Actualités des 60' ORMA et des Maxis-Multicoques de records Mise à jour le 24/07/10
Saison 2010
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Le trimaran de l’écurie Oman Sail, construit dans les moules de
Sodeb’O et qui sera skippé par Sidney Gavignet sur la Route du Rhum 2010
a été remis à l’eau sous ses nouvelles couleurs, celles d’Oman air,
hier à la BSM de Lorient, le bateau devrait naviguer en début de semaine
avant de rejoindre Cowes où les deux Etremes 40 Oman Sail Masirah et The Wave, Muscat participeront à la seconde étape des Extreme Sailing Series le week end prochain.
Sidney Gavignet reprendra la route de Lorient à l’issue de ce
déplacement dans les eaux anglaises, afin de réceptionner le nouveau jeu
de voiles sorti des ateliers de North France à Vannes, et de
poursuivre leurs séries de tests et d’entraînement intensifs.
La mise à l’eau vue par Jimmy Bonnal, photographe spécialisé dans photo maritime, avec son aimable autorisation, le reste de la mise à l’eau à découvrir ici. L’intégralité des photos de Jimmy Bonnal est disponible en tirage d’arts.
Sidney Gavignet : « A quelques petites interruptions près, dont celle-ci pour la mise
aux couleurs d’Oman Air, le bateau n’a jamais arrêté d’engranger des
milles et j’ai eu la chance de participer à plus de la moitié de ces
navigations. En fait, je navigue sur ce bateau depuis le 7 mars 2010,
date à laquelle j’ai rejoint l’équipage à Cape Town pour continuer avec
eux le parcours de reconnaissance de la 5 Capes Race, vaste tour de
l’Océan Indien qui nous a mené à Fremantle, Singapour, puis Mascate. Un
mois plus tard, j’ai rejoint l’équipe à Malte pendant son convoyage
vers la France et ai fait ma qualification en solo, sur la fin du
parcours, entre Cadix et Lorient où nous sommes arrivés le 9 juillet
dernier. Je connais désormais parfaitement le comportement d’Oman Air,
car nous avons essuyé ensemble, en solo ou en équipage, toutes les
configurations météo, notamment une tempête dans le sud de l’Océan
Indien pendant la 5 Capes, avec des vents à plus de 75 nœuds. Majan
Oman Air s’est très bien comporté.
C’est un multi parfaitement sûr, malgré ses mensurations
impressionnantes. Je suis complètement en confiance avec lui. Ce n’est
pas un bateau vicieux, au contraire. C’est l’un des plus marins que j’ai
eu entre les mains. Nous n’avons ni foils, ni mât basculant, ce qui
est certes un handicap au point de vue vitesse pour le Rhum, mais Oman
Sail qui gère le projet voile global du Sultanat d’Oman a pris le parti
de la fiabilité, et aussi celui de la maîtrise des coûts, une démarche
avec laquelle je suis parfaitement en phase. Majan Oman Air est le
bateau amiral d’une flotte destinée à la formation d’une élite omanaise
de course et il devra à nouveau remplir son office en toute sécurité,
une fois rentré au pays, juste après le Rhum. »
Après des opérations de relations
publiques en Angleterre et en Allemagne, l’Hydroptère avait rejoint
Lorient pour un check-up avant ce convoyage.
Alain Thébault et son équipe ont largué les amarres mercredi soir
direction les côtes espagnoles et portuguaises avant le passage du
détroit de Gibralatar prévu ce week end, l’arrivée à la Seyne sur Mer
est prévue pour début août, l’hydroptère débutera ses opérations de
relations publiques à Fréjus, puis aux Voiles de Saint Tropez en
Septembre.
L’Hydroptère.ch, autre projet d’Alain Thébault, qui servira de
laboratoire pour développer le futur Hydroptère Maxi sera dévoilé le 23
août.
Le début de ce Trophée reservé aux
Multicoques de 50′ a débuté dans des conditions de vent idéales (entre
12 et 18 nœuds), les 9 multicoques engagés se sont affronté sur un
parcours côtier puis sur des parcours bananes .
Lors du parcours côtier, les enjeux tactiques furent minces et c’est la
vitesse qui parlé, Crèpes Whaou 3! s’imposant devant Actual, ces deux
trimarans de nouvelle génération ont continué leur affrontement lors des
deux parcours bananes avec un avantage pour Franck Yves Escoffier qui
gagne une des manche et finit second de l’autre, Yves Le Blévec pointe
juste derrière son rival avec une victoire de manche et une troisième
place
Ces parcours bananes, furent propices à un beau coup tactique
d’Erwan Leroux, sur Fenetrea Cardinal, qui réussira, dans la troisième
manche à s’intercaler entre entre Crèpes Whaou et Actual.
Mauvaise nouvelle pour d’Hervé de Carlan, inscrit pour la Route du
Rhum 2010, qui a vu son étais lâcher, entrainant le démâtage du bateau.
Aucun blessé n’était à dénombrer à bord.
Résultats provisoires après trois manches :
1- Whaou ! Franck Yves Escoffier 1, 2, 1 2- Actual Yves Le Blevec 2, 1, 3 3- Fenetrea Cardinal Erwan Leroux 3, 3, 2 4- Axa Atout Cœur Erik Nigon 4, 4, 4 5- La mer réveille nos sens Philippe Laperche 6, 5, 6 6- Nookta Gilles Buekenhout 7, 7, 5 7- Cytoyensdumonde.net Jean-François Lilti 5, 6, DNS 8- Victorinox Dany Monnier DNF, 8, DNF
9- Delirium Hervé De Carlan 9, DNF, DNS
Quelques interviews des favoris de la classe G-Class à 3 mois et demi de la Route du Rhum :
Franck Cammas, qui vient de terminer sa qualification de 1500 milles
en solitaire sur Groupama 3, il revient sur les changements apportés au
trimaran détenteur du Trophée Jules Verne(changement de mât, adaptation
de la plate forme au solitaire avec par exemple l’installation d’un
vélo afin d’alterner les efforts entre membres supérieurs et membres
inférieurs lors des manoeuvres des voiles). A découvrir dans VoilesetVoiliers.com et sur Le Télégramme.
Yann Guichard interrogé par Manon Borsi pour VoilesetVoiliers.com,
aborde le chantier du trimaran vainqueur de la dernière édition
(allongement de la coque centrale, changement des flotteurs pour des
formes proches de celles de Banque Populaire V), ses navigations en solo
sur Gitana 11, les aménagements apportés au bateau etc.
Roland Jourdain, skipper des moncoques
60′ IMOCA Veolia Environnement, rejoint le circuit Extreme 40 pour
l’étape anglaise des Extreme Sailing Series.
Bien que le skipper se soit consacré au monocoque, il n’est pas
étranger au monde des multicoques puisqu’il a participé au championnat
du monde de Formule 40, qu’il a remporté en 1989.
Les impressions du skipper avant sa participation à l’épreuve de Cowes du 31 juillet au 5 août :
“Notre participation à Cowes Week en août est une excellente occasion
pour nous de se mesurer aux plus grands champions internationaux. J’ai
très peu navigué en multicoque lors de ces 10 dernières années donc ça
risque de ne pas être un challenge facile. Mais c’est un plaisir de
naviguer sur ces Formule 40 du 3ème millénaire.”
Roland Jourdain s’entourera de Jean-Christophe Mourniac et Christophe
André étaient tous deux équipiers à bord de LUNA la saison dernière et
dePhillipe Legros, ancien champion de France de Match Racing et
équipier lors de plusieurs America’s cup complétera l’équipage
français.
A découvrir dans le numéro 42
(juin-juillet 2010) du magazine Course Au Large, une interview de Franck
David permettant de faire un état des lieux du circuit MOD 70.
Le directeur exécutif fait le point sur le programme du futur
monotype, sur les budgets, de l’ordre de 35% inférieurs aux trimarans
ORMA.
Il semblerait que des annonces concernant les bateaux 3 et 5
devraient être faites rapidement, ces deux multicoques devraient avoir
un pavillon français (on parle d’un engagement de Veolia et Roland
Jourdain après que le team ait éliminé la Volvo Ocean Race de son
programme).
A lire également une interview croisée de Cam Lewis et Mark Turner à propos du circuit MOD et de The Race 2.
Depuis plusieurs années, Sensation Océan,
propose des sorties particuliers sur des trimarans de 60′ ORMA.
Après une première série de navigations printanières, Sensation Océan
dévoile les dates de septembre-octobre. L’occasion pour les
passionné(e)s de multicoques de naviguer sur ces trimarans, maintenus en
configuration « course », entourés par des professionnels de la course
au large. Ces navigations sont ouvertes au novices comme aux marins
aguerris.
Ces sorties à la journée ou à la demi journée se déroulent au large
de Lorient sur Sensations, l’ex La Trinitaine, ex Nokia de Marc
Guillemot.
Pour toutes questions ou précisions, vous pouvez contacter Brice
Lavirotte par téléphone au 06 78 89 27 19.
Pour les formules demi-journée Tri’Experience :
Le samedi 31 juillet 2010
(sous réserve d’un nombre minimum d’inscrits)) à bord du trimaran de 60 pieds Sensations (ex-La Trinitaine,
ex-Nokia)
au départ de Lorient
• Le samedi 11 septembre 2010 à bord du trimaran de 60 pieds Sensations (ex-La Trinitaine,
ex-Nokia)
au départ de Lorient
• Le samedi 2 octobre 2010 à bord du trimaran de 60 pieds Sensations (ex-La Trinitaine,
ex-Nokia)
au départ de Lorient
• Le samedi 16 octobre 2010 (les dernières places
libres du printemps !) à bord du trimaran de 60 pieds Sensations (ex-La Trinitaine,
ex-Nokia)
au départ de Lorient
Pour les formules journée complète Tri’Experience :
• Le samedi 25 septembre 2010 à bord du trimaran de 60 pieds Sensations (ex-La Trinitaine,
ex-Nokia)
au départ de Lorient
• Le samedi 9 octobre 2010 à bord du trimaran de 60 pieds Sensations (ex-La Trinitaine,
ex-Nokia)
au départ de Lorient
Maxis Multis : 21/06/10 Gitana 11 a été le premier maxi multicoque à s'aligner sur le nouveau
parcours du record SNSM et décroche logiquement le temps de référence
etétait très logiquement le premier des cinquante-trois inscrits à
revenir au pied de la jetée Est du port de Saint-Nazaire ce lundi
matin. Yann Guichard et son équipage ont bouclé les 360 milles
nautiques de ce parcours à 18,3 noeuds de moyenne.
Les
impressions du skipper, Yann Guichard : « les conditions étaient
idéales pour nous : mer plate, un vent compris entre 12 et 18 nœuds et
une belle lune pour accompagner notre nuit en mer. Notre première
remontée vers Sainte Marine s’est faite au près avec un flux de Nord
Nord Ouest, ces 90 milles ont été les plus longs du record pour Gitana
11. Mais en début de soirée, après notre passage à l’entrée de l’Odet,
le vent a tourné au Nord Est nous permettant ainsi de réaliser la boucle
et demie restante au reaching (vent de travers, ndlr). A cette allure,
Gitana 11 va vite et nous avons pu enregistrer quelques belles pointes
de vitesse au delà des 30 nœuds."
L'équipage de
Gitana 11 était constitué de : Yann Guichard, Cyril Dardashti,
Jean-Baptiste Levaillant, Billy Besson, Sébastien Thétiot, Pierre
Bourcier et Jean Maurel.
Après cet intermède, les prochains mois
vont désormais être consacré aux entrainements pour la Route du Rhum.
Maxis Multis/Extreme 40 : 20/06/10 Francis Joyon remporte de nouveau le classique tour de l'île de Wight
hier dans des vents de nord 7 à 15 nœuds, ces conditions ne lui ont
pas permis de battre son record de l'épreuve, établi en 2001 (3
heures et 8 minutes) sur son 60' Eure et Loir.
Cependant le maxi-trimaran IDEC s'impose devant les… 1753 autres
bateaux qui participaient cet année à la grande classique anglaise
dans un chrono plus qu'honorable : 4 heures et 24 minutes, il bat
également les quatre Extrême 40 présent à cette course (The Wave
Muscat,Masirah, Pindar et Ecover).
Partis prudemment avec une minute de retard volontaire sur la ligne
pour éviter toute collision dans cette impressionnante forêt de
voiliers, IDEC a ensuite allongé la foulée au fur et à mesure que le
vent faible du départ se renforçait. L'équipage de Francis Joyon a
réussi à doubler les Extreme 40 au niveau de la pointe Sainte
Catherine – soit au sud de l'île de Wight, à mi-parcours - et a coupé
la ligne d'arrivée à Cowes à 9h34'05 ce samedi matin heure anglaise
(10h34 en France). « Nous avons régulièrement dépassé les 30 nœuds, notamment grâce aux
nouveaux foils, mais le vent était un peu trop faible et le courant
trop défavorable pour améliorer notre record » a commenté Francis
Joyon. « Si le départ avait été donné une heure plus tard, cela
aurait peut-être été jouable »
Decision 35 : 20/06/10 La soeur d'Ernesto Bertarelli, propriétaire du Team Alinghi, a
remporté le bol d'Or sur son D35 le week end dernier.
L'équipage
du catamaran rose, entièrement féminin la saison dernière, avait été
grandement remanié en début de saison en devenant mixte. La propriétaire
remporte sa première victoire dans cette classe en dominant la
classique lémanique tout au long de la course.
Les impressions de
Dona Bertarelli : «Nous n’avons pas lâché, nous ne nous sommes jamais
arrêtés, nous avons chaque fois réussi à repartir. Nous avons pris un
beau départ. Je n’y croyais pas, je ne pensais pas qu’un jour
j’arriverais à gagner le Bol d’Or Mirabaud. C’est magnifique, mais je
n’arrive pas encore à réaliser. Toute la course nous avons été en tête,
même si nous savons qu’au Bol d’Or Mirabaud il y a des retournements
de situations jusqu’au dernier mètre. Donc jusqu’à la dernière minute
nous n’avons rien lâché et lorsque nous nous sommes retournés et que
nous avons vu personne derrière, nous nous sommes dit que tout pouvait
arriver !»
Et de Pascal Bidégorry, deuxième : "Quel
plaisir le Bol d'Or ! C'est le deuxième que je fais, deux fois qu'il
n'y a quasiment pas de vent, mais à aucun moment nous ne nous sommes
ennuyés à bord ! Les D35 sont des bateaux tellement sensibles qu'ils
demandent une vigilance accrue et nous donne de quoi cogiter !
