous viendrons jouer la grande victoire. D’ici là, le bateau naviguera sur un programme qui n’est pas encore défini entre les courses et les campagnes de record auxquelles un bateau de cette classe peut prétendre. »


Extreme Sailing Series : 02/10/11

L'équipage de Pierre Pennec, sur Groupe Edmond de Rothschild s'est imposé hier à Nice sur le 7ème acte des Extreme Sailing Series.

Comme souvent, la victoire s'est jouée sur la dernière manche, qui compte double ; l'équipage français de Groupe Edmond de Rothschild, en tête depuis la veille, devait terminer devant ou juste derrière Artemis Racing sur cette ultime course pour gagner ce rendez-vous ; après le superbe retour d'Artemis qui avait remporté deux manches successivement dans la matinée et qui ne pointait plus qu'à 3 points derrière les français.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Le récit de cette régate par Pierre Pennec, le skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « Sur le départ nous étions bord à bord avec Artemis. Terry Hutchinson se montre trop gourmand et franchit la ligne prématurément. L’ambiance est alors au beau fixe même si nous restons concentrés. Mais nous déchantons assez vite car un bateau, qui n’est pourtant pas en concurrence directe avec nous vient nous chercher et nous fait perdre beaucoup de terrain. Un dernier du classement général qui embête le premier … c’est toujours dommage ! Ensuite, au passage sous le vent nous considérons que nous sommes engagés sur Red Bull mais le jury en décide autrement et nous sommes sanctionnés d’une pénalité. A ce moment là, nous sommes derrière Artemis. Et là, l’équipage s’est remotivé et a puisé dans la cohésion qui nous unit car nous voulions vraiment jouer nos chances jusqu’au dernier moment. Sur la ligne, nous avons les suédois en ligne de mire et nous coupons cette dernière à seulement dix centimètres de son tableau arrière. Les dernières régates sont toujours d’une grande intensité car le principe du coefficient deux n’autorise aucune erreur surtout quand nous sommes si serrés en point. L’équipage a laissé exploser sa joie une fois la ligne franchie. Cette victoire est une très belle revanche pour nous et elle nous remet en tête du classement annuel… que demander de plus ?»

Groupe Edmond de Rothschild remportait donc ce grand prix devant Artemis qui terminait à un point seulement des vainqueurs, l'équipage suédois de Terry Hutchinson s'incline donc sur cette ultime régate, comme à Boston.


Groupe Edmond de Rothschild célébrant sa victoire de l'Acte 7 à Nice © Lloyd Images

Les suisses d'Alinghi complètent le podium de cette 7ème étape devant Luna Rossa 

Tanguy Cariou, skipper d'Alinghi : "Dans l'absolu c'est un bon résultat, mais nous sommes un petit peu déçus bien sûr. Je pense qu´on avait le potentiel pour faire mieux. Ce matin on a perdu le rythme par rapport à Artemis Racing et Groupe Edmond de Rothschild, donc bravo à eux, ils ont fait un super boulot. On sait que depuis Trapani le classement général va être difficile à jouer pour nous donc maintenant on se concentre sur la victoire d'étape." 


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Oman Air a effectué une belle remontée et termine à la cinquième place devant Red Bull Extreme et Emirates Team New Zealand, Dean Barker et ses hommes auront été à la peine dans les vents faibles de Nice, après leurs succès sur le circuit des America's Cup World Series.

Jean Pierre Dick, pour sa première expérience en Extreme 40 n'aura pas démérité et termine avant dernier de cet acte, devant Team Nice for You.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les 11 équipes retrouveront la compétition à  Alméria pour la 8ème et avant dernière étape de la saison du 12 au 16 Octobre.

Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild reprend la tête du classement avec deux points d'avance sur Luna Rossa, et 7 sur Emirates Team New Zealand, troisième, Artemis Racing pointe en 6ème position à égalité de points avec Alinghi.

Classement du Grand Prix de Nice (après 29 manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) - 229 points
  2. Artemis Racing (SWE) - 228 points
  3. Alinghi (SUI) – 215,5 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 209 points
  5. Oman Air (OMA) - 185 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 179.5 points
  7. Emirates Team New Zealand (NZ) - 163 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) - 160 points
  9. The Wave, Muscat (OMA) - 156 points
  10. Team Extreme (EUR) - 119 points
  11. Niceforyou (ITA) - 118 points

 

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 61 points
  2. Luna Rossa (ITA) – 59 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 54 points
  4. The Wave, Muscat (OMA) – 52 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 49 points
  6. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  7. Alinghi (SUI) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 38 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 21 points
  10. Niceforyou (ITA) – 16 points
  11. Team Extreme (EUR) – 15 points


MOD 70 : 02/10/11

Les KRYS MATCH, première confrontation officielle des MOD 70 aura lieu du 6 au 8 octobre,  à la Trinité sur Mer. Les trois premiers MOD seront présents, avec leurs skippers et l’équipage : Michel Desjoyeaux sur Foncia, Roland Jourdain sur Véolia Environnement, Stève Ravussin sur Race For Water, Sébastien Josse le skipper du futur Gitana XV sera également présent sur Gitana 11, l’ex ORMA allongé à 77′ ; tout comme Sidney Gavignet qui skipper le trimaran de l’Oman Sail (MOD n°6), et Yann Guichard qui aura la barre de Spindrif Racing (MOD n°5).

© MOD S.A. - Yvan Zedda / Sea&Co / www.zedda.com

Les KRYS MATCH constitueront l’événement inaugural du Multi One Championship, le véritable lancement de ce dernier aura lieu en juillet 2012 lors de la KRYS OCEAN RACE, transat en équipage qui s’élancera de New York (USA) pour rallier Brest (France).

Cette exhibition permettra de valider les formats des courses d’exhibition qui seront courues lors des différentes escales des MOD 70 :
• Les parcours techniques type « RACE » avec départ et arrivée à 90° du vent, au reaching.
• Les Speed Match – runs de 10 minutes en duel
• Les Raids – parcours plus long s’apparentant davantage à un parcours côtier

Le programme des Krys Match et l’organisation

- Les KRYS MATCH se courent du jeudi 6 octobre au samedi 8 octobre 2011.
- La flotte est amarrée sur la panne Loïc Caradec, derrière la capitainerie à compter de mercredi 5 octobre 12h00.
- Race for Water et Gitana 11 sont en entrainement sur zone dès lundi 3 octobre.
- Les arrivées de Veolia Environnement et Foncia sont prévues mercredi 5 octobre dans la matinée.
- Les régates sont visibles depuis la pointe de Kerbihan, à la Trinité sur Mer, chaque après-midi de 14h00 à 18h00 ou depuis un écran géant dans le village.
- Les KRYS MATCH sont des courses in shore en équipage de 8 marins.
- Le village des KRYS MATCH est installé près de la capitainerie du port de la Trinité sur Mer.
- L’espace de la Fondation Multi One Attitude accueille le public de 10h00 à 19h00.

Un nouveau site internet est mis en ligne dès aujourd’hui, il permettra de suivre les résultats et les différentes news,ainsi que les régates en live : www.krys-oceanrace.com, à suivre également sur lapage Facebook https://www.facebook.com/KrysOceanRace ou sur twitter : http://twitter.com/#!/MOD70


L’agenda trinitain :

Jeudi 6 octobre
13h00 18h00 City Races et speed match

Vendredi 7 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 18h00 City Races et speed match

Samedi 8 octobre
10h00 12h30 Pro-Am
13h00 16h00 City Races et speed match
17h30 Remise de prix


America's Cup : 02/10/11

L’ancien Gitana 12, vendu à l’équipe suédoise Artemis Racing, a effectué sa première sortie aujourd’hui à Valence, dans des conditions légères.

L’ancien trimaran de 60′ ORMA a subi un important chantier mené par l’équipe sous la direction de l’architecte Juan Kouyoumdjian, il est désormais doté de nouveaux foils dont le dessin semble assez proche de ceux utilisés sur USA-17, donc « moins courbes » que sur les 60′ ORMA, d’un bout dehors allongé, sans que la longueur de la coque centrale n’est été modifiée semble-t-il, les flotteurs ont été allongés (probablement à 72′ pour s’approcher au plus près des futurs AC72).

La plate forme du bateau semble donc assez proche de ce que BMW Oracle avait produit avec USA-17, fortement inspiré par les 60′ ORMA,  pour l’instant le multicoque suédois est pourvu d’un mât aile classique, il devrait prochainement être remplacé par une aile rigide.

Photos à découvrir sur VSail.


Extreme Sailing Series : 01/10/11

Les équipages se sont retrouvés sur l'eau aux premières heures du jour ce samedi, un horaire inhabituel pour ces régates en Extreme 40, en effet le comité de course avait décidé d'anticiper les prévisions très dévaforables pour l'après midi.

Les Extreme 40 ont donc disputé quatre régates ce matin, dans une brise établie et sur des parcours "au large", avant la pause de midi, ils ont retrouvé le plan d'eau à 14h, mais seule une manche a pu être lancée étant donné la disparition progressive des quelques noeuds de vent établis en début d'après midi, les organisateurs ont pu faire patienter le public jusqu'à la décision du comité à 16h qui décidait de renvoyer les bateaux au port.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La première manche a été marquée par un incident à bord de Red Bull Extreme Sailing, le tacticien Hans Pieter Steinacher est tombé à l'eau une drisse enroulée autour de sa cheville ; trainé derrière le catamaran, il a heurté  un safran, fort heureusement, les conséquences seront minimes avec pour lui, puisqu'il ne déplore qu'une plaie nécessitant quelques points de suture. En vidéo : ICI

Emirates Team New Zeland remportait cette première régate de la journée devant Groupe Edmond de Rothschild et Alinghi, l'équipage suisse s'imposera à deux reprises lors de cette matinée de courses : "On a pris beaucoup de plaisir ce matin, les conditions étaient bonnes, nous avons pris de bons départs et décisions tactiques", expliquait Tanguy Cariou. "Nous gardons bien sûr un oeil sur le classement. L'objectif n'est pas d'être en tête ce soir mais bien de remporter l'étape demain."

L'équipage du Gitana Team effectuait aussi une bonne opération en prenant deux secondes places et une troisième, leur permettant de prendre la tête du classement provisoire, les français profitaient de résultats moyens d'Artemis Racing (10, 5, 5, 4 sur la matinée).

L'après midi aura été très rapidement écourtée, le comité envoyait une manche à 14h, très disputée dans le très petit temps, Artemis s'imposait devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild qui terminaient au coude à coude à quelques mètres de la plage, les suivants arriveront également en peloton serré dans la zone d'arrivée, avec quelques contacts au passage de ligne.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Dans l'attente d'un retour du thermique, l'organisateur a organisé quelques divertissements pour le public avec des runs de vitesse, Alinghi se montre le plus rapide sur ces runs de quelques dizaines de mètres et empoche deux bouteilles de champagne promises au vainqueur, certains équipages profitent de ce moment de relâche pour embarquer des enfants de l'école de voile ou pour laisser la barre à leurs invités, voir pour certains à tester des configurations d'équipage inédites pour le catamaran de 12m avec des bateaux menés en duo, voir en solo pour Oman Air, avant un rappel à l'ordre de l'organisation qui estimait que la sécurité n'était pas assurée avec un seul homme à bord.

Les bateaux ont donc regagné le port à 16h, avec un nouveau leader, Groupe Edmond de Rothschild qui est talonnée par Alinghi en 2ème du classement provisoire à 3,5 points du  leader, Artemis Racing ^pointe à la troisième place avec 0,5 point de retard sur le 2nd, les régates s'annoncent donc très disputées demain.

Luna Rossa est légèrement décroché à 21 points du leader, à la lutte avec Red Bull et Emirates qui poursuit sa lente remontée après son début d'acte catastrophique.

Pierre Pennec, skipper de Groupe Edmond de Rothschild « Nous sommes réguliers depuis le début de ce Grand Prix. Nous ne faisons pas des journées exceptionnelles mais nous sommes souvent dans la première partie de la flotte. Cela nous permet d’être en tête avant les dernières régates de demain. Malgré tout, nous sommes très serrés en points avec nos poursuivants et il faudra être solides. Surtout que nos concurrents vont venir nous chercher. Mais l’équipage est préparé à cela. Donc, demain, plus que de chercher la gagne à tout prix nous allons essayer d’appliquer ce qui nous a réussi jusqu’à présent ; à savoir de la régularité et la dose nécessaire d’opportunisme mais sans pour autant prendre des risques inconsidérés.»

Jean-Pierre Dick : " Nous avons eu des conditions très bonnes ce matin avec un vent de terre constant et propre à Nice. Malheureusement, Éole ne nous a pas vraiment gâté cet après-midi. Un énorme anticyclone est présent sur l'Europe, la situation est la même partout en France ! Cela n'a pas empêché le public de venir nombreux. Entre les Optimistes, les planches à voile, les Extreme 40… c'est une véritable fête de la voile, je suis ravi que les niçois puissent en profiter. "


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com


Les prévisions météo sont similaires à celle d'aujourd'hui pour la dernière journée de régates, le comité de course a donc décidé de lancer les courses dès 08h30 pour bénéficier une nouvelle fois de ce vent matinal.

Classement du Grand Prix de Nice à l’issue de la 4ème journée

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) - 173 points
  2. Alinghi (SUI) - 170 points
  3. Artemis Racing (SWE) - 169 points
  4. Luna Rossa (ITA) - 152 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) - 144 points
  6. Emirates Team New Zealand (NZ) - 139 points
  7. Oman Air (OMA) - 132 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) - 129 points
  9. The Wave, Muscat (OMA) - 109 points
  10. Niceforyou (ITA) - 100 points
  11. Team Extreme (EUR) - 87 points

Extreme Sailing Series : 30/09/11

Nouvelle journée de pétole à Nice, avec un vent de maxi cinq noeuds pour ces premières régates au plus près du rivage.

Artemis Racing, qui pointait en cinquième position avant le début de cette troisième journée de régates, a remporté quatre des six manches du jour et pointe ce soir en tête du classement provisoire.


Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Julien Cressant, numéro 1 à bord de l'équipe suédoise : "Pour nous ça a été une super journée aujourd´hui malgré une première manche difficile. On a pris le départ trop tôt, donc sommes revenu sur la ligne et bien sûr avons fini la manche en dernière position. Dans ces moments, il ne faut surtout pas s'énerver et se déconcentrer. Nous avons fait le point, gardé nos objectifs en tête… et ça a fonctionné. Il reste deux jours de compétition, gardons les idées claires…. Tout peut encore arriver."

Red Bull Extreme Sailing le leader d'hier a connu la situation inverse d'Artemis, avec pour meilleur  résultat une troisième place, l'équipage de Roman Hagara  dégringole au classement  et pointe en 5ème position avec près de 20 points de retard sur le leader.

 © Lloyd Images

Les Français de Groupe Edmond de Rothschild ont connu une journée mitigée, avec deux victoires de manches et une troisième place mais également des places de 8, 9 et 10ème suite à des départs poussifs, malgré tout l'équipage de Pierre Pennec conserve la seconde place du povisoire comme l'explique le skipper.

Pierre Pennec : « A l’inverse d’hier et d’avant hier, où notre régularité en milieu de tableau était manifeste, nous avons eu des résultats en dents de scie aujourd’hui. Nous gagnons deux manches et prenons la deuxième place d’une troisième. Ce qui nous donne 50 % de résultat positif et nous permet surtout de conserver notre deuxième place à quatre points du nouveau leader. C'est la bataille avec les 5 premiers car il y a très peu de points entre nous. C'est vrai qu'Artemis a très bien navigué aujourd'hui, mais on a vu qu'ils pouvaient aussi très bien faire des manches de dernier, donc tout reste à faire. Il reste 2 jours, on peut terminer 7ème comme 1er, ce qui est important c'est de rester dans le match à l'entame de la dernière journée. Pour l'instant le classement nous convient par rapport au classement annuel, mais tout peut encore bouger avant la fin de l’étape française. »

Alinghi et Luna Rossa sont toujours au coude à coude en 3 et 4ème places à respectivement 5,5 et 8 points du Gitana Team.

Dean Barker sur Emirates Team New Zealand a semblé plus incisif aujourd'hui avec trois belles premières manches (2, 3, 3) avant de terminer les trois dernières en seconde partie de flotte, l'équipage kiwi gagne malgré tout deux places au provisoire (7ème ce soir).

Situation toujours délicate pour les bateaux d'Oman Sail, notamment pour The Wave, Muscat qui peine dans ces petits airs. Les vainqueurs  deux derniers actes pointe à la 10ème place ce soir à 54 points des leaders, une position qui va être difficile de quitter à seulement deux jours de la fin des courses.


Extreme Sailing Series : 30/09/11

L'équipage de Ronan Hagara s'installe en tête du classement de ce 7ème acte des Extreme Sailing Series, après deux jours de régates marqués par le petit temps, les hommes du skipper autrichien ont largement dominé la première journée en remportant trois des quatre régates.

Le vent était donc timide pour cette première journée mercredi avec 5 à 6 noeuds au large de la Promenade des Anglais, malgré tout le vent restait relativement régulier, ce qui permettait aux équipages de faire la différence sur les départs et en exploitant au mieux les molles. Hier le comité avait décidé de lancer les Extreme 40 sur l'eau entre 9h et 11h, puis à partir de 14h pour courir un maximum de régates, dans un vent toujours inférieur à 10 noeuds.

Groupe Edmond de Rothschild pointait à la seconde place du provisoire hier matin, à 4 points de Red Bull, ils ont réussi à réduire l'écart avec le leader provisoire en étant très régulier avec des places de manches entre la 2nde et la 7ème positions, le leader a quant à lui alterné de très bonnes places avec une victoire de manche et deux secondes places et le moins bon avec deux places d'avant dernier, Red Bull gardait cependant la tête avec 1,5 point d'avance.

 © Lloyd Images

Les Italiens de Luna Rossa, leaders du championnat, avaient mal débuté ce 7ème acte mercredi avant de revenir hier grâce à trois victoires de manches permettant à l'équipage de Paul Campbell James de pointer à la troisième place du provisoire à un point de Groupe Edmond de Rothschild. Alinghi et Artemis Racing sont tous les deux au pied du podium et seulement 3 points les séparent.

 © Lloyd Images

Les deux équipages omanais connaissent également des débuts poussifs avec des 7 et 8 ème places au provisoire malgré quelques podiums de manche.

Les bizuths de l'étape, Jean Pierre Dick et ses équipiers de Team Extreme Nice Côte d'Azur, avaient surpris mercredi en pointant en 3ème position du provisoire à l'issue de quatre régates de la journée, jeudi ils n'ont hélas pas réussi à réediter leurs performances, en terminant la plupart des manches dans les trois dernières positions.

 © Lloyd Images

La grosse surprise de ce début de compétition vient de l'équipage d'Emirates Team New Zeland qui ne parvient pas à rentrer dans le match, en effet les hommes de Dean Barker peinent à trouver leurs marques, leur première journée  a été catastrophique avec des places de 9, 10 et 11ème, hier ils ont réussi à hausser le niveau avec quelques places sur le podium, ils devront confirmer aujourd'hui pour accéder au haut du classement.

A partir de 14h, le public pourra profiter des régates au plus près du rivage et de nombreuses animations mises en place sur le village de course ainsi que des commentaires en français et en anglais pour ne rien rater des régates.

MOD 70 : 27/09/11

L'annonce a été faite aujourd'hui, le MOD70 N°05 qui sera mis à l’eau en janvier 2012 sera skippé par Yann Guichard, qui a crée la société Spindrift Racing avec Léo Lucet, qui assurera la direction de cette équipe.

L'équipe sera basée à Saint Philibert, le trimaran MOD 70 rejoindra alors le ponton course au large de la Trinité sur Mer  les locaux de Sodeb'O et de Safran n'étant pas libres, cette annonce pourrait aller dans le sens d'un déménagement du Gitana Team vers Lorient, ce qui permettrait à Spindrift Racing d'intégrer les locaux de l'ancien employeur de Yann Guichard.

Aucun sponsor  n'a été annoncé, mais il semblerait que plusieurs sociétés soient actuellement en discussion avec Spindrift racing pour rejoindre le projet du MOD70 N°05.

Yann Guichard, skipper du MOD70 N°05, Spindrift racing : «Rejoindre le projet MOD70 est une formidable opportunité. En un seul circuit, je vais pouvoir mettre à profit toute mon expérience acquise durant ces vingt dernières années: Jeux Olympiques, traversées océaniques, courses offshore et city race. Il ne s'agit plus de naviguer comme équipier ou de devenir skipper dans une écurie déjà en place mais véritablement d'être le maître d'oeuvre d'un magnifique défi. L'impatience désormais me ronge d'être sur la ligne de départ à New York ! "

Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Bienvenu à Spindrift racing et à Yann Guichard ! Nous sommes ravis d’accueillir une équipe supplémentaire au sein du Multi One Championship. Avec Spindrift racing, nous sommes à six teams internationaux engagés et nous bouclons le plateau de la KRYS OCEAN RACE à neuf mois de l’événement ! »

Vulcain Trophy-D35 : 26/09/11

Quatre manches ont été courues hier, pour clore l’étape antiboise et le Vulcain Trophy. Si Foncia avait pris un sérieux avantage pour la victoire, trois équipages pouvaient encore prétendre à la seconde place du classement général à deux manches de la fin.

C’est donc Foncia de Michel Desjoyeaux s’est imposé sur cette dernière étape et qui remporte également le Vulcain Trophy. L’équipage du CER Carrefour Prévention se place en seconde position de ce grand prix devant Zen Too de Guy de Picciotto qui complète le podium, et signe sa meilleure performance de la saison .

Alinghi d’Ernesto Bertarelli termine au quatrième rang. Il a été l’auteur d’un départ bâbord magistral qui lui a offert une victoire de manche. A la cinquième place, les Suédois d’Artemis Racing, de Torbjorn Tornqvist, ont réussi trois manches sur le podium. Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe sixième. Veltigroup de Marco Simeoni termine au septième rang du Grand Prix d’Antibes devant Ladycat de Dona Bertarelli.

© Gilles Morelle / Team FONCIA

 Au classement général, Foncia remporte le titre, un excellent résultat pour Michel Desjoyeaux qui effectuait sa première saison à la barre du D35 Foncia.

Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Grand Prix d’Antibes :

« Jeu Set et Match ! Ici au dernier Grand Prix à Antibes le match était serré puisqu’avant l’avant-dernière manche, la victoire n’était pas assurée. Nous gagnons le Vulcain Trophy avec une victoire sur la dernière épreuve et c’est génial. C’est plus propre de remporter le Championnat de cette manière. Cela veut dire que nous avons bien bossé à bord. » 

Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Vulcain Trophy 2011

« Nous commençons très mal puisque nous terminons huitième du premier Grand Prix. Nous perdons alors un peu les pédales sur le premier Grand Prix. Ensuite le Team FONCIA réussit à gagner à Crans sans moi. La confiance est alors revenue. Nous remportons la Genève-Rolle-Genève quelques semaines après puis nous accumulons les podiums. C’est le jeu des championnats. Il faut viser la régularité. Il ne faut pas prendre de risque, mais être bon et incisif tout le temps. C’est ce que nous avons réussi à faire. »

 

Michel Desjoyeaux, à propos de l’équipage de FONCIA

« Dès le départ l’équipage a été un grand bonheur. Il a été très fort toute la saison. Le pari était audacieux,car nous n’avions jamais navigué tous ensemble. Ce n’est pas le tout de prendre des bons individus, il faut aussi que la mayonnaise prenne.  À bord chacun a pris sa place, nous avons trouvé une bonne fluidité. C’est exceptionnel face à des bateaux comme Alinghi dont l’équipage navigue ensemble depuis près de 10 ans. Nous ne sommes jamais restés sur des acquis. Nous nous sommes toujours remis en question. C’est ce qui nous a permis de progresser et d’arriver où nous en sommes aujourd’hui. »

Alinghi d’Ernesto Bertarelli monte sur la seconde marche du podium avec deux victoires sur le Bol d’Or Mirabaud et sur le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer.

Ernesto Bertarelli revient sur la saison : « Nous tenons à féliciter Foncia et Michel Desjoyeaux qui ont mérité leur victoire au Vulcain Trophy. Ils ont été réguliers tout au long de la saison et ont régné sans partage sur le circuit des Décision 35. Nous sommes très contents de notre saison et nous espérons faire encore mieux l’année prochaine. »

Veltigroup de Marco Simeoni complète le podium.Une belle saison pour l’équipage mené par le suisse Stève Ravussin qui a atteint ses objectifs cette saison.

Stève Ravussin, barreur de Veltigroup :  « Nous sommes très heureux de notre position finale sur l’année. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner mais nous avons une bonne équipe. Derrière les deux premiers Foncia et Alinghi,  le classement était très serré. Cette saison  le niveau était très haut et homogène. Cela renforce encore notre satisfaction. »

 Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist, nouveau venu sur le circuit termine à la quatrième place. L’équipage suédois qui participera à la Coupe de l’America a pu tester différents équipiers différents sur ce support en vue de la sélection de l’équipage de l’AC72.

Le CER Carrefour-Prévention, premier équipage amateur, se classe à la cinquième place du Vulcain Trophy. Le multicoque skippé par Jérôme Clerc a su s’imposer face à des équipages plus professionnels pour sa première saison sur le circuit,  ils devancent Okalys-Corum de Nicolas Grange, équipage amateur également.

Zen Too de Guy de Picciotto termine le Vulcain Trophy en beauté, grâce à sa deuxième place au Grand Prix d’Antibes, le multicoque barré par Fred Le Peutrec prend le septième rang, devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Le multicoque bleu et blanc, huitième n’a pas pu disputer les deux dernières étapes en raison d’une blessure du barreur et propriétaire du bateau.

Au neuvième rang, Ladycat de Dona Bertarelli devance Nickel, barré par Fred Moura.


Vulcain Trophy-D35 : 24/09/11

Les D35 régatent depuis jeudi à Antibes pour la dernière étape du Vulcain Trophy, malgré cette délocalisation en Méditerranée, les équipages ont retrouvé des conditions lémaniques pour ces ultimes régates de la saison avec une brise très légère et une mer plate.

Jeudi, c'est Zen Too qui a le mieux débuté avec une seconde place et une victoire, le catamaran barré par Fred Le Peutrec pointait en tête devant Foncia à l'issue de ces deux manches de la première journée, le skipper français était bien évidemment très satisfait : « Ce matin, nous avions bien lu le plan d’eau, nous croyions avoir bien compris comment cela fonctionnait et cela c’est vérifié pendant les manches. Tous les petits bonus, notamment les manches de second à Beaulieu-sur-Mer, ont mis l’équipage en confiance sur notre capacité à réaliser des performances. Nous sommes arrivés ici en étant persuadé que nous pouvions en faire. Maintenant, il faut les enchaîne. Il reste trois jours, mais c’est la dernière étape, il faut tout donner. C’est bien de commencer comme cela même si c’est loin d’être fini»


© myimage.ch

Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia débutaient également bien cette étape avec une victoire et une troisième place, permettant de conforter leur première place au classement général. Leur adversaire direct pour la victoire sur ce championnat de D35, Alinghi, avait mal débuté avec une cinquième et une huitième place, sur cette première journée, l'équipage de Dona Bertarelli, sur Ladycat, confirmait sa bonne forme en pointant en quatrième place derrière le CER.

Lors de la seconde journée, Michel Desjoyaux reprenait la tête de cette étape avec une victoire et une sixième place : « Nous avons pu faire deux manches ce qui n’est pas inintéressant. A la première, nous prenons un super départ qui nous a permis d’aller là où nous voulions. Nous étions d’ailleurs étonnés que personne ne veuille faire la même chose que nous. L’équipage avait une bonne fluidité. D’être devant amène toujours un peu de sérénité et de motivation. La seconde manche c’est moins bien passée, mais ça nous permet de nous remettre en question et de nous rappeler que ces régates ne sont pas faciles ».

Zen Too, le multicoque de Guy de Picciotto arrivait à se maintenir à la seconde place de cette étape malgré deux manches moyennes, comme l'explique le skipper, Fred Le Peutrec : « Nous n’avons pas vraiment réussi à nous placer pour aller du bon côté du plan d’eau. Nous savions qu’en décrochant de la droite, nous allions perdre. Il n’y a pas de panique, nous sommes toujours en bonne position. Nous avons eu un petit déclic quand même, c’est fragile, c’est tout frais, mais c’est là. Nous pouvons réellement prétendre jouer pour la gagne. »

Alinghi, qui avait mal débuté le rendez-vous est revenu lors de cette seconde journée, avec une troisième place et une victoire, permettant à l'équipage d'Ernesto Bertarelli de prendre la 3ème place du provisoire. Pierre-Yves Jorand, régleur sur Alinghi : « Aujourd’hui nous avons fait deux belles manches dans des conditions solides, nous sommes clairement plus à l’aise quand c’est un peu plus appuyé. Les départs étaient importants, nous avons notamment réussi un superbe départ bâbord lors de la seconde manche qui nous a solidement installé en tête. En plus nous avions une bonne vitesse et nous avons réalisé de bonnes manœuvres. Avec quatre points, c’est une bonne journée. »

La quatrième place est occupée par les jeunes marins du CER Carrefour Prévention, qui devancent Ladycat de Dona Bertarelli à la cinquième place. Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist est sixième devant Veltigroup de Marco Simeoni qui voit s'éloigner la seconde place du Vulcain Trophy.

Aujourd'hui les courses ont été annulées du fait de l'absence de vent, les Decision 35 et leurs équipages se retrouveront sur l'eau demain pour les ultimes manches de ce Vulcain Trophy, ce qui permettra de désigner le vainqueur de cette saison.

America's Cup : 19/09/11

Vendredi et samedi, le plan d'eau de Pylmouth accueillait les duels comptant pour le Match Race Championship.

Aleph ouvrait le bal face aux Espagnols de Green Comm en quarts de finale, Bertrand Pacé et ses hommes effectuaient un bon départ, et établissaient une bonne tactique, jusqu'au dernier bord, où le gennaker passe à l’eau, ce qui permet à l'équipage espagnol de passer le catamaran français et de s'offrir une victoire.

Team Korea s'offrait facilement China Team lors du second quart, pour le troisième, Oracle Racing Spithill était également large vainqueur face à Green Comm.

James Spithill  devra s'incliner face à Chris Draper lors du quatrième quart. A la barre du bateau coréen, le Britannique s’accroche à son adversaire et repasse en tête à la fin du premier bord portant, le vent monte à 20 noeuds avec une mer qui s'agite, le Defender frôle le chavirage à la seconde marque sous le vent. Draper s’envole vers la victoire.

Le cinquième quart opposait Energy Team et Team Korea, Loïck Peyron signe un bon départ, enroulant la première marque en tête mais très vite Team Korea choisit le bon côté du plan d'eau et navigue avec une voile d'avant plus adaptée, permettant à l'équipage "coréen" de prendre la tête et de remporter le match.

La première demi-finale opposait Russell Coutts à Dean Barker au meilleur de trois manches. Sur le premier départ, une petite collision entraine une pénalité pour Russell Coutts qui part en retrait mais remporte la manche. Barker gagne ensuite la seconde et la dernière manche, s'offrant une place en finale.

Samedi, Chris Draper élimine Terry Hutchinson, en demi-finale. Team Korea a de nouveau gagné la première manche sur le dernier portant, lors de la seconde Artemis écope d'une pénalité pour être entré trop tôt dans la zone de pré départ, l’équipage de Terry Hutchinson réparait dès le départ lancé et revenait au contact dès le premier près mais cédait sa place de leader, malgré un seperbe retour, Team Korea s'imposait avec 15 secondes d'avance et s'offrait une finale face à ETNZ.

James Spithill survolait  son duel face à Loïck Peyron pour la 5e place. Lors du pré départ, Oracle loffe Energy Team qui s'arrête. Peyron et son équipe cravachent pour revenir avec quelques plantés spectaculaires. L'équipage américain s'impose avec plus de 2min 45' d'avance.

Sur les deux autres petites finales, les Chinois passent la ligne devant Green Comm Racing mais sont disqualifiés pour avoir enroulé une bouée à l’envers. Et dans celle pour la troisième marche du podium, Coutts revanait au contact d'Artemis Racing sur le dernier près, mais écopait d'une pénalité après être sorti du cadre, offrant la victoire à Artemis.

La finale opposait donc les Kiwis à Team Korea (composé de quatre britanniques et un néozélandais. Dean Barker empoche les deux points d’affilée face à Chris Draper, qui a offert une belle résistance à l'équipage d'ETNZ qui remporte donc ce championnat de Match Racing de PLymouth.

Les réactions des skippers :

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :

« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« Nous sommes déçus d’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :

« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :

« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« Nous sommes déçus d’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :

« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »

CLASSEMENT FINAL DU PLYMOUTH MATCH RACING CHAMPIONSHIP

1. Emirates Team New Zealand
2. Team Korea
3. Artemis Racing
4. ORACLE Racing Coutts
5. ORACLE Racing Spithill
6. Energy Team
7. Green Comm Racing
8. China Team
9. Aleph

Dimanche, les équipages se retrouvaient sur le plan d'eau pour une course en flotte pour le Plymouth Fleet Racing Championship (course comptant pour le championnat AC 45), les conditions étaient musclées avec 30 noeuds de vent et une mer qui se formait.

Lors du pré-départ, Team Korea évite de justesse un chavirage, le catamaran se retrouve arrêté suite à cet incident, Loïck Peyron dans le sillage des coréens évite la collision mais chavire, l'équipe technique intervient rapidement et peut redresser le bateau français avant le départ de la manche, avec cependant le haut de l'aile endommagé.
Au même moment, Aleph vient de toucher Green Comm (ESP) avec une étrave, collision sans gravité mais quelques mètres plus loin c’est l’étrave tribord d’Artemis Racing qui passe violemment sous la coque bâbord du catamaran l’Espagnol. Les bateaux restent enchevêtrés quelques minutes, Green Comm abandonne, son skipper étant légèrement blessé, Artemis parvient à repartir avec une étrave qui se délamine.

Au coup d’envoi, seuls Spithill, Coutts et Barker s'élancent au coup de canon. Team Korea, Aleph, China Team et Energy Team partent en second rideau devant Artemis.

Le bateau chinois se retourne dans une rafale avant le passage de la première bouée. Là aussi, le bateau est rapidement remis sur ses deux flotteurs et China Team peut continuer sa course, loin derrière les leaders.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget



Dans le pelotonde tête, la course était très disputée ORACLE Racing Coutts mènait d’une courte tête devant James Spithill. Ce dernier réussit à reprendre la main au passage de la bouée au vent mais écopait d'une pénalité, réalisée immédiatement, Spithill revenait malgré tout et creusait l’écart sur les deux derniers bords tandis que Emirates Team New Zealand s’intercalait à la seconde place.

L’équipage de Bertrand Pacé (Aleph) effectuait une course prudent, contrôlant Team Korea et s'offrant une encourageante quatrièmeplace devant Team Korea. Energy Team termine 6ème devant China Team qui termine 9 minutes 54 après le vainqueur (et donc 6 secondes avant le temps limite), Artemis Racing chavire sur le dernier près et ne terminera pas la course.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Au classement America's Cup World Championship, ETNZ mène avec 4 points d'avance sur Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts et Artemis sont 3ème ex-aequo, devant Team Korea, les deux équipes françaises sont également ex-aequo en 6ème position devant China Team et Green Comm Racing.

Extreme Sailing Series : 19/09/11

Après une victoire à Cowes, l’équipage de Leigh McMillan sur The Wave, Muscat a remporté hier sa deuxième épreuve consécutive sur les Extreme Sailing Series 2011 en s’adjugeant l’étape de Trapani.

Ce sixième rendez-vous a de  nouveau été très disputé,   34 manches ont été courues, alors qu’Alinghi avait mené sur les deux premiers jours, c’est finalement The Wave, Muscat (283 points) qui s’est imposé avec 9 points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild (274 points), les six premières équipes qui se tiennent en 26 points. Le podium de ce grand prix était complété par le second équipage aux couleurs d’Oman, Oman Air avec Ben Ainslie qui effectuait ses débuts sur le catamaran monotype Extreme 40, les « locaux » de Luna Rossa terminent 4e et pointent désormais en tête du classement général, 1 petit point devant Groupe Edmond de Rothschild.


© Lloyd Images

Les Français de Groupe Edmond de Rothschild avaient mal débuté ce grand prix avec une 6ème place à l’issue de la première journée, ils n’ont ensuite cessé de progresser tout au long de cette épreuve, gagnant une place chaque jour  pour conclure sur une belle seconde place.

Pierre Pennec, skipper du catamaran du Gitana Team : « Nous finissons deuxièmes à peu de points du premier et ce en enregistrant deux premières journées assez moyennes en termes de résultat. Pour la suite, c’est un très bon signe de conclure ainsi car cela veut dire que nous avons encore une bonne marge de progression. Nous revenons de loin après le Grand Prix de Cowes. Surtout moi dans la tête car notre contre-performance là-bas a été dure à digérer. C’était un peu un combat avec moi-même de revenir ici et mettre de côté la déception et l’amertume. L’émotion que je ressens ce soir avec cette deuxième place est à la hauteur de la tension que nous avons connue sur l’eau durant les cinq jours de compétition ».

A la barre d’Oman Air, Ben Ainslie qui débutait à la barre a démontré ses qualités en s’immisçant sur le podium . « Nous devons encore progresser sur plusieurs points et je continue d’apprendre. Les gars font du très bon boulot à bord et ils m’aident beaucoup. C’est génial d’être dans le top trois pour ma première épreuve ».

Les Italiens de Luna Rossa, n’auront pas brillé à domicile comme l’explique le skipper Max Sirena : « Il faut faire avec. Nous allons passer la semaine à venir à travailler ce qui n’a pas marché et ce que nous pouvons améliorer ». Malgré leur 4ème place sur cette étape, les italiens prennent la tête au général, profitant de la contre performance d’Emirates Team New Zealand (privé de son équipage de stars, qui naviguaient à Plymouth pour les America’s Cup World Series).


© Lloyd Images

L’équipe suisse d’Alinghi, qui avait mené l’Acte 6 lors des deux premières journées, a perdu sa place sur le podium sur l’avant dernière journée de régates, et a été victime dune collision lors de la dernière journée, entraînant de sérieux dégâts à l’arrière de la coque.

Classement du Grand Prix de Trapani (après 34 manches)

  1. The Wave, Muscat (OMA) – 283 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 274 points
  3. Oman Air (OMA) – 266,5 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 263 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 260 points
  6. Alinghi (SUI) – 256,9 points
  7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 206,5 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 171 points
  9. Niceforyou (ITA) – 161 points
  10. Team Extreme (EUR) – 145 points
  11. Artemis Racing (SWE) –  0 point

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après six Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 51 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 50 points
  3. The Wave, Muscat (OMA) – 49 points
  4. Emirates Team New Zealand (NZ) – 49 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 43 points
  6. Alinghi (SUI) – 39 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 37 points
  8. Oman Air (OMA) – 31 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 17 points
  10. Niceforyou (ITA) – 15 points
  11. Team Extreme (EUR) – 13 points


America's Cup : 14/09/11

Les courses permettant de classer les concurrents pour la phase de match racing des America’s Cup World Series ont débuté aujourd’hui, avec trois régates en flotte, une première de 40 minutes, puis deux de 20 minutes.

Les conditions étaient nettement plus maniables avec 10 à 15 noeuds et une mer plate, Artemis Racing de Terry Hutchinson s’est imposé sur la première et la troisième régate alors que Team Korea, qui avait chaviré dimanche, a remporté la seconde.

Les trois équipages (Aleph, Team Korea et Green Comm) qui avaient chavirés dimanche étaient tous présents aujourd’hui, ainsi que China Team qui avait connu la même mésaventure à l’entrainement hier, les dégâts étaient mineurs sur Aleph et Team Kora, nettement plus importants pour Green Comm qui devait changer une des coques de son catamaran suite à un délaminage et pour China Team qui outre une aile sérieusement endommagée devait également effectuer des réparation sur la coque tribord fissurée.

Artemis Racing pointe logiquement en tête avec ses deux victoires et une quatrième place, suivi d’Emirates Team New Zealand, qui fait preuve d’une belle régularité avec deux 2ndes places et une 4ème,  Team Korea mené par le britannique Chris Draper a fait sensation en se classant troisième à l’issue de cette journée grace à une victoire, et des places de 6ème et 3ème, Team Energy, barré par Loick Peyron réussissait également un joli coup avec une 2nde, une 7ème et une 4ème place, l’équipage « français » terminant devant, ORACLE Racing Coutts et ORACLE Racing Spithill. Aleph (7e), China Team (8e) et Green Comm Racing (9e) ont quant à eux eu plus de difficultés en terminant à des places comprises entre la 6ème et la 9ème.

Résumés des courses du jour vues par Energy Team

Course 1 : Auteurs d’un très bon départ, Loïck Peyron et ses hommes franchissent la première marque en troisième position. Energy Team gagne une place lors du premier bord de portant et franchit la deuxième marque en dauphin d’Oracle Racing Spithill et devant Emirates Team New Zealand (D. Barker). La remontée vers la troisième marque voit un resserrement dans le trio de tête mais le classement n’évolue pas. Très à l’aise dans ces conditions légères, Energy Team réalise alors un deuxième bord de portant superbe et prend la tête à la quatrième marque, talonné par Dean Barker. Le bateau français maintient le cap et franchit les cinquième et sixième marques en position de leader, malgré la pression d’Artemis qui fait un retour en fanfare. Les deux bateaux se livrent alors un duel de toute beauté et c’est finalement l’équipage mené par Terry Hutchinson qui prend les rênes de la course à l’avant-dernière marque. Loïck Peyron ne parvient pas à combler l’écart mais il maintient James Spithill dans son tableau arrière. Il s’empare donc d’une excellente deuxième place, à l’issue d’une course dont il a constamment occupé les avant-postes.

Course 2 : Encore un beau départ pour Energy Team ! Troisième à la première marque juste derrière Emirates Team New Zealand et Aleph, l’équipage mené par Loïck Peyron gagne une place à l’issue du premier bord de portant. Energy Team, qui tente alors de recoller aux leaders néo-zélandais, est rattrapé par Artemis pendant le premier bord de près. Les Français conservent leur troisième position jusqu’à la seconde remontée au vent qui leur est fatale puisqu’ils perdent trois places et sont sixièmes à l’avant-dernière marque. Mais les écarts restent faibles et Energy Team peut encore espérer décrocher une place dans le Top 5. Malheureusement, le team français doit se contenter de la septième place à l’arrivée d’une deuxième manche finalement remportée par Team Korea.

Course 3 : Toujours bien placé dans les phases de départ, Energy Team franchit la première marque en troisième position, à la faveur des pénalités infligées à Emirates Team New Zealand et Aleph, qui ont coupé la ligne trop tôt. Une nouvelle lutte s’engage alors avec Artemis et c’est le team français qui prend les devants à l’issue du premier bord de portant. Deuxième à la quatrième marque à seulement 7 secondes d’Artemis, Loïck Peyron est dans le match pour la gagne. Mais il perd du terrain lors de la seconde remontée au vent et franchit l’avant-dernière marque en quatrième position, derrière Artemis, Emirates Team New Zealand et Team Korea. Un classement qui n’évoluera pas jusqu’à l’arrivée.

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « C’est une journée assez positive. On a pris de bons départs en moyenne, juste assez « safe », avec une meilleure analyse de la flotte. En statistique, c’est incroyable le nombre de bouées qu’on a dû passer en 2e position, c’est pas mal ! Après, on ne tient pas toujours la distance, ça montre qu’il faut gérer la pression et quelques petits détails encore… Dans un petit vent médium comme aujourd’hui on se sent à l’aise. On a eu une vitesse dont on n’a pas à rougir pour l’instant, au près particulièrement avec le nouveau foc 2 de notre ami Jean-Bat (Le Vaillant) qui est magnifique. C’était exactement le range de vent pour cette voile aujourd’hui. Et puis un joli travail à bord, avec une belle entente, une bonne progression. Notre ami JS (Ponce) qui a remplacé Yann Guichard n’était pas très fier ce matin, mais ça a très bien fonctionné, et il trouve cela vachement bien ce soir… Et puis, on sait parfaitement encore où progresser, c’est ça qui nous rassure. Il y a tellement de domaines à travailler que c’est rassurant paradoxalement… ».

Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :« Les conditions étaient superbes avec 10/15 nœuds et beaucoup de bascules ce qui est passionnant car cela crée des opportunités. Mais nous n’avons pas été bons dans tous les domaines de la régate. Nous sommes mal partis, nous avons fait des erreurs sur les manœuvres et notre communication à bord sur la stratégie et la tactique n’a pas été pertinente. Nous allons donc changer notre organisation à bord demain afin que Nicolas LeBreton qui manœuvre et tactique, soit plus proche de moi. Pour demain nous espérons des résultats bien sûrs meilleurs, dans les quatre premiers. Nous avons une bonne marge de progression, surtout au niveau des départs, je reste confiant pour la suite. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
« La présence de Iain (Percy) à bord sur la première course m’a apporté de la sérénité dans la manière dont nous menons le bateau et m’a permis de me concentrer uniquement sur la barre. Iain nous a vraiment bien positionné pour les bascules de vent. Nous avions la vitesse et nous avons pris les bonnes décisions. »

Ray Davies (NZL), tacticien, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Avec un vent moins fort et instable, des bords très courts, du courant et du marnage, la journée s’est avérée néanmoins plutôt bonne pour nous. Même après notre mauvais départ sur la troisième manche, nous avons réussi à revenir jusqu’en seconde position et nous en sommes très heureux. »

Les régates du Plymouth Match Racing Championship se poursuivent demain jeudi avec trois nouvelles régates en flotte au programme. Les courses débutent à 15h10.

Classement provisoire
1 – Artemis Racing : 1e – 4 – 1e = 27 points
2 – Emirates Team New Zealand : 4 – 2 – 2  = 25 points
3 – Team Korea : 6 – 1e – 3 = 23 points
4 – Energy Team 2 – 7 – 4  = 20 points
5 – ORACLE Racing Spithill :  3 – 5 – 5 = 20 points
6 – ORACLE Racing Coutts : 5 – 3 – 6 = 19 points
7 – Aleph : 7 – 6 – 9 = 12 points
8 – China Team : 8 – 8 – 8 = 9 points
9 – Green Comm Racing : DSQ – 9 – 7 = 7 points


America's Cup : 11/09/11

Deuxième journée de régates très spectaculaire aujourd'hui pour les AC45, à Plymouth avec trois chavirages sur la seule manche du jour, et deux équipages frôlant la correctionnelle lors des runs de vitesse.

Hier, Emirates Team New Zealand avait empoché la première et la troisième manche, la seconde allant à ORACLE Racing Spithill. Côté français, Energy Team débuté la journée avec un rappel suite à un départ prématuré, terminant dernier de cette première manche, Aleph se distinguait avec une quatrième place sur la première course, puis une cinquième sur la troisième manche, l'équipage mené par Bertrand Pacé pointait en quatrième position derrière les favoris ETNZ, Oracle Racing Spithill et Artemis Racing.

Une seule course en flotte était prévue aujourd'hui avec un grand soleil, 35 nœuds en rafales et une mer agitée, les conditions étaient réunies pour une régate spectaculaire.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Trois chavirages ont émaillé cette manche, la série a été inauguré par Aleph, sur le second bord de reaching après quatre minutes de course, suite à un planté des étraves, le second équipage à chavirer était celui de Team Korea, toujours suite à un planté, le catamaran a pendant quelques secondes semblé retomber du bon côté avant de se coucher sur l'eau, Green Comm clot la série sur le dernier bord.


©2011 ACEA/Ricardo Pinto

L'équipage français a rapidement pu redresser son cata, mais le haut de l’aile a été sérieusement endommagé lors du chavirage et l’équipe n’a pas eu d’autre choix que d'abandonner et de rentrer au port afin de gruter le catamaran au plus vite. Les réparations sur Green Comm seront également importantes, le team prévoit deux jours pour remettre l'AC 45 en état de naviguer.

Rapidement Terry Hutchinson sur Artemis Racing prenait la tête, suivi de James Spithill (Oracle Racing) et Loïck Peyron (Energy Team). Sur les premiers bords, l'équipage de Dean Barker (ETNZ) revient au contact d'Oracle Racing Spithill, sur un virement, les deux bateaux encadrent Artemis Racing qui doit abandonné suite à une casse sur le volet arrière de l'aile. Energy Team voyait revenir Russell Coutts, qui arrivait à passer le catamaran français sous le vent.


©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

Sur la ligne, James Spithill et son équipage s'imposent devant ETNZ et Oracle Racing Coutts, Energy Team termine quatrième devant China Team et Team Korea qui a bouclé le parcours malgré le chavirage (le règlement autorise les équipages à terminer la course après avoir reçu une aide extérieure suite à un chavirage).

La journée s'est terminée avec des runs de vitesse sur 500m, comme samedi, Russell Coutts a été le plus rapide avec un run à 25,92 nœuds de moyenne (48 km/h).

Lors de leur premier essai, Oracle Racing Spithill et Energy Team ont frôlé le chavirage

Réactions du jour

Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :

"Nous avons chaviré par l’avant, l’étrave a planté et le bateau a suivi. Personne n’a été blessé et nous avons juste abîmé le haut de l’aile. Nous naviguions sur un angle délicat (au reaching) mais nous allions très vite et nous pensions que ça passerait car cela arrive plutôt avec moins de vitesse. Ce sont des conditions dans lesquelles nous devons courir, il suffit juste d’apprendre à bien régater dans ces situations c’est tout. Mon manque d’expérience du multicoque a entrainé notre chavirage aujourd’hui. On ne peut pas avoir la régate et le multicoque, ça s’apprend et aujourd’hui nous avons touché les limites. On attaque plus en course qu’en régate, c’est normal. Le chavirage fait partie du jeu mais les conditions étaient maniables."

Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
"Belle journée avec un très bon départ pour une manche de 40 longues minutes car il fallait survivre avec beaucoup de vent et des angles de vent difficiles à tenir. C’est la première fois que l’on courrait dans des conditions aussi intenses. Le marin expérimenté du multicoque au large que je suis sensé être revient un peu trop, avec cette envie de finir et de ne rien casser, c’est « offshore » comme attitude. Je ne regrette pas car notre bateau est en entier en soir. Ceux qui apprennent depuis six mois ou un an ont cette chance de l’innocence. Nous, nous savons aussi comment faire mais nous avons trop vécu de catastrophes au large en multi pour ne pas en être imprégnés."


Yann Guichard (FRA), régleur d’aile rigide, Energy Team (FRA) à propos des différences entre les épreuves d'Xtrem 40 et d'AC45 :

"Les deux sont de la régate condensée à l’extrême. Si les parcours sont un peu plus grands en AC45, les bateaux vont plus vite et nous avons aussi la limite virtuelle à gérer, le rythme à tenir à bord est donc similaire. Il y a néanmoins la spécificité du bateau, plus extrême, plus rapide, plus instable en latéral mais beaucoup moins en enfournement qu’un Xtrême 40. Par contre, quand tu commences à lever, tu arrives vite à l’angle critique où tu es en équilibre instable et tu ne sais pas de quel coté le bateau va retomber."

Luca Devoti (ITA), directeur sportif, Green Comm Racing (ESP) :
"Personne n’a été blessé mais l’aile a été endommagée, nous aurons besoin de deux jours pour la réparer.

Russell Coutts (NZL), skipper/barreur, ORACLE Racing Coutts (USA) :
« Il y avait beaucoup de choses auxquelles il fallait faire attention aujourd’hui. Vous pouvez rater un virement et chavirer. C’est bien, cela met les marins à l’épreuve et c’est pour ça que nous sommes là. Attendez de voir quand la flotte régatera à San Francisco, ce sera comme ça tous les jours. »

Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR), à propos du moment du chavirage :
« Nous savions que nous étions lents au moment du bear-away et que c’était un peu risqué. Il n’est pas idéal de vivre cela en course, mais c’est bien que cela arrive maintenant et merci à notre équipe technique qui nous a aidé à remettre le bateau à l’endroit pour que nous finissions la course. » 

Vasilij Zbogar (SLO), skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP) sur le fait de chavirer peu avant l’arrivée :
« C’était vraiment dommage de chavirer à la fin, mais je pense que nous étions très fatigués. C’est la première fois que nous régatons dans ces conditions. Nous avons bien navigué sur la première moitié du parcours mais sur la seconde, nous avons commencé à faire des erreurs. Nous voulions la jouer « safe » jusqu’à l’arrivée mais vous ne pouvez pas vraiment sur ces bateaux, il faut être à 100% tout le temps, sinon vous chavirez, ce qui nous est arrivé à la fin mais cela aurait pu être le cas n’importe où sur le parcours. »

Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«  La bastaque a heurté l’aile et le volet arrière s’est brisé sur la partie basse.  Emirates naviguait à notre vent et pour éviter les problèmes supplémentaires, nous avons décidé d’arrêter la course. »

Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), à propos de l’exigence de ces conditions :
« Cela réduit les possibilités sur la manière de conduire le bateau. Malheureusement, nous avons raté deux virements et n’avons saisie toutes nos opportunités. Pour nous ces événements sont d’abord une occasion de faire progresser l’équipe afin d’être de plus en plus confiants en multicoque. C’est bien d’avoir différentes conditions météo, car celles d’aujourd’hui pourraient ressembler à celles de San Francisco. »

James Spithill (AUS), skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA) sur la volonté de toujours s’améliorer même après une victoire :
« Nous pouvons encore gagner en vivacité. Aujourd’hui, je me suis efforcé à rester calme ce qui n’est pas évident car vous savez que chaque erreur peut coûter très cher. »

Charlie Ogletree (USA), skipper/régleur/tacticien, China Team (CHN), satisfait du comportement de son équipe :
« Une très belle pour nous. Nous étions vraiment satisfaits de notre préparation, du programme et de nos nouveaux marins. C’est la plus belle manche réalisée jusqu’ici avec cet équipage. »



Multis 50' : 06/09/11

Deux démâtages sont à déplorer dans la classe Multi 50′ lors des convoyages retours après le Trophée de Fécamp.

Pascal Quintin, qui avait réussi à réarmer son trimaran pour ce Trophée, a démâté au large de la Hague lundi matin, Yves le Blévec a connu la même mésaventure au large des côtes anglaises dans la nuit de lundi à mardi.

Le gréement d’Actual a pu être récupéré, et le bateau a été mis à l’abri dans la riviére de Hamble, l’équipe cherche des solutions pour être au départ de la Transat Jacques Vabre le 30 octobre au Havre.

Quelques photos du trimaran à quai ici

America's Cup : 05/09/11

Les équipages en lice pour les America's Cup World Series de Plymouth ont repris les entrainements depuis quelques jours, aujourd'hui les conditions étaient musclées pour les AC 45, avec 20 noeuds établis.

Les Espagnols de Green Comm Racing en ont fait les frais  avec un chavirage qui n’a occasionné que des dégâts matériels sur le haut de l’aile rigide.

Le skipper Vasilij Zbogar a expliqué que l'équipage était en train de travailler sur le gennaker sur la plage avant lors de l'incident :
"C’est bien venté aujourd’hui. Nous sommes sortis naviguer pour la première fois depuis Cascais et avec ces bateaux dans ces conditions, il faut être à 100% tout le temps. Certaines choses ont mal tourné et nous avons chaviré. "


© Gilles Martin-Raget

" Bien sûr que cela fait partie du jeu mais il aurait été préférable que cela arrive en fin de la journée plutôt qu’au tout début de notre entrainement. Mais c’est une bonne expérience et nous avons ressalé le bateau plutôt rapidement, essayons maintenant de ne pas commettre la même erreur en course."

Quelques changements d'équipage au sein des équipages, Bertrand Pacé prendra la barre d'Aleph à la place d'Alain Gautier, Mitch Booth est remplacé à la barre de China Team par Andreas Hagara, l'équipage sera renforcé par Charlie Ogletree au poste de skipper, changement notable également au sein d'Oracle Racing puisque Darren Bundock remplace Russell Coutts à la barre d'Oracle Racing 5.


© Gilles Martin-Raget

L'organisation de l'America's Cup a également annoncé une nouvelle ville étape des derniers America's Cup World Series, Venise accueillera des régates d'AC45 du  17 au 20 mai 2012 et en avril 2013

Decision 35 : 04/09/11

Ce premier grand prix en mer aura été un succès pour la classe des Décision 35, les catamarans lémaniques ont tenu le choc à Beaulieu sur Mer, où une seule journée a du être annulés du fait de conditions trop fortes (mer et vent).

Les concurrents du Vulcain Trophy se sont donc affrontés sur trois jours et  dix manches au total. Les conditions météos ont été assez variées, avec des vents de 5 à 15 nœuds.

L'équipage le plus à l'aise a été sans conteste Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui remporte le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer. Foncia de Michel Desjoyeaux monte sur la seconde marche du podium ; le podium est complété par Ladycat de Dona Bertarelli, qui avait renforcé son équipage avec Yann Guichard à la tactique.


© Chris Schmid / Alinghi.com

Alinghi avait pris l'avantage dès le premier jour avec Foncia en embuscade, Ladycat avait également bien commencé ces régates avec une quatrième place au provisoire après la première journée. Artemis Racing s'est au contraire effondré au cours du week-end passant de la 3ème à la 6ème place.

Ernesto Bertarelli : "Nous avons très bien marché. Je pense que le fait de naviguer ensemble depuis tellement d’année nous a permis de nous adapter très rapidement aux nouvelles conditions en mer avec de la vague. C’est grâce à la coordination de l’équipage et à la constance des réglages que nous avons optimisé les performances du bateau. Nous sommes ravis de cet événement dans le Sud. Régater autant en quatre jours permet d’enlever le facteur chance dans les résultats."

Michel Desjoyeaux : "Nous aurions aimé avoir un peu plus de réussite, mais il nous manque de la fluidité et de l’expérience dans les transitions. Nous avons fait des erreurs qui ont plombé l’ambiance et qui nous ont empêchées d’être complètement disponibles pour la régate. Mais nous avons tout de même réalisé de belles choses, comme la première journée qui nous a aidé pour la général. Cette régate nous a permis d’identifier clairement notre concurrent pour le prochain Grand Prix."

 Dona Bertarelli : "Pour nous, ce sont des excellentes régates dans le Sud. C’est surprenant car les conditions sont difficiles. C’est dur de barrer et de régler le bateau, mais en fin de compte, nous avons réussi à prendre de bons repères. Le fait d’avoir Yann Guichard à bord à la tactique et en tant que performeur fait une grosse différence. Nous avons trouvé une bonne vitesse et mis au point une bonne tactique. Pour le week-end prochain, nous souhaitons continuer sur cette lancée. Ce podium, c’est un travaille de cinq années et il est mérité pour tout l’équipage."


© Chris Schmid / Alinghi.com

Veltigroup de Marco Simeoni prend la quatrième place avec quatre podiums de manche.
Beau grand prix pour Zen Too de Guy de Picciotto, le catamaran barré par Fred Le Peutrec signe sa plus belle place cette saison en terminant 5ème. Les trois équipages qui suivent sont à égalités de point à l’issue des dix manches courues. Okalys-Corum de Nicolas Grange occupe la sixième position, grâce à une victoire de manche, il devance Nickel, barré par Fred Moura. Le CER Carrefour-Prévention ferme la marche en se classant neuvième, avec Pascal Bidégorry à la barre.
 

Au classement général du Vulcain Trophy,Foncia de Michel Desjoyeaux conserve sa première position avec 4 points d'avance sur Alinghi. Veltigroup de Marco Simeoni complète le trio de tête. Il n’est qu’à deux points de son concurrent direct et pourrait jouer les troubles fêtes dans le duel pour la victoire au Grand Prix d’Antibes.

Classement Vulcain Trophy 2011

1er - FONCIA (8e, 1er, 1er, 3e, 2e, 2e = 9 pts)
2e - Alinghi (2e, 4e, 5e, 5e, 1er, 1er = 13 pts)
3e - Veltigroup (4e, 3e, 3e, 1er, 8e, 4e = 15 pts)
4e - Artemis Racing (3e, 5e, 2e, 2e, 10e, 6e = 18 pts)
5e - CER Carrefour Prévention (1er, 2e, 10e, 6e, 7e, 9e = 25 pts)
6e - Okalys-Corum (6e, 6e, 8e, 4e, 4e, 7e = 27 pts)
7e - De Rham Sotheby’s (5e, 7e, 6e, 8e, 5e, 10 = 31 pts)
8e - Ladycat (9e, 10e, 7e, 11e, 6e, 3e = 35 pts)
9e - Zen Too (7e, 8e, 11e, 7e, 9e, 5e = 36 pts)
10e - Nickel (10e, 9e, 4e, 9e, 11e, 8e = 40 pts)
11e – Ylliam (11e, 11e, 9e, 10e, 3e, 10e = 43 pts)

Multis 50'
:
04/09/11

Après deux journée de petit temps, les équipages ont rencontré des conditions plus soutenues aujourd’hui avec 15 à 20 noeuds de vent. Loïc Féquet sur Maître Jacques a confirmé sa progression fulgurante en s’adjugeant le Trophée, après une belle seconde place lors du dernier rendez-vous des Multis 50′.

Franck Yves Escoffier sur Crêpes Whaou! se contente de la seconde place, Lionel Lemonchois renoue avec des performances honorables sur Prince de Bretagne en terminant à égalité de points avec Actual d’Yves le Blévec dans le petit temps, au général Yves Le Blévec prend la troisième place grâce à une victoire de manches et malgré deux disqualifications pour manquement au règles de priorité et d’engagement en début de rendez-vous.

Photo Patrick Deroualle

Loic Féquet : « Nous sommes les premiers surpris de nos performances. Nous soignons nos départs et tout s’enchaîne sans heurts. A nous de confirmer demain dans du vent plus soutenu. »

Franck Yves Escoffier : « On a fait trop de bêtises, notamment lors des phases de départ[...] Avec de l’air ça va mieux ! On était sur un patin, on sentait bien le bateau, l’équipage fonctionnait correctement. Bref, tout est rentré dans l’ordre… mais un peu trop tard.  Aujourd’hui, on a été meilleurs que Maitre Jacques. Hier on a eu moins de talent dans nos réglages, dans la coordination de l’équipage. Loïc Féquet mérite largement de gagner ce Trophée. C’est aussi pour lui une juste récompense d’être venu dans la classe Multi50 avec un bateau qui n’est pas neuf mais parfaitement optimisé »
Lionel Lemonchois : « Nous nous sommes bien battus. Nous étions constamment au contact avec les autres. La bagarre a été belle tout au long de l’épreuve. Globalement, nous avons pris de bons départs ce qui nous a permis de rester dans le coup dans le petit temps même avec un bateau plus lourd. Evidement, nous restons plus à l’aise dès que le vent rentre. La différence est flagrante au près. A cette allure, quand c’est fort, ça va tout seul. Ceci étant dit, nous avons pris beaucoup de plaisir sur l’eau. Chaque course était très serrée. Au final, il nous manque une victoire de manche. Nous sommes passés tout près dans la course n°6. Malheureusement, il fallait composer avec des grains et certains ont eu plus de réussite que nous. Quoi qu’il en soit, c’était sympa »

Classement général

1- Maitre Jacques – Loïc Féquet : 8 pts
2- Crêpes Whaou! – Franck-Yves Escoffier : 12 pts
3- Actual – Yves Le Blévec : 19 pts
4- Prince de Bretagne – Lionel Lemonchois : 19 pts
5- La mer révèle nos sens – Philippe Laperche : 29 pts
6- FenetreA-Cardinal – Erwann Le Roux : 33 pts
7- CLM – Hervé Cléris : 40 pts
8- Nootka – Gilles Buekenhout : 48 pts
9- Martenat Bretagne – Pascal Quintin : 57 pts
10-Citoyens du Monde – Jean-François Lilti : 61 pts
11-PIR2 – Etienne Hochedé : 66 pts
12-Delirium : Nolwenn de Carlan : 73 pts

Maxis Multis : 24/08/11

48 heures après son chavirage, Francis Joyon et son trimaran sont arrivés dans le port de Montauk ,le bateau a été remorqué à l'envers, à petite allure, vers ce port près de Long Island.

La plate forme ne semble pas avoir subi de dégâts après une première inspection, le mât est brisé en deux parties mais a pu être récupéré, ainsi que le reste du gréement. Une grue a été réservée dans le port afin d'effectuer l'opération de retournement du trimaran, qui aura lieu demain.

L'objectif du skipper est bien sûr de rapatrier au plus vite son bateau en Bretagne afin d'entamer un bilan plus approfondi des dégâts occasionnés par ce chavirage.

Maxis Multis : 23/08/11

Le remorqueur affrété par Idec a rejoint le trimaran retourné et son skipper cet après midi (15h30 heure française) ,un plongeur est rapidement monté à bord du maxi-trimaran IDEC afin d'organiser les opérations avec Un plongeur est rapidement monté à bord du maxi-trimaran IDEC afin de converser avec Francis Joyon, s'assurer de sa santé, et  faire le point sur la marche à suivre. Aidé de Francis, l'équipage du remorqueur s'est tout de suite attelé à détacher le gréement, il semblerait d'après un premier examen sous marin que la récupération du mât et de la bôme soit envisageable sans pouvoir préjuger de l'état de ceux-ci.

Equipage et skipper se sont donnés jusqu'à la nuit pour sécuriser la plate forme avant de commencer le remorquage, le temps devant se dégrader sur zone dans les heures à venir. Le retournement du trimaran ne se fera pas sur le  lieu du chavirage mais à l'abri de la côte, à la pointe nord de Long Island

Maxis Multis : 22/08/11

Francis Joyon, sur son trimaran Idec avait coupé la ligne de départ ce matin à 8h08 heure locale (2h 08min heure française), malheureusement le skipper a chaviré environ cinq heures après son départ.

Francis Joyon revient sur son chavirage