Actualités des 60' ORMA
et des Maxis-Multicoques de records
Mise à jour le 20/02/10


Saison 2010


Si vous souhaitez proposer des articles, couvrir des événements, me faire part de vos remarques, ou si vous disposez d'informations sur les multis qui ne figurent pas sur le site, n'hésitez pas à me contacter par email : : webmaster@voile-multicoques.com  ou  baptistemorel@hotmail.com



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Maxis Multis : 20/02/10

Groupama 3 retrouve de la vitesse,après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression.L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.

L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit à moins de milles. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) etle cap Leeuwin (Australie).

Fred le Peutrec à la vacation d’hier :

« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »

A suivre également sur le blog de Thomas Coville, barreur sur Groupama3.


© Team Groupama

Maxis Multis : 18/02/10


Le communiqué de presse officiel :

Triple détenteur du Trophée Jules Verne et créateur de The Race, la course autour du monde « no limit » en équipage, sans escale et sans assistance, Bruno Peyron annonce officiellement sa décision de relancer The Race. Après plusieurs mois d’étude et de réflexion et après consultation des principaux skippers potentiels, une deuxième édition de la course autour du monde des Géants (G.Class) aura donc lieu à l’horizon 2013-2014, au départ d’un port d’Europe du sud.

Une dizaine de Géants
Après discussion avec les principaux skippers des maxi-multicoques de la G.Class, il résulte que parmi la douzaine de Géants construits à ce jour, 8 à 10 d’entre eux pourraient être sur la ligne de départ de The Race, sans compter les nouveaux bateaux qui peuvent être mis en construction, notamment à partir des moules existants des derniers multicoques de dernière génération.
L’objectif a terme : le même que lors du lancement de la première : « les 10 équipes les plus rapides du monde. »


Tous les signaux au vert !
Bruno Peyron qui a pris le temps de la réflexion avant de mûrir sa décision témoigne : « Ayant pris un peu de recul depuis ma dernière participation au Trophée Jules Verne, je constate plusieurs éléments qui m’ont poussé à prendre la décision de relancer The Race. D’abord et depuis la dernière America’s Cup que nous venons de vivre tout récemment, on peut désormais conclure que nous français ne sommes plus seuls au monde dans le domaine du multicoque et c’est une excellente nouvelle. Nous allons changer d’époque.
Notons par ailleurs que depuis The Race, 12 multicoques géants ont été construits dont quatre lors des trois dernières années. Il y a donc aujourd’hui un nombre de bateaux de qualité suffisant pour proposer enfin à leurs skippers et partenaires la relance de l’événement, sans compter les nouveaux multicoques dont la construction peut être lancée dans la perspective d’une nouvelle édition en 2013 ou 2014.
Je vois aussi que certaines grandes marques regardent du côté de la Volvo Ocean Race, ce qui est compréhensible mais démontre également l’absence d’une course alternative à vocation internationale en multicoques. Enfin la prise de conscience des uns et des autres est aujourd’hui plus collective et mes discussions avec les principaux skippers de la G.Class me poussent à aller dans leur sens.
La nouvelle Classe des 100 pieds (déjà 3 opérationnels, bientôt 4) a démontré la possibilité pour ces bateaux innovants de faire le tour du monde par les trois caps mythiques dans le cadre de budgets limités. Il y a donc désormais une possibilité plus « accessible », de pouvoir participer à The Race.
Pourquoi 2013 ou 2014 ? Pour situer l’événement entre deux éditions de la Volvo Ocean Race et offrir aux principaux challengers internationaux la possibilité de participer à l’événement. Cette échéance donne le temps aux équipes de structurer leur projet et à l’organisation de fédérer un groupe de partenaires ambitieux et motivés ».

L’équipe d’organisation se constitue
Après consultation de différentes agences de marketing sportif, Bruno Peyron a décidé de confier la direction générale de The Race Event à Thierry Reboul. Ancien directeur de la publicité d’Air France et de la communication d’Alcatel, Thierry Reboul est le fondateur de l’agence événementielle Ubi bene, spécialisée dans les opérations spectaculaires.

Ce dernier aura notamment en charge l’organisation et la négociation avec les partenaires principaux et les sites officiels de l’événement.

Un appel d’offre sera lancé afin de compléter le dispositif avec une équipe internationale en charge d’une partie de la production exécutive.

A lire, deux interviews de Bruno Peyron, sur Sports.fr et sur le Figaro.fr


Maxis Multis : 16/02/10

Groupama 3 a passé le Cap de Bonne Espérance avec 7 heures 30 de retard sur le temps de référence d’Orange II, le trimaran a ensuite pu filer à haute vitesse (de l’ordre de 30 noeuds) en naviguant en bordure sud d’un anticyclone, ce qui permettait à l’équipage de Franck Cammas de combler une partie du retard accumulé dans l’Atlantique Sud.


© Team Groupama

Cependant la transition entre cet anticyclone et la zone de confluence n’a pas eu lieu comme prévue et le trimaran a très nettement ralenti cette nuit, avec de nouveau une perte de 75 milles sur le record.
Après ce passage difficle, l’équipage a pu reprendre un rythme plus soutenu, les hommes de Groupama 3 espèrent rattraper leur retard avant l’archipel des Kerguelen.Cependant la transition entre cet anticyclone et la zone de confluence n’a pas eu lieu comme prévue et le trimaran a très nettement ralenti cette nuit, avec de nouveau une perte de 75 milles sur le record.
Après ce passage difficle, l’équipage a pu reprendre un rythme plus soutenu, les hommes de Groupama 3 espèrent rattraper leur retard avant l’archipel des Kerguelen.

Multi 50' : 16/02/10

Le skipper du Multi 50′ Prince de Bretagne, qui avait connu une grave avarie avant le départ de la Transat Jacques Vabre, serait débarqué de son rôle de skipper par son sponsor.

Celui-ci serait à la recherche d’un skipper pour la Route du Rhum 2010.



Maxis Multis : 16/02/10
La fenêtre espérée par le team Banque Populaire pour s’élancer sur le Trophée Jules Verne dimanche s’est refermée.
si la traversée du golfe de Gascogne s’annonçait toujours rapide, avec des vents cependant soutenus, c’est l’évolution de la météo au niveau de Madère qui a contraint l’équipage de Pascal Bidégorry à renoncer, en effet les derniers fichiers météo faisaient étatde vents forts (40 noeuds) de face et d’une mer très dure (8 à 9 mètres de creux).
Reste que la période de stand by n’est pas inextensible, et qu’un départ est de plus en plus compromis, ceci pourrait faire l’affaire des homes de Groupama 3 qui seraient assuré de conserver le Trophée un an, si la tentative en cours était victorieuse.

America's Cup : 16/02/10

James Spithill et son équipage ont de nouveau largement dominé celui d’Alinghi 5 hier sur le plan d’eau de Valence.
BMW prenait de nouveau l’avantage au départ puisque le bateau suisse écopait d’une pénalité.


© Gilles Martin-Raget / BMW Oracle

Ensuite Alinghi 5 reprenait l’avantage au près (avec pour la 1ère fois Loick Peyron à la barre), grâce à une bonne lecture du plan d’eau de la cellule arrière, et possèdait 600 mètres d’avance sur le trimaran américain, cependant lors du virement des américains sur la layline, les suisses ne couvrent paset BMW Oracle reprend l’avantage.

BMW Oracle passait donc la première bouée avec 28 secondes d’avance sur son adversaire,le bord de reaching anéantira les espoirs des hommes d’Alinghi de revenir, le trimaran se montrant nettement plus puissant et rapide à cette allure, USA 17 passant la seconde bouée 2 minutes 44 secondes avant le catamaran helvète.

Le bord de portant ne changera rien au résultat final, malgré une molle qui ralentira le trimaran américain à moins d’un mille de la ligne et qui réduira son avance de moitié.

BMW Oracle remporte donc cette 33ème Coupe de l’America, de nombreux français ont oeuvré pour cette victoire, Thierry Fouchier, qui occupait le poste de régleur des voiles d’avant sur le bateau mais aussi les architectes Vincent Lauriot Prevost et Marc Van Peteghem, les concepteurs de l’aile Dimitri Despierre et Joseph Ozanne, entre autres.


© Gilles Martin-Raget / BMW Oracle

Reste maintenant à decouvrir les « modalités » de la prochaine Coupe, Larry Ellison, désormais defender, devrait dévoiler le lieu et le type de bateau très bientôt.

Maxis Multis : 13/02/10

Après un passage très difficile pour Franck Cammas et ses hommes, l'hémorragie de milles est stoppée, depuis hier, l'équipage de Groupama 3 a accroché une dépression et aligne de belles vitesses de l'ordre de 30 noeuds, même si ils possèdent encore 375 milles de retard, les hommes de Groupama 3 devraient passer le Cap de Bonne Espérance dimanche soir avec moins d'une demi journée de retard sur le temps de référence.


© Guilain GRENIER / Sea & Co

Du côté de Banque Populaire, le code orange a été activée, peu d'informations supplémentaires pour le moment, il semble que Pascal Bidégorry et ses hommes programment un départ pour dimanche....

A suivre.

America's Cup : 12/02/10

James Spithill et son équipage sur BMW Oracle ont survolé cette 1ère régate de l'America's Cup...

Le barreur arrive à infliger une pénalité à Alinghi dans la phase de pré-départ, mais le trimaran américain se retrouve arrêté et part avec un retard d'une minute quarante cinq sur son adversaire, qui parvient à maintenir le trimaran ailé derrière lui sur le 1er tiers du bord de près, l'avance des américains ne cessera ensuite de s'accroitre.


© Gilles Martin-Raget / BMW Oracle


Le bateau américain affiche un meilleur cap et une meilleure vitesse que le catamaran suisse, pire encore, l'équipage d'Alinghi qui était présenté comme favori dans ce petit temps (8 noeuds) est apparu hésitant notamment au départ du bord de portant, peinant à trouver les bons réglages, sur une allure où le catamaran semblait favorisé par rapport au gréement du bateau américain.


© Gilles Martin-Raget / BMW Oracle

Au final, Alinghi 5 termine la manche à plus d'un quart d'heure de USA 17, grand vainqueur de cette manche et désormais favori pour la Coupe de l'America.

La tâche s'annonce difficile pour l'équipage d'Ernesto Bertarelli, du fait de la domination nette de l'équipe américaine sur cette manche où les suisses partaient favoris


2ème manche prévue dimanche !

Maxis Multis : 02/02/10

Le trimaran Majan de l’Oman Sail (et sistership de Sodeb’O,plan Irens/Cabaret) sera aligné sur la Route du Rhum 2010, avec Sidney Gavignet à la barre.

Le trimaran effectue actuellement un tour de l’océan Indien, il reviendra à Muscat en avril où il entrera en chantier pour l’adapter à la navigation en solitaire.


©Lloyd Images/Oman Sail




America's Cup : 09/02/10

Après l’annulation de la régate de lundi, du fait d’un vent erratique et instable en direction, la première manche de l’America’s Cup devrait se courir demain. Cependant les prévisions de demain sont divergents selon les sources, certaines annoncent de nouveau des vents faibles, d’autres des vents soutenus avec une mer formée, le lancement de la régate ne parait donc pas assuré.

Les meilleures conditions cette semaine semblaient être aujourd’hui avec un vent  bien établi à plus de 20 noeuds, et jeudi.

A suivre sur  Canal + Sport et Eurosport et bien évidemment sur la TSR.


Maxis Multis : 09/02/10

La trajectoire du trimaran Groupama 3 s’est infléchie vers le sud est hier soir, avec des vitesses de l’ordre d’environ 25 noeudssur une route convergente avec celle d’Orange 2, cependant la situation a évolué aujourd’hui du fait d’un front froid sur la route du mai multicoque.

Franck Cammas et ses hommes ont désormais deux options divergentes,

« On a pu naviguer sous gennaker en incurvant notre route au fur et à mesure que le vent de Nord-Est faisait place à du Nord, et maintenant à du Nord-Ouest. Nous suivons la courbure naturelle de l’anticyclone. D’ici le début de l’après-midi, nous allons effectuer un empannage pour nous recaler afin d’aller chercher un flux plus soutenu que nous essayerons d’atteindre mercredi. Il faut d’abord passer un petit col entre deux centres de hautes pressions : nous serons cette nuit dans de petits airs… Mais à la sortie, nous attraperons le train dépressionnaire ! »

Il semble donc  que le trimaran géant va voir son avance d’environ 400 milles se réduire sensiblement, au cours des jours qui viennent.


Extreme 40 : 07/02/10

L’équipe de l’Oman Sail menée par Pete Cumming a de nouveau excellé sur le circuit Extreme 40 en remportant l’Extreme Sailing Series Asia.


© Mark Lloyd/Lloyd Images/OC Events

Comme en octobre lors de la dernière manche de l’iShares Cup, rien n’était joué pour Masirah qui ne comptait qu’un point d’avance sur deux poursuivants à égalité (The Wave Muscat, China Team),  les locaux cette finale qui se courrait à Oman ont su tirer leur épingle du jeu en s’adjugeant les deux premières places de l’étape et du classement du championnat, China Team, barré par le français Philippe Ligot se classait troisième devant BT, Red Bull (qui a joué de malchance lors de cette ultime étape en chavirant) et Rumbo Almeria.


© Mark Lloyd/Lloyd Images/OC Events

Les Extreme 40 seront de retour au printemps en Europe pour les Extreme Sailing Series Europe



America's Cup : 06/02/1

La première manche de l’America’s Cup aura lieu lundi à 10h06 à Valence en Espagne, elle opposera deux maxis multicoques extraordinaires :  le catamaran Alinghi 5 et USA17, le trimaran de l’équipe BMW Oracle.

A deux jours de l’échéance, Marco, fidèle lecteur de Voile-Multicoques.com et passionné de multicoques nous fait partager son point de vue sur ces deux bateaux :
Un rapide rappel des faits.
Les Américains, très fâchés contre Alinghi (pour des raisons que je ne développerai pas), décident de lancer le 13 juillet 2007 un défi conforme au Deed of Gift original de l’America’s Cup. Leur challenger : un multicoque de 90’ par 90’ (27,43m).
Les Suisses sont obligés d’accepter.
Le 22 Août 2008, les Américains mettent à l’eau leur trimaran. N’ayant pas le choix du lieu des régates, ils ont décidé de faire un bateau polyvalent et évolutif, un trimaran issu du cabinet d’architectes français VPLP.
Le 8 juillet, les Suisses mettent leur bateau à l’eau. Ils ont choisi un catamaran ultra-léger avec dans l’idée de régater à Ras El Khaïmah, dans le golfe Persique, où les vents sont légers. Malheureusement pour eux le tribunal désignera finalement Valence comme lieu des régates.

La compétition se déroulera en deux régates gagnantes : la première sera un aller-retour de deux fois 20 milles et la seconde un triangle de trois fois 13 milles. Si une troisième régate est nécessaire, elle sera identique à la première.

Détaillons un peu les forces en présence.
Si les deux bateaux font bien 90’ de flottaison à l’arrêt, ils font un peu plus en navigation.

On n’a évidemment aucune donnée officielle sur les bateaux et tous ces chiffres ne
sont que des estimations.


© Ed Baird/Alinghi


Honneur au defender :
Alinghi 5 est un catamaran de 31 ou 32 m de longueur et de 24 m de largeur. Après avoir été lancé avec un mât d’une cinquantaine de mètres, il est désormais doté d’un gigantesque mât-aile de 60 m de haut doté d’une grand voile de 600 m2 et pouvant porter, sur son gigantesque bout-dehors un gennaker de 1000 m2, le plus grand ayant jamais été construit.
Les coques possèdent des étraves inversées de type wave-piercer. Ces étraves, en passant à travers les vagues au lieu d’au-dessus, diminuent le tangage et améliorent l’efficacité du gréement. Elles sont tenues par deux bras seulement et tous les efforts de torsion du gréement sur les coques sont repris par trois poutres de carbone. Ce système, très innovant, avait été imaginé en 2000 pour le petit catamaran de 12,50 m Alinghi qui gagna par la suite plusieurs fois le bol d’or. Il permet une très grande rigidité pour un poids minimal. Ce système a donc tout naturellement été repris pour A5.
Les coques sont dotées de dérives en S (même si des dérives rectilignes ont aussi été utilisées), orientables dans les 3 axes,  qui font aussi office de foils.
Autre innovation majeure : la suppression des wincheurs remplacés par un moteur. Pas très sympa pour les oreilles mais très efficace.



Ce moteur sert aussi à remplir et transférer les ballasts dont sont dotées les coques.
Un immense trampoline court entre les bras et les coques tandis que l’arrière du bras avant est caréné d’une toile. Ils viennent même de tester un carénage de l’arrière du second bras, suivant en cela l’exemple des Américains.
Ne comparez pas ce bateau à un multicoque de course au large. Il faut le voir comme un catamaran de plage de 32 m. En fait c’est un agrandissement et une amélioration du Alinghi de 12 m. Bref, un engin extrême, fait pour naviguer sur eau plate dans très peu de vent. Dans ces conditions il est capable d’atteindre des vitesses extraordinaires comprises entre 3 à 4 fois la vitesse du vent.