L'équipage est top, ça navigue bien, tout le monde est concentré et
motivé, ça fait vraiment plaisir. On a bien travaillé dans les phases de
transitions, quand nous entrons dans une zone sans vent, on arrive à
repartir vite, nous ne sommes jamais passifs. L'essence même de la
régate est là. "
Pascal Bidégorry, sur Banque Populaire termine second suivi de
Nickel, barré par Fred Moura qui termine troisième. Zoulou d'Erik
Maris, pour son premier tour de lac termine quatrième devant Foncia
d'Alain Gautier, à la cinquième place. Alinghi d'Ernesto Bertarelli
franchit la ligne d'arrivée à la sixième place. Il devance Julius Baer
de Philippe Cardis, septième, et Zen Too de Guy de Picciotto barré par
Franck Cammas, huitième. Ensuite et respectivement classés neuvième et
dixième, Ylliam de Pierre-Yves Firmenich et Okalys-Corum de Nicolas
Grange. Zebra 7 ferme la marche des Décision 35 au onzième range
puisque Veltigroup de Marco Simeoni ne régatait pas suite à un
chavirage le week-end passé.
60' ORMA : 11/06/10 L'ex Brossard (ex Tacchini), déjà mal en point il y a un peu moins
d'un an est cette fois complétement détruit, drossé sur une digue à
Oman.
Les dernières photos de ce trimaran dataient d'août 2009, le bateau
était alors amaré à un quai du port de Khasab, avec le mât cassé en 3
parties, le flotteur babord surnageant suite à une voie d'eau, tout
comme la coque centrale.
Cette dernière photo parue sur Sailing Anarchy montre la lente
dégradation du 60'.
Servane Escoffier prendra le départ de la
Route du Rhum 2010 dans la classe Ultime sur le catamaran de 22,50m
Saint Malo 2015 (ex Etoile Explorer et ex Club Explorer de Bruno
Peyron).
Le bateau entrera en chantier la semaine prochaine chez Marsaudon
Composites afin de l’adapter afin de l’adapter à la navigation en
solitaire, si le budget le permet, le catamaran sera pourvu d’un mât de
60′ ORMA moins lourd que l’actuel.
La navigatrice malouine ne se fait pas d’illusion sur ses chances de
bien figurer face à une concurrence relevée (Cammas, Coville, Gavignet,
Guichard, Joyon…), l’objectif initial était de s’aligner en classe Multi
50′, cependant le budget ne l’a pas permis.
Yves Le Blévec et son équipage ( composé
de Ronan Deshayes et Jean-Baptiste Le Vaillant pour la 2ème étape)
remportent l’étape retour de la course Vendée Saint Pétersbourg et
mettent fin à l’hégémonie de Franck Yves Escoffier et de ses Crèpes
Wahou !.
La première étape avait été remportée par Crèpes Wahou ! 3, Actual
avait terminé à 75s de son concurrent après 1800 milles au contact, lors
de cette seconde étape, la victoire s’est jouée en mer du Nord,
l’équipage d’Actual tirant parti d’un petit décalage dans l’ouest par
rapport au Crêpes Whaou ! 3. A l’entrée de la Manche, vingt-cinq
milles séparaient les deux leaders, Franck-Yves Escoffier n’avait plus
qu’à tenter une option vers les côtes bretonnes quand Actual partait à
la recherche du vent de nord-ouest annoncé, le skipper de Crêpes Whaou !
3 reconnaissait avoir tenté l’option de la dernière chance, du fait
d’un déficit de 50 milles à 24 heures de l’arrivée, sachant bien qu’en
opérant de la sorte, il pouvait aggraver son déficit.
Crèpes Wahou ! 3 termine second de cette étape et du classement
général, suivi par Crèpes Wahou ! 2.
Anne Caseneuve a dématé au large du Finistère, sans blessé à déplorer
sur le trimaran rose.
Un peu plus
de 2 mois après son arrivée victorieuse à Brest à l’issue du Trophée
Jules Verne, le trimaran Groupama 3 a été remis à l’eau à Vannes au
chantier Multiplast.Le bateau a été remis en état après ce tour du
monde et adapté aux navigations en solitaire, en vue de la Route du
Rhum 2010, à laquelle participera le skipper Franck Cammas.
Le plan de pont a été modifié de manière à ce que l’ensemble des
manoeuvres de voiles et appendices soit à portée de chacun des postes
de barre.La descente en carbone a disparu. L’intérieur de la coque
centrale a été vidé et ne dispose plus que d’une couchette, et d’une
table à cartes.
Les premiers essais en mer prévus sont prévus à partir du 10 juin
prochain,d’ici là le trimaran sera doté d’un nouvel espar carbone
construit au chantier Lorima et d’une taille inférieure à la version
équipage.
Yann Guichard et son équipage s’impose sur cette 1ère étape des
Extreme Sailing Series à Sète, ils avaient pris la tête du classement
dès jeudi, 1ère journée de course pour ne plus la quitter jusqu’à
dimanche.
Le niveau sur le circuit Extreme 40 s’est nettement élevé cette
année avec des victoires de manches pour sept des huit équipages
engagés, les départ sont quelque peu facilités par un nombre de
concurrents réduits par rapport aux années précédentes.
La journée de samedi a commencé et terminée par un duel entre Yann
Guichard Loïck Peyron pour clore les hostilités, l’équipage du Gitana
Team était sous la pression de The Wave Muscat, à 4 points derrière,
qui possédait également 4 points d’écart sur Oman Sail Masirah.
Derrière, Groupama 40 accusait 15 points de retard sur Loïck Peyron.
Dimanche, l’équipage de Groupe Edmond de Rothschild s’adjugeait la
première course – comme tous les jours depuis le début de la
compétition, le duel avec Loïck Peyron reprenait de plus belle,
celui-ci ayant réussi à reléguer l’autre catamaran de l’Oman Sailing
Team à la 3ème place au général lors de la seconde manche du jour.
Derrière un autre duel commençait entre Groupama 40, mené par Franck
Cammas et Ecover, l” "Extreme 40 de Mike Golding barré par le
talentueux Leigh McMillan.
Le duel prendra fin lors de la 20ème manche de la compétition
puisque la dernière course à courir était annulée pour cause de vent
devenant trop fort, les points de cette dernière course étant doublé,
Ecover prenait l’avantage sur Groupama 40.
Le trio de tête restera inchangé avec la victoire de Groupe Edmond de Rothschild devant Masirah et The Wave Muscat.
La réaction de Yann Guichard, vainqueur de cette première étape et désormais favori de l’épreuve : "On a vraiment bien navigué aujourd’hui! La dernière manche était
assez mal parti, mais on a réussi à trouver un petit trou de souris
pour revenir. On est globalement satisfait de ce premier événement,
comme je le répète souvent il faut essayer de rester régulier et faire
le moins d’erreur possible. Je voudrais dire un grand merci à mes
équipiers parce que comme le disait Loïck (Oman Sail Masirah), sans
eux, on fait rien. J’ai parfois mis le bateau dans des situations
délicates mais avec de tels équipiers ça passe sans problème alors un
grand merci à eux.” "
Classement final du Grand Prix de Sète (après 20 manches)
1. Yann Guichard (Groupe Edmond de Rothschild), 131 points
2. Loïck Peyron (Oman Sail Masirah), 116 points
3. Paul Campbell-James (The Wave, Muscat), 101 points
4. Mike Golding (Ecover Sailing Team), 98 points
5. Franck Cammas (Groupama 40), 91 points
6. Mitch Booth (The Ocean Racing Club), 81 points
7. Roman Hagara (Red Bull Extrême Sailing), 81 points
Les conditions
variables d'hier, marquées par d'importantes bascules de vent,
n'avaient donné qu'une idée tronquée des rapports de force au sein de
la flotte, à la faveur de trois manches plus longues qu'à l'accoutumée.
Aujourd'hui, le comité avait mouillé ses bouées au pied de la
corniche, et 5 courses ont pu être lancées. Auteur d'une excellente
journée, Paul Campbell-James pointe en seconde place du général et se
pose en "révélation" de ce début de saison. Incisif, rapide, franc et
clairvoyant dans ses choix tactiques, le skipper britannique courant
sous pavillon omani prouve sans ambiguïté depuis hier que sa place est
dans le trio de tête. Pour l'heure, pas de quoi inquiéter l'implacable
équipage de l'Extreme 40 Groupe Edmond de Rothschild, qui a encore fait
une démonstration de force, parvenant notamment à se remettre d'une
pénalité sur le départ de la manche 6 pour terminer en seconde place.
Ils vont vite, au bon endroit, ne commettent quasiment pas d'erreur, et
il sera d'évidence difficile de contester leur suprématie. A bord
d'Oman Sail Masirah, Loïck Peyron viendra-t-il jouer les trouble-fêtes ?
Le fait est que le Baulois n'a pour l'heure passé que très peu de
temps sur l'eau avec son nouvel équipage, et pourtant les coups
d'éclats sont d'ores et déjà là - après une période de rôdage, Masirah
devrait être redoutable, car rappelons que ces hommes ont remporté le
championnat 2009. Franck Cammas pour sa part signe une victoire
aujourd'hui, mais des pénalités grèvent son résultat cet après-midi.
Après un
rappel général, la flotte prenait un départ en fanfare à la faveur
d'un vent de 12 - 14 nœuds. Ecover et The Ocean Racing Club
choisissaient de partir bâbord et de favoriser la droite du plan d'eau,
Golding et ses troupes pointant en première position à la marque au
vent. Grâce à une excellente vitesse et une bonne tactique, Ecover
conservait les commandes malgré la menace Masirah, Loïck Peyron jouant
très finement une option au large lors de la descente sous gennaker.
Ecover avait-il course gagnée en enroulant la dernière bouée au vent en
tête ? On aurait pu le penser… mais un souci de gennaker allait lui
coûter son avance ! Très incisif sur cette ultime descente, Groupe
Edmond de Rothschild se ruait vers la ligne d'arrivée pour remporter
cette manche, juste devant Masirah ! D'évidence, les débats allaient
être houleux et The Wave, Muscat, terminant troisième, confirmait son
excellent potentiel.
Le vent tombait un peu pour la course 5 (la seconde du jour), lors de
laquelle le départ canon de Loïck Peyron était sanctionné par un OCS -
ayant perdu un temps important à repasser la ligne, Loïck Peyron allait
tout de même terminer devant deux adversaires ! Franck Cammas
s'emparait très tôt des commandes d'une flotte amputée, Red Bull
Extreme Sailing étant rentré au port pour un problème d'hydraulique de
grand-voile. Groupama 40 était menacé par Groupe Edmond de Rothschild,
lui-même subissant les assauts du décidément incisif Paul
Campbell-James sur The Wave, Muscat. Ce dernier allait doubler Yann
Guichard et ses hommes (victimes de petits soucis de gennaker) et
prendre la seconde place au final, derrière un Cammas impérial.
La suite des événements sera moins rose pour Groupama 40 qui, pénalisé
pour un contact avec The Wave, Muscat, fermera la flotte lors de la
course 6. Celle-ci était remportée par Red Bull Extreme Sailing devant
un Yann Guichard survolté : suite à un départ calamiteux - bouée touchée
impliquant une pénalité - l'homme revenait très fort dans le match,
ravissait la seconde place à Ecover pour ne plus la lâcher ! On notait
que l'équipage de Mike Golding, servi par les talents de bareur de Leigh
McMillan, poursuivait sur sa bonne lancée. Dans l'avant-dernière
manche du jour Roman Hagara prenait une seconde victoire consécutive,
devant un Oman Sail Masirah en forme… lui-même talonné par Groupe
Edmond de Rothschild, abonné aux avant postes et confortnat de manière
implacable son avance au classement général. Yann Guichard semblait
avoir course gagnée dans la dernière épreuve du jour, pourtant Loïck
Peyron réussissait à la lui ravir dans l'ultime bord ! Un signe
trahissant la montée en puissance du Baulois ?
Jeudi : 1er jour
de la 1ère étape des Extreme Sailing Series
Cette première
journée de compétition aura naturellement permis de se faire une idée
préliminaire des rapports de force au sein de la flotte. Même si les
parcours du jour, plus longs que les manches "classiques" qui seront
enchaînées dès demain, ont surtout permis de jauger les vitesses, ils
ont sans surprise mis en évidence les "ténors" du circuit. Un groupe au
sein duquel, sans surprise une fois de plus, les "challengers"
médaillés que sont Mitch Booth mais aussi Roman Hagara semblent
s'imiscer de manière convaincante! Notons que les changements de
direction du vent, notamment dans la course inaugurale, ont eu un effet
non négligeable sur la journée…
Lors de la première course, Groupe Edmond de Rothschild se montrait
clairement en position dominante, tandis qu'une bascule importante
favorable à Oman Sail Masirah chamboulait l'ordre établi sur les deux
bords précédents. Loïck Peyron terminait ainsi en seconde position, qui
semblait pour autant revenir à Groupama 40 en début de course. La "loi
des bascules" permettait en outre à Red Bull Extreme Sailing de finir
troisième après avoir pourtant fermé la marche. Comme la "rumeur" en
avait fait état à la veille de la compétition, Ecover affichait une
belle vitesse et The Wave, Muscat était clairement dans les bons coups…
La
seconde manche, lancée après une modification de parcours, bousculait
l'ordre établi puisque c'était un trio de challengers, nouveaux venus
sur le circuit européen, qui s'imposait : The Ocean Racing Club (Mitch
Booth), Red Bull Extreme Sailing (Roman Hagara) et The Wave Muscat (Paul
Campbell-James) composaient le podium. Il fallait clairement jouer la
gauche du plan d'eau, et l'on assistait en milieu de course à une
débâcle française, les trois tricolores fermant la marche. Groupama 40,
se recentrant sur le plan d'eau dans le second bord de près, sauvait
les meubles avec une 5ème place tandis que Yann Guichard parvenait à
remonter en 6ème position devant Loïck Peyron.
La troisème course était à l'instar de la manche inaugurale menée par
Groupe Edmond de Rothschild, semblant difficile à détrôner : belle
vitesse, trajectoires propres et stratégie clairvoyante - aucun doute à
avoir quant à la forme de l'équipage de Yann Guichard. Pourtant, lors
du dernier bord de près, Cammas et ses hommes parvenaient à coiffer le
leader et à s'envoler vers la victoire. En troisème position, on
trouvait Ecover qui réalisait une course très convaincante
Grâce à sa performance du jour, Yann Guichard conforte bien évidemment
son statut d'home à battre, tandis que Franck Cammas prend sa place
dans le trio de tête et que les "challengers" se montrent très
déterminés à se faire une place au soleil. On 'oubliera pas que Mitch
Booth, second ce soir, a à son actif 10 titres de champion du monde et
deux médailles olympiques. "C'était une journée difficile", a expliqué
Mitch, "il a fallu se battre sur toutes les bascules mais nous sommes
contents du résultat : l'équipage fonctionne bien et nous avons une
bonne vitesse." Et si Loïck Peyron effectue une journée en demi-teinte,
terminant 6ème, il convient de rester attentifs car il reste trois
jours de compétition…
Francis Joyon a remis son trimaran Idec à
l’eau, après quatre mois de chantier dans le chantier Marsaudon à
Lorient, le but était d’améliorer le bateau avant la Route du Rhum, que
disputera le skipper.
La principale modification de ce chantier dhiver a été l’installation
de foils, qui devraient améliorer sensiblement les performances du
trimaran comme l’explique Francis Joyon : « globalement, le bateau
‘monte’ sur ces appendices, ce qui réduit le frottement et dans
certaines conditions, le gain de vitesse est très important : 4 à 5
nœuds ».Thomas Coville, skipper de Sodeb’O, quasi sistership d’Idec
a aussi adapté ces appendices à son maxi trimaran.
Autre amélioration côté voiles Idec disposera cette fois d’un jeu
flambant neuf et d’une grand voile à corne permettant de gagner 30m²
de toile
La bataille entre les deux favoris fait
rage dans le Golfe de Finlande, l’écart n’aura jamais été de plus de 20
milles entre Actual mené par Yves Le Blévec etCrêpes Whaou 3 ! de Franck
Yves Escoffier.
Le podium devrait être complété, sauf accident pour l’un des trois
trimarans par Crêpes Whaou skippé par loick Féquet.
La lutte est nettement plus acharnée pour la quatrième place, que se
disputee les multicoques d’ancienne génération. Alors que l’on pouvait
imaginer un duel entre l’équipage de Pierre Hingant (La mer révèle nos
sens) et celui de Anne Caseneuve (Croisières Anne Caseneuve), deux
autres compères se sont invités à partager les restes du festin : Lalou
Roucayrol (Région Aquitaine Port-Médoc) et Erwan Le Roux (FenêtréA
Cardinal) .
Les deux premiers bateaux devraient arriver entre 4 heures et 5 heures
TU, soit 6 et 7 heures (heure française) selon les dernières
estimations.
Ils ont dit :
Franck-Yves Escoffier (Crêpes Whaou 3 !) « Ce qui devait arriver arrive. On pensait avoir creusé un écart la
nuit dernière et voilà qu’Actual revient par derrière. Ça va être un
nième départ de course. On commence à le distinguer, tout est encore à
refaire. On prend notre bâton de pèlerin jusqu’au bout. Sans oublier
que l’on profite de moments exceptionnels : on a eu une nuit
fantastique à marcher à vingt noeuds par mer plate.»
Yves Le Blévec (Actual) « Franck-Yves est charmant : il dit toujours tout le bien qu’il
pense de toi, mais cela ne l’empêche pas d’aller toujours très vite !
Pour l’heure, il conserve l’avantage. On va essayer de jouer jusqu’au
bout. On a dormi à tour de rôle pour être le plus lucide possible sur
cette arrivée. On sait que la moindre erreur pourra se payer cash ;
donc, on veut être en pleine forme pour ces derniers milles. »
Classement au pointage de 16 heures
- 1 Crêpes Whaou ! 3 (FY Escoffier) à 147,7 milles de l’arrivée
- 2 Actual (Y Le Blévec) à 6,1 milles du premier
- 3 Crêpes Whaou ! 2 (L Féquet) à 291,3 milles du premier
- 4 Naviguez Anne Caseneuve (A Caseneuve) à 403,8 milles du premier
- 5 La mer révèle nos sens (P Hingant) à 422,4 milles du premier
La seconde étape du Challenge Julius Baer
se disputait ce week end au large du Domaine Impérial de Gland, sur les
bords du Léman.
Trois équipes ont occupés le haut du classement lors des 6 manches
courues (4 samedi 2 dimanche) : Banque Populaire, Foncia et Alinghi.
Samedi Pascal Bidégorry, le skipper du D35 Banque Populaire raflait 3
des 4 manches, et prenait une 7ème sur la dernière manche. Dimanche
c’est Alain Gautier sur Foncia qui s’est montré le meilleur avec une
victoire de manche et une 2nde place, les trois places sur le podium
lors des régates de samedi (3-2-1) permettent à l’équipage de Foncia de
remporter cette Realstone Cup.
Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui prend la deuxième position. Ils
remportent la dernière manche d’aujourd’hui et enchaine les bonnes
places (2-2-3-6-4-1).Pour Ernesto Bertarelli la régularité a payé: “
On comptant toutes les manches sans enlever une, je pense que nous
sommes devant. Nous recherchons la régularité. Car dans des classes
comme celle-là qui commence à se resserrer, il faut éviter les
extrêmes au maximum. Pour nous, c’est la stratégie de la régularité
qu’il faut suivre.”
Pascal Bidégorry sur Banque Populaire monte sur la trosième marche
du podium, après une première saison en demi teinte, le skipper des
trimarans Banque Populaire montre qu’il sera l’un des outsiders de la
série Décision 35 cette année : ” Nous avons fait une bonne journée.
Nous essayons d’être constructif sur le réglages des voiles. J’ai de
la chance de naviguer avec un équipage très talentueux qui s’adapte
rapidement. Je pense que l’on a beaucoup de chose à apprendre, mais
pour l’instant on essaie d’être les plus rapides.”
Alain Gautier : ” Ce week-end c’était un peu un duel
franco-français puisque nous gagnons deux manches et Pascal Bidégorry
en gagne 3, mais il ne faut pas oublier Alinghi qui fait de très bonnes
régates comme à son habitude. Nous sommes dans le match ce début de
saison. Mais nous savons que les autres vont progresser, que le niveau
de la flotte s’élève et que ce sera dur pour la suite de la saison.”
Zen Too qui prend la quatrième position de cette étape, Franck
Cammas, le barreur habituel avait cédé sa place à Fred Le Peutrec
(membre du team Groupama, et barreur du D35 SmartHome la saison
dernière), à la cinquième place, il y a Ylliam.
Okalys-Corum barré par Nicolas Grange, en l’absence de Loick Peyron
termine septième. Ils devancent Julius Baer de Philippe Cardis et
Zoulou d’Erik Maris et Nickel.
Stève Ravussin sur Veltigroup prend la onzième position devant
tLadycat et Zebra 7
Prochaine manche du Challenge Julius Baer à l’Open de Versoix le 4 et
6 juin, ainsi que le 5 juin pour la Genève-Rolle-Genève.
Le Gitana Team confirme son engagement
en multicoque en devenant la troisième équipe à annoncer son engagement
dans le Multi One Championship, après un 1er engagement d’un trimaran
skippé par le suisse Stève Ravussin, et le trimaran Foncia, mené par
Michel Desjoyeaux.
« Hormis l’aventure Gitana Eighty, l’histoire du Gitana Team
se conjugue depuis son origine sur plusieurs coques. Suite à la chute
du Championnat Orma et malgré les efforts consentis pour offrir un
avenir aux multicoques de 60 pieds, nous étions en mal de circuit. Le
Multi One Championship répond en partie à nos attentes. A travers la
voile de compétition nous souhaitons soutenir et perpétuer des valeurs
familiales : le dépassement de soi, la quête systématique de
l’excellence, le travail d’équipe, et l’ouverture au monde et à
l’innovation. Figurer parmi les pionniers de cette nouvelle classe
nous semblait naturel.»
Cyril Dardashti, directeur général du Gitana Team, se réjouissait
naturellement de cette annonce: « Le choix de nos armateurs de
poursuivre l’histoire Gitana en s’engageant dans le Multi One
Championship est une formidable nouvelle pour le team, qui anime la
classe des multicoques depuis près de dix ans. Le programme prévisionnel
annoncé par Multi One Design propose une alternance de courses au
large et de régates type Grand Prix, mais la démarche va plus loin que
celle du Championnat Orma puisqu’un tour du monde avec escales sera
organisé tous les trois ans. Cette nouvelle dimension représente un
attrait supplémentaire. Le numerus clausus imposé par nation et la
volonté d’ouverture à l’international qui en découle sont également des
points très importants de ce circuit. Car de son temps le championnat
Orma a souffert, entre autres, d’être trop franco-français. J’espère
que les équipages étrangers seront sensibles à ce projet et nous
rejoindront.»
Le MOD 70’ Gitana, dont la livraison est prévue courant septembre
2011, sera le neuvième voilier du Gitana Team à défendre les couleurs
du Groupe Edmond de Rothschild sur les mers du globe.
Les Extreme Sailing Series débuteront
dans une semaine dans le sud de la France, à Sète.
Cette compétition qui succède à l’iShares Cup réunira 8 catamarans
monotypes Extreme 40. Parmi les engagés, on retrouve Groupama 40, skippé
par Franck Cammas, Groupe Edmond de Rothschild, le bateau du Gitana
Team, barré par Yann Guichard, 2nd l’an dernier, Loick Peyron sera
également présent sur Masirah, le catamaran vainqueur de l’iShares Cup
2009, il rejoint Pete Cumming.
Oman Sail engage également un autre monotype sous les couleurs de The
Wave Muscat, barré par Paul Campbell-James. Seront également présent
Roman Hagara, skipper de Red bull Extreme Sailing, qui avait débuté la
compétition sur ce support à l’occasion des Extreme Sailing Series Asia.
Nick Moloney, skipper de BT l’année dernière retrouve sa place de
skipper sur Team GAC Pindar, Mike Golding renouvelle son partenariat
avec Ecover pour la seconde année consécutive sur le circuit, il cède
son poste de barreur à Leigh McMillan.
Une huitième équipe sera annoncée en début de semaine prochaine.
Multi 50' :
16/05/10 Les Multis 50' ont pris le large pour la 1ère course de la saison
2010 : la Vendée Saint Petersbourg, qui se déroulera en 2 étapes (aller
et retour).
Les grands favoris de la classe sont bien évidemment présents à
savoir Actual avec Yves Le Blévec et Crèpes Wahou 3 skippé par Franck
Yves Escoffier, Crèpes Wahou a également fait le choix de confier son
autre trimaran (le 2) à LoÏc Féquet – Victorien Erussard, prometteurs
co-skippers de l'ancien Laiterie de Saint Malo, actuellement à la
recherche de sponsors pour lancer la construction d'un nouveau
trimaran. Manque à ce trio le Prince de Bretagne, en chantier suite à
la rupture du flotteur l'an dernier, et dont la barre a été confiée à
Lionel Lemonchois.
Les autres trimarans engagés sont soit anciens soit orientés course
croisière et ne devraient pas inquiéter les favoris, le plateau est
constitué de :
REGION AQUITAINE – PORT MEDOC, Lalou Roucayrol
GAMIN, Philippe Laperche
PI R ², Etienne Hochédé
CROISIÈRES ANNE CASENEUVE, Anne Caseneuve
FENÊTRÉA - CARDINAL, Erwan Leroux
CLM, Hervé Cléris
Le départ de cette première étape a été donnée à midi, un mille après
la ligne Crêpes Whaou ! 2, Crêpes Whaou ! 3 et Actual, se
regroupaient en tête de la flotte. La pointe bretonne devrait être
atteinte au petit matin.
L'équipage du maxi trimaran Banque Populaire V s'est offert le record
de la Méditerranée en 14 heures 20 minutes et 34 secondes à une vitesse
moyenne de 33,24 noeuds ; améliorant le temps établi par Franck Cammas
et ses équipiers sur Groupama 3 il y a presque 1 an jour pour jour de
2heures 47mn et 47s.
Pascal Bidégorry et son équipage avaient
franchi la ligne de départ samedi 15 mai à 05 heures 56 minutes et 56
secondes, des vents soutenus ont permis aux hommes de Banque Populaire V
d'aligner les milles en limitant les manoeuvres , alors que Groupama 3
avait du enchainer les empannages.
Banque Populaire V s'offre
donc son 3ème record après celui de l'Atlantique Nord et des 24 heures.
La
réaction du skipper Pascal Bidégorry à l'arrivée : « Ca
fait excessivement plaisir. Comme on a pu le faire sur l’Atlantique
Nord ou le record du monde à la voile en 24h, nous n’avons pas fait
dans la demie mesure. Battre un record de la Méditerranée de 2h 47 m et
47 s, si on m’avait dit ça avant le départ, je n’y aurait pas cru.
C’est très satisfaisant de naviguer sur ce bateau, on a vraiment une
super équipe à bord. On a été bien aidés par une conjoncture de mistral
et de tramontane associés à une petite dépression au nord de la Corse,
ce qui nous a permis d’arriver à tout faire sur un seul bord (avec un
empannage juste au départ), même si cela n’a pas été évident. En effet,
sur les dernière heures, ça s’est fait à quelques mètres prés. Il a
fallu qu’on renvoie beaucoup de toile pour arriver à glisser le long de
la Tunisie pour arriver à rallier la pointe juste avant la baie à
Tunis. A ces vitesses là, et surtout avec la mer qu’il y avait , au
bout d’1H30 de barre, on était fatigués. On a essayé de faire des
petites siestes de 20 minutes comme sur la Solitaire du Figaro.
Autrement l’équipage était quand même présent pour toutes les
manœuvres, les 12 hommes, puisqu’on a besoin de 12 pairs debras pour manœuvrer ce beau bateau. Cela a été
excessivement intense. On a fait une pointe à 45 nœuds et des poussières juste avant de couper la ligne d’arrivée.
Comme la mer était plus plate à l’arrivée, nous avons pris plus de
vitesse. Ce qui n’a pas été le cas sur le reste de la traversée, car la
mer méditerranée dès qu’il y a du vent, devient
très courte avec des gros creux d’ailleurs. On a été bien aidés par la
longueur du Maxi trimaran Banque Populaire. Pour conclure, ça fait
vraiment plaisir et c’est du pur bonheur d’être entouré de gens aussi
compétents. Ce sont des petites expériences comme ça qui forgent aussi
une belle synergie de groupe, et j’en suis ravi »
Banque Populaire V a quitté le port de la
Ciotat à 17h30 pour rejoindre Marseille, Pascal Bidégorry et les 11
membres de l’équipage vont se mettre en attente sur la ligne de départ
virtuelle située entre l’ancien Sémaphore de Frioul et le Centre
Nautique du Prado.
Dans quelques heures ils s’élanceront sur cette tentative de record
de 455 milles nautiques détenu par Franck Cammas depuis le 16 mai 2009
en 17 heures 8 minutes et 23 secondes.
les conditions semblent réunies pour battre ce record, comme
l’explique le skipper : « Nous avons une opportunité intéressante :
avec du vent de 30 à 35 nœuds fichiers, il va tout de même falloir
être vigilant car cela va être puissant. Il faudra aller vite sans
s’emballer ! Il y aura un petit empannage d’une ou deux heures à faire
rapidement pour bien caler le bateau sur la bonne trajectoire. Le
positionnement de départ va être capital pour la suite.»
Voile-Multicoques.com
: 16/05/10
Les archives des
années 2006,2007, 2008 et 2009 sont disponibles en téléchargement au format PDF.
Le week end dernier devait être la 1ère occasion pour les douze
équipages des D35 de se jauger, mais le vent capricieux n'a finalement
permis qu'une seule confrontation dimanche. Le Grand Prix Beau-Rivage
Palace ne comptera donc pas pour le classement général du Challenge
Julius Baer, le règlement imposant un minimum de deux manches courues
pour valider une épreuve.
C'est Nickel barré par Frédéric Moura qui remporte donc cette unique
manche du week end. Derrière eux, le nouveau venu Ylliam se classe 2nd.
Ladycat monte sur la troisième marche du podium.
Les favoris du championnat se classent en milieu de tableau avec
Foncia barré par Alain Gautier à la quatrième position devant Alinghi
d'Ernesto Bertarelli, Okalys-Corum prend la septième position
derrière Veltigroup, barré par Stève Ravussin. Pascal Bidégorry sur
Banque Populaire, Julius Baer de Philippe Cardis termine respectivement
au 9ème et 10ème rang. Franck Cammas, barreur de Zen Too et Erik
Maris, propriétaire de Zoulou ont tenté un bord à terre pour la
descente vers la bouée sous le vent. Ils terminent à la 11ème et 12ème.
Prochain rendez-vous du 21 au 23 mai, pour la Realstone Cup,qui se
déroulera dans le cadre d'exception du Golf Club du Domaine Impérial de
Gland.
Après son escale forcée à Dingle
(Irlande), suite à une avarie de flotteurs, Yann Guichard a convoyé le
trimaran Gitana 11 en solitaire vers sa base technique de Saint
Philibert le 26 avril.
Le bateau est donc à nouveau entré en chantier, comme l’explique
Cyril Dardashti, le team manager du team « Suite aux faiblesses
détectées sur les flotteurs, l’équipe technique va appliquer le principe
de précaution et procéder à l’inspection de l’ensemble des coques. Rien
ne peut et ne doit être laissé au hasard et ces opérations nécessitent
que Gitana 11 retourne en chantier ».
Les réparations seront menées selon les directives du bureau d’études
du Gitana Team, du cabinet d’architecture navale VPLP et la société
HDS, spécialisée dans le calcul de structure.
L'Hydroptère a été remis à l'eau hier à Lorient, le foiler d'Alain
Thébault a passé 4 mois en chantier afin de le reconfigurer pour la
navigation hauturière. Le voilier sera amarré au ponton de la cité de la
Voile Eric Tabarly pendant une semaine, l'équipe de l'Hydroptère
rencontrera le public samedi 8 mai. Après une période d'entrainement l'équipage quittera la Bretagne pour une tournée européenne des grands événements nautiques : Cowes puis l'Allemagne (semaine de Kiel) et la Méditerranée en septembre-octobre, le trimaran sera présent aux Voiles de Saint Tropez du 25 septembre au 3 octobre.
L'autre mise à l'eau de ce début de semaine a été celle de Sodeb'O
qui a rejoint le port de la Trinité sur Mer hier, le trimaran géant de
Thomas Coville a subi un gros chantier d'hiver qui a permis l'ajout de
foils sur les flotteurs, le gain devrait être conséquent comme
l'explique le skipper « si bien sûr les valeurs théoriques se
réalisent, cette nouvelle configuration nous permettrait de passer sous
la barre des 57 jours sur un tour du monde en solitaire !
Les foils vont nous permettre d’être moins archimédien, plus aérien. On
devait avoir la culture du bateau pour « maturer » cette évolution
avec laquelle le bateau va passer dans une autre ère. Grâce au mât
basculant et aux foils, le Sodeb’O devrait être terriblement boosté :
il va voler ! Reste à fiabiliser au maximum les pilotes automatiques
qui vont être particulièrement sollicités. Nous avons intégré entre
autres un compas gyroscopique utilisé par l’armée. Réactivité des
vérins, du bras, tout a été développé en interne. »
Autre nouveauté, la décoration du bateau a
été revue en profondeur pour le lancement du nouveau logo Sodeb'O et de cette nouvelle saison chargée pour Thomas Coville qui s'élancera sur le record de la Route de la Découverte, sur la Route du Rhum et autour du monde en fin d'année.
Interview Fred Le Peutrec par Olivier Clerc de Ouest France, le récent détenteur du Trophée jules
Verne avec l’équipage de Groupama 3 revient sur le tour du monde,
l’ORMA, le MOD 70, l’America’s Cup, les circuits D35, Extreme 40, les G
Class…. au cours de cet entretien très complet.
Des résumés de la conférence l’Avenir du multicoque qui s’est tenue
à Lorient il y a une semaine, sur le blog de Sensation
Sailing Team qui et sur MonsieurJojo.net
A voir :
Résumé du Trophée Jules Verne victorieux de l’équipage de Groupama 3
en 13 minutes sur Sailing
News
Au salon du multicoque de Lorient, VoilesetVoiliers.com dévoile le 60′ ORMA de
croisière : Pardaoxe 60, construit dans les moules de Fujifilm par le
chantier Marsaudon (en fin de vidéo, à 5:03)
Yann Guichard à la barre de Gitana 11 avait quitté la Trinité sur Mer
le 13 avril pour une session d’entrainement en solitaire de 5 jours,
après 72 heures de navigation, le skipper du trimaran pour la prochaine
Route du Rhum a été contraint à une escale technique dans le sud de
l’Irlande suite à une avarie sur le flotteur tribord.
Le multicoque de 77′ naviguait alors à proximité du Fasnet après un
longbord de portant, l’équipe du Gitana Teama donc pris la décision, en
concertation avec Yann Guichard de dérouter le bateau vers Dingle afin
d’effectuer les réparartions nécessaires avant le retour vers la
Bretagne.
Les premières constatations laissent penser que cette avarie peut
être consécutive soit à une rencontre avec un OFNI (Objet Flottant Non
Identifié), soit aux chocs répétés d’une mer formée et casse-bateau (35
nœuds et 3 à 4 mètres de creux).
Le très influent Ernesto Bertarelli avait
lancé l’idée de régates en Méditerranée à la fin de la saison 2009
(voir ici), cette proposition n’a semble-t-il pas séduit
les propriétaires de D35, qui régateront de nouveau exclusivement sur
le Léman en 2010.
Peu de changement au programme donc, hormis des changements de dates
des différents grands prix, qui auront lieu du 8 mai au 19 septembre :
8 et 9 mai
Grand Prix Beau-Rivage Palace
21 au 23 mai
Realstone Cup
4 et 6 juin
Open de Versoix
5 juin
Genève-Rolle-Genève
12 juin
Bol d’Or Mirabaud
21 et 22 août
Open de Crans
4 et 5 septembre
Sogeti Cup La Réserve
17 au 19 septembre
Grand Prix Corum
Côté concurrence, Smarthome a stoppé son sponsoring. Fred le Peutrec
qui barrait le catamaran ne devrait donc pas prendre part aux régates de
la saison 2010 ; le catamaran a été vendu à Erik Maris, qui change donc
de support après une saison sur l’iShares Cup (Extreme 40), son
équipage sera composé de Thierry Tiggeler, Bruno Jeanjean, et Thierry
Fouchier.
Alinghi, qui engageait 2 bateaux en 2009, se sépare de l’un
d’eux(SUI-6) qui sera désormais baptisé Ylliam et sera barré par Aranud
Psarofaghis.
En toute logique, Alinghi, Foncia, Okalys feront figure de favoris
pour la course à la victoire, Zen Too et Julius Baer pourraient jouer
les troubles fêtes, tout comme Veltigroup (barré par Steve Ravussin) et
Banque Populaire (barré par Pascal Bidégorry) qui entameront leur
seconde saison sur D35.
Quelques interviews post Jules Verne à
découvrir :
Franck Cammas, interrogé par Axel Capron pour Sports.fr, qui revient sur ce tour du monde mais
aussi sur l’engagement de Groupama sur la Volvo Ocean Race et sur la
Route du Rhum qu’il disputera en solo sur Groupama 3.
Lionel Lemonchois, de nouveau sur Sports.fr, qui disputera lui aussi
la Route du Rhum, dans la catégorie Multi 50′
Bruno Peyron , interrogé par Manon Borsi pour VoilesetVoiliers.com, à propos de The Race 2, le
baulois dévoile ses projets pour l’ex Orange 2, les différentes
“classes” susceptibles de participer à la course, la concurrence des MOD
70 et l’éventuel lancement d’une classe G100 (basée sur le modèle de la
classe A100 développée par l’Oman Sail).
A voir, quelques projets :
l’Extreme 90, de Tornado Sport, catamaran de 90′ à foils, avec aile
rigide, sorte d’hybride entre les deux multicoques ayant disputé la
33ème Coupe de l’America, imaginé suite à ce duel entre les 2 géants, et
ayant donc peu de chances de voir le jour. A voir ici
Le M32, par Marstrom, catamaran à dérives courbes/foils, destiné au
raid côtier, et transportable en container de 40′.
Après deux tentatives avortées sur casse (en 2008 et 2009), Franck
Cammas et ses hommes : Fred Le Peutrec, Stève Ravussin, Lionel
Lemonchois, Thomas Coville, Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff, Bruno
Jeanjean, Jacques Caraës et Stan Honey ont décroché le Trophée Jules
Verne hier à 22h40 en franchissant la ligne d’arrivée de leur tour du
monde.
L’équipage de Groupama 3 a effectué le tour du monde à la voile en
48 jours 07 heures 44 minutes,
améliorant l’ancien record d’Orange II de 2 jours, 8 heures 35 minutes.
Cette tentative n’aura pas été de
tout repos pour ces 10 hommes, puisqu’ils ont rencontré à plusieurs
reprises des conditions météo difficiles notamment entre le Cap Horn et
l’Equateur avec un gros retard à combler, l’expérience de cet équipage,
la fiabilité et les capacités du bateau ont permis aux 10 marins de
décrocher le record le plus prestigieux et le plus difficile : 22
tentatives en 17 ans et seulement 7 succès.
Groupama 3 a donc parcouru les 21760
mn (route orthodromique soit la distance “officielle”) à la vitesse
moyenne de 18.76 noeuds. Sur le fond, Groupama 3 a parcouru 26830
milles nautiques à la moyenne de 23.13 noeuds.
Les
réactions d’anciens détenteurs du Trophée Jules Verne :
Olivier de Kesauson : « Bravo pour cette performance extraordinaire… Bravo pour n’avoir
jamais baissé les bras ! Bravo pour avoir construit à leur tour, dans
l’esprit de la plus belle et de la plus audacieuse des épreuves au
Monde, une histoire magnifique. Bienvenue à Franck Cammas et à son
exceptionnel équipage dans le Club des détenteurs du Trophée Jules
Verne. »
Message de Bruno Peyron : « Bravo à toute l’équipe de Groupama pour ce parcours exemplaire
autour du monde. Je sais la somme de compétences, d’efforts et
d’engagement nécessaire à un tel résultat : le design team, l’équipe
technique, l’équipe météo, l’équipage et aussi le sponsor dont il faut
saluer la détermination et qui a su faire confiance à son équipe y
compris dans les moments difficiles. Tous méritent ce succès construit
avec méthode. Ils écrivent ainsi, ensemble, une nouvelle belle page de
l’histoire du “Trophée Jules Verne”. Je suis fier d’avoir été battu par la meilleure équipe de multicoque
océanique actuelle et j’ai hâte de relancer notre équipe pour la
“reconquête”.
Je leur souhaite de devenir la meilleure équipe en monocoque dans la VOR
et j’espère qu’ils viendront nous rejoindre sur la ligne de départ de
The Race II. En tout cas c’est un défi que je leur lance, non plus par
chronomètre interposé mais … bord a bord ! »
Franck Cammas : «Une joie immense ! Je crois qu’avoir mis tant d’énergie et de temps
sur ce projet et arriver au bout, c’est super. C’est le travail acharné
d’une équipe et de notre partenaire Groupama qui n’a jamais lâché le
morceau. C’est super que ça se termine de cette façon. La clé, c’est que
quand il y a des échecs, il faut les utiliser, car c’est l’expérience,
la connaissance et la fiabilisation du bateau. C’est ce qu’on a prouvé
aujourd’hui. C’était beaucoup plus intense que je l’imaginais, mais on
aime ça et évidemment c’était 50 jours d’émotions extrêmement fortes. On
avait confiance dans notre bateau et dans le concept de trimaran.
C’était une « dream team » et c’est une somme d’expériences et de
talents. Parfois il fallait que je tranche avec mon feeling parmi les
idées de tout le monde. J’ai appris énormément : c’était super. L’image
qui restera, c’est le passage du cap Horn. On était comme des gamins…»
Fred Le Peutrec : « Ce Trophée, c’est un mélange de choses, une sorte de fondu
enchaîné entre ce que j’ai eu envie de vivre quand j’étais gamin et la
réalité ! J’ai toujours l’impression que ce sont d’autres qui l’ont
fait, d’être désincarné, que ce n’est pas moi qui y était… Une émotion
débordante, un moment hors du temps. Je l’ai rêvé en voyant les autres
équipages partir et revenir. C’est concret et en même temps fuyant. Le
parcours de Groupama 3 depuis trois ans a tout de même été semé
d’embûches : décrocher le Trophée de cette manière, sur le fil du
rasoir, dans les derniers jours de mer, alors que nous avions failli ne
pas partir, c’est magique ! »
Lionel Lemonchois : « Arriver à Brest, c’est toujours génial ! On a fait du mieux qu’on a
pu et c’est passé sur la fin. Super ! On a eu des conditions très
variées et pas toujours favorables, et celui qui arrivera à enchaîner
les bons systèmes météo d’un bout à l’autre, fera un carton… Mais je ne
sais pas si cela est possible. Ce qu’il faut, c’est être constant,
naviguer bien en permanence, et avoir un bon bateau : c’était vraiment
le cas avec Groupama 3. L’équipage était super et cela rend les choses
faciles : chacun était à sa place comme ce fut le cas avec Bruno Peyron.
Ce qui est essentiel et motivant, c’est de monter une belle équipe et
Franck Cammas a parfaitement réussi son casting ! 48 jours de mer, à dix
enfermés dans un huis clos, ce n’est pas anodin : ce n’est pas que de
la technologie, c’est d’abord du rapport humain. Le bateau était
vraiment facile : c’est un petit voilier de 32 mètres ! À trois sur le
pont, on pouvait presque tout faire. Avec des moments inoubliables comme
lorsque nous avons piqué sur le cap Horn à plus de 40 noeuds, sous un
ciel de traîne et huit mètres de creux… 48h extraordinaires. »
Thomas Coville : « On avait fait une première tentative, on avait cassé, on s’était
arrêté à Cape Town. On sentait qu’on avait un groupe très fort, capable
de se remettre en place dans des conditions pas forcément évidentes et
faciles. Il y avait une véritable audace et une vraie envie d’en
découdre. Un tour du monde, c’est quelque chose de global, c’est un
raisonnement de terrien de vouloir le découper en morceaux ! On s’est
fait un reaching vraiment poussé avec Stève Ravussin. On était rentrés
dans l’euphorie… Le bateau volait littéralement et les gars sont sortis
sur le pont pour nous demander si on n’était pas sur une autre planète !
Il avait la banane… Moi j’étais ailleurs… C’était fabuleux ! »
Loïc Le Mignon : « Sur la fin, c’était assez long car on n’a pas eu des conditions
faciles depuis les Açores. On a eu des coups de mou, mais on avait un
bateau polyvalent et formidable, en gagnant du terrain, on repartait de
l’avant et le moral avec ! On n’a pas eu peur jusqu’au bout, mais ce
n’était pas acquis ! Ce n’était pas facile, mais on a grappillé du temps
sur la remontée. On a eu pas mal de plaisir ! »
Bruno Jeanjean : «La plus belle image, c’est celle de l’arrivée, avec le record à la
clé, le public brestois et le beau temps de Bretagne. Surtout que moi,
c’est mon premier tour du monde, je n’ai pas l’habitude d’avoir tout ça
autour, c’est très agréable ! »
Steve Ravussin : «Cela fait toujours plaisir d’arriver, d’autant plus au bout de 50
jours. On est content, avec un public et un beau temps, c’est vraiment
super sympa. On était une super équipe, soudée, on est content d’être
sur ce bateau qui va toujours très, très vite. »
Après avoir passé l’équateur avec 26 heures de retard sur le temps
d’Orange 2, Franck Cammas et ses hommes ont retrouvé des conditions
favorables, le Pot au Noir a été avalé sans problème par l’équipage du
maxi trimaran qui accrochait la bordure de l’anticyclone des Açores et
retrouvait des vitesses élevées. Le 16 mars, le retard de Groupama se
transformait en avance, le franchissement d’une dorsale anticyclonique
redoutée la nuit dernière a de nouveau été assez favorable et le
multicoque a pu faire route vers le nord pour s’extraire de cette zone,
commel’explique le skipper : « On a retrouvé le vent avec le sourire
parce que c’était encore assez délicat mardi à proximité de l’axe d’une
dorsale. Les fichiers météo nous laissaient entendre que nous pouvions
être mangés par les brises faibles de ces hautes pressions et rester
bloqués de longues heures, voire des jours ! En fait, la nuit a été plus
ventée que prévu et nous avons pu nous échapper par le Nord.
Maintenant, il nous faut gérer une dépression avec laquelle nous allons
jouer jusqu’à l’arrivée, j’espère… Ce sera venté avec pas mal
d’empannages à faire. D’ailleurs, nous attaquons notre première
manoeuvre en ce moment. Le ciel est devenu plus gris : c’est un temps
breton, mais la température est encore assez élevée. »
Les hommes de Groupama ont ensuite pu se positionner en avant d’un
font froid qui permet de naviguer à des vitesses de l’ordre de 30
noeuds, il faudra cependant enchainer les empannages pour rester dans le
sud de ce système afin d’éviter des conditions de mer trop fortes.
Groupama 3 compte désormais plus de 590 milles d’avance sur le
record, sur une route plus directe que celle d’Orange 2 en 2005, les
estimations d’arrivée prévoient un passage de la ligne au large
d’Ouessant entre samedi matin et samedi soir soit un tour du monde en
environ 48 jours, ce qui permettrait aux hommes de Groupama3 de
s’emparer du Trophée Jules Verne.
Philippe Monnet, ex skipper du 60′ ORMA
Sopra Group a racheté l’ex B&Q/Castorama d’Ellen MacArthur, passé
ensuite sous les couleurs du sultanat d’Oman sous le nom de Musandam.
Après un tour du monde en équipage l’an dernier et le lancement de la
série A100 (sisterships de Sodeb’O°), l’Oman Sail avait mis le trimaran
en vente, Philippe Monnet s’est porté acquéreur de celui-ci, le 1er
objectif du skipper sera la Route du Rhum 2010.
Ce couple bateau/skipper ne fera pas figure de favoris face aux
derniers trimarans (Groupama 3, Sodeb’O, Idec, Gitana 11, Majan…) qui
s’aligneront au départ de Saint Malo fin octobre, cette course ne sera
qu’un entrainement pour un tout autre défi, Philippe Monnet a en effet
pour objectif de se lancer dans un tour du monde en soltaire “à
l’envers” (contre vents et courants dominants) en 2011.
Pour l’heure aucun sponsor n’a été annoncé pour ce projet.
La saison européenne du circuit Extreme 40 (ex iShares Cup) débutera à
Sète du 27 au 30 mai 2010.
Les régates se dérouleront à la sortie du port, à proximité du
centre ville.Trois équipes françaises sont attendues sur le circuit,
Groupama et Gitana et très probablement Luna, ses équipes étaient
concurrentes lors de la saison 2009.
Les deux dernières étapes du circuit se dérouleront à Trapani(Italie)
du 23 au 26 septembre et à Almeria (Espagne) du 9 au 12 octobre, les
étapes anglaises (probablement Cowes) et allemande seront dévoilées
prochainement.
Paradoxe, le 60′ ORMA de croisière d’un
riche propriétaire américain a été mis à l’eau à Lorient en fin de
semaine dernière. Ce trimaran a été construit chez Marsaudon Composites,
dans les moules de Fujifilm, le 60′ de Loick Peyron, avec cependant
quelques modifications permettant d’augmenter le volume intérieur afin
d’adapter le multicoque à son utilisation croisière.
Ainsi la coque centrale a été élargie, la largeur a été réduite à
14,50 m contre 17,50m pour la version course, assagissant le trimaran,
tout comme le mât issu des moules d’un 50′. Le bateau est pourvu de
winchs électriques et d’une assistance hydraulique pour les manoeuvres.
La réalisation de ce 60′ été menée par Benoit Cabaret, qui avait
dessiné Fujifilm en collaboration avec Nigel Irens.
Le trimaran est actuellement à Lorient et sera exposé au salon du
multicoque du 15 au 18 avril.
Comme l’annonçait le Télégramme il y a 3
semaines, la confirmation du remplacement du skipper “historique” des
multicoques Prince de Bretagne par Lionel Lemonchois, a été faite par VoilesetVoiliers.com, et par Hervé Cléris, ex
skipper du Multi 50′ Prince de Bretagne, sur lequel il n’aura parcouru
que quelques centaines de milles.
Le trimaran, en chantier chez Marsaudon Composites à Lorient, recevra
de nouveaux bras de liaison construits dans les moules de l’ancien 60′
ORMA Fujifilm. La cause de la rupture du bras de liaison en octobre n’a
pas pu être clairement identifiée, les architectes (Irens/Cabaret) ont
donc opté pour des bras plus solides et un ancrage des filets différent.
Franck Cammas et ses équipiers ont passé l’équateur ce matin après 41
jours 21 heures 9 minutes de navigation depuis le départ de ce Trophée
Jules Verne. Le trimaran compte donc 26 heures de retard sur le temps
de référence d’Orange II.
Les hommes de Groupama 3 ont connu une semaine difficile depuis leur
passage du Cap Horn, puisque leur avance de 175 milles au passage de la
pointe sud américaine a fondu, pour rapidement se transformer en retard,
en effet le multicoque n’a pas pu remonter le long des côtes sud
américaines du fait d’un anticyclone. Lorsque le trimaran a pu reprendre
une route plus directe, celle-ci s’est faite au près dans des vents
faibles à modérés, obligeant l’équipage à tirer des bords pour se sortir
de ce système météo.
Depuis vendredi les conditions se sont améliorées puisque le trimaran
navigue désormais dans les alizés, cependant le retard reste important :
400 milles, cependant équipage et routeur restent optimistes sur leurs
chances de battre le record, comme l’explique Sylvain Mondon, routeur à
terre dans une interview à Voiles et Voiliers.
Franck Cammas et ses équipiers sur le
trimaran ont doublé le Cap Horn aujourd’hui, à 18h30.
L’équipage fait donc son retour dans l’Alantique, en conservant une
avance de 175 milles (soit 9 heures) sur le temps de référence d’Orange
2. Malgré tout cette avance devrait fondre dans les jours à venir
puisque le trimaran va naviguer au près le long des côtes de la
Patagonie, comme l’explique Franck Cammas : “On va passer le cap
Horn avec une très petite vitesse, la plus petite qu’on a pu faire
depuis plusieurs semaines ! Ensuite ce sera du près et on va perdre pas
mal de temps par rapport au temps de Orange 2 : j`espère qu’on
récupérera ça plus tard. On sent qu’on attaque le dernier tiers du
parcours et c’est assez excitant pour les régatiers que nous sommes. Il y
a vraiment du jeu. On va perdre notre avance dans les heures à venir,
mais j’espère que ça reviendra vite. Il y aura un beau suspens jusqu’à
la fin ! “
Reste 7000 milles et environ 18 jours aux hommes de Groupama 3 pour
décrocher le Trophée Jules Verne.
Pascal Bidégorry, skipper du maxi
trimaran Banque Populaire V a annoncé hier que son équipage renonçait au
Trophée Jules Verne cette saison étant donné la dangerosité d’un départ
tardif.
Les explications de Ronan Lucas, directeur du Team : ” La déception
est immense même si ce n’est que partie remise. Jusqu’à mi-décembre nous
étions assez exigeants, et nous cherchions une fenêtre qui nous amenait
au moins à égalité avec le temps d’Orange 2 au Cap de Bonne Espérance.
Nous avions trois mois devant nous et il était normal d’espérer avoir
mieux en termes de conditions météo et de mettre toutes les chances de
notre côté pour terminer le tour d’une part mais aussi pour réaliser une
performance sportive d’autre part. Ensuite nous avons surveillé la
moindre opportunité, même sur une fenêtre moyenne, tant nous avions
envie de partir, mais aucun créneau ne s’est présenté, sauf des scénarii
« casse bateau », et ça il en était hors de question. Nous n’avons pas
voulu partir ni dans un esprit « on y va, on verra bien », ni avec des
fenêtres « quitte ou double ». Le fait de s’élancer avec une fenêtre
pouvant se fermer prématurément dans l’atlantique était risqué, car une
fois partis il aurait été impossible de saisir une éventuelle fenêtre
moyenne à favorable après. Nous avons la responsabilité de ce projet et
nous ne voulons pas le mettre en péril. Ce qui est difficile, c’est que
nous étions tous convaincus que nous aurions l’opportunité de partir
même avec une fenêtre moyenne, mais que rien de tel ne s’est présenté
depuis le 15 décembre. Le bateau a été mis à l’eau il y a un an et demi,
le projet est encore très jeune et nous avons la chance d’avoir du
temps devant nous et d’être en campagne de records jusqu’en 2012″.
A lire également, une interview dePascal Bidégorry pour leTélégramme.
Après quelques jours fastes au début de l’océan Pacifique, l’équipage
de Franck Cammas doit à nouveau composer avec une situation météo
complexe; en effet une dépression créant des vents très soutenus se
déplaçait sur la trajectoire du maxi trimaran.
La route du multicoque s’est donc incurvée vers le nord est pour éviter
le centre de la dépression, en s’écartant de la route directe les hommes
de Groupama ont certes trouvé des conditions plus maniables, mais tout
de même musclée,mais ils ont surtout vu leur avance sur le record
fondre, passant de plus de 550 à 22O milles.
La situation ne s’annonce pas meilleure à l’approche du Cap Horn,
avec un vent mollissant et une mer encore formée, commel’explique le
skipper de Groupama 3 :
« Le soleil est en train de se lever : nous avons tout de même gagné pas
mal de milles dans l’Est et le jour commence plus tôt. Depuis cinq
heures, le front s’est bien approché et le vent est très instable en
force : on a réduit à trois ris dans la grand-voile et trinquette… Il y a
des rafales à quarante noeuds et nous sommes obligés de naviguer
sous-toilé. Heureusement, la mer n’est pas trop mauvaise et le bateau ne
force pas trop. Le front va passer sur nous bientôt et nous allons
empanner, direction Sud-Est vers le cap Horn. Le vent va alors
progressivement mollir et nous devrons renvoyer de la toile : c’est le
programme de cette fin de journée… On est de plus en plus affûté sur les
manoeuvres, mais nous restons toujours très prudents pour ne pas casser
du matériel : c’était la première fois que nous prenions le troisième
ris depuis le départ de Ouessant ! Nous n’avons jamais eu autant de vent
sur ce tour du monde… Et c’est plutôt désert en ce moment : il y avait
encore des albatros hier, mais aujourd’hui, plus personne. C’est grand,
le Pacifique ! Surtout que nous avons fait beaucoup de chemin : le temps
passe plus lentement. Et c’est un océan qui n’a pas été facile, au
contraire de l’Indien.
Le vent que nous allons essayer de garder derrière cette dépression va
avoir tendance à partir devant nous. Nous risquons de devoir prendre une
route atypique qui nous ferait passer très loin dans le Sud du cap Horn
pour continuer vers l’Est pendant 24 heures supplémentaires dans les
mers du Sud : il y a un anticyclone entre la Terre de Feu et les
Falkland qu’il faudrait contourner… Autre possibilité : raser l’Amérique
du Sud, mais nous aurons à affronter du vent contraire et fort ! Nous
choisirons demain mercredi… Nous n’allons peut-être pas pouvoir faire
des photos du cap Horn. »
Lionel Lemonchois à la barre de Prince de Bretagne?
C’est ce que laisse entendre Philippe
Elies dans le Télégramme, plusieurs skippers se seraient
manifestés en apprenant qu’Hervé Cléris était écarté du projet, mais le
choix se serait porté vers le vainqueur de la Route du Rhum 2006.
Lionel Lemonchois étant à bord de Groupama 3 pour la tentative de
Trophée Jules Verne, l’officialisation du changement de skipper devrait
se faire au retour du tour du monde.
Le trimaran, construit sur plans Irens Cabaret, est en cours de
chantier chez Marsaudon Composites suite à la désolidarisation du
flotteur survenue avant la Transat Jacques Vabre.
Le trimaran de Franck Cammas a franchi la
longitude du Cap Leeuwin cette nuit, en battant le temps intermédiaire
entre le Cap des Aiguilles et le Cap Leewin en 6 jours 22 heures et 33
minutes.
Reste à maintenir ces vitesses élevées et à rattraper les 130 milles
de retard sur le temps de référence d’Orange II.
A lire, l’interview de Franck Cammas par Philippe Eliès dans le Télégramme.
Maxis Multis :
22/02/10
Pascal Bidégorry et son équipe ont décidé de prolonger le stand-by de
leur maxi trimaran, Banque Populaire V. L’équipage dispose donc encore
d’une chance de s’élancer sur le trophée Jules Verne cette année…
Le catamaran de 28m de Roman Paszke, ex Bioton lancé en 2006, a fait
escale à Brest jeudi dernier pendant quelques heures.
Le multicoque désormais baptisé Gemini 3 était convoyé par
des marins polonais (Robert Janecki, Mariusz Siedlecki et Ygor
Szvubkowski), il a ensuite repris la mer à destination du Portugal.
Le skipper, Roman Paszke, devrait reprendre la barre pour une
navigation d’entraînement entre le Portugal et les Caraïbes. À l’automne
prochain, il s’élancera, « peut-être de Brest » (dixit Robert Janecki),
pour un tour du monde en solitaire… et « à l’envers »
Maxis Multis : 20/02/10Groupama 3 retrouve de la vitesse,après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression.L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.
L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit à moins de milles. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) etle cap Leeuwin (Australie).
Fred le Peutrec à la vacation d’hier :
« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »
Triple détenteur du Trophée Jules Verne et créateur de The Race, la course autour du monde « no limit » en équipage, sans escale et sans assistance, Bruno Peyron annonce officiellement sa décision de relancer The Race. Après plusieurs mois d’étude et de réflexion et après consultation des principaux skippers potentiels, une deuxième édition de la course autour du monde des Géants (G.Class) aura donc lieu à l’horizon 2013-2014, au départ d’un port d’Europe du sud.
Une dizaine de Géants Après discussion avec les principaux skippers des maxi-multicoques de la G.Class, il résulte que parmi la douzaine de Géants construits à ce jour, 8 à 10 d’entre eux pourraient être sur la ligne de départ de The Race, sans compter les nouveaux bateaux qui peuvent être mis en construction, notamment à partir des moules existants des derniers multicoques de dernière génération. L’objectif a terme : le même que lors du lancement de la première : « les 10 équipes les plus rapides du monde. »
Tous les signaux au vert ! Bruno Peyron qui a pris le temps de la réflexion avant de mûrir sa décision témoigne : « Ayant pris un peu de recul depuis ma dernière participation au Trophée Jules Verne, je constate plusieurs éléments qui m’ont poussé à prendre la décision de relancer The Race. D’abord et depuis la dernière America’s Cup que nous venons de vivre tout récemment, on peut désormais conclure que nous français ne sommes plus seuls au monde dans le domaine du multicoque et c’est une excellente nouvelle. Nous allons changer d’époque. Notons par ailleurs que depuis The Race, 12 multicoques géants ont été construits dont quatre lors des trois dernières années. Il y a donc aujourd’hui un nombre de bateaux de qualité suffisant pour proposer enfin à leurs skippers et partenaires la relance de l’événement, sans compter les nouveaux multicoques dont la construction peut être lancée dans la perspective d’une nouvelle édition en 2013 ou 2014. Je vois aussi que certaines grandes marques regardent du côté de la Volvo Ocean Race, ce qui est compréhensible mais démontre également l’absence d’une course alternative à vocation internationale en multicoques. Enfin la prise de conscience des uns et des autres est aujourd’hui plus collective et mes discussions avec les principaux skippers de la G.Class me poussent à aller dans leur sens. La nouvelle Classe des 100 pieds (déjà 3 opérationnels, bientôt 4) a démontré la possibilité pour ces bateaux innovants de faire le tour du monde par les trois caps mythiques dans le cadre de budgets limités. Il y a donc désormais une possibilité plus « accessible », de pouvoir participer à The Race. Pourquoi 2013 ou 2014 ? Pour situer l’événement entre deux éditions de la Volvo Ocean Race et offrir aux principaux challengers internationaux la possibilité de participer à l’événement. Cette échéance donne le temps aux équipes de structurer leur projet et à l’organisation de fédérer un groupe de partenaires ambitieux et motivés ».
L’équipe d’organisation se constitue Après consultation de différentes agences de marketing sportif, Bruno Peyron a décidé de confier la direction générale de The Race Event à Thierry Reboul. Ancien directeur de la publicité d’Air France et de la communication d’Alcatel, Thierry Reboul est le fondateur de l’agence événementielle Ubi bene, spécialisée dans les opérations spectaculaires.
Ce dernier aura notamment en charge l’organisation et la négociation avec les partenaires principaux et les sites officiels de l’événement.
Un appel d’offre sera lancé afin de compléter le dispositif avec une équipe internationale en charge d’une partie de la production exécutive.
A lire, deux interviews de Bruno Peyron, sur Sports.fr et sur le Figaro.fr
Groupama 3 a passé le Cap de Bonne Espérance avec 7 heures 30 de retard sur le temps de référence d’Orange II, le trimaran a ensuite pu filer à haute vitesse (de l’ordre de 30 noeuds) en naviguant en bordure sud d’un anticyclone, ce qui permettait à l’équipage de Franck Cammas de combler une partie du retard accumulé dans l’Atlantique Sud.
Cependant la transition entre cet anticyclone et la zone de confluence n’a pas eu lieu comme prévue et le trimaran a très nettement ralenti cette nuit, avec de nouveau une perte de 75 milles sur le record. Après ce passage difficle, l’équipage a pu reprendre un rythme plus soutenu, les hommes de Groupama 3 espèrent rattraper leur retard avant l’archipel des Kerguelen.Cependant la transition entre cet anticyclone et la zone de confluence n’a pas eu lieu comme prévue et le trimaran a très nettement ralenti cette nuit, avec de nouveau une perte de 75 milles sur le record. Après ce passage difficle, l’équipage a pu reprendre un rythme plus soutenu, les hommes de Groupama 3 espèrent rattraper leur retard avant l’archipel des Kerguelen.
Le skipper du Multi 50′ Prince de Bretagne, qui avait connu une grave avarie avant le départ de la Transat Jacques Vabre, serait débarqué de son rôle de skipper par son sponsor.
Celui-ci serait à la recherche d’un skipper pour la Route du Rhum 2010.
Maxis Multis : 16/02/10 La fenêtre espérée par le team Banque Populaire pour s’élancer sur le Trophée Jules Verne dimanche s’est refermée. si la traversée du golfe de Gascogne s’annonçait toujours rapide, avec des vents cependant soutenus, c’est l’évolution de la météo au niveau de Madère qui a contraint l’équipage de Pascal Bidégorry à renoncer, en effet les derniers fichiers météo faisaient étatde vents forts (40 noeuds) de face et d’une mer très dure (8 à 9 mètres de creux). Reste que la période de stand by n’est pas inextensible, et qu’un départ est de plus en plus compromis, ceci pourrait faire l’affaire des homes de Groupama 3 qui seraient assuré de conserver le Trophée un an, si la tentative en cours était victorieuse.
James Spithill et son équipage ont de nouveau largement dominé celui d’Alinghi 5 hier sur le plan d’eau de Valence. BMW prenait de nouveau l’avantage au départ puisque le bateau suisse écopait d’une pénalité.
Ensuite Alinghi 5 reprenait l’avantage au près (avec pour la 1ère fois Loick Peyron à la barre), grâce à une bonne lecture du plan d’eau de la cellule arrière, et possèdait 600 mètres d’avance sur le trimaran américain, cependant lors du virement des américains sur la layline, les suisses ne couvrent paset BMW Oracle reprend l’avantage.
BMW Oracle passait donc la première bouée avec 28 secondes d’avance sur son adversaire,le bord de reaching anéantira les espoirs des hommes d’Alinghi de revenir, le trimaran se montrant nettement plus puissant et rapide à cette allure, USA 17 passant la seconde bouée 2 minutes 44 secondes avant le catamaran helvète.
Le bord de portant ne changera rien au résultat final, malgré une molle qui ralentira le trimaran américain à moins d’un mille de la ligne et qui réduira son avance de moitié.
BMW Oracle remporte donc cette 33ème Coupe de l’America, de nombreux français ont oeuvré pour cette victoire, Thierry Fouchier, qui occupait le poste de régleur des voiles d’avant sur le bateau mais aussi les architectes Vincent Lauriot Prevost et Marc Van Peteghem, les concepteurs de l’aile Dimitri Despierre et Joseph Ozanne, entre autres.
Reste maintenant à decouvrir les « modalités » de la prochaine Coupe, Larry Ellison, désormais defender, devrait dévoiler le lieu et le type de bateau très bientôt.
Après un passage très difficile pour Franck Cammas et ses hommes, l'hémorragie de milles est stoppée, depuis hier, l'équipage de Groupama 3 a accroché une dépression et aligne de belles vitesses de l'ordre de 30 noeuds, même si ils possèdent encore 375 milles de retard, les hommes de Groupama 3 devraient passer le Cap de Bonne Espérance dimanche soir avec moins d'une demi journée de retard sur le temps de référence.
Du côté de Banque Populaire, le code orange a été activée, peu d'informations supplémentaires pour le moment, il semble que Pascal Bidégorry et ses hommes programment un départ pour dimanche....
James Spithill et son équipage sur BMW Oracle ont survolé cette 1ère régate de l'America's Cup...
Le barreur arrive à infliger une pénalité à Alinghi dans la phase de pré-départ, mais le trimaran américain se retrouve arrêté et part avec un retard d'une minute quarante cinq sur son adversaire, qui parvient à maintenir le trimaran ailé derrière lui sur le 1er tiers du bord de près, l'avance des américains ne cessera ensuite de s'accroitre.
Le bateau américain affiche un meilleur cap et une meilleure vitesse que le catamaran suisse, pire encore, l'équipage d'Alinghi qui était présenté comme favori dans ce petit temps (8 noeuds) est apparu hésitant notamment au départ du bord de portant, peinant à trouver les bons réglages, sur une allure où le catamaran semblait favorisé par rapport au gréement du bateau américain.
Au final, Alinghi 5 termine la manche à plus d'un quart d'heure de USA 17, grand vainqueur de cette manche et désormais favori pour la Coupe de l'America.
La tâche s'annonce difficile pour l'équipage d'Ernesto Bertarelli, du fait de la domination nette de l'équipe américaine sur cette manche où les suisses partaient favoris
Le trimaran Majan de l’Oman Sail (et sistership de Sodeb’O,plan Irens/Cabaret) sera aligné sur la Route du Rhum 2010, avec Sidney Gavignet à la barre.
Le trimaran effectue actuellement un tour de l’océan Indien, il reviendra à Muscat en avril où il entrera en chantier pour l’adapter à la navigation en solitaire.
Après l’annulation de la régate de lundi, du fait d’un vent erratique et instable en direction, la première manche de l’America’s Cup devrait se courir demain. Cependant les prévisions de demain sont divergents selon les sources, certaines annoncent de nouveau des vents faibles, d’autres des vents soutenus avec une mer formée, le lancement de la régate ne parait donc pas assuré.
Les meilleures conditions cette semaine semblaient être aujourd’hui avec un vent bien établi à plus de 20 noeuds, et jeudi.
A suivre sur Canal + Sport et Eurosport et bien évidemment sur la TSR.
La trajectoire du trimaran Groupama 3 s’est infléchie vers le sud est hier soir, avec des vitesses de l’ordre d’environ 25 noeudssur une route convergente avec celle d’Orange 2, cependant la situation a évolué aujourd’hui du fait d’un front froid sur la route du mai multicoque.
Franck Cammas et ses hommes ont désormais deux options divergentes,
« On a pu naviguer sous gennaker en incurvant notre route au fur et à mesure que le vent de Nord-Est faisait place à du Nord, et maintenant à du Nord-Ouest. Nous suivons la courbure naturelle de l’anticyclone. D’ici le début de l’après-midi, nous allons effectuer un empannage pour nous recaler afin d’aller chercher un flux plus soutenu que nous essayerons d’atteindre mercredi. Il faut d’abord passer un petit col entre deux centres de hautes pressions : nous serons cette nuit dans de petits airs… Mais à la sortie, nous attraperons le train dépressionnaire ! »
Il semble donc que le trimaran géant va voir son avance d’environ 400 milles se réduire sensiblement, au cours des jours qui viennent.
Comme en octobre lors de la dernière manche de l’iShares Cup, rien n’était joué pour Masirah qui ne comptait qu’un point d’avance sur deux poursuivants à égalité (The Wave Muscat, China Team), les locaux cette finale qui se courrait à Oman ont su tirer leur épingle du jeu en s’adjugeant les deux premières places de l’étape et du classement du championnat, China Team, barré par le français Philippe Ligot se classait troisième devant BT, Red Bull (qui a joué de malchance lors de cette ultime étape en chavirant) et Rumbo Almeria.
La première manche de l’America’s Cup aura lieu lundi à 10h06 à Valence en Espagne, elle opposera deux maxis multicoques extraordinaires : le catamaran Alinghi 5 et USA17, le trimaran de l’équipe BMW Oracle.
A deux jours de l’échéance, Marco, fidèle lecteur de Voile-Multicoques.com et passionné de multicoques nous fait partager son point de vue sur ces deux bateaux : Un rapide rappel des faits. Les Américains, très fâchés contre Alinghi (pour des raisons que je ne développerai pas), décident de lancer le 13 juillet 2007 un défi conforme au Deed of Gift original de l’America’s Cup. Leur challenger : un multicoque de 90’ par 90’ (27,43m). Les Suisses sont obligés d’accepter. Le 22 Août 2008, les Américains mettent à l’eau leur trimaran. N’ayant pas le choix du lieu des régates, ils ont décidé de faire un bateau polyvalent et évolutif, un trimaran issu du cabinet d’architectes français VPLP. Le 8 juillet, les Suisses mettent leur bateau à l’eau. Ils ont choisi un catamaran ultra-léger avec dans l’idée de régater à Ras El Khaïmah, dans le golfe Persique, où les vents sont légers. Malheureusement pour eux le tribunal désignera finalement Valence comme lieu des régates.
La compétition se déroulera en deux régates gagnantes : la première sera un aller-retour de deux fois 20 milles et la seconde un triangle de trois fois 13 milles. Si une troisième régate est nécessaire, elle sera identique à la première.
Détaillons un peu les forces en présence. Si les deux bateaux font bien 90’ de flottaison à l’arrêt, ils font un peu plus en navigation.
On n’a évidemment aucune donnée officielle sur les bateaux et tous ces chiffres ne sont que des estimations.
Honneur au defender : Alinghi 5 est un catamaran de 31 ou 32 m de longueur et de 24 m de largeur. Après avoir été lancé avec un mât d’une cinquantaine de mètres, il est désormais doté d’un gigantesque mât-aile de 60 m de haut doté d’une grand voile de 600 m2 et pouvant porter, sur son gigantesque bout-dehors un gennaker de 1000 m2, le plus grand ayant jamais été construit. Les coques possèdent des étraves inversées de type wave-piercer. Ces étraves, en passant à travers les vagues au lieu d’au-dessus, diminuent le tangage et améliorent l’efficacité du gréement. Elles sont tenues par deux bras seulement et tous les efforts de torsion du gréement sur les coques sont repris par trois poutres de carbone. Ce système, très innovant, avait été imaginé en 2000 pour le petit catamaran de 12,50 m Alinghi qui gagna par la suite plusieurs fois le bol d’or. Il permet une très grande rigidité pour un poids minimal. Ce système a donc tout naturellement été repris pour A5. Les coques sont dotées de dérives en S (même si des dérives rectilignes ont aussi été utilisées), orientables dans les 3 axes, qui font aussi office de foils. Autre innovation majeure : la suppression des wincheurs remplacés par un moteur. Pas très sympa pour les oreilles mais très efficace.
Ce moteur sert aussi à remplir et transférer les ballasts dont sont dotées les coques. Un immense trampoline court entre les bras et les coques tandis que l’arrière du bras avant est caréné d’une toile. Ils viennent même de tester un carénage de l’arrière du second bras, suivant en cela l’exemple des Américains. Ne comparez pas ce bateau à un multicoque de course au large. Il faut le voir comme un catamaran de plage de 32 m. En fait c’est un agrandissement et une amélioration du Alinghi de 12 m. Bref, un engin extrême, fait pour naviguer sur eau plate dans très peu de vent. Dans ces conditions il est capable d’atteindre des vitesses extraordinaires comprises entre 3 à 4 fois la vitesse du vent.
Le challenger :
Le trimaran Américain n’est pas moins extrême. Il a fortement évolué depuis son lancement. Si la largeur de 27 m n’a pas changé, les flotteurs, originellement à 30 m, doivent en faire désormais près de 32 et sont aussi dotés d’étraves inversées du type wave piercer. Ces flotteurs sont équipés de foils qui servent aussi de dérive car la dérive centrale de la coque a été supprimée. La forme de ces foils a d’ailleurs évolué. Après avoir commencé avec des foils courbes similaires aux foils des trimarans Orma, ils ont essayé des foils plus rectilignes pour revenir à des foils courbes Exit aussi le safran central. Gain de poids, gain de trainée. En fait, en navigation, USA se retrouve dans la même configuration qu’un catamaran. Il est aussi doté de ballasts. Les Américains ont été obligés de suivre les Suisses dans l’installation d’un moteur. Plus de wincheurs. Et c’est sans doute ce moteur qui a permis l’installation de ballasts jusque dans les flotteurs.
Les Américains ont beaucoup travaillé l’aérodynamique, en carénant l’arrière du bras avant puis en supprimant les filets et, finalement en carénant aussi le bras arrière. Il n’est pourtant pas certain que nous voyions ces carénages en compétition, les bateaux ayant navigué avec ou sans. La surface de voilure n’a fait qu’augmenter. Après avoir été lancé avec un mât de 50 m, on est monté à 55, puis 60 m. Ce dernier mât a d’ailleurs cassé au bout de deux jour. Ce qui n’a pas désarmé les Américains qui étaient sur le point lancer leur innovation majeure : une aile rigide. Rien de révolutionnaire en soi, car des ailes ont été largement utilisées en Little America’s Cup et continuent a être utilisées en classe A. Et Stars et Stripes en possédait déjà une en 88.
D’un strict point de vue aérodynamique une aile rigide ne possède que des avantages. En ne se déformant pas, contrairement à une voile, elle garde toujours son profil idéal. Mais ce qui est extraordinaire c’est les dimensions de cette aile : plus de 60 m de haut pour une surface de plus de 650 m2. Un monstre dont le poids n’excède pas le poids d’un gréement classique. Mais surtout un monstre d’efficacité. L’aile est composée de deux parties, la partie avant pouvant être considérée comme un mât prolongé par des volets orientables. Ces huits volets, en prenant une angulation différente permettent aussi de faire « twister la voile », d’adapter le profil au vent à quelque hauteur que l’on soit. Par un système gardé secret cette aile est très facile à régler. L’aile permet donc de développer plus de puissance qu’une voile classique. Son second avantage se situe dans les manœuvres, car elle garde de la portance en permanence, permettant au trimaran de virer avec une facilité déconcertante. Son talon d’Achille reste le petit temps, où elle manque un peu de surface, et peut-être aussi le portant. Ils peuvent lui adjoindre une voile d’avant qui augmente la surface mais diminue l’efficacité du profil de l’aile.
Les déplacements : le gros point d’interrogation. 10 T contre 12T ? 12T contre 16T ? 13T contre 18T ? Impossible à savoir. Mais tout le monde est d’accord pour dire que le catamaran est plus léger et le trimaran plus puissant. Encore que les ballasts modifient la donne. Alors, qui va gagner ? Bien malin qui pourrait le dire. Les experts disent que A5 est meilleur dans le petit temps. Ce serait donc la météo du jour qui déciderait du sort du match. Si A5 est sans aucun doute plus léger je ne suis pas persuadé que la différence de déplacement soit énorme. Deux tonnes d’écart ne changeraient pas grand-chose. Par ailleurs, et contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, on a déjà vu des multicoques lourds dépasser des légers dans le petit temps. La thèse la plus communément admise est que USA devrait être intouchable au près, et cela d’autant plus que le vent sera fort. Au portant par contre le cata devrait être mieux et cela d’autant plus que le vent sera faible. Mais attention, le plan d’eau est grand et le vent pourra y être très variable. C’est peut-être là que se fera la différence, dans la capacité à aller exploiter le vent là où il se trouve. Et les deux équipes ont mis beaucoup de moyens dans ce sens : Alighi utilisera des ULM qui surveilleront le plan d’eau et USA utilisera des « jumelles » capables de donner le force et la direction du vent à un kilomètre de distance. Si la coupe a été un véritable imbroglio juridique et a donné l’impression d’être une bataille de chiffonniers où tous les (mauvais) coups sont permis, elle a aussi renoué avec les origines : deux milliardaires qui se battent pour construire le bateau le plus rapide du monde. Et c’est ça qui a toujours fait rêver les gens. Au bout du coup elle aura donné naissance aux deux bateaux les plus excitants depuis Reliance, les bateaux les plus rapides (dans moins de 15 nœuds de vent) qui aient jamais été construits, deux formidables machines à vents. Vivement lundi.
A lire également :
Des interviews des naviguants d’Alinghi : Alain Gautier sur Sports.fr, Loick Peyron qui partagera la barre avec Ernesto Bertaralli sur le Télégramme.
Des architectes au travers d’une interview croisée toujours sur Sports.fr : Vincent Lauriot Prevost pour BMW Oracle, Benoit Cabaret pour Alinghi. A lire ICI.
Groupama 3 a franchi l’Équateur à 9h 2′ 40″ TU soit après 5j 19h 6′ 47″ de mer le départ du Trophée Jules Verne, 2ème meilleur temps sur ce tronçon du tour du monde. Le passage du Pot au Noir s’est déroulé sans encombre comme l’explique les skipper du maxi trimaran :
Franck Cammas : « C’est très bien et au delà de ce qu’on espérait au départ pour cette partie là. On peut être très content même si on aurait pu espérer presque mieux juste en regardant les dernières heures : le Pot au Noir s’est un peu réveillé au moment où on le franchissait, avec des vents très aléatoires qui tournaient de tous les cotés pendant 7-8 heures. Il a été court mais plus violent que ce qu’on imaginait. En ce moment il n’y a pas énormément de vent : 12-13 nœuds. Il nous manque quelques nœuds pour pouvoir accélérer et glisser. On aimerait que ça vienne. Là la route est assez traditionnelle, la dorsale est très proche des côtes et il va falloir la contourner. Le routage nous fait passer dans la bande côtière, à quelques milles des plages du Brésil. Cela nous fait faire un gros détour. C’est toujours un passage délicat mais il l’est encore plus que d’habitude. On va faire de notre mieux dans le sud même si cela ne va pas être évident. Orange II risque de nous repasser devant. »
Malgré une fenêtre météo peu encourageante au départ, les hommes de Groupama 3 ont réussi à tirer parti des performances du bateau dans les vents médiums, ils possèdent désormais 1 journée et 7 heures d’avance sur le temps de référence (Orange 2). Cependant la descente vers les 40 ème rugissants et le Cap de Bonne Espérance devrait être plus complexe : « Les prévisions météo dont on dispose ne sont pas très favorables pour rejoindre les mers du Sud. Pour éviter les calmes, nous allons devoir nous rapprocher fortement des côtes brésiliennes et descendre très bas avant de pouvoir tourner à gauche vers le Cap de Bonne Espérance. On va perdre pas mal de milles sur Orange mais la route est encore longue. Il va falloir rester très concentré et être prêt à saisir les opportunités ».
A lire également à ce sujet, l’interview de Franck Cammas par Axel Capron sur Sports.fr
Après 24 heures difficiles et une centaine de milles de retard sur le temps de référence, les hommes de Groupama 3 ont retrouvé de la vitesse aujourd’hui en accrochant la bordure d’une dépression.
Le trimaran a laissé Madère dans son sillage, le prochain archipel a paré est celui des Canaries, ce passage s’annonce plus délicat avec une brise mollissante à l’approche des iles, il faudra ensuite traverser cette barrière anticyclonique avant d’accrocher les alizés.
Côté équipage, Lionel Lemonchois, a de nouveau fêté son anniversaire (50 ans) sur le parcours du Trophée Jules Verne, comme en 2005 sur Orange 2, espérons que cette tentative se terminera aussi bien que celle d’Orange il y a 5 ans pour l’équipage de Groupama 3.
Les deux équipes devraient se retrouver sur l’eau le 8, 10 février, et le 12 en cas d’égalité, cependant les limites de vent (15 noeuds maximum) et de houle (1m maximum) pourraient retarder les dates de l’America’s Cup.
Les deux équipes s’entrainent donc autant que possible en attendant la date fatidique.
Si il semble acquis que James Spithill barrera le trimaran américain, rien n’est sûr chez Alinghi, même si il semble que Loick Peyron et le patron du défi suisse : Ernesto Bertarelli soient les barreurs probables.
La rumeur courait depuis hier soir, l’équipage de Groupama 3 était prêt à reprendre le départ du Trophée Jules Verne.
L’information a été confirmée ce matin, avec le départ du trimaran vert de Brest à 9h30, Franck Cammas et ses équipiers ont rejoint la ligne de départ de cette tentative de tour du monde vers midi pour un départ qui a finalement eu lieu à 14h55 dans une petite brise.
La fenêtre météo est extrêmement serrée, commel’plique Sylvain Mondon, le routeur de Groupama3 : « Il faut que Franck Cammas et son équipage franchissent la pointe espagnole avant l’arrivée de l’anticyclone, c’est-à-dire avant lundi matin. Il y aura ensuite une dépression au niveau de Madère, à contourner par l’Ouest, puis le franchissement d’une dorsale anticyclonique entre les Canaries et le Cap-Vert où les alizés s’installent durablement. Il y aura donc pas mal de manoeuvres à effectuer, mais la trajectoire est plutôt rectiligne…»et Lionel Lemonchois : « C’est un départ en catimini ! Ce n’était pas prévu il y a deux jours mais samedi matin, la situation météorologique a évolué positivement. Mais ça ne va pas être simple… On devrait pouvoir se glisser dans des « trous de souris », mais il ne faut pas prendre de retard et rester synchro avec le vent. Le passage du cap Finisterre va être délicat ! Et ensuite, nous allons foncer au coeur d’une dépression au large de Madère : il y aura une phase de transition sans beaucoup de brise. Après, on va débouler assez rapidement vers l’archipel du Cap-Vert avec du vent de Nord. Il faut que tout s’enchaîne bien… »
L’objectif pour le skipper et ses neuf équipiers est de revenir couper la ligne devant Ouessant avant le 23 mars 2010 à 06h 14′ 57 » pour conquérir le Trophée Jules Verne.
Quant à Banque Populaire 5, pas de départ envisagé, l’équipage reste en code rouge et le trimaran à quai à Brest.
L’ex Gitana 10, construit en 2002 et skippé par Lionel Lemonchois, puis Marc Guillemot et Thierry Duprey Du Vorsent, a retrouvé son élément début janvier dans le sud de la France.
Le trimaran 60′ ORMA du Gitana Team avait été vendu à un propriétaire anglais qui naviguait en Méditerranée avant une lourde avarie. Le bateau a ensuite été racheté par Constantin Stecki, christophe Houdet, Philippe Derain et Jean-Paul Monthioux.
Ce trimaran, facilement reconaissable par sa structure en X et ses flotteurs bananés sera exploité pour la société Atheos, il sera présent à toutes les manifestations relatives à la voile : Voiles de St-Tropez, Tour de France à la Voile, Figaro… et participera aux départs des courses de renommées internationales ouvertes aux multicoques et monocoques (Vendée Globe, Transat Jacques Vabre, Transat Anglaise, Route du Rhum…). En dehors de ces activités, le trimaran sera proposé dans le cadre d’opérations de team building ou de journée sensation aux partenaires d’Atheos et aux agences d’événementiel.
Thomas Coville, le skipper du maxi multicoque Sodeb’O, a dévoilé son programme pour la saison 2010, et celui-ci s’annonce chargé.
En effet, le skipper devrait effectuer deux tours du monde, la Route du Rhum, et une traversée de l’Atlantique en mode record.
Pour commencer : un tour du monde en équipage sur Groupama 3 dans le cadre du Trophée Jules Verne si une fenêtre météo s’ouvre avant le 5 février (dead-line pour le départ du trimaran de Franck Cammas).
Ensuite Thomas Coville repartira sur son Sodeb’O : trimaran solo de 105′ sur plans Irens/Cabaret. Il s’alignera de nouveau sur le parcours de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) à partir du 3 mai, le skipper connait bien ce record puisqu’il l’a repris à Francis Joyon l’an dernier et qu’il en avait été détenteur avec son 60′ ORMA, de plus il lui servira d’entrainement pour la Route du Rhum : « Si j’ai choisi ce parcours, c’est aussi parce que grosso modo c’est celui de la Route du Rhum, ce qui m’offre un galop d’essai grandeur nature sur un trajet qui ressemble fort à celui sur lequel je vais me confronter quelques mois plus tard. Je ferai par contre le retour en équipage pour tester les pilotes automatiques. » Cette tentative de record sera également le premier test de validation des foils, pour lesquels le bateau est actuellement en chantier.
En novembre, il s’alignera sur la Route du Rhum-La Banque Postale face à d’autres maxis trimarans (Idec, Groupama 3, Gitana 11…), avant de repartir pour un nouveau tour du monde en solo.
Les explications du skipper : « Nous avons en effet mis à profit une année 2009 pas très sportive pour entamer une large réflexion sur l’évolution du bateau et notamment sur la mise en place de foils, quelque chose qui me titillait depuis la mise à l’eau en juin 2007. Simplement en ajoutant des foils, on a déroulé une pelote qui a une incidence sur tout le comportement du bateau, sur son équilibre. Cela ira jusqu’à modifier ma façon de naviguer. Nous devons aussi anticiper sur les réactions des pilotes et repenser le plan de voilure. »
Michel Desjoyaux a choisi de revenir vers le multicoque, après un nouvel intermède en 60′ IMOCA en 2010-2011 avec une Route du Rhum et une Barcelona World Race sur un nouveau monocoque dessiné par le duo Guillaume Verdier/VPLP, le 60′ IMOCA sera ensuite vendu avant d’intégrer le futur circuit monotype multicoque MOD 70.
Ensuite retour aux sources pour Foncia et Michel Desjoyaux avec la mise à l’eau du MOD 70 Foncia en 2011 et un programme de 4ans couvrant toutes les courses du futur multi one championship.
Michel Desjoyeaux : « En 2006, en quittant le multi pour m’engager sur le Vendée Globe, je souhaitais ensuite y revenir… et puis l’Orma a périclité. Aujourd’hui, la roue a tourné et ça redémarre avec les MOD 70. Ces bateaux monotypes seront plus simples, plus robustes, plus orientés vers le large et plus accessibles aux équipes moins expérimentées. Avec FONCIA, nous sommes les premiers à nous engager pour 2011. Les 5 premiers bateaux seront disponibles fin 2011 et on devrait être 12 d’ici 2012, de quoi faire de belles compétitions ! »
Les deux équipes des maxis trimarans ont finalement renoncé à la fenêtre météo qui se présentait ce week-end pour le Trophée Jules Verne.
Les explications sur Voiles et Voiliers, et par Pascal Bidégorry, skipper de Banque Populaire V : La fenêtre n’a pas évolué comme on l’espérait. La situation devenait compliquée entre Les Canaries, le Cap Vert et l’Equateur. Le système dépressionnaire situé dans l’Ouest de l’archipel espagnol coupait le régime des alizés et faisait donc place à une zone de vent léger. On avait encore un peu d’espoir hier soir mais plus ce matin. C’est incroyable comment tout est très instable dans l’Atlantique Nord alors que dans le Sud, le système ne bouge pas avec l’anticyclone de Sainte-Hélène qui barre la route. On avait vraiment envie de partir mais le but reste toujours de s’élancer avec une météo propice à battre le record. Nous continuons notre stand by jusqu’au 20 février ».
A lire également une interview de Marcel Van Triste, routeur à terre du maxi Banque Populaire V, toujours sur VoilesetVoilers.com.
Une nouvelle fenêtre météo pourrait s’ouvrir en fin de semaine prochaine…
Sur Libération.fr, les explications de Vincent Lauriot Prevost sur les différences entres les deux trimarans : à voir ICI.
Les deux équipes : Alinghi, le defender suisse, et BMW Oracle, le challenger américain n’ont pas réglé leurs différents sur de nombreux points, cependant les deux bateaux ont débuté leurs navigations à Valence, où doit se dérouler cette 33ème Coupe de l’America.
Alinghi 5 a effectué sa première sortie le 15 janvier , et enchaine depuis les navigations dès que les conditions le permettent, il semble que la barre soit partagée par Ernesto Bertarelli et Loick Peyron.
USA 17,le trimaran américain est sorti pour la première fois le 19 janvier, muni de son aile rigide, après des tests structurels effectués avec un mât aile classique. L’aile a été modifiée depuis les dernières navigations qui ont eu lieu à San Diego, elle est encore plus haute, on parle de 67 mètres.
Malgré les conflits opposants les deux équipes, les deux multicoques se sont enfin rencontrés sur l’eau, pour une première intimidation de l’adversaire ?
La rumeur court depuis quelques jours sur un éventuel engagement de Michel Desjoyeaux sur le circuit MOD 70 après l’invitation envoyée par le service de presse du skipper, qui dévoile la planète et un énigmatique F2014, ce qui pourrait correspondre au tour du monde prévu par la classe MOD 70 à cette date.
Le chantier CDK (dirigé par lefrère de Michel Desjoyaux) a également dévoilé la date de mise à l’eau du 1er exemplaire de la série.
Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran Banque Populaire V a annoncé le passage en code orange de son équipage (à savoir un départ possible dans les 48à 72 heures) hier. Une fenêtre météo se profile vendredi, les explications de Marcel Van Triest, navigateur et météorologiste à bord du maxi multicoque de Pascal Bidégorry : » Aujourd’hui nous avons décidé de passer en code orange car il y a certes une fenêtre météo, mais que nous ne sommes pas sûrs de saisir tant elle est incertaine. Si elle évolue, elle peut être une bonne opportunité pour tenter ce record du Trophée Jules Verne. Ce qui peut être compliqué avec l’analyse météo, c’est que ce n’est qu’une question de probabilité et que les visibilités sont parfois très limitées. Aujourd’hui, j’ai plus de visibilité sur l’Atlantique Sud dans une semaine que sur Brest ce vendredi. Donc nous attendons pour voir si cela se précise. Nous aurons, je l’espère une meilleure idée d’ici ce soir ou demain. »
Franck Cammas, le skipper de Groupama 3,seul concurrent en activité de Banque Populaire V dans la classe des maxis multicoques menés par un équipage a aussi annoncé un départ possible ce week end, mais sans passage par le code orange, qui a été abandonne par l’équipage,qui passera directement en code vert (départ dans les 24 heures), si la fenêtre se confirme.Le trimaran quittera Lorient demain pour rejoindre Brest afin de se rapprocher de la ligne de départ du Trophée Jules Verne (entre Ouessant et le CapLizard).
La réaction de Fred Le Peutrec,chef de quart sur Grouapama 3 : « Nous avons hâte de prendre la mer, de nous retrouver tous ensemble, de vivre la même passion de la mer et de la vitesse. On a parfois tendance à l’oublier, mais les expériences passées nous ont rendu plus fort. Nous-nous connaissons bien et nous aimons naviguer sur Groupama 3. C’est un très bon bateau. A nous de le préserver pour qu’ils nous fasse faire le tour complet, sans problèmes majeurs »
Tout porte donc à croire à un départ groupé des deux trimarans qui arrivent en fin de stand by, en effet Banque Populaire V patiente depuis 2 mois à Brest, alors que l’équipage de Groupama a été contraint à un retour en France après une tentative avortée au large de l’Afrique du Sud sur avarie, qui plus est Groupama devra rentrer en chantier afin d’optimiser la plateforme pour le solitaire en vue de la Route du Rhum2010, comme l’explique Franck Cammas, qui confirme aussi les dangers d’un départ tardif : « Nous-nous donnons jusqu’au 5 février pour partir. Au delà de cette date, nous devrons renoncer pour deux raisons : la première c’est qu’il deviendra très aléatoire de naviguer dans les mers du Sud alors que l’été austral sera passé avec pour conséquences des vents violents, des nuits plus longues et des icebergs nombreux. La seconde raison tient au fait que nous devons équiper Groupama 3 en mode « Solo » en vue de la Route du Rhum. Il devra être prêt dès le mois de juin afin que je puisse m’entraîner dans de bonnes conditions »
Maxis Multis : 10/01/10
Banque Populaire 5 patiente toujours à Brest en attente d’une fenêtre météo idéale pour s’élancer à l’assaut du Trophée Jules Verne, Pascal Bidégorry et ses hommes semblent à la recherche d’une situation parfaite pour envisager un départ du maxi trimaran puisque Sylvain Mondon, routeur à terre de Groupama 3, parlait dans une interview au Télégramme d’une fenêtre favorable le 4 janvier (voir ici), et que Franck Cammas évoquait une autre fenêtre ce week end (dans une interview à Voiles et Voiliers).
Le skipper de Groupama 3, qui a retrouvé son trimaran à Lorient après l’avarie survenue au large de l’Afrique du Sud en novembre, devrait bientôt reprendre son stand by, avec un équipage identique à celui de la tentative précédente. Celui-ci devrait débuter en fin de semaine prochaine, on semble donc de nouveau s’orienter vers un duel entre les deux maxis trimarans, comme sur l’Atlantique cet été.
Cependant pour les équipages, le temps viendra bientôt à manquer, un départ après début février est risqué, il est donc fort probable que les deux bateaux prennent le départ du record à quelques heures d’intervalle.
Route du Rhum : 09/01/10
Le point sur la prochaine Route du Rhum :
La Route du Rhum 2010 s’élancera le 31 octobre 2010 de Saint Malo pour rallier Pointe à Pitre, l’édition 2006 a été marquée par le triomphe de Lionel Lemonchois à la barre du 60′ ORMA Gitana 11.
Depuis cette dernière édition, le monde du multicoque océanique a quelque peu changé, la classe ORMA a disparu, certains 60′ ont été vendus (Géant navigue en Nouvelle Zélande, Sodeb’O et Groupama pourraient aussi faire le bonheur d’amateurs fortunés), Gitana 11 a été allongé à 75′, configuré pour le solitaire et confié à Yann Guichard. D’autres skippers, anciens du circuit ORMA se sont orientés vers le maxi multicoque en solitaire : Francis Joyon sur Idec, et Thomas Coville sur Sodeb’O les deux bateaux, quasi sistershpis, sur plans Irens, sont actuellement en chantier pour recevoir des foils.
Autres prétendants, les deux skippers des maxis multis Groupama 3 et Banque Populaire 5, à savoir Franck Cammas qui s’élancera sur une version assagie de Groupama 3 (adaptation du plan de voilure), Pascal Bidégorry qui souhaitait également s’aligner ne devrait, sauf surprise de dernière minute, pas être au départ ; il avait demander à pouvoir bénéficier de winchs électriques sur son maxi trimaran de 40m, ce qui a été refusé au skipper basque.
Un autre géant pourrait aussi s’inviter à la fête, Team Exploreer (ex Orange II), barré par Bruno Peyron qui est à la recherche de sponsors pour réarmer son catamaran.
On sait aussi que le trimaran Géronimo, d’Olivier de Kersauson pourrait intéresser quelques marins, cependant le prix du trimaran reste dissuasif (3 millions d’€).
Toujours parmi les potentiels candidats au départ, on trouve Mayeul Riffet, de l’équipe Sensation Océan qui pourrait s’aligner sur l’ex La Trinitaine (60′ ORMA), Gilles Lamiré devrait repartir sur Madinina (ex Gitana 9 classe ORMA). julien Mabit est lui aussi à la recherche de sponsors pour aligner le catamaran de 74′ ex Crédit Agricole, ex Explorer.
America's Cup : 09/01/10
Les deux maxis multicoques qui doivent concourir pour la Coupe de l’America le mois prochain, sont arrivés à Valence lundi, les deux bateaux, les gréements et le matériel annexe ont été déchargés.
Alinghi 5 a rejoint la Darsena, lieu où étaient installées les bases des différents teams lors de la 33eme America’s Cup, alors que BOR 90 a pris ses quartiers dans l’enceinte du port de commerce, ce qui confirme la très probable utilisation de l’aile rigide sur le trimaran du syndicat américain.
Le catamaran et le trimaran géant devraient être prêts à naviguer en milieu de semaine prochaine, d’ici là le team Oracle BMW a débuté des navagations sur catamarans Extreme 40 pour s’entrainer au match racing en multicoque.
Voile-Multicoques.com : 23/01/09 Voile-Multicoques évolue et vous propose de retrouver l'actualité des multicoques sur un blog : VoileMulticoques, cette évolution est devenue nécessaire étant donné l'importante quantité d'informations sur cette page et des problèmes d'affichage au fil de l'année avec une partie de la page tronquée et par conséquent des informations indisponibles.
Ce problème ne se posera plus sur le blog, cependant la page actualités du site sera conservée et mise à jour, le reste du site n'est pas amené à subir de modifications dans l'immédiat.
Si vous souhaitez proposer des articles, couvrir des événements, me faire part de vos remarques, ou si vous disposez d'informations sur les multis qui ne figurent pas sur le site, n'hésitez pas à me contacter par email : webmaster@voile-multicoques.com ou baptistemorel@hotmail.com
Les archives des années 2006 et 2007 sont disponbiles en téléchargement au format PDF. De même que celles de l'année 2008 avec une subdivision en catégories : ORMA, Extreme 40, maxis Multicoques, Hydroptère et America's Cup.