Le challenger :

Le trimaran Américain n’est pas moins extrême. Il a fortement évolué depuis son lancement. Si la largeur de 27 m n’a pas changé, les flotteurs, originellement à 30 m, doivent en faire désormais près de 32 et sont aussi dotés d’étraves inversées du type wave piercer.
Ces flotteurs sont équipés de foils qui servent aussi de dérive car la dérive centrale de la coque a été supprimée. La forme de ces foils a d’ailleurs évolué. Après avoir commencé avec des foils courbes similaires aux foils des trimarans Orma, ils ont essayé des foils plus rectilignes pour revenir à des foils courbes
Exit aussi le safran central. Gain de poids, gain de trainée. En fait, en navigation, USA se retrouve dans la même configuration qu’un catamaran.
Il est aussi doté de ballasts.
Les Américains ont été obligés de suivre les Suisses dans l’installation d’un moteur. Plus de wincheurs. Et c’est sans doute ce moteur qui a permis l’installation de ballasts jusque dans les flotteurs.


© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Les Américains ont beaucoup travaillé l’aérodynamique, en carénant l’arrière du bras avant puis en supprimant les filets et, finalement en carénant aussi le bras arrière. Il n’est pourtant pas certain que nous voyions ces carénages en compétition, les bateaux ayant navigué avec ou sans.
La surface de voilure n’a fait qu’augmenter.
Après avoir été lancé avec un mât de 50 m, on est monté à 55, puis 60 m. Ce dernier mât a d’ailleurs cassé au bout de deux jour. Ce qui n’a pas désarmé les Américains qui étaient sur le point lancer leur innovation majeure : une aile rigide.
Rien de révolutionnaire en soi, car des ailes ont été largement utilisées en Little America’s Cup et continuent a être utilisées en classe A. Et Stars et Stripes en possédait déjà une en 88.

D’un strict point de vue aérodynamique une aile rigide ne possède que des avantages. En ne se déformant pas, contrairement à une voile, elle garde toujours son profil idéal.
Mais ce qui est extraordinaire c’est les dimensions de cette aile : plus de 60 m de haut pour une surface de plus de 650 m2. Un monstre dont le poids n’excède pas le poids d’un gréement classique. Mais surtout un monstre d’efficacité. L’aile est composée de deux parties, la partie avant pouvant être considérée comme un mât prolongé par des volets orientables. Ces huits volets, en prenant une angulation différente permettent aussi de faire « twister la voile », d’adapter le profil au vent à quelque hauteur que l’on soit. Par un système gardé secret cette aile est très facile à régler. L’aile permet donc de développer plus de puissance qu’une voile classique. Son second avantage se situe dans les manœuvres, car elle garde de la portance en permanence, permettant au trimaran de virer avec une facilité déconcertante. Son talon d’Achille reste le petit temps, où elle manque un peu de surface, et peut-être aussi le portant. Ils peuvent lui adjoindre une voile d’avant qui augmente la surface mais diminue l’efficacité du profil de l’aile.

Les déplacements :  le gros point d’interrogation.
10 T contre 12T ? 12T contre 16T ? 13T contre 18T ?  Impossible à savoir.
Mais tout le monde est d’accord pour dire que le catamaran est plus léger et le trimaran plus puissant. Encore que les ballasts modifient la donne.
Alors, qui va gagner ? Bien malin qui pourrait le dire.
Les experts disent que A5 est meilleur dans le petit temps. Ce serait donc la météo du jour qui déciderait du sort du match.
Si A5 est sans aucun doute plus léger je ne suis pas persuadé que la différence de déplacement soit énorme. Deux tonnes d’écart ne changeraient pas grand-chose. Par ailleurs, et contrairement à ce à quoi on pourrait s’attendre, on a déjà vu des multicoques lourds dépasser des légers dans le petit temps.
La thèse la plus communément admise est que USA devrait être intouchable au près, et cela d’autant plus que le vent sera fort. Au portant par contre le cata devrait être mieux et cela d’autant plus que le vent sera faible.
Mais attention, le plan d’eau est grand et le vent pourra y être très variable. C’est peut-être là que se fera la différence, dans la capacité à aller exploiter le vent là où il se trouve. Et les deux équipes ont mis beaucoup de moyens dans ce sens : Alighi utilisera des ULM qui surveilleront le plan d’eau et USA utilisera des « jumelles » capables de donner le force et la direction du vent à un kilomètre de distance.
Si la coupe a été un véritable imbroglio juridique et a donné l’impression d’être une bataille de chiffonniers où tous les (mauvais) coups sont permis, elle a aussi renoué avec les origines : deux milliardaires qui se battent pour construire le bateau le plus rapide du monde. Et c’est ça qui a toujours fait rêver les gens.
Au bout du coup elle aura donné naissance aux deux bateaux les plus excitants depuis Reliance, les bateaux les plus rapides (dans moins de 15 nœuds de vent) qui aient jamais été construits, deux formidables machines à vents. Vivement lundi.

A lire également :

Des interviews des naviguants d’Alinghi : Alain Gautier sur Sports.fr, Loick Peyron qui partagera la barre avec Ernesto Bertaralli sur le Télégramme.

Des architectes au travers d’une interview croisée toujours sur Sports.fr : Vincent Lauriot Prevost pour BMW Oracle, Benoit Cabaret pour Alinghi. A lire ICI.

Les régates seront retransmises en direct sur le site officiel de la 33ème Coupe de l’America.



Maxis Multis : 06/02/10

Groupama 3 a franchi l’Équateur à 9h 2′ 40″ TU soit après 5j 19h 6′ 47″ de mer le départ du Trophée Jules Verne, 2ème meilleur temps sur ce tronçon du tour du monde. Le passage du Pot au Noir s’est déroulé sans encombre comme l’explique les skipper du maxi trimaran :

Franck Cammas : « C’est très bien et au delà de ce qu’on espérait au départ pour cette partie là. On peut être très content même si on aurait pu espérer presque mieux juste en regardant les dernières heures : le Pot au Noir s’est un peu réveillé au moment où on le franchissait, avec des vents très aléatoires qui tournaient de tous les cotés pendant 7-8 heures. Il a été court mais plus violent que ce qu’on imaginait. En ce moment il n’y a pas énormément de vent : 12-13 nœuds. Il nous manque quelques nœuds pour pouvoir accélérer et glisser. On aimerait que ça vienne. Là la route est assez traditionnelle, la dorsale est très proche des côtes et il va falloir la contourner. Le routage nous fait passer dans la bande côtière, à quelques milles des plages du Brésil. Cela nous fait faire un gros détour. C’est toujours un passage délicat mais il l’est encore plus que d’habitude. On va faire de notre mieux dans le sud même si cela ne va pas être évident. Orange II risque de nous repasser devant.  »


© Team Groupama

Malgré une fenêtre météo peu encourageante au départ, les hommes de Groupama 3 ont réussi à tirer parti des performances du bateau dans les vents médiums, ils possèdent désormais 1 journée et 7 heures d’avance sur le temps de référence (Orange 2). Cependant la descente vers les 40 ème rugissants et le Cap de Bonne Espérance devrait être plus complexe : « Les prévisions météo dont on dispose ne sont pas très favorables pour rejoindre les mers du Sud. Pour éviter les calmes, nous allons devoir nous rapprocher fortement des côtes brésiliennes et descendre très bas avant de pouvoir tourner à gauche vers le Cap de Bonne Espérance. On va perdre pas mal de milles sur Orange mais la route est encore longue. Il va falloir rester très concentré et être prêt à saisir les opportunités ».

A lire également à ce sujet, l’interview de Franck Cammas par Axel Capron sur Sports.fr


Maxis Multis : 02/02/10

Après 24 heures difficiles et une centaine de milles de retard sur le temps de référence, les hommes de Groupama 3 ont retrouvé de la vitesse aujourd’hui en accrochant la bordure d’une dépression.

Le trimaran a laissé Madère dans son sillage, le prochain archipel a paré est celui des Canaries, ce passage s’annonce plus délicat avec une brise mollissante à l’approche des iles, il faudra ensuite traverser cette barrière anticyclonique avant d’accrocher les alizés.

Côté équipage, Lionel Lemonchois, a de nouveau fêté son anniversaire (50 ans) sur le parcours du Trophée Jules Verne, comme en 2005 sur Orange 2, espérons que cette tentative se terminera aussi bien que celle d’Orange il y a 5 ans pour l’équipage de Groupama 3.




© Team Groupama

America's Cup : 31/01/10

Bien que l’imbroglio judiciaire ne soit pas encore résolu entre les deux équipes, on s’oriente vers un duel entre Alinghi 5 et USA 17 à Valence.


© George Johns / Alinghi

Les deux équipes devraient se retrouver sur l’eau le 8, 10 février, et le 12 en cas d’égalité, cependant les limites de vent (15 noeuds maximum) et de houle (1m maximum) pourraient retarder les dates de l’America’s Cup.

Les deux équipes s’entrainent donc autant que possible en attendant la date fatidique.

Si il semble acquis que James Spithill barrera le trimaran américain, rien n’est sûr chez Alinghi, même si il semble que  Loick Peyron et le  patron du défi suisse : Ernesto Bertarelli soient les barreurs probables.

Quelques vidéos du trimaran USA 17 à l’entrainement : par Valencia Sailing, à bord et vu de l'hélicoptère.


Maxis Multis : 31/01/10

La rumeur courait depuis hier soir, l’équipage de Groupama 3 était prêt à reprendre le départ du Trophée Jules Verne.

L’information a été confirmée ce matin, avec le départ du trimaran vert de Brest à 9h30, Franck Cammas et ses équipiers ont rejoint la ligne de départ de cette tentative de tour du monde vers midi pour un départ qui a finalement eu lieu à 14h55 dans une petite brise.

La fenêtre météo est extrêmement serrée, commel’plique Sylvain Mondon, le routeur de Groupama3 : « Il faut que Franck Cammas et son équipage franchissent la pointe espagnole avant l’arrivée de l’anticyclone, c’est-à-dire avant lundi matin. Il y aura ensuite une dépression au niveau de Madère, à contourner par l’Ouest, puis le franchissement d’une dorsale anticyclonique entre les Canaries et le Cap-Vert où les alizés s’installent durablement. Il y aura donc pas mal de manoeuvres à effectuer, mais la trajectoire est plutôt rectiligne…» et Lionel Lemonchois : « C’est un départ en catimini ! Ce n’était pas prévu il y a deux jours mais samedi matin, la situation météorologique a évolué positivement. Mais ça ne va pas être simple… On devrait pouvoir se glisser dans des « trous de souris », mais il ne faut pas prendre de retard et rester synchro avec le vent. Le passage du cap Finisterre va être délicat ! Et ensuite, nous allons foncer au coeur d’une dépression au large de Madère : il y aura une phase de transition sans beaucoup de brise. Après, on va débouler assez rapidement vers l’archipel du Cap-Vert avec du vent de Nord. Il faut que tout s’enchaîne bien… »


© Team Groupama

L’objectif pour le skipper et ses neuf équipiers est de revenir couper la ligne devant Ouessant avant le 23 mars 2010 à 06h 14′ 57 » pour conquérir le Trophée Jules Verne.

Quant à Banque Populaire 5, pas de départ envisagé, l’équipage reste en code rouge et le trimaran à quai à Brest.

60' ORMA : 28/01/10

L’ex Gitana 10, construit en 2002 et skippé par Lionel Lemonchois, puis Marc Guillemot et Thierry Duprey Du Vorsent, a retrouvé son élément début janvier dans le sud de la France.

Le trimaran 60′ ORMA du Gitana Team avait été vendu à un propriétaire anglais qui naviguait en Méditerranée avant une lourde avarie. Le bateau a ensuite été racheté par Constantin Stecki, christophe Houdet, Philippe Derain et Jean-Paul Monthioux.

Ce trimaran, facilement reconaissable par sa structure en X et ses flotteurs bananés sera exploité pour la société Atheos, il sera présent à toutes les manifestations relatives à la voile : Voiles de St-Tropez, Tour de France à la Voile, Figaro… et participera aux départs des courses de renommées internationales ouvertes aux multicoques et monocoques (Vendée Globe, Transat Jacques Vabre, Transat Anglaise, Route du Rhum…).
En dehors de ces activités, le trimaran sera proposé dans le cadre d’opérations de team building ou de journée sensation aux partenaires d’Atheos et aux agences d’événementiel.


Le site du trimaran : ICI


Thomas Coville, le skipper du maxi multicoque Sodeb’O, a dévoilé son programme pour la saison 2010, et celui-ci s’annonce chargé.

En effet, le skipper devrait effectuer deux tours du monde, la Route du Rhum, et une traversée de l’Atlantique en mode record.

Pour commencer : un tour du monde en équipage sur Groupama 3 dans le cadre du Trophée Jules Verne si une fenêtre météo s’ouvre avant le 5 février (dead-line pour le départ du trimaran de Franck Cammas).


Ensuite Thomas Coville repartira sur son  Sodeb’O : trimaran solo de 105′ sur plans Irens/Cabaret. Il s’alignera de nouveau sur le parcours de la Route de la Découverte (Cadix-San Salvador) à partir du 3 mai, le skipper connait bien ce record puisqu’il l’a repris à Francis Joyon l’an dernier et qu’il en avait été détenteur avec son 60′ ORMA, de plus il lui servira d’entrainement pour la Route du Rhum : « Si j’ai choisi ce parcours, c’est aussi parce que grosso modo c’est celui de la Route du Rhum, ce qui m’offre un galop d’essai grandeur nature sur un trajet qui ressemble fort à celui sur lequel je vais me confronter quelques mois plus tard. Je ferai par contre le retour en équipage pour tester les pilotes automatiques. » Cette tentative de record sera également le premier test de validation des foils, pour lesquels le bateau est actuellement en chantier.

En novembre, il s’alignera sur la Route du Rhum-La Banque Postale face à d’autres maxis trimarans (Idec, Groupama 3, Gitana 11…), avant de repartir pour un nouveau tour du monde en solo.

Les explications du skipper : « Nous avons en effet mis à profit une année 2009 pas très sportive pour entamer une large réflexion sur l’évolution du bateau et notamment sur la mise en place de foils, quelque chose qui me titillait depuis la mise à l’eau en juin 2007.  Simplement en ajoutant des foils, on a déroulé une pelote qui a une incidence sur tout le comportement du bateau, sur son équilibre. Cela ira jusqu’à modifier ma façon de naviguer. Nous devons aussi anticiper sur les réactions des pilotes et repenser le plan de voilure. »

Michel Desjoyaux a choisi de revenir vers le multicoque, après un nouvel intermède en 60′ IMOCA en 2010-2011 avec une Route du Rhum et une Barcelona World Race sur un nouveau monocoque dessiné par le duo Guillaume Verdier/VPLP, le 60′ IMOCA sera ensuite vendu avant d’intégrer le futur circuit monotype multicoque MOD 70.


Ensuite retour aux sources pour Foncia et Michel Desjoyaux avec la mise à l’eau du MOD 70 Foncia en 2011 et un programme de  4ans couvrant toutes les courses du futur multi one championship.

Michel Desjoyeaux : « En 2006, en quittant le multi pour m’engager sur le Vendée Globe, je souhaitais ensuite y revenir… et puis l’Orma a périclité. Aujourd’hui, la roue a tourné et ça redémarre avec les MOD 70. Ces bateaux monotypes seront plus simples, plus robustes, plus orientés vers le large et plus accessibles aux équipes moins expérimentées. Avec FONCIA, nous sommes les premiers à nous engager pour 2011. Les 5 premiers bateaux seront disponibles fin 2011 et on devrait être 12 d’ici 2012, de quoi faire de belles compétitions ! »

A lire, une interview du skipper sur Ouest-France.fr.

Rappel du programme Multi One Championship 2011-2014 :

Automne 2011 : Livraison des 4 premiers MOD 70
Novembre 2011 : Pro-Am – Evénement promotionnel avec 4 MOD 70’ en course réunissant skippers et invités (opération presse et relations publiques).
Mai-juin 2012 : European Tour en équipage (MOD 70 – Objectif 7 équipages)
Octobre 2012 : Course océanique en équipage (MOD 70)
Juin-juil. 2013 : European Tour en équipage (MOD 70)
Nov 2013-avr. 2014 : Ocean World Tour en équipage (MOD 70 – 5 océans, 8 étapes, objectif 12 bateaux)

Maxis Multis : 24/01/10

Les deux équipes des maxis trimarans ont finalement renoncé à la fenêtre météo qui se présentait ce week-end pour le Trophée Jules Verne.

Les explications sur Voiles et Voiliers, et par Pascal Bidégorry, skipper de Banque Populaire V : La fenêtre n’a pas évolué comme on l’espérait. La situation devenait compliquée entre Les Canaries,  le Cap Vert et l’Equateur. Le système dépressionnaire situé dans l’Ouest de l’archipel espagnol coupait le régime des alizés et faisait donc place à une zone de vent léger. On avait encore un peu d’espoir hier soir mais plus ce matin. C’est incroyable comment tout est très instable dans l’Atlantique Nord alors que dans le Sud, le système ne bouge pas avec l’anticyclone de Sainte-Hélène qui barre la route. On avait vraiment envie de partir mais le but reste toujours de s’élancer avec une météo propice à battre le record. Nous continuons notre stand by jusqu’au 20 février ».

 A lire également une interview de Marcel Van Triste, routeur à terre du maxi Banque Populaire V, toujours sur VoilesetVoilers.com.

Une nouvelle fenêtre météo pourrait s’ouvrir en fin de semaine prochaine…

Sur Libération.fr, les explications de Vincent Lauriot Prevost sur les différences entres les deux trimarans : à voir ICI.

Les deux équipes : Alinghi, le defender suisse, et BMW Oracle, le challenger américain n’ont pas réglé leurs différents sur de nombreux points, cependant les deux bateaux ont débuté leurs navigations à Valence, où doit se dérouler cette 33ème Coupe de l’America.


© George Johns / Alinghi

Alinghi 5 a effectué sa première sortie le 15 janvier , et enchaine depuis les navigations dès que les conditions le permettent, il semble que la barre soit partagée par Ernesto Bertarelli et Loick Peyron.

USA 17,le trimaran américain est sorti pour la première fois le 19 janvier, muni de son aile rigide, après des tests structurels effectués avec un mât aile classique. L’aile a été modifiée depuis les dernières navigations qui ont eu lieu à San Diego, elle est encore plus haute, on parle de 67 mètres.

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Malgré les conflits opposants les deux équipes, les deux multicoques se sont enfin rencontrés sur l’eau, pour une première intimidation de l’adversaire ?


© George Johns / Alinghi


MOD : 20/01/10

La rumeur court depuis quelques jours sur un éventuel engagement de Michel Desjoyeaux sur le circuit MOD 70 après l’invitation envoyée par le service de presse du skipper, qui dévoile la planète et un énigmatique F2014, ce qui pourrait correspondre au tour du monde prévu par la classe MOD 70 à cette date.

Le chantier CDK (dirigé par lefrère de Michel Desjoyaux) a également dévoilé la date de mise à l’eau du 1er exemplaire de la série.

Réponse demain lors de la conférence de presse…

Maxis Multis : 20/01/10

Pascal Bidégorry, le skipper du maxi trimaran Banque Populaire V a annoncé le passage en code orange de son équipage (à savoir un départ possible dans les 48à 72 heures) hier. Une fenêtre météo se profile vendredi, les explications de Marcel Van Triest, navigateur et météorologiste à bord du maxi multicoque de Pascal Bidégorry :  » Aujourd’hui nous avons décidé de passer en code orange car il y a certes une fenêtre météo, mais que nous ne sommes pas sûrs de saisir tant elle est incertaine. Si elle évolue, elle peut être une bonne opportunité pour tenter ce record du Trophée Jules Verne. Ce qui peut être compliqué avec l’analyse météo, c’est que ce n’est qu’une question de probabilité et que les visibilités sont parfois très limitées. Aujourd’hui, j’ai plus de visibilité sur l’Atlantique Sud dans une semaine que sur Brest ce vendredi. Donc nous attendons pour voir si cela se précise. Nous aurons, je l’espère une meilleure idée d’ici ce soir ou demain. »


Franck Cammas, le skipper de Groupama 3,seul concurrent en activité de Banque Populaire V dans la classe des maxis multicoques menés par un équipage a aussi annoncé un départ possible ce week end, mais sans passage par le code orange, qui a été abandonne par l’équipage,qui passera directement en code vert (départ dans les 24 heures), si la fenêtre se confirme.Le trimaran quittera Lorient demain pour rejoindre Brest afin de se rapprocher de la ligne de départ du Trophée Jules Verne (entre Ouessant et le CapLizard).

La réaction de Fred Le Peutrec,chef de quart sur Grouapama 3 : « Nous avons hâte de prendre la mer, de nous retrouver tous ensemble, de vivre la même passion de la mer et de la vitesse. On a parfois tendance à l’oublier, mais les expériences passées nous ont rendu plus fort. Nous-nous connaissons bien et nous aimons naviguer sur Groupama 3. C’est un très bon bateau. A nous de le préserver pour qu’ils nous fasse faire le tour complet, sans problèmes majeurs »


© Guilain GRENIER / Sea & Co

Tout porte donc à croire à un départ groupé des deux trimarans qui arrivent en fin de stand by, en effet Banque Populaire V patiente depuis 2 mois à Brest, alors que l’équipage de Groupama a été contraint à un retour en France après une tentative avortée au large de l’Afrique du Sud sur avarie, qui plus est Groupama devra rentrer en chantier afin d’optimiser la plateforme pour le solitaire en vue de la Route du Rhum2010, comme l’explique Franck Cammas, qui confirme aussi les dangers d’un départ tardif : « Nous-nous donnons jusqu’au 5 février pour partir. Au delà de cette date, nous devrons renoncer pour deux raisons : la première c’est qu’il deviendra très aléatoire de naviguer dans les mers du Sud alors que l’été austral sera passé avec pour conséquences des vents violents, des nuits plus longues et des icebergs nombreux. La seconde raison tient au fait que nous devons équiper Groupama 3 en mode « Solo » en vue de la Route du Rhum. Il devra être prêt dès le mois de juin afin que je puisse m’entraîner dans de bonnes conditions »



Maxis Multis : 10/01/10
Banque Populaire 5 patiente toujours à  Brest en attente d’une fenêtre météo idéale pour s’élancer à l’assaut du Trophée Jules Verne, Pascal Bidégorry et ses hommes semblent à la recherche d’une situation parfaite pour envisager un départ du maxi trimaran puisque Sylvain Mondon, routeur à terre de Groupama 3, parlait dans une interview au Télégramme d’une fenêtre favorable le 4 janvier (voir ici), et que Franck Cammas évoquait une autre fenêtre ce week end (dans une interview à Voiles et Voiliers).

Le skipper de Groupama 3, qui a retrouvé son trimaran à Lorient après l’avarie survenue au large de l’Afrique du Sud en novembre, devrait bientôt reprendre son stand by, avec un équipage identique à celui de la tentative précédente. Celui-ci devrait débuter en fin de semaine prochaine, on semble donc de nouveau s’orienter vers un duel entre les deux maxis trimarans, comme sur l’Atlantique cet été.

Cependant pour les équipages, le temps viendra bientôt à manquer, un départ après début février est risqué, il est donc fort probable que les deux bateaux prennent le départ du record à quelques heures d’intervalle.


Route du Rhum : 09/01/10
Le point sur la prochaine Route du Rhum :

La Route du Rhum 2010 s’élancera le 31 octobre 2010 de Saint Malo pour rallier Pointe à Pitre,  l’édition 2006 a été marquée par le triomphe de Lionel Lemonchois à la barre du 60′ ORMA Gitana 11.

Depuis cette dernière édition, le monde du multicoque océanique a quelque peu changé, la classe ORMA a disparu, certains 60′ ont été vendus (Géant navigue en Nouvelle Zélande, Sodeb’O et Groupama pourraient aussi faire le bonheur d’amateurs fortunés), Gitana 11 a été allongé à 75′, configuré pour le solitaire et confié à Yann Guichard. D’autres skippers, anciens du circuit ORMA se sont orientés vers le maxi multicoque en solitaire : Francis Joyon sur Idec, et Thomas Coville sur Sodeb’O les deux bateaux, quasi sistershpis, sur plans Irens, sont actuellement en chantier pour recevoir des foils.

Autres prétendants, les deux  skippers des maxis multis Groupama 3 et Banque Populaire 5, à savoir Franck Cammas qui s’élancera sur une version assagie de Groupama 3 (adaptation du plan de voilure), Pascal Bidégorry qui souhaitait également s’aligner ne devrait, sauf surprise de dernière minute, pas être au départ ; il avait demander à pouvoir bénéficier de winchs électriques sur son maxi trimaran de 40m, ce qui a été refusé au skipper basque.

Un autre géant pourrait aussi s’inviter à la fête, Team Exploreer (ex Orange II), barré par Bruno Peyron qui est à la recherche de sponsors pour réarmer son catamaran.

On sait aussi que le trimaran Géronimo, d’Olivier de Kersauson pourrait intéresser quelques marins, cependant le prix du trimaran reste dissuasif (3 millions d’€).

Toujours parmi les potentiels candidats au départ, on trouve Mayeul Riffet, de l’équipe Sensation Océan qui pourrait s’aligner sur l’ex La Trinitaine (60′ ORMA), Gilles Lamiré devrait repartir sur Madinina (ex Gitana 9 classe ORMA). julien Mabit est lui aussi à la recherche de sponsors pour aligner le catamaran de 74′ ex Crédit Agricole, ex Explorer.



America's Cup : 09/01/10

Les deux maxis multicoques qui doivent concourir pour la Coupe de l’America le mois prochain, sont arrivés à Valence lundi, les deux bateaux, les gréements et le matériel annexe ont été déchargés.


© Alinghi

Alinghi 5 a rejoint la Darsena, lieu où étaient installées les bases des différents teams lors de la 33eme America’s Cup, alors que BOR 90 a pris ses quartiers dans l’enceinte du port de commerce, ce qui confirme la très probable utilisation de l’aile rigide sur le trimaran du syndicat américain.


© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Le catamaran et le trimaran géant devraient être prêts à naviguer en milieu de semaine prochaine, d’ici là le team Oracle BMW a débuté des navagations  sur catamarans Extreme 40 pour s’entrainer au match racing en multicoque.


© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Extreme 40 : 25/12/09
Le communiqué de presse concernant la seconde étape des Extreme Sailing Series Asia courue à Singapour :
A Singapour le classement était bien établi après cinq jours de course courus dans des conditions diverses et variées. Masirah remporte ici sa seconde victoire du circuit Extreme Sailing Series Asia. La bataille pour la seconde place a été tout autre alors que Red Bull Extreme Sailing Team prenait finalement l'avantage sur The Wave, Muscat.
La dernière journée à Singapour commençait dans des vents légers et les six équipes tentaient de se frayer un chemin à travers le plan d'eau à la recherche de la pression. Les skippers et équipages étaient mis de plus à l'épreuve alors que le comité envoyait deux départs vent arrière alors que le vent s'établissait vers les 10 noeuds. Juste avant le départ de la cinquième et dernière manche c'est au tour de la météo de s'amuser avec les concurrents alors qu'un véritable déluge s'abattait sur zone trempant jusqu'aux os les navigants et invités.



La pluie, associée à un violent orage, obligeait le comité à annuler la manche et forçait tout ce beau monde à rentrer à terre. Avec l'annulation de la manche confirmée les calculatrices étaient de nouveau sorties car le règlement veut que la dernière manche compte double. Il a donc fallu recompter les points de l'ultime manche pour les intégrer au classement final. Masirah n'avait même pas besoin de ce cadeau pour remporter cette épreuve de Singapour et démontrer une certaine suprématie sur le circuit des Extreme 40. En effet après avoir remporté cette année le circuit européen, l'équipage de Masirah se permettait de s'adjuger la première étape du circuit asiatique qui s'est disputée il y a deux semaines à Hong Kong.

« Ce fût une très belle semaine pour toute l'équipe, » commentait Pete Cumming. « Nous nous sommes battus pour remporter cette épreuve. Nous souhaitons remercier les autorités de Singapour pour nous avoir offert l'opportunité de régater ici ainsi que toutes les personnes qui ont aidé pour rendre cette épreuve possible. »

Masirah s'est présenté au port avec une statue de Merlion et des orchidées avec, à son bord, le nageur olympique et membre du parlement Joscelin Yeo. Sa première expérience en Extreme 40 restera à jamais gravée dans sa mémoire. « Je ne savais pas à quoi m'attendre car la voile n'est pas un sport habituel ici à Singapour. J'étais très excité et j'ai eu des retours d'adrénaline extraordinaires. Le public doit être très surpris que nous puissions naviguer de cette manière à Singapour et cela montre que notre pays est ouvert et accepte les nouveaux sports et nouvelles idées. Je souhaite clairement revivre de nouveau cette expérience. »


Avec des régates tous les après-midis les cinq derniers jours ont été remplis pour la flotte internationale des Extreme 40. Tous les matins les équipages ont amené sur l'eau des invités et des journalistes pour leur faire découvrir le support et voir à quoi ressemble une régate en Extreme 40.

Avec 12 points au classement général de l'Extreme Sailing Series Asia la pôle position de Masirah est claire et nette. Il en est tout autre pour la seconde place que quatre équipes briguent. BT et China Team occupent la seconde marche du podium avec tous deux 7 points à leur actif alors que Red Bull Extreme Sailing Team et The Wave, Muscat complètent le podium avec 6 points.

« Le retour ici à Singapour a été phénoménale. Les facilités de la Marina Bay sont exceptionnelles et je pense que tout est fait ici pour accueillir une épreuve de l'Extreme Sailing Series, » avour Mc kenna, le directeur commercial d'OC Events. « Je pense que nous avons vraiment aidé les gens à comprendre ce que nous essayons de monter et nous espérons revenir ici l'an prochain avec une épreuve de grande envergure. »


Maxis Multis : 20/12/09

Le maxi trimaran Groupama 3 a finalement quitté Cape Town le 12 décembre, soit une semaine après la date prévue.



L’équipage de dix marins, mené par Fred Le Peutrec a bouclé la moitié de la remontée de l’Atlantique en franchissant l’équateur aujourd’hui. Une fois en Bretagne, l’équipage devrait à nouveau se mettre en stand by pour une nouvelle tentative, avec un affrontement possible avec Banque Populaire V qui patiente toujours à Brest en attente d’une fenêtre météo favorable.

60' ORMA : 20/12/09
Le trimaran de 60′ ORMA, Team G3, l’ex Géant de Michel Desjoaux navigue désormais en Nouvelle Zélande, le nouvel équipage semble déjà profiter pleinement des capacités du bateau…

© Tomo



Hydroptère : 20/12/09
Le Team Hydroptère a finalement décidé de convoyer le foiler par cargo, il  était initialement prévu que l’équipage ramène le bateau par la mer, il devrait être charger en début d’année à destination de Lorient, où se déroulera le chantier d’hiver qui permettra de reconfigurer l’Hydroptère en configuration hauturière.

Maxis Multis : 06/12/09
L’équipage de Groupama 3, constitué de Fred Le Peutrec, Lionel Lemonchois, Jacques Caraes, Ronan Le Goff et de six nouveaux équipiers : Eric Lamy, Clément Surtel, François Salabert, membres de l’équipe technique du team mais aussi Thierry Duprey du Vorsent (skipper du 60′ ORMA Gitana12), Ludovic Aglaor et un Sud Africain spécialiste du multicoque Nick Legatt, devraient quitter Cape Town demain ou au plus tard mardi, direction Lorient pour un nouveau stand by pour le Trophée Jules Verne, le début de celui-ci étant fixé au 1er janvier.

Un départ retardé pour cause de panne moteur, alors que les équipiers effectuaient la charge du parc de batterie avant de larguer les amarres, le moteur a rendu l’âme. Le temps de trouver, d’acheminer, et de monter un moteur identique et l’équipage quittera l’Afrique du Sud après plus d’une semaine de travaux pour réparer la cloison de bras arrière et le flotteur.


MOD 70 : 01/12/09
Avec un peu de retard, Multi One Design SA a dévoilé son choix des chantiers qui construiront les 12 trimarans MOD 70 prévus, Decision, le chantier suisse aura la charge de construire les bras de liaison, Multiplast se voit confier celle des flotteurs et CDK Technologies officiera en tant que maitre d’oeuvre en fournissant les coques centrales des trimarans et en assuarant l’assemblage des bateaux.

La mise à l’eau du 1er exemplaire est toujours prévue en octobre 2010, avec ensuite la construction de 4 bateaux chaque année pour un lancement du championnat en juin 2012.

Le reste du prgramme semble prendre forme, avec des villes qui commencent à se positionner pour accueillir une étape de l'Européan Tour : Oslo, Kiel, Lisbonne etc, du côté français, il semblerait que l'Européan Tour fasse étape sur une ville en Méditerranée et une ville bretonne, le départ de l'Ocean World Tour prévu pour 2013 pourrait aussi se faire d'un port français.


ORMA : 01/12/09
L’ex Géant, le 60′ avec lequel Michel Desjoyaux a gagné toutes les plus grandes courses en solitaire, et désormais nommé Team G3, a été mis à l’eau à Auckland cette semaine. Il est désormais la propriété de Simon Hull, qui naviguait jusqu’ici en TP52, le trimaran sera aligné sur différentes courses : tour de l’ile nord de la Nouvelle Zélande en février 2010, régates côtières, et letour d’Australie fin2011.

Extreme 40 : 29/11/09
Pete Cumming et ses hommes sur Masirah continuent leur moisson de victoires sur le catamaran monotype Extreme 40 en s’adjugeant la première étape du circuit asiatique, courue à Hong Kong.


©Guy Nowell/OC Events


Le bateau britannique BT termine à la seconde position devant China Team skippé par le français Thierry Barot, Shirley Robertson, habituée du circuit européen comme Pete Cumming et Nick Moloney (BT) termine 4ème à la barre de Rumbo Almeira. Suivent The Wave/Muscat et Team Red Bull.

La seconde étape aura lieu à Singapour du 11 au 15 décembre.


America's Cup : 29/11/09
Le trimaran de BMW Oracle a terminé ses essais à San Diego, le multicoque devrait être gruté avant d’être envoyé par cargo à Valence où devrait se dérouler la prochaine Coupe de l’America selon toute vraisemblance, l’équipe américaine semble extrêmement satisfaite de son aile rigide installée il y a moins de 3 semaines.

L’équipe d’Alinghi continue de son côté sa préparation dans les Emirats, le catamaran suisse est désormais pourvu d’un bout dehors nettement plus long que le précédent, la surface des voiles d’avant devrait donc croitre lors des prochaines sorties.


MOD 70 : 29/11/09
L’avancée du projet semble une fois de plus difficile, alors que le nom du chantier devant construire le premier prototype de la série devait être annoncé en octobre, pour un début de construction en novembre, la société MOD SA n’a annoncé que le nom du fournisseur de carbone pour les 12 trimarans prévus : Advanced Composites Group Ltd.

A suivre….


Multi 50': 29/11/09
Sans surprise, Franck Yves Escoffier accompagné d’Erwan le Roux sur Crèpes Wahou, ont survolé et remporté la Transat Jacques Vabre après les abandons des premières heures de course.

Sauf casse de dernière minute, Victorien Erussard et Loic Fequet sur Guyader pour Urgence Climatique, à 100 milles de l’arrivée ce soir devraient finir 2nd (ils sont attendus demain au Costa, Lalou Roucayrol et Amaiur Alfaro sur Région Aquitaine Port Médoc compléteront le podium de la classe Multi 50′


Extreme 40 : 22/11/09
La 1ère étape de l’Extreme Sailing Asia a eu lieu ce week end et jusqu’à mardi à Hong Kong. Six catamarans Extreme 40 sont en compétition sur ce nouveau circuit.


© Gilles Chiorri/OC Events


C’est l’équipage de BT, présent également sur le circuit européen qui pointe en tête au classement provisoire devant Oman Sail Masirah, dont l’équipage est champion en titre de l’iShares Cup 2009, en 3ème place on retrouve un nouveau venu sur le circuit Extreme 40, l’équipage de Red Bull mené par Roman Hagara.


Maxis Multis : 22/11/09
L’ex 60′ ORMA, Gitana11, allongé à 77′ en vue de la Route du Rhum 2010, a rejoint le hangar du Gitana Team en milieu de semaine pour un chantier hivernal, au programme : changement de safrans qui auront plus de surface afin d’améliorer le contrôle du bateau, changement d’emplacement des puits de foils qui seront avancés pour gagner en équilibre, à sa sortie de chantier, le trimaran adoptera aussi une nouvelle garde robe signée Incidences.

Maxis Multis : 22/11/09
Groupama 3 a été amarré au ponton de la base de Shosholoza, le défi sud africain pour la 32ème Coupe de l’America, à Cape Town hier après midi suite à l’abandon de la tentative de Trophée Jules Verne sur casse.


© Alain Paulhac / Welcome on Board

L’équipe technique de Groupama était déjà sur place afin de préparer le chantier qui ne nécessitera pas une mise au sec du trimaran, le bateau devrait reprendre le chemin de Brest début décembre pour un nouveau stand by début janvier.


Maxis Multis : 22/11/09

Après son record entre la Bretagne et l’ile Maurice, Francis Joyon a prévu le premier gros chantier pour son maxi trimaran Idec qui adoptera des foils, et subira une cure d’amaigrissement, le chantier se déroulera chez Marsaudon Composites à Lorient, là où le bateau a été construit.


©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Les prochaines échéances pour Francis Joyon et Idec seront le record de l’Atlantique Nord et la Route du Rhum l’année prochaine.

Interview à lire sur VoilesetVoilers.com


Maxis Multis : 16/11/09

Vers 13h, Groupama 3 a subi une grosse avarie u niveau du bras de liaison arrière,une des cloisons cassant alors que l’équipage menait le trimaran à vive allure dans une mer formée pour rester en avant de la dépression qui devait emmener  Franck Cammas et son équipage vers les Kerguelen.  Cette avarie de bras a entrainé une fissure au niveau du flotteur, l’équipage se dirige donc vers Cap Town à vitesse réduite.

La réaction de franck Cammas, skipper du trimaran Groupama 3, qui espère pouvoir réparer et repartir avant fin janvier àl’assaut du trophée Jules Verne : « On avait passé la nuit à bien naviguer pour rester devant le front et ce matin, Thomas Coville et Bruno Jeanjean qui étaient sur le pont ont entendu un grand « clac » : il y avait une petite fissure entre le bras arrière et le flotteur bâbord. Ça bougeait beaucoup : on s’est arrêté plein vent arrière pour ouvrir la trappe et accéder à l’intérieur. Une partie du collage entre le bras et le flotteur au niveau de la cloison est cassé. La liaison est donc structurellement diminuée d’au moins 50%. Il est impossible de réparer en mer à cause des mouvements. En ce moment, on se fait encore secouer : il y avait 35 noeuds de vent par le travers au moment de l’avarie. Et maintenant, on s’est fait rattraper par le front et il y a 40 noeuds…
On a affalé la grand voile et Groupama 3 navigue vent arrière pour éviter les mouvements brusques. On va établir un plan de route pour éviter d’avoir trop de vent et trop de vagues. On fait cap au Sud pour laisser passer la deuxième dépression cette nuit : on repartira demain mardi matin vers Cape Town. On continue les quarts et je travaille avec Stan pour voir ce que nous allons faire par la suite. L’idée est de rentrer ensuite rapidement en France : l’équipage est partant et si nous pouvons partir avant fin janvier, c’est encore jouable pour une nouvelle tentative ! »



Maxis Multis : 15/11/09

Alors que la transat s’annonçait alléchante pour la classe Multi 50′, elle s’avère finalement assez insipide, après la casse de flotteur de Prince de Bretagne qui a obligé Hervé Cléris a s’aligner sur un bateau vieux de 20 ans, et après le chavirage d’Actual.

Après ces deux coups du sort on pouvait s’attendre au cavalier seul de l’unique 50′ de nouvelle génération restant en course, ce qui est le cas malgré quelques soucis techniques à bord. Crèpes Wahou est donc solide leader avec 600 milles d’avance sur ses poursuivants : Région Aquitaine-Port Médoc et Guyader pour Urgence Climatique, Prince de Bretagne, après deux arrêts techniques pointe à 1000 milles, Fenêtre A-Cardinal a stoppé à Port la Forêt suite à une fissure sur un bras de liaison. Sauf avarie, Franck Yves Escoffier devrait donc remporter cette Transat Jacques Vabre 2009 dans la catégorie Multi 50′.



Maxis Multis : 15/11/09

Après 48 heures difficile au large du Brésil, pendant lesquelles l’équipage de Groupama 3 a bataillé dans des vents faibles, le bateau a retrouvé de la vitesse aujourd’hui et file maintenant à 30 noeuds en direction du grand sud.


© Yvan Zedda/Groupama SA

Ces 48 heures ont fait perdre une bonne partie de l’avance que l’équipage avait accumulé jusqu’au passage de l’équateur, l’avance se chiffre se soir à 313 milles, l’objectif est maintenant d’accrocher une dépression qui accompagnera le maxi trimaran vers le Cap de Bonne Espérance, comme l’explique Franck Cammas, skipper de Groupama 3 : « On a eu une période difficile psychologiquement parce que cinq noeuds de vent aussi longtemps, ce n’était pas facile à vivre… Ce n’était pas évident de sortir de cette zone de calme et puis, ce matin, ça a commencé à accélérer, mais il faut qu’on se presse pour garder ce vent-là ! On est concentré et surtout contents de retrouver ces grandes vitesses. On se sentait totalement impuissant en attendant cette dépression, mais il ne faut plus qu’on la quitte car nous ne sommes pas particulièrement en avance sur son déplacement. Cela va désormais être une course contre la montre avec le front chaud plutôt qu’une course contre Orange 2 ! »« En ce moment, Groupama 3 navigue à près de trente noeuds, avec un ris et foc Solent au vent de travers dans 17-18 noeuds de vent à 135° du vent réel, sous un ciel gris avec quelques trouées de bleu et des cumulus. Mais il y a une houle de face qui nous fait faire des sauts parfois… Il faut qu’on réussisse à suivre le routage ce qui fait un rythme de vitesse très élevé. Nous visons un point assez Sud par rapport au cap de Bonne-Espérance car il y a un anticyclone sous l’Afrique du Sud. Cela nous posera le problème des icebergs, mais côté vent, c’est très favorable. Les prochaines 24 heures sont importantes pour rester dans le secteur de vent de Nord (allure idéale pour nous), sans se faire manger par la dépression qui est assez violente ! Ce sera une trajectoire toute droite avec des manoeuvres de réduction de voilure parce que ça va forcir : dès mardi, nous serons dans les Quarantièmes Rugissants… »


America's Cup : 15/11/09

James Spithill  le barreur de USA, le trimaran de BMW Oracle, continue avec son équipage la découverte de cette nouvelle version du bateau, désormais pourvu d’une aile rigide, les prochaines navigations devraient permettre de tester le multicoque avec une voile de portant.

Quelques images, toujours aussi impressionnantes de Gilles Martin Raget, le photographe de l’équipe.

 


© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

A lire, deux interviews sur VoilesetVoilers.com : l’une de Vincent Lauriot Prevost, architecte de la plate forme du trimaran, et l’autre de Joseph Ozanne, autre français de l’équipe, ingénieur aéronautique et chef designer de cette aile.



Maxis Multis : 15/11/09

Francis Joyon a boucle le parcours Port Louis (Bretagne)-Port Louis (île Maurice) jeudi en 26 jours 4 heures 13 minutes, soit 16,4  noeuds de moyenne, un temps un peu supérieur aux prévisions de départ et dû à un anticyclone qui a bloqué le maxi trimaran pendant plusieurs jours.

Les réactions du skipper à son arrivée :  ”J’étais dans le timing prévu jusqu’au passage du Cap de Bonne Espérance, après j’ai rencontré un véritable mur de vent debout et de calme plat et cela a un peu détruit mon capital temps. C’est vrai que je n’aime pas trop les calmes plats, car cela engendre beaucoup de houle, les voiles qui claquent, le matériel qui souffre durant des heures avec le bateau qui ne dépasse pas 2 noeuds. Je n’avais pas encore connu cela, c’était un peu dur pour les nerfs”
” Etablir un premier temps de référence avec une météo difficile c’est assez dur car on se dit que le prochain bénéficiera de meilleurs conditions et ira plus vite, aussi il faut se donner encore plus à fond et aller au bout du truc. Malgré une quinzaine de système météo à franchir, la remonté de l’Océan Indien a été le plus difficile de ce parcours, mais l’arrivée à Maurice était magique. On a même eu la visite d’une baleine lors de l’arrivée qui est venu nous saluer entre le trimaran et le bateau presse qui nous accompagnait”.


©Franck Faugère / DPPI / IDEC

Les temps forts du record :

Acte 1 : l’équateur en une semaine
Inventeur de ce nouveau record de demi-fond au format original « entre le sprint d’une transat et le marathon d’un tour du monde », le solitaire Francis Joyon s’élance de Port louis le samedi 17 octobre à 12h, 50 minutes et 16 secondes. Objectif : rallier l’autre Port Louis, celui de l’île Maurice dans l’océan Indien, en « environ 25 jours ». La fenêtre météo est très réduite, puisqu’il faut partir très tôt pour éviter d’arriver dans l’Indien au moment de formation des cyclones. Avec son fidèle routeur Jean-Yves Bernot, Francis Joyon décide donc de sauter sur la première fenêtre météo exploitable. Une stratégie payante dans la première semaine de course, où il parvient à enchaîner des journées à 500 milles parcourus. Le 22 octobre, à son 5e jour de mer, IDEC a touché l’alizé et empanne vers un Pot au noir heureusement pas trop actif. L’équateur est atteint le dimanche 25 octobre à 16h57, en 8 jours, 5 heures et 7 minutes, soit dans le timing de « plus ou moins une semaine » imaginé par Francis Joyon à son départ.

Acte 2 : Bonne Espérance en 17 jours
L’Atlantique Sud est une autre paire de manches. L’anticyclone de Sante-Hélène, comme souvent, barre la route mais il est positionné très ouest et il n’y a pas d’autre choix que le contourner par la droite. Il faut donc faire le grand tour et IDEC est contraint d’aller flirter avec le Brésil, qu’il approchera à moins de 300 milles pour conserver une vitesse satisfaisante. Cette parabole dans l’Atlantique Sud est exigeante pour le marin et le bateau, menés à fond d’abord, puis freinés par des zones de calme dans lesquelles il faut se battre et beaucoup manœuvrer avant la récompense : les grands vents d’ouest. Le 2 novembre, Joyon peut se retourner sur des journées à haute vitesse, le speedomètre d’IDEC indiquant régulièrement 30 noeuds, mais il doit aussi composer avec un paradoxe : il va plus vite que la dépression qui le propulse en bordure des Quarantièmes Rugissants… « quand je la dépasse, elle devient moins active et je ralentis » explique-t-il. Il faut se battre, aller chercher le vent, jouer les angles… et  signer deux journées extraordinaires à 580 milles parcourus ! Tant et si bien qu’IDEC franchit la latitude du cap de Bonne Espérance le mercredi 4 novembre à 3h24, soit 17 jours, 14 heures et 34 minutes après son départ de France. Déjà, le Record France – île Maurice fait savoir qu’il se mérite.

Acte 3 : trop calme Indien
Emmené par sa trajectoire dans l’Atlantique Sud et barré par le fort courant des Aiguilles qui interdit une route proche de la pointe de l’Afrique, IDEC doit descendre très « bas » – jusqu’à 45 degrés de latitude sud ! – pour entamer sa remontée dans l’océan Indien. « Je ne savais plus très bien si j’allais à l’île Maurice ou aux Kerguelen ! » plaisante Francis, toujours aussi serein, alors que le marin et le bateau ont pourtant déjà beaucoup donné pour gagner ces parages en moins de trois semaines, d’ailleurs sur une trajectoire qui n’est pas sans rappeler son exploit autour du monde de 2008. Au 20e jour de mer, tout va encore très bien pour Francis Joyon… sauf qu’une zone de hautes pressions – par définition totalement incongrue dans les Quarantièmes Rugissants – va lui barrer la route. Grande houle et pas de vent ! Dans les Quarantièmes ! Cette bizarrerie va être un véritable enfer pendant deux jours pour Francis Joyon : de la houle, pas de vent, des voiles qui claquent et des manœuvres incessantes à la recherche du moindre souffle d’air… Francis vit « les deux journées les plus lentes de ma carrière de marin ». Une expérience hors du temps, usante, mais qu’il finira par surmonter en pouvant enfin remonter vers le nord et l’île Maurice à des vitesses de nouveau raisonnables… le tout au prix d’un engagement incessant, du vent contraire à la route se levant… puis s’évanouissant encore dans les 700 derniers milles. Jusqu’au bout il faudra se battre et se battre encore !

Acte 4 : le premier temps de référence est signé !

Au terme d’une dernière semaine de course très éprouvante, Francis Joyon finit par gagner l’île Maurice comme une délivrance, signant ainsi le premier temps de référence de la « Mauricienne »… chrono qui ne demande qu’à être amélioré. Le jeudi 12 novembre, à 16 heures 03 minutes et 45 secondes (19 h 03 mn et 45 s à Maurice), le grand trimaran rouge coupe la ligne d’arrivée devant Port Louis, à Maurice, en 26 jours 4 heures 13 minutes et 29 secondes, à la moyenne sur la route de 16,40 noeuds. Il a parcouru plus de 10 000 milles nautiques effectivement sur l’eau, soit 2000 de plus que la route théorique. Mais dans le sillage des découvreurs de la route des Indes, le colosse de Locmariaquer n’a pas craqué, pas le genre de la maison Joyon. Il est allé au bout de sa nouvelle aventure, à peine au-delà du timing de 25 jours qu’il imaginait au départ de France. Surtout, de nouveau, Francis Joyon a su transmettre avec passion, humanité et douceur ses aventures, son bonheur d’être en mer… et son courage dans l’adversité. Ce nouveau parcours ne lui a pas fait de cadeau


Hydroptère : 15/11/09
Après avoir atteint plus de 51 noeuds sur 500m en septembre, l’équipage d’Alain Thébault s’offre un nouveau record à plus de 50 noeuds lors de leur dernière journée de période WSSRC : le record du mille à 50,17 noeuds de moyenne soit plus de 92 km/h.
Une belle récompense pour l’équipage du foiler, qui accueille un nouveau partenaire, l’horloger Audemars Piguet qui rejoint Thierry Lombard dans l’aventure Hydroptère.


© Guilain GRENIER

Un nouveau défi attend l’équipe l’année prochaine, en effet le bateau va être reconfiguré pour le large, il sera convoyé à la Trinité la semaine prochaine pour y entrer en chantier.

Maxis Multis : 11/11/09
Franck Cammas et ses hommes ont passé l’équateur ce matin, avec un premier temps de référence solide, puisque la latitude 0 a été franchie après seulement 5 jours, 15 heures, 23 minutes et 11 secondes, soit quasiment 1 jour et demi d’avance sur le temps de référence d’Orange 2 (mené par Bruno Peyron en 2005), les hommes de Groupama 3 améliorent aussi le temps de leur précédente tentative d’une quinzaine d’heures, prochaine étape, négocier l’anticyclone de Saint Hélène qui pourrait être décaler vers l’est par des dépressions, ce qui favoriserait grandement la progression du maxi trimaran.


© Yvan Zedda/ Groupama SA

Les conditions actuelles, par le skipper : " Nous sommes maintenant dans les alizés de Sud-Est, des alizés plutôt soutenus puisqu’ils soufflent entre 20 et 25 noeuds : on vit penchés au près serré et ce n’est pas l’allure la plus agréable sur un trimaran. Le ciel est dégagé, avec une bonne chaleur, mais ce n’est pas très confortable : il faut attendre encore quelques heures avant de commencer à débrider, à choquer les écoutes, à accélérer… On a un clapot assez court avec des embruns : il faut se tenir ! Mais nous n’avons pas trop de manoeuvres à faire en ce moment, juste renvoyer la grand voile ou prendre un ris de temps en temps, selon la force des alizés. Cela ne sera pas la même chose d’ici une semaine dans le froid… On espère attraper un front du côté du Brésil pour descendre rapidement vers Bonne-Espérance."

America's Cup  :11/11/09


BOR 90/USA, le trimaran du challenger pour la prochaine America’s Cup a été “mâté” hier avec un nouvel espar, une aile rigide de 57m, une manoeuvre délicate qui doit être réalisée dans des vents faibles.


© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Une fois l’aile en place, le trimaran a navigué en baie de San Diego pour les premiers tests, qui semblent concluants étant donné les capacités du bateau à virer en un temps record….

A suivre donc, et peut être à Valence au mois de février puisque la SNG et Alinghi ont concédé une Coupe de l’America en Espagne en février 2010, reste à ce que BMW Oracle et Alinghi s’accordent sur les règles de course pour le moins drastiques dans leur première version (maximum 15 noeuds de vent, moins d’un mètre de houle…)
Vidéo à voir : ici


Multi 50' : 11/11/09
Le Multi50 ACTUAL skippé par Yves le Blevec et Jean le Cam, qui a pris le départ de la Transat Jacques Vabre dimanche 8 novembre, a chaviré quelques heures plus tard au large de Cherbourg. Les deux hommes sont
sains et saufs. Le bateau a été remorqué au port de Cherbourg et son mât est intact grâce au professionnalisme de son équipage, de la SNSM de Goury et d’Halvard Mabire, navigateur émérite. Récit des deux skippers.

Les conditions :
Yves le Blevec : « Le bateau naviguait au portant, très abattus, sous gennaker à une vitesse de 20 noeuds dans 20 à 25 noeuds de vent dans une mer un peu formée.”
Le chavirage :
A 18h45 heure française, le Multi50 Actual se retourne très brusquement par l’avant. Jean le Cam est alors dans le cockpit, Yves le Blevec est à la barre. Yves le Blevec : « Il y a eu un bruit puis un coup sec, un coup de frein phénoménal. Le bateau s’est redressé puis s’est retourné brutalement par l’avant. Je me suis dit « Ce n’est pas possible, on ne va pas y aller !!! » C’était d’une brutalité extrême, ça s’est passé en une à deux secondes. Jean n’a pas pu choquer l’écoute, il s’est fait emmener sur l’avant du bateau comme dans un accident de voiture. A ce moment là il n’y a plus rien à faire car moi j’étais en train de tomber. Je ne savais pas où j’allais tomber. Jean pendant ce temps était en train de plonger à l’intérieur. Et je me suis retrouvé dans l’eau. Je me suis senti rassuré de me retrouver dans l’eau. Et j’ai eu un nouveau un moment de frayeur en voyant le bateau me tomber dessus. Je me suis dit que la situation commençait à être critique. Le contact avec le bateau est revenu rapidement, pas de façon amicale car c’était tout le filet qui me tombait dessus. Par miracle le bateau s’est
décalé et en une brassée ou deux j’ai pu attraper le filet et remonter sur le bateau sans me faire emprisonner. Je n’ai pas été très longtemps dans l’eau. A ce moment il y a eu un petit moment de flottement, Jean était à l’intérieur mais il ne savait pas où j’étais. Je suis remonté sur le bateau, j’ai appelé Jean, il m’a répondu. On s’appelait et on était inquiet pour
l’autre. Rapidement nous avons ouvert la trappe qui nous a permis de communiquer et là on s’est dit « C’est dingue, qu’est ce qui s’est passé ? ! » On s’est dit tout va bien, on est tous les deux sains et saufs. Il fallait éviter l’accident car nous n’étions pas loin de la zone des cargos et nous étions pile sur la trajectoire des autres concurrents. Très vite Jean a enfilé sa combinaison de survie TPS et il est sorti sur la coque avec les flashlights et une VHF. Nous avons prévenu la course que tout allait bien. Nous n’étions pas en détresse, nous ne voulions pas déclencher tous les secours du monde mais simplement éviter d’être un danger pour les bateaux en navigation. »
Très rapidement, Jean le Cam sort à l’extérieur en combinaison TPS pour baliser le bateau à l’aide de flash lights. Aucune balise de détresse n’est déclenchée. Le Cross Jobourg lance immédiatement un avis à tous les navires sur zone pour éviter la collision.


© Marcel Mochet /AFP

Le témoignage de Jean le Cam :
“On était tranquille puis d’un coup poum paf en 3 secondes je n’ai jamais vu quelque-chose d’aussi brutal ! Hallucinant !
L’état de la mer était habituel au large de Cherbourg dans 25 noeuds de vent. Nous nous sommes retrouvés les fesses en l’air rapidement et après, le cul par terre, trois quatre secondes plus tard, l’étrave cassée. C’est le facteur classique quand cela freine en bas et accélère en haut, comme freiner avec une roue avant de vélo. C’était impressionnant, tu n’as pas le temps de respirer. Pour moi c’était facile car j’étais en train de sortir du poste de veille. Je n’ai pas eu le temps de tendre le bras que nous étions déjà à l’envers. Par-contre l’inquiétude était pour Yves qui pouvait rester sous le filet en mauvaise posture. Yves ne savait pas où j’étais et moi je ne savais pas où il était. Il fallait réagir très vite et s’il était sous le filet il fallait vite dégainer. Ce sont des moments qui ne durent pas très longtemps mais qui sont très intenses. Tu te dis qu’il est arrivé quelque chose à l’autre. Le reste c’est rien. On sait réagir et on sait ce que l’on a à faire. L’équipage de la SNSM a été extraordinaire. Avec une mer formée, ils ont réussi à beacher le semi-rigide sur le filet et le moteur a à peine touché le bras arrière. Deux hommes d’équipage sont montés à bord pour passer la patte d’oie et nous remorquer. Ce n’est pas facile à faire et ils sont très professionnels. Ce sont vraiment des personnes d’expérience. Nous sommes restés à bord jusqu’à ce que le bateau soit en remorque. Puis nous sommes montés à bord
de la vedette. Nous avons mouillé le bateau à l’extérieur de la rade car nous avions 23 mètres de tirant d’eau (avec le mât à l’envers ndlr). Nous avons enlevé le mât puis nous l’avons remorqué dans la rade avant de retourner chercher le bateau. Le mât est entier, c’est complètement incroyable.”


© Marcel Mochet /AFP

Le remorquage :
Le Cross Jobourg, à la demande de l’organisation de course, dépêche la SNSM de Goury afin d’intervenir et de tenter un remorquage. Arrivés avant 22h sur zone, les plongeurs de la SNSM interviennent immédiatement pour dégager la coque et le mât. En parallèle, l’équipe Actual demande à Halvard Mabire, skipper cherbourgeois, de renforcer son équipe technique. Le Multi50 Actual est pris en remorque. A la faveur de la renverse de courant, le convoi fait route dans la nuit vers le port de Cherbourg à la vitesse de 2,5 noeuds. Il fait route très lentement afin de ne pas casser le bateau et ne pas rompre ses amarres. Le bateau est mouillé à 1,5 mille du port à l’aube. Incroyable, l’équipe SNSM et les skippers constatent que le mât est entier et toujours solidaire du bateau. Alors qu’Yves le Blevec est blessé à la main
droite, Jean le Cam, sur le trampoline du trimaran, poursuit les opérations de démâtage et de remorquage. Plusieurs heures sont nécessaires pour désolidariser le mât avec l’aide des plongeurs de la SNSM. En début d’après-midi, le Multi50 Actual et son mât sont à l’abri dans le port de Cherbourg.
Yves le Blevec légèrement blessé.
Jean le Cam prenait en main les opérations de démâtage sous-marines alors qu’Yves le Blevec était rapatrié à terre à 10h30. Le SMUR de Cherbourg ne déplorait qu’une luxation du pouce de la main droite qui nécessitait toutefois un plâtrage.

L’assistance :
Yves le Blevec : « La SNSM de Goury a été géniale, super pro. Halvard Mabire était aussi l’homme de la situation, je lui fais confiance les yeux fermés. Il a remarquablement bien géré la situation avec Jacky Huteau du port, afin de trouver les hommes et les moyens nécessaires pour mettre à l’abri le bateau et le mât. »

Un partenaire mobilisé :
Si cette avarie est forcément une déception pour le partenaire d’Yves le Blevec depuis 2001, le groupe Actual, elle ne constitue aucunement le bien fondé du projet. Au contraire, le groupe Actual poursuit la mobilisation de ses équipes autour de ce projet.
Samuel Tual, Directeur général du Groupe ACTUAL, arrivé sur place dans la matinée déclarait : « Après le moment magique du départ, puis l’émotion, vient la raison. Nous sommes soulagés que les deux skippers aillent bien. Nous devons maintenant analyser très vite ce qui s’est passé. Notre objectif est d’être tous ensemble pour la Route du Rhum 2010. Nous avons la chance d’avoir deux skippers formidables et exceptionnels par leurs qualités et leurs compétences.»

Des causes à identifier :
Impossible de déterminer la cause de ce chavirage. Yves le Blevec et Jean le Cam, devant la violence du choc, n’excluent aucune hypothèse. Yves le Blevec : “Nous avons peut-être heurté un objet non identifié. Nous n’avons
aucune idée de ce qui a pu se passer. Nous allons prendre le recul nécessaire pour mesurer la casse et l’analyser. Nous le ferons bien évidemment en concertation avec l’architecte Guillaume Verdier, et le constructeur, Nicolas Groleau.”



Multi 50' : 08/11/09
Actual a chaviré, le communiqué de presse :

Ce soir à 17h45, Actual qui naviguait par vingt-trois noeuds de vent de nord à une vitesse de vingt nœuds a chaviré brusquement par l’avant. L’équipage a contacté alors le PC Course de la Transat Jacques Vabre. Jean Le Cam a installé un flash-light pour baliser le bateau et le CROSS Jobourg a lancé immédiatement un « safety net » précisant la position du bateau de manière à éviter tout risque de collision.


 ©Th. Martinez/Sea&Co

Yves Le Blévec et Jean Le Cam étaient alors à 22 milles au nord de Cherbourg. Ils n’ont pas lancé d’appel de détresse, mais ont fait une demande d’assistance de manière à pouvoir remorquer le bateau jusqu’à Cherbourg. Le canot SNSM de la station de Goury, dans le sud du cap de la Hague, se rend sur zone. Il devrait être sur place dans les prochaines heures.Le communiqué de presse :

 America's Cup : 08/11/09
Le trimaran, récemment remis à l’eau après modifications a dématé au large de San Diego sans faire de blessés, dans des conditions légères et mer plate. Le mât de 60m est semble-t-il tombé sur l’arrière, dans l’axe du bateau, peut être un problème d’hydraulique….



Côté judiciaire, Alinghi a fait appel de la décision rejetant le site de Ras al Khaimah, et a proposé de courir sur la côte est de l’Australie, il semblerait que les deux équipes aient rejoint la table des négociations


Maxis Multis : 08/11/09
Le skipper d’Idec est bloqué depuis hier dans un anticyclone, réduisant la vitesse de son maxi trimaran à quelques noeuds, le seul point positif est que Francis Joyon est désormais sur la route directe de Port Louis situé à 1250 milles au nord. La sortie de ce système météo est prévue demain.

Multi 50' : 08/11/09

Le départ de la Transat Jacques Vabre a été donnée aujourd’hui à 14 heures pour la classe Multi 50′ et à 14h30 pour les monocoques 60′ IMOCA.

Cet transat emmènera les vingts duos vers Puerto Limon au Costa Rica, les Multi 50′ devant laisser la Barbade à tribord, et les IMOCA la République Dominicaine à tribord, soit un parcours de 4730 milles pour les monocoques et de 5005 milles pour les multis.

Depuis la disparition du championnat ORMA, la classe Multi 50′ espérait pourvoir prendre la place laissée vacante par les grand multis, malgré les trois nouvelle unités construites, la classe peine encore à réunir un plateau conséquent avec seulement 6 bateaux au départ : deux font figure de grands favoris Crèpes Whaou emmené par Franck Yves Escoffier et Erwan Leroux, le plan VPLP devrait être très à l’aise dans les alizés et les petits airs du Golfe du Maxique, et Actual emmené par Yves Le Blévec et le très expérimenté Jean Le Cam, ce plan Verdier taillé pour le large devrait donner du fil à retordre aux malouins de Wahou.


© AFP/ Marcel Mochet

La troisième nouvelle unité construite cette année, Prince de Bretagne d’Hervé Cléris, ne sera pas au départ suite à la rupture de son flotteur babord lors d’une sortie d’entrainement, Hervé Cléris et Christophe Dietsch participeront sur l’ancien trimaran Irens d’Hervé Cléris avec des ambitions revues à la baisse.

Victorien Erussard, qui n’a pas trouvé de budget pour la construction d’un nouveau bateau sera au départ sur Guyader/Urgence Climatique, l’ex Laiterie de Saint Malo a subi un léger chantier et reçu une nouvelle garde robe, difficile d’imaginer une victoire mais la troisième place semble accessible au duo Victorien Erussard/Loic Fequet.

Les deux “couples” restants ne seront probablement pas sur le podium sauf casse des favoris, Lalou Roucayrol s’aligne de justesse en compagnie de Amaiur Alfaro sur Région Aquitaine-port Médoc, son trimaran de course croisière après une collision avec un chalutier lors du convoyage du bateau vers le Havre.  Alain Maignan et Nicoe Harel, sur FenêtreA-Cardinal n’auront pour ambition que d’effectuer cette traversée.

La cartographie de la Transat : ici.

Le site officiel de la Transat Jacques Vabre



Maxis Multis  : 08/11/09

Même si ce n’est encore qu’un projet, Bruno Peyron envisage une participation à la Route du Rhum et a remis son catamaran Team Explorer (ex Orange 2, actuel détenteur du Trophée Jules Verne) en chantier pour l’adapter aux navigations en solitaire.Ce retour est conditionné à l’arrivée d’un sponsor.

Info : Le Télégramme.


Maxis Multicoques : 08/11/09

Franck Cammas et ses hommes d’équipage ont quitté Brest jeudi pour rejoindre la ligne de départ du Trophée Jules Verne au large d’Ouessant, celle-ci a été franchie peu avant 17 heures.


© Yvan Zedda/ Groupama SA

Des conditions musclées attendaient l’équipage dès la sortie du goulet de Brest avec 25-30 noeuds de vent et des creux de 7 mètres au large, des conditions pas idéales pour un départ, mais l’objectif était d’accrocher les alizés au large du Portugal pour un passage de l’Equateur en moins de 7 jours.

Le retard sur le temps d'Orange 2 a vite été comblé et le trimaran possède ce soir 300 milles d'avance, et file à près de 30 noeuds, en route directe vers le Pot au noir, qui semble peu actif.

La cartographie de la tentative se trouve : ici.

Les vacations et les actualités de la tentative sur le site officiel.



Multi 50' : 29/10/09

Victorien Erussard, skipper du trimaran portant les couleurs Laiterie Saint Malo cette saison sera bien présent au départ de la Transat Jacques Vabre qui partira du Havre le 8 novembre, accompagné de son co-skipper : Loic Fequet, grâce à l'arrivée de nouveaux sponsors.

Le trimaran portera les couleurs de Guyader Gastronomie pour Urgence Climatique, le skipper malouin sera aussi soutenu par Maison Trécobat, Laiterie de Saint-Malo (Groupe Sill), Federal Finance (Groupe CMB-ARKEA) et Networkvisio. Ces sponsors ont permis de remettre le bateau à niveau, il a été équipé d'un jeu de voiles en 3d kevlar permettant de gagner  200 kilos par rapport aux anciennes voiles entre autres. A Suivre sur Multivic.


America's Cup : 29/10/09
Le jugement de la Cour Suprême de New York a été rendu, la Coupe de l'America n'aura pas lieu à Ras Al Khaimah (Emirats Arabes Unis) en février, la juge a estimé que le choix de ce lieu dans l'hémisphère nord n'était pas conforme au Deed of Gift (acte de donation de l'America's Cup). En dehors d'un possible appel d'Alinghi, la Coupe de l'America devra se courir aux dates prévues dans l'hémisphère sud, ou à Valence, par consentement mutuel des deux équipes.

Donc avantage aux américains, qui viennent de remettre leur catamaran à l'eau, ils n'auront pas à convoyer leur bateau vers les Emirats, ils disposent de temps pour parfaire la nouvelle configuration du bateau et ils obligent Alinghi à aller courir sur un plan d'eau peut être moins adapté à leur catamaran.


©Carlo Borlenghi/Alinghi

Concernant USA, le trimaran de BMW Oracle qui a été remis à l'eau cette semaine, les principales modifications sont : la disparition de la dérive sur la coque centrale ainsi que le safran de celle-ci, le changement de foils pour des dagger foils (foil faisant office de dérive au près et de foil au portant), un pied de mât avancé d'environ 2 mètres, un nouveau bout dehors orientable de 5 mètres, l'installation de moteurs et d'hydraulique, une surface de filets réduite du fait de la disparition d'une partie de l'équipage étant donné l'utilisation de l'hydraulique. La surface de voiles est donc encore augmentée. Pas de nouvelles informations concernant une éventuelle aile rigide pour le trimaran.

© Gilles Martin-Raget / BMW ORACLE Racing

Les photos des modifications sont à voir : ici.

Les démêlés judiciaires et l'actualité de la Coupe de l'America à suivre sur Tribord Amure.


Multi 50' : 28/10/09
Hervé Cléris, skipper du trimaran de 50′ Prince de Bretagne qui a perdu un flotteur il y a une semaine, participera à la Transat Jacques Vabre. Lui et son sponsor ont décidé de s’aligner sur l’ancien trimaran du skipper. Le trimaran portera les couleurs de son successeur, qui attend les résultats de l’expertise à sec à Camaret. Les ambitions du skipper et de son coéquipier : Christophe Dietsch sont bien évidemment revu à la baisse, l’objectif étant maintenant de participer et de faire du mieux possible sur cette transat à destination du Costa Rica.


© DESROCHE Pascal/Prince de Bretagne

Les explications d’Hervé Cléris, skipper de Prince de Bretagne :
«Il faut rebondir plutôt que rester à se morfondre. C’est le plus important pour tout le monde, pour nous, comme pour les producteurs. Mon bateau est déjà au sec, demain on fait la peinture, tout le matériel qui nécessitait d’être changé est commandé, le plan B est en route. Dimanche ou lundi au plus tard nous partons au Havre, ça va aller. Sur ce trimaran, qui m’appartient depuis 19 ans, j’ai déjà réalisé 20 transats, Christophe a dû en faire six ou sept, donc nous n’allons pas dans l’inconnu, au contraire. En revanche, c’est sûr que nous allons jouer la sécurité, le but, c’est de finir la course. Cela dit, il peut y avoir quand même de bonnes surprises ».


ORMA : 24/10/09
Deux 60' ORMA vendus. Si l'information est confirmée pour Géant, elle est à mettre au conditionnel pour Groupama 2...

Géant, qui a été skippé par Michel Desjoyaux entre 2002 et 2006, a été vendu à un Néo-Zélandais, le bateau devrait rejoindre Auckland, son nouveau port d'attache.


Quant à Groupama 2, le 60' ORMA skippé par Franck Cammas, il aurait été vendu à un richissime particulier qui souhaiterait naviguer en Méditerranée.


Multi 50' : 23/10/09

Lors d'un entraînement en Mer d’Iroise, le trimaran Légumes Prince de Bretagne skippé par Hervé Cléris a été victime d’une importante avarie mercredi : le flotteur tribord s’est désolidarisé de la plateforme. Hervé Cléris et son coskipper ont réussi à maintenir le trimaran à flot sans que celui-ci ne démate, le bateau a ensuite été remorqué par un canot de la SNSM à Camaret en presqu’ile de Crozon.

Les explications d'Hervé Cléris, skipper de Légumes Prince de Bretagne :

L’avarie ?
On était en navigation. Il y avait de la mer, de la houle avec un vent autour des 15-18 nœuds mais c’était des conditions tout à fait maniables. On a entendu un gros crac qui s’est prolongé pendant environ 10 secondes et l’on a vu le flotteur tribord. qui se désolidarisait des bras. J’ai eu tout de suite le réflexe de lofer et de choquer les voiles sinon, on chavirait n’ayant plus d’appui sous le vent. On a réussi à rester bout au vent en démarrant le moteur pour assurer le mat. Dès que tout était assuré on a lancé un « mayday » qui a été relayé par le Cross. On a été récupéré très près de la côte par la SNSM de Camaret. J’en profite pour remercier toutes les personnes  qui sont intervenues pour nous sortir de ce mauvais pas.


© DESROCHE Pascal/Prince de Bretagne

Le remorquage ?
Très délicat car il y avait le flotteur qui était simplement retenu par le filet. Il venait cogner dans la coque centrale. Il y avait quand même environ 4 mètres de creux… C’était chaud ! On ne pouvait remorquer qu’à 2 ou 3 nœuds. On a réussi à gérer et surtout on a tout ramené au port de Camaret.


Les causes ?
C’est évidemment trop tôt pour le dire. On a réuni l’équipe. On va travailler pour connaître les causes. Le bateau est neuf c’est certain mais l’on avait fait notre qualif (pour la Jacques Vabre) dans des conditions musclées dans le Golfe de Gascogne pour justement tester le bateau. Il n’y a eu aucun signe avant-coureur.

La Transat Jacques Vabre ?
Forcément, notre participation n’est pour l’instant plus d’actualité avec ce bateau car il ne s’agit pas juste de recoller les morceaux. Il faut comprendre ce qui s’est passé. Un gros chantier nous attend.



Maxis Multis : 23/10/09
Francis Joyon a passé l'archipel du Cap Vert cette nuit, le prochain objectif étant le passage du Pot au Noir dès demain, pour se faire, le skipper du maxi trimaran Idec a empanné, en s'écartant de la route directe, pour viser une zone de transition moins active qu'à l'est.


©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Le passage de l'équateur est toujours prévu en un peu plus 7 jours, ce qui est conforme aux prévisions de Francis Joyon et de son routeur Jean Yves Bernot.

Extreme 40 Series : 21/10/09
OC Events, organisateur de l'iShares Cup de 2007 à 2009 a annoncé le retrait de son partenaire titre : iShares suite au rachat de la société par le groupe BlackRock Inc.



Ce retrait ne devrait pas avoir d'influence sur l'organisation des Extreme Sailing Series Asia récemment annoncé ni sur la saison européenne des Extreme 40, OC Events recherche donc un nouveau partenaire titre pour son circuit, pour lequel 5 équipes ont déjà confirmé leur engagement.

Maxis Multis : 21/10/09
Les deux équipages de Groupama 3 et banque Populaire 5 vont se retrouver en stand by d'ici quelques semaines, celui de Groupama 3 débutera le 1er novembre, alors que les hommes d'équipage de Pascal Bidégorry seront près à s'élancer autour du monde le 15 novembre.

Le précédant duel, sur l'atlantique cet été, avait tourné à l'avantage de Banque Populaire V, le bateau de Franck Cammas avait mis 3 heures de plus que son adversaire à effectuer la traversée entre New York et le Cap Lizard, ce défi hivernal sera autrement plus difficile pour les hommes et les bateaux qui devront effectuer le tour du monde en moins de 50 jours et 16 heures pour battre le record de Bruno Peyron sur Orange II.

Les deux skippers ont su s'entourer pour cette tentative de record, Franck Cammas a choisi la continuité, quatre nouveaux éléments par rapport à la tentative de 2007 (qui s'était arrêté au large de la Nouvelle Zélande sur casse) : Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Bruno Jeanjean et Stan Honey à la navigation, ces hommes ont tous une grosse expérience du multicoque et ont navigué sur le bateau cette année, le reste de l'équipage est constitué de Franck Camas, Stève Ravussin, Fred Le Peutrec, Loïc Le Mignon, Ronan Le Goff et Jacques Caraës.

Du côté de Banque Populaire, Pascal Bidégorry, le skipper a choisi de s'entourer de ses équipiers habituels mais aussi de membres techniques du team Banque Populaire, l'équipage sera constitué de : Pascal Bidégorry, Ronan Lucas, Yann Eliès, Emmanuel Le Borgne, Yvan Ravussin, Ewen Le Clech , Pierre-Yves Moreau , Erwan Tabarly , Florent Chastel , Xavier Revil , Billy Besson, Kevin Escoffier , Marcel van Triest, Sébastien Duclos.

ORMA : 21/10/09

Lionel Lemonchois, brillant vainqueur de la Route du Rhum 2006 revient sur son éviction du Gitana Team en 2007 dans un entretien accordé à Ouest France, même si aucun nom n'est donné, il semble que l'ex skipper de Gitana 11 vise directement Loick Peyron alors directeur général du team et skipper de Gitana 80 sur lequel il avait couru le Vendée Globe.

Lionel Lemonchois cherche toujours un sponsor pour défendre son titre sur la prochaine Route du Rhum, l'objectif étant toujours d'allonger un 60' ORMA, soit la solution qu'il avait lancé pour Gitana 11 avant son "départ" du team.

A lire sur le site Ouest Bateaux.

Maxis Multis : 16/10/09

Francis Joyon s’élancera demain en solitaire sur son maxi trimaran IDEC  vers 12h30 13h00 sur le record La Mauricienne qui reliera Port Louis (dans la rade de Lorient-Morbihan) à port Louis  (’île Maurice). le skipper tentera d’établir un premier temps de référence sur ce parcours, qui sera homologué par le WSSRC.


©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Les explications du skipper :  « j’ai décidé de prendre cette fenêtre car un train de dépressions arrive de l’Ouest, donc autant l’utiliser dans le bon sens. L’idée est de profiter dès samedi de ce qui restera du vent d’est-nord-est, (15 à 20 noeuds) pour franchir vite le golfe de Gascogne et ensuite pouvoir profiter du vent d’Ouest afin de descendre le plus rapidement possible vers l’équateur que je pense atteindre en 7 jours et demi environ, ce qui n’est pas si mal. Bien sûr, il y aura une transition un peu délicate dimanche soir ou lundi matin, au près dans du sud-ouest en attendant la bascule à l’ouest qui permettra d’accélérer de nouveau. Sans être totalement idéale, la fenêtre est bonne. C’est en tous cas la meilleure du mois d’octobre qui était la seule période de tir possible, car il faut arriver à l’île Maurice tôt en novembre, avant la formation des cyclones ».

A suivre sur le site officiel de Francis Joyon.


iShares Cup : 16/10/09

OC Events, organisateur du circuit européen Extreme 40 : iShares Cup, a annoncé la création du circuit  Extreme Sailing Series Asia qui aura lieu entre Novembre 2009 et Mars 2010. Cette première édition comptera 3 étapes : Hong Kong du 20 au 24 novembre, Singapoure du 11 au 15 décembre et Muscat, dans les sultanat d’Oman du 1er au 5 février, une quatrième étape pourrait être ajoutée au calendrier, l’objectif de l’organisateur est d’arriver à un championnat à 6 étapes en 2011-2012.

Cinq des catamarans ayant courus l’iShares Cup ont déjà quitté l’Asie pour ce nouveau circuit, dont les deux bateaux du team Oman Sail.

Concernant l’iShares Cup, Gilles Chiorri , directeur du circuit livre quelques éléments sur la saison à venir dans une interview au Télégramme, à lire ici. On y apprend notamment que la saison prochaine comptera encore plus d’étapes qui se dérouleront probablement dans de nouveaux pays hôtes : Autriche, Suisse, Portugal. Les étapes italiennes (probablement Venise), anglaise (Cowes), allemande (Kiel), espagnole (Almeria), hollandaise (Rotterdam remplaçant Amsterdam à priori) et française (Marseille, Toulon ou sur la côte altantique semble-t-il). De plus de nouveaux équipages devraient intégrer le circuit, dont un team Red Bull avec l’autrichien Roman Hagara à la barre, un équipage allemand et espagnol devraient compléter le plateau, l’objectif étant d’avoir 10 à 12 bateaux sur le circuit.




Maxi Multicoques : 13/10/09
Le team Oman Sail met en vente son trimaran Musandam, ce bateau est l'ex B&Q/Castorama d'Ellen MacArthur avec lequel elle avait battu le record du tour du monde en solitaire en 2005.

Le bateau avait rejoint le sultanat d'Oman en 2008 avant d'effectuer un tour du monde en équipage réduit avec départ et arrivée dans le sultanat au début de cette année. Ayant mis à l'eau le premier Arabian 100' (sistership de Sodeb'O), l'Oman Sail a donc décidé de mettre le bateau en vente, il pourrait être l'un des concurrents de la prochaine Route du Rhum si il trouve acquéreur.


© Lloyd Images/ Oman Sail



iShares Cup : 13/10/09

Une fois de plus tout se sera joué sur les ultimes régates de l'étape pour connaitre le vainqueur. Masirah skippé par Pete Cumming s'impose une fois de plus avec 3 petits points d'avance sur Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild dont l'équipage se sera battu jusqu'au bout pour tenter de ravir la victoire d'étape et le championnat aux hommes de l'Oman Sail.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

Malgré une victoire lors de la dernière manche, Yann Guichard et ses hommes n'accèdent qu'à la seconde marche du podium de cette étape et du championnat.

Les deux autres équipages français ont aussi fait forte impression sur cette étape ibérique avec une 3ème place pour Franck Cammas et ses hommes sur Groupama 40 et une 4ème place pour Luna, skippé par Jean Christophe Mourniac, ce qui constitue le meilleur résultat de la saison pour l'équipage d'Erik Maris.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

Loick Peyron, barreur du second bateau de l'Oman Sail, Renaissance a manqué de régularité sur cette étape et ne finit que cinquième, néanmoins Loick Peyron et ses hommes terminent 3ème de l'iShares Cup grâce à leur belle régularité sur l'ensemble de la saison (5 podiums sur 6).

Loïck Peyron : "C'est une belle journée pour l'équipe, en ce qui nous concerne on a un peu moins bien travaillé ! Nous avons manqué de régularité, ce qui n'est pas le cas de ceux qui sont devant nous et c'est normal, tout n'est que justice ! Masirah a fait un excellent boulot, et lorsque je les ai rencontrés et que j'ai eu la chance de m'entraîner contre eux j'ai bien vu qu'ils avaient une certaine avance et beaucoup de talent. Je veux féliciter toute l'équipe car les choses ont bien fonctionné, l'esprit est très bon... et on est sur le podium, ça aurait pu être pire ! En tous cas le circuit est très intéressant, on s'emporte parfois un peu sur des décisions tactiques et il faut accepter l'inacceptable quand ça ne marche pas du tout, c'est le jeu ! Ceux qui sont devant nous ont été excellents, je salue leur performance et je suis ravi pour Masirah."

Au classement général, le Team Oman Sail place donc ses deux bateaux aux 1ère et 3ème place, un succès pour Masirah qui courait l'iShares Cup pour la seconde année consécutive (4ème en 2008) avec un équipage inchangé.


© Lloyd Images/ Oman Sail

Yann Guichard, malgré une déception compréhensible, est très satisfait de son équipage et une seconde place lors de la première année de participation laisse augurer de beaux résultats l'année prochaine...

Yann Guichard :  "On est contents, bien que forcément un peu déçus du résultat final, mais on s'est fait battre à la régulière par des gars plus forts que nous cette saison. On a rien à regretter, je crois qu'aujourd'hui on a tout donné, on a fait une belle journée complète à part une manche avec un petit départ prématuré qui nous coûte peut-être la victoire finale, mais c'est le jeu. Le fort de notre équipe, c'est de ne jamais baisser les bras et je voudrais donner un grand coup de chapeau à tout l'équipage (...) Il y avait un super niveau, et j'espère que l'année prochaine on sera là pour gravir une petite marche de plus sur le podium !"

Classement du Grand Prix d’Almeria (après 16 manches)
1/ Oman Sail Masirah (Pete Cumming) - 132 points
2/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild (Yann Guichard) - 129 points
3/ Groupama 40 (Franck Cammas) - 112 points 
4/ Oman Sail Renaissance - (Loïck Peyron)  96 points
5/ Luna (Erik Maris) - 96 points
6/ iShares (Shirley Robertson) - 83 points
7/ Holmatro (Mitch Booth) - 82 points
8/ BT (Nick Moloney) - 79 points
9/ Rumbo Almeria (Fernando Echavarri) – 73 points
10/ Ecover (Mike Golding) – 49 points

Classement du championnat 2009 après six épreuves
1/ Oman Sail Masirah – 53 points (4e, 1er, 1er, 1er, 5e, 1er)
2/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild – 52 points (1er, 4e, 2e, 4e, 1er, 2e)
3/Oman Sail Renaissance – 49 points (3e, 3e, 3e, 2e, 2e, 4e)
4/ Groupama 40 – 41 points (5e, 5e, 6e, 3e, 3e, 3e)
5/ iShares – 27 points (9e, 7e, 5e, 6e, 6e, 6e)
6/ BT – 26 points (6e, 6e, 4e, 8e, 8e, 8e)
7/ Luna – 26 points (7e, 9e, 7e, 5e, 7e, 5e)
8/ Holmatro – 24 points (8e, 8e, 8e, 7e, 4e, 7e)
9/ Ecover – 9 points (10e, 10e, 9e, 10e, 9e, 10e)




Interview : 09/10/09

Voile-Multicoques vous propose une interview de Yann Guichard, qui a commencé sa carrière en équipe de France Olympique en Tornado en 1997, il intègre ensuite rapidement le Gitana Team en tant que tacticien et co-skipper de Gitana 11, son palmarès compte aussi quelques records sur l'Atlantique (Orange II en 2006, Groupama 3 en 2007), en 2009 il se voit confier la barre de l'Extreme 40 du Gitana Team et devient  skipper de Gitana 11 nouvelle version.
L'interview a été réalisée lors de la conférence de presse de lancement du MOD 70.


© Yvan Zedda / Gitana S.A.

Voiles-Multicoques.com : Vous étiez présent avec d’autres membres du Gitana Team à la conférence de presse de lancement du MOD, un engagement du team est-il envisageable ?

Yann Guichard : Le Gitana Team est intéressé, le team est impliqué dans le multicoque depuis 10 ans, et après la Route du Rhum il n’y a plus vraiment de circuit de multicoque océanique à travers le monde. Je pense que c’est un beau projet, qui a beaucoup d’avenir. En tant que marin c’est très attirant, naviguer autour du monde avec ces bateaux devrait être sympa, maintenant j’espère que le projet va prendre forme.

Aujourd’hui il y a beaucoup de courses en monocoques (Volvo Ocean Race, Vendée Globe etc.), mais rien en multicoques, alors que ce sont des bateaux extraordinaires, il y a une place à prendre, j’espère que ce circuit-là pourra la prendre.


Quelles sont vos impressions sur Gitana 11 après les premières navigations ?

Nous avons fait six navigations depuis la mise à l’eau, les premières impressions sont plutôt très bonnes, même si les conditions rencontrées ont été assez clémentes : vent de terre sans mer, mais nous avons eu du vent.

Je crois que le bateau garde toute la mobilité et l’énergie qu’avait un 60’ ORMA, en ayant même des petits plus dans les conditions légères, parce que le bateau n’a pas pris énormément de poids et a désormais des formes plus hydrodynamiques au niveau des flotteurs et de la coque centrale. C’est un beau chantier d’hiver, et je pense qu’au départ de la Route du Rhum c’est un bateau sur lequel il faudra compter

Qu’est ce qui vous a conduit à effectuer ses modifications sur le bateau ?

A l’époque de l’ouverture de la Route du Rhum aux G-Class, nous avons travaillé par rapport aux bateaux confirmés : Sodeb’O, Idec et peut être Groupama 3. Nous savions que nous allions plus vite face à ces bateaux en dessous de 12-13 nœuds de vent, mais dès que le vent monte et que la mer augmente on avait un peu plus de mal.

Pour mieux passer dans la mer et dans le vent il fallait une longueur de flottaison un peu plus longue, pour moins enfourner en longitudinal et c’était l’objectif : donc allonger les flotteurs et la coque centrale,  ce qui demandait plus d’efforts à la structure du bateau, on a donc gardé les mêmes bras mais ils ont été renforcés, le plan de voilure est le même, puisque le bateau en rapport poids/puissance est au dessus de ses adversaires, on a juste rajouté une ou deux voiles supplémentaires, puisqu’il n’y a plus de limitation étant donné qu’on sort d’une jauge.


© Yvan Zedda / Gitana S.A.

Gitana 11 a été entièrement adapté pour le solitaire ?

Oui, avant les postes de barres étaient excentrés, on avait deux colonnes, et déjà à l’époque le bateau était bien adapté au solitaire. Maintenant on a une colonne centrale, les deux postes de barre ont été recentrés, l’objectif était d’avoir toutes les écoutes à portée de main, je n’ai plus à sortir du cockpit pour manoeuvrer Gitana 11.

Quel sera le programme après la Route du Rhum ?

L’objectif essentiel était la Route du Rhum et la Transat Jacques Vabre si elle avait été ouverte aux G-Class, ce qui n’est pas le cas.

Le bateau même si il a été allongé à 70’ est petit pour faire autre chose que traverser l’Atlantique, ce qui est envisageable avec ce bateau là ce sont les 24 heures en solitaire, ce que je vais probablement essayer de faire l’année prochaine et après pourquoi pas une traversée de l’Atlantique. Mais je crois que les records au delà de l’Atlantique ne sont pas envisageables parce que le bateau n’est pas assez haut sur l’eau.

Vous êtes second de l’iShares Cup avant la dernière épreuve, pensiez vous pouvoir viser le podium en début de saison ?

La session d’entraînement avec Oracle et Groupama a été très bénéfique, car tout le monde a bien joué le jeu, nous avons beaucoup  appris en une semaine de navigation. A Venise, nous ne connaissions pas du tout le niveau des autres mais nous nous sommes vite rendu compte qu’on était dans le coup et que podium était accessible.

Aujourd’hui nous pouvons gagner le championnat, il faut finir devant Masirah et en mettant Loick derrière nous, ça sera une belle bagarre.A Almeria, nous pouvons avoir du vent comme de la pétole, les courses se dérouleront dans le port, tout peut arriver, donc ça va être chaud…



Un mot sur l’équipage qui est très régulier depuis le début de la saison.

Je crois que l’équipe que j’ai autour de moi connaît bien le multicoque et est très compétente, je savais que nous serion dans le coup parce que nous avions bien préparé le bateau, nous avons bien bossé sur comment faire avancer le bateau au mieux.

Une de nos forces vient du fait que l’on essaie de naviguer le plus proprement possible, par exemple à Amsterdam c’est frappant, nous n’avons pas fait une seule faute sur nos adversaires, pas de pénalité, le 2eme derrière nous a du faire au moins 7-8 fautes. C’est un gros avantage, nous essayons de minimiser la prise de risque, l’objectif est vraiment d’être régulier, on a plutôt bien réussi à le faire, et par rapport aux autres équipages nous aimons les conditions légères qui ont été assez fréquentes sur le circuit.

N’est-il pas dommage de limiter les Extremes 40 à de si petits parcours ?

C’est vrai qu’en tant que compétiteurs nous sommes parfois un peu frustrés.

C’est important qu’il y ait ces courses là pour le public, mais pourquoi ne pas faire une où il y ait un peu de « large » : parcours en baie ou un vrai côtier.Le concept est comme ça, c’est vrai qu’on est à la limite du show, mais il ne faut pas perdre l’aspect compétition pour que les marins de haut niveau restent sur ce circuit.

Merci à Yann Guichard d'avoir répondu aux questions de Voile-Multicoques.com.



iShares Cup : 09/10/09

La "finale" de l'iShares Cup 2009 commencera demain à Almeria (Espagne). L'enjeu est important pour le Team Oman Sail (Masirah et Renaissance) respectivement 1er et 3ème au classement provisoire et pour le Gitana Team, second avant cette dernière étape, ces trois bateaux se tiennent en seulement 2 points, Masirah et Gitana sont à égalité : 43 points, Loick Peyron et ses hommes en 3ème position ont 44 point au compteur.


L'analyse des skippers :

Pete Cumming, Oman Sail Masirah (1er, 43 points):  "Amsterdam était vraiment difficile et nous avons manqué de chance également. Mais Almería devrait être complètement différent, avec un plan d'eau plus ouvert, plus de vent... Ce sont les conditions que nous préférons et dans lesquelles nous sommes meilleurs. Cette dernière épreuve devrait être passionnante. "Almería devrait être la version espagnole de Cowes, avec des courses le long des quais. Les facteurs clés seront vitesse des bateaux et gestion des manoeuvres. Le vainqueur sera sans aucun doute celui qui réussira à garder son sang-froid, à naviguer vite et surtout à se sortir des situations délicates."

Yann Guichard, skipper de Gitana Extreme - Groupe LCF Rothschild (2ème, 43 points): “ C’est extrêmement motivant de nous retrouver à égalité de points avec Oman Masirah. Cette position relance la course au titre et je dois dire que compte tenu du retard que nous avions avant l’épreuve d’Amsterdam la situation qui se présente à nous est assez exceptionnelle. Cela donne d’autant plus envie à l’équipage de Gitana Extrême – Groupe LCF Rothschild de se surpasser ! La compétition a été acharnée tout au long de la saison et l’épreuve d’Amsterdam a su une nouvelle fois nous démontrer que sur un plan d’eau atypique et fermé, tout le monde a sa carte à jouer donc il faudra rester vigilant jusqu’au bout. En ce qui concerne le classement du championnat, Groupama 40 n’a rien à perdre ni à gagner et Franck et ses hommes viseront donc logiquement une victoire d’étape à Almeria. Ils pourraient ainsi venir jouer les troubles fête. Il faudra déjà naviguer proprement sans faire de fautes pour pouvoir figurer dans le haut du tableau et espérer remporter le championnat. Mais sur les terrains de jeu de l’iShares Cup il faut aussi appréhender et maîtriser les éléments environnants du plan d’eau pour s’en sortir ! "


Loïck Peyron, Oman Sail Renaissance (3ème, 42 points): "Notre objectif? Faire de notre mieux, et essayer de faire mieux que second si possible. Cela devrait être dur pour nous, même si nous ne sommes pas loin d'Oman Sail Masirah en termes de points. Nous allons essayer de remporter la victoire de l'événement. En début d'année, il était impossible d'imaginer un podium si serrée. Gitana et Masirah sont très réguliers. À la fin de chaque événement, nous savons exactement où nous avons perdu et où nous avons gagné. Notre unique chance est d'accumuler les victoires de manches et d'éviter les soucis. C'est  ce que nous essayerons de faire ce week-end."

A suivre à partir du demain sur le site officiel de l'iShares Cup.

Multi One Design : 05/10/09

La conférence de presse de (re-)lancement du Multi One Design 70 s'est tenue vendredi à Lausanne.

Les principales informations délivrées au cours de celle-ci ont été :

  •   Le lancement de la construction de 5 bateaux, la construction du 1er devant débuter début novembre pour une livraison prévue en octobre 2010. Les trimarans 2 à 5 seront mis à l'eau tous les 3 mois de janvier à juillet 2011.
  • Un programme de courses : European Tour en 2012 et 2013 puis Ocean World Tour en 2014 puis tous les 3 ans, une course océanique par an.
  • L'European Tour se déroulera sur 5 semaines en juin-juillet, les courses dureront 48 à 72 heures, les étapes dans les villes hôtes dureront 3 jours avec City Races et Pro-Am au programme.
  • L'Ocean World Tour aura lieu tous les 3 ans, chaque tour du monde devrait durer environ 6 mois, avec 6 étapes, soit 8 villes hôtes qui acceuilleront les bateaux pendant 15 jours.
  •   Une course océanique par an au mois de novembre.
  • La Route du Rhum, la Transat Jacques Vabre pourront être courrues par les MOD 70 mais ne seront pas prises en compte dans le classement officiel.
  •  Un numérus clausus de 12 bateaux pourra courir le Multi One Championship.
  • Un maximum de 4 équipages engagé par pays (selon la nationalité du partenaire de l'équipe)
  •  Les objectifs de participation seront : de 5 équipages en 2011 qui participeront à des courses tests, de 8 en 2012 pour la première course officielle (European Tour) et de 12 en 2013-2014 pour le premier Ocean World Tour.
  •  6membres d'équipage par bateau.
  •  Pas de routage extérieur autorisé.
  • Monotypie stricte assuré à chaque étape de la fabrication : un seul fournisseur de carbone, pesée des pièces, poids identique de chaque bateau par ajout de poids au centre de gravité si besoin.
  • Objectif de fiabilité : assuré par le choix du cabinet d'architectes (Lauriot Prevost et Van Peteghem, auteur de la majorité des 60' ORMA et des maxis multicoques), des efforts sur la structure comparables au effort sur un ORMA, un centre de gravité abaissé, un mât plus court que les 60' ORMA (10%), coque centrale de 70' pour éviter l'enfournement.
  • Objectif de longévité : construction en composite basse température sandwitch-mousse, mât en composite monolithique.
  • Un bateau performantet marin : foils courbes, mât inclinable , safran central relevable, ballast arrière de coque centrale,des performances égales ou supérieures aux 60' ORMA dès 11 noeuds de vent, des bras réhaussés par rapport aux 60' pour faciliter le passage dans la mer.
  • Souci environnemental : 100% d'énergie renouvelable sur le bateau (hydrogénérateur, solaire, éoliennes..), un investiisement de 10 millions d'euros par an en faveur de l'initiative "Multi One Attitude" consacrée à la problématique de l'eau.


Un beau projet, parfaitement préparé, la problématique reste la même que lors de l'échec du même programme il y a deux ans, à savoir convaincre des sponsors et un partenaire principal qui sponsoriserait le projet.

Côté armateurs potentiels, l'international est visé avec des projets européens mais aussi néo-zélandais, des investisseurs suisses sont bien entendus intéressés avec quelques propriétaires de D35 présents, côté français, un seul team visible à la conférence de presse : le Gitana Team du Baron de Rothschild, avec son skipper, son directeur général et son attachée de presse, il semblerait que Groupama ne soit pas intéressé (voir le billet de Pierre Yves Lautrou).

La prochaine conférence de presse aura lieu en mars 2010, le nom du chantier qui construira le premier MOD 70 sera dévoilé ce mois-ci.

Interview : 29/09/09
Seconde partie de l'interview que Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (3 prépartions olympiques en Tornado, Vainqueur de The Race sur Club Med, barreur des 60' ORMA Bayer puis Gitana 11, barreur et boat manager de Groupama 3, barreur de Smart Home) a accordé à Voile-Multicoques.com.

Voici la fin de cette interview qui concerne le début de saison de Groupama 3, le Trophée Jules Verne à venir, la Route du Rhum.

© Yvan Zedda

Voile- Multicoques.com : Quel bilan tirez-vous du début de saison de Groupama 3 ?

Fred Le Peutrec : Nous aurions bien sûr préféré garder les deux records (Atlantique Nord et distance parcourue en 24 heures), mais l’objectif principal de cette année reste le Jules Verne. Les différentes navigations, tournée méditerranéenne et records, n’avaient pour but que de sélectionner et de souder l’équipage du Trophée Jules Verne, s’approprier le bateau, le connaître un peu mieux, le fiabiliser, parce que ce sont des machines sur lesquelles nous devons toujours continuer à travailler. Evidemment, il y a une petite frustration mais nous espérons prendre notre revanche cet hiver.

En ce qui concerne le record de l’Atlantique que nous avons effectué en même temps que Banque Populaire V, même si nous perdons deux records, les conditions de navigation étaient tellement exceptionelles que nous en garderons un excellent souvenir, cette traversée restera une navigation extraordinaire. Traverser l’Atlantique en un peu plus de 3 jours et demi était peu envisageable il y a quelques années, on est donc complètement satisfait du potentiel du bateau, il est sain, et  sera bien prêt pour le Jules Verne.

Nous savions au départ du record de l’Atlantique qu’étant donné les conditions, l’essentiel allait se jouer sur la puissance maximale du bateau, Banque Populaire V a plus de couple de rappel, nous savions qu’on allait souffrir, les conditions n’étaient pas idéales pour Groupama 3, mais sur le Tour du monde, il y a plus de zones de transition, ça se jouera sur toutes les allures, la descente sera au portant et pas au reaching, dans ces conditions là nous avons un bateau léger qui descend bien, le jeu devrait être plus ouvert pour nous.

Il y aura aussi une notion d’endurance technique qui jouera, nous partirons avec un trimaran profitant de plusieurs années de navigation et de fiabilisation.


© BENOIT STICHELBAUT/SEA&CO

Nous sommes impatients de partir, nous serons dans de bonnes conditions techniques, avec un équipage en béton, qui se connait bien, nous avons gardé la base de l’équipage présent sur le dernier tour du monde, et les marins qui ont embarqué cette saison (Lionel Lemonchois, Thomas Coville, Stan Honey) sont des gens qui ont énormément de métier, et ça n’est que du plus pour l’équipage.

L’avenir de Groupama 3 semble être la Route du Rhum 2010 que Franck Cammas devrait courir, la décision de participer a-t-elle été prise ?

C’est en court de définition, nous essayons de préciser les choses : les différentes contraintes techniques et physiques qui seront rencontrées, et nous les mesurons exactement pour être sur que ce soit faisable en solitaire. Mais les chances de voir Groupama 3 au départ sont fortes.


© Guilain GRENIER / Sea & Co

Concernant cette Route du Rhum 2010, Gitana 11 que tu as barré pendant plusieurs années a été remis à l’eau après un allongement à 77’. Penses-tu que ce bateau puisse être un candidat potentiel à la victoire face aux maxis trimarans qui devraient être engagés ?

Assurément oui, c’est un bateau qui peut gagné, il est à la bonne échelle pour une personne seule. L’allongement a permis de retrouver de la stabilité, l’a assagie un peu. C’était déjà un des 60’ ORMA les plus marins, je pense que sous cette nouvelle forme ce trimaran reste un excellent bateau.

Le projet de MOD a refait surface cet été, les communiqués parlent du lancement de la série, s’agit-il seulement d’une annonce ou existe-t-il des bases solides pour cette série ?

Il y a des investisseurs qui sont prêts à définir le cadre, à mettre le pied à l’étrier à la série, tout ceci repose sur l’arrivée  d’une structure financière mise en place par Steve Ravussin et Franck David. Ensuite tout dépendra bien sûr du post élan, il faut que des partenaires entrent en jeu pour sponsoriser les trimarans.

Que penses tu de ce projet alors que les supports multicoques semblent se raréfier ?

Ce qui me plait c’est qu’un circuit de multicoques océaniques puisse renaître, je trouve cela vraiment désespérant dans le paysage de la voile qu’il n’y ait plus de multicoque aux jeux olympique. C’est symbolique mais ceci à des conséquences réelles sur l’activité nautique dans les clubs de sports, les écoles de voiles. Il y a toute une génération de gamins qui ont 15,16 ou 20 ans maintenant et qui s’étaient projetés dans l’idée de prétendre au meilleur un jour sur multicoque, bien entendu tout le monde n’y arrive pas, mais il y a toute une dynamique et une activité de voile légère qui a été ralentie à cause de l’abandon du support olympique multicoque.

Le fait qu’il n’y ait plus de multicoque océanique est dommageable, c’est totalement à contre temps que des bateaux aussi aboutis soient dans des hangars. C’est comme interdire la descente en ski ou la Formule 1 en automobile.


© Hans Berggren

Au delà de la série qui s’arrête, c’est tout un système qui souffre qu’il n’y ait pas les machines les plus dingues, les plus extrêmes, sur l’eau. Les gens commencent à s’en rendre compte, et je pense que d’ici un an ou deux, ces séries manqueront réellement, je ne serai pas étonné que les journalistes, les médias ne trouvent pas un peu triste que ces bateaux là aient disparus et  soient rangé dans des hangars.

La Coupe de l’America aura lieu en multicoque, sur deux bateaux bien différents. Alinghi 5 est un catamaran semble-t-il axé sur le petit temps, BMW Oracle Racing alignera un trimaran plus proche d’un 60’ ORMA dans ses formes, que penses-tu de ces bateaux ? Crois tu que l’un d’entre eux possède un avantage ?

Je reste convaincu que le trimaran peut avoir l’avantage du fait du format de course: une montée et descente dans le vent donc VMG (Velocity Made Good) pur et une manche où la descente dans le vent se fait sur du largue abattu, ce n’est pas pour rien que la classe ORMA s’est concentrée sur cette formule. Les catamarans ne sont pas des bateaux aussi complets que les trimarans.

Le catamaran  est forcément bridé par son couple à un moment, où alors  il faut faire un cata très large mais qui perdra l’avantage dans le petit temps parce qu’il se mettra sur une patte très tard, et il sera handicapé dans les manœuvres. Pour jouer la carte du catamaran, il faut faire un bateau raisonnablement large, qui se mette sur une patte le plus tôt possible, auquel cas l’accélération est un peu moins bonne.


© Carlo Borlenghi/Alinghi

Pour les problèmes de puissance, ils sont essentiellement liés à la puissance du moteur une fois que le châssis est figé, il est tout aussi possible de faire un trimaran aussi performant dans le petit temps qu’un catamaran.

Je reste persuadé que la formule la plus polyvalente est le trimaran, Alinghi 5 est un bateau très intéressant, mais malgré tout je reste assez confiant dans les performances du trimaran.


© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

De plus cibler un bateau pour une fenêtre météo extrêmement réduite peut être risqué, les conditions  météos sur les plans d’eau ne s’avérent pas forcément conformes aux statistiques, comme on l’a vu aux derniers JO.

La Coupe se jouera sur deux manches gagnantes, il suffit que ces jours là, il y ait un système de vent ou un thermique qui se lève un peu plus fort et qu’au lieu des 6 nœuds prévus il y ait 10 ou 12 nœuds, on aura alors des manches de brise, et je suis assez convaincu que le trimaran ira plus vite.

Cette épreuve devrait remettre les multicoques en valeur, penses tu que ceci puisse jouer en faveur des ces bateaux ?

Cette coupe va mettre les multicoques sous les feux de la rampe. Je serai très étonné que les marins qui vont courir cette épreuve, les observateurs, médias etc. ne soient pas  totalement emballé par le spectacle que vont offrir ces bateaux là en navigation, que ce soit au niveau des performances, de l’engagement. C’est bien que cette coupe se coure sur multicoques, c’est assez paradoxal que le système de multicoque océanique qui s’était  beaucoup développé en France se soit cassé la geule  au moment où les anglo-saxons réputés conservateurs sur leurs monocoques démarrent sur des multicoques pour la coupe. Il y aura forcément des retours après même si ces deux bateaux là vont probablement être « rangés » après la coupe, ce qui est dommage, mais ce sera difficile de se passer de ces bateaux après cet événement.

Merci à Fred Le Peutrec pour sa disponibilité


Maxis Multicoques : 29/09/09

Idec, le trimaran skippé par Francis Joyon sera le premier à s'aligner sur la Mauricienne, ce record, homologué par le WSSRC reprend le parcours de la Route des Epices, sur lequel devait s'aligner Jean Luc Van Den Heede en 2005.
Francis Joyon tentera d'établir un temps de référence sur ce parcours de 9000 milles entre Port Louis (Bretagne) et Port Louis (Ile Maurice), les explications du skipper sur ce record : " on va expérimenter une route qui présente une importante variété de difficultés. On va retrouver tous les ingrédients d’un début de tour du monde : les alizés, la traversée du Pot au noir, le contournement de l’anticyclone de Sainte-Hélène…  Ensuite, il faudra doubler la pointe de l’Afrique et trouver le bon compromis entre descendre vers des latitudes sud et raccourcir sa route, sachant qu’aux abords du cap des Aiguilles, il existe un fort courant contraire, des hauts-fonds… C’est une route vraiment intéressante, parcequ’il y aura du jeu et des options… De plus, la fin du parcours va me permettre de découvrir de nouveaux paysages maritimes, d’explorer de nouvelles sensations. Un dernier aspect intéressant de ce parcours réside dans l’étroitesse de la fenêtre météo : il est difficile de partir trop tôt dans la saison du fait des tempêtes tropicales dans l’hémisphère nord… Mais partir au delà du 15 octobre signifie qu’à l’arrivée on est dans le début des cycles de formation des cyclones dans l’océan Indien. Ça veut dire qu’il sera difficile de trouver la fenêtre de tir idéale, qu’il va falloir accepter de faire des compromis."


©JM Liot/DPPI/Idec


Le stand-by de Francis Joyon débutera le 1 octobre.

iShares Cup : 28/09/09
C'est l'équipage de Gitana Extreme, emmené par Yann Guichard, qui remporte l'avant dernière étape de l'iShares Cup.

Les français trustent les premières places au terme de ces trois jours de régates sur le canal IJ Haven, un plan d'eau très particulier : 865m de long, 265m de large, entouré d'immeubles qui engendraient des effets de site assez marqués.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

C'est tout d'abord Loick Peyron sur Renaissance qui s'est montré le meilleur lors des 8 manches de la première journée, suivi de près par Gitana Extreme et Groupama 40, les "locaux" d'Holmatro prenait une belle 4ème place provisoire. Cette première journée fut aussi marquée par la voie d'eau de Masirah suite à un refus de tribord de BT, le catamaran omani fut gruté immédiatement, l'équipe technique d'Oman Sail, après avoir aidé la veille l'équipe d'Ecover à remettre le bateau en état suite à un refus de tribord de Renaissance, était de nouveau mise à contribution pour une nuit de réparation.

Ian "Mucky" McCabe boatbuilder d'Oman Sail après sa seconde nuit blanche : "Il est 9h30, on n'a pas vraiment molli cette nuit. J'ai été aidé par Andy Dore de l'équipe BT, et nous avons bien travaillé. Nous sommes arrivés au point où on peut mettre la dernière "peau" sur le bateau, on pense devoir être de retour sur l'eau - là je me mets la pression ! - vers une heure pour revenir en course. C'était un très gros trou. Nous avons tenu notre planning la majeure partie de la nuit, nous avions des objectifs et on les a plus ou moins tous atteints, on doit avoir une heure de retard, pas grand-chose. C'est une grosse réparation, même si on la fait dans un atelier, alors s'en occuper de nuit sur un quai au milieu d'Amsterdam à 50 mètres des habitations... J'avais un couvre-feu hier soir, je ne pouvais pas utiliser la meuleuse ou les outils électriques entre 10 heures et 7 heures ce matin. C'est intéressant de faire ce genre d'opérations en pleine ville, à l'arrière du camion ! Les autres équipes m'ont offert leur aide, l'équipe de l'iShares Cup m'a apporté des cafés (...) Je suis sur le point de tomber, pour être franc, dès que le bateau sera remis à l'eau. Ça a été une cinquantaine d'heures intenses, je suis pressé d'aller dormir."


© Yvan Zedda

Samedi, après une première régate ratée (arrivée hors temps), l'équipage de Gitana Extreme s'est remis sur les rails avec une victoire et deux 3ème places, Loick Peyron sur Renaissance rétrograde à la seconde place provisoire. Franck Cammas et son équipage sur Groupama 40 rétrogradait à la cinquième place après un départ volé sur la première régate de la journée, une pénalité et deux arrivées hors temps.


© Yvan Zedda

Dimanche, les hommes de Yann Guichard ont réussi à conserver la tête du classement, comme l'explique le skipper de Gitana Extreme : " Dès la première manche du jour nous avons été dans le coup et nous avons vraiment très bien navigué malgré l’enjeu de ces dernières régates. Une fois encore la cohésion de notre équipage est l’une des clés de notre réussite. Nous sommes soudés dans les bons comme dans les mauvais moments, l’ambiance est top à bord et cela nous a notamment permis de nous accrocher et de revenir dans le match lors de la dernière course où tout se jouait… Cette régate finale était vraiment sous haute tension : on savait que Loïck ne devait pas mettre plus de deux bateaux entre nous et nous finissons juste derrière lui ! C’est le scénario idéal, nous sommes vraiment heureux de cette nouvelle victoire "

L'ultime régate permis à Franck Cammas de monter sur le podium pour la deuxième fois de la saison grâce à une victoire qui comptait double, comme toutes les dernières manches des étapes de l'iShares Cup. Groupama 40 finissait à égalité de points avec Holmatro,4ème, mais comptait deux victoires de manches contrre une pour Holmatro. Les explications de Franck Cammas sur ce week end de régates : " Avec Groupama 40, on a tout gagné lors de la dernière manche. Nos adversaires ont été moins bons ce qui nous a permis d'en passer deux et d'accéder au podium ce qui n'était pas gagné à l'issue de la régate précédente !  Le constat certain après ces trois jours à Amsterdam, c'est qu'avec Groupama 40, nous n'avons pas encore bien compris comment fonctionner dans le petit temps. Dans le vent faible, on est moins à l'aise. On ne parvient pas à suivre les autres. C'était ma première participation dans du petit temps sur un plan d'eau aussi étroit. Il faut que l'on progresse, c'est indéniable ! Dès que le vent revenait, ça allait mieux. D'ailleurs, vendredi, à la faveur de la brise, ce fut pour nous une bonne journée ! "

Loick Peyron et ses hommes sur Renaissance conservaient leur seconde place, l'autre bateau du team Oman Sail, Masirah enregistre son plus mauvais résultat de la saison avec une cinquième place. iShares avec deux victoires de manches paye son maque de régularité et termine 6ème devant Luna, BT et Ecover.

Le classement del'étape d’Amsterdam (après 17 manches)
1/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild (Yann GUICHARD) - 136 points
2/ Oman Sail Renaissance (Loïck Peyron) –  132 points
3/ Groupama 40 (Franck Cammas) – 115 points
4/ Holmatro (Mitch Booth) - 115 points
5/ Oman Sail Masirah (Pete Cumming) – 111 points
6/ iShares (Shirley Robertson) – 91 points
7/ Luna (Erik Maris) – 81 points
8/ BT (Nick Moloney) – 81 points
9/ Ecover (Mike Golding) – 59 points


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

Au classement général, la contre performance de Masirah et la victoire permettent à Yann Guichard et son équipage de revenir à égalité de points avec Masirah, Renaissance conforte sa troisième place.

Classement provisoire du championnat (après cinq épreuves)
1/ Oman Sail Masirah – 43 points (4e, 1er, 1er, 1er, 5e)
2/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild – 43 points (1er, 4e, 2e, 4e, 1er)
3/Oman Sail Renaissance – 42 points (3e, 3e, 3e, 2e, 2e)
4/ Groupama 40 – 33 points (5e, 5e, 6e, 3e, 3e)
5/ BT – 23 points (6e, 6e, 4e, 8e, 8e)
6/ iShares – 22 points (9e, 7e, 5e, 6e, 6e)
7/ Holmatro – 20 points (8e, 8e, 8e, 7e, 4e)
8/ Luna – 20 points (7e, 9e, 7e, 5e, 7e)
9/ BMW Oracle – 18 points (2e, 2e, DNC, DNC, DNC, DNC, DNC)
10/ Ecover – 8 points (10e, 10e, 9e, 10e, 3e)


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

La dernière étape de l'iShares Cup 2009 aura lieu à Almeria du 10 au 12 octobre, le titre devrait se jouer entre les deux bateaux du team Oman Sail : Masirah et Renaissance et Gitana Extreme. La quatrième place semble acquise pour Groupama 40, la bataille pour les 5,6,7 et 8ème places sera aussi intéressante à suivre étant donné les faibles écarts entre BT, iShares, Holmatro et Luna.

iShares Cup :  28/09/09
La configuration du plan d'eau d'Amsterdam, lieu des régates de l'avant dernière étape de l'iShares Cup, s'annonçait propice au contact. En effet les bateaux évoluaient dans une zone de 865m de long pour 265m de large sur le canal d'IJ Haven.

Ce plan d'eau insolite pour des multicoques de cette taille aura bien été le théâtre de nombreux contacts entre les catamarans Extreme 40, deux collisions ont fait plus de dégâts, celle d'Ecover abordé par Renaissance lors de la journée presse de jeudi, les équipes d'Oman Sail et d'Ecover ont cependant réussi à remettrele bateau à l'eau pour lé début de la compétition vendredi.



© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

L'autre collision a eu lieu entre BT et Masirah, le leader du classement général, Pete Cumming et ses hommes eux aussi victimes d'un refus de tribord, ont réussi à ramener leur bateau au ponton avec une importante voie d'eau, le catamaran a été gruté immédiatement, l'équipe technique d'Oman Sail a de nouveau travaillé toute la nuit pour remettre le bateau à l'eau pour les premières manches de la journée de samedi.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events


© Lloyd Images/ Oman Sail

Les conditions météos ont été très légères, moins de 10 noeuds sur l'ensemble du week end, l'organisation de course avait évoqué un changement du format de régates en cas de vent supérieur à 12 noeuds : une division de la flotte en trois groupes de trois bateaux se rencontrant successivement.

Multi 50':  28/09/09
Yves le Blévec et son équipage ont remporté le Trophée des multicoques de Saint Quay Portrieux couru le week end dernier.

La première journée avait été à l’avantage de Franck Yves Escoffier sur Crèpes Wahou 3 qui remportait les 3 manches cotières courues dans un vent léger (5 à 14 noeuds), Actual terminant second sur les 3 courses, Victorien Erussard termine deux fois 3ème sur son trimaran de 20 ans d’âge.

Photo : Marc Aumont


Samedi, Crèpes Wahou a de nouveau trusté les victoires de manches avec 3 des 4 régates remportées par le trimaran rouge, malheureusement pour Franck Yves Escoffier et son équipage, une casse les a contraint a abandonné lors de la 2ème manche de la journée (chariot de grand voile arraché), écopant de ce fait de 20 points, ce qui permettait à Actual de prendre la première place provisoire, et à Laiterie Saint Malo la seconde, à la veille de la clôture du Trophée.


Photo : Marc Aumont

Dimanche, pour espérer remporter le Trophée, l’équipage de Wahou se devait de remporter toutes les régates du jour, ce qui ne sera pas le cas, Franck Yves Escoffier s’incline donc devant Yves Le Blévec sur Actual qui remporte le Trophée Prince de Bretagne/ Saint Quay Portrieux, Wahou termine second et Laiterie Saint Malo troisième, Prince de Bretagne, le trimaran sur plans Irens, mené par Hervé Cléris et récemment mis à l’eau termine 5ème.


Photo : Marc Aumont


Prochain rendez vous pour les multicoques de 50′ : la Transat Jacques Vabre dont le départ est prévu le 8 novembre au Havre.

©JM Liot/DPPI/Idec

Decision 35/Challenge Julius Bar :  22/09/09

A l'inverse de l'autre série monotype en plein essor actuellement (les Extreme 40), les D35 sont restés cantonnés à des navigations sur le lac Léman (à l'exception d'un hélitreuillage de Smart Home sur le lac de Neuchatel), pourtant ces catamarans monotypes démontables étaient initiallement construits pour pouvoir naviguer sur différents plans d'eau, ce qui n'a jamais eu lieu. De même, alors que le circuit Extreme 40/i'Shares Cup tente le difficile exercice de rapprocher et d'intéresser le public à la voile, le Challenge Julius Bar se court dans l'indifférence quasi générale . Le changement est-il en passe d'intervenir pour la classe D35 ?

On peut le croire après les déclarations d'Ernesto Bertarelli, propriétaire de SUI-1 Alinghi et vainqueur du Challenge Julius Bar ces 3 dernières années, à la tribune de Genève :

«Ce serait l’occasion de donner de la plus-value à une classe qui a su attirer les meilleurs barreurs français, souligne Bertarelli. Le multicoque, grâce à la Coupe de l’America, prend un nouvel essor. Il faut innover, aller vers le public. Augmenter encore la compétitivité entre les concurrents, car on constate depuis quelques années que ce sont toujours les trois mêmes bateaux sur le podium. La Méditerranée pourrait accueillir deux ou trois manches en fin de saison. Il faudrait choisir des sites adaptés à notre bateau, car on ne peut évidemment pas naviguer à Marseille par 25 nœuds de mistral dans le nez!»


Bien que la classe D35 soit régie par l'ensemble des propriétaires, il parait peu probable qu'un membre aussi influent que le patron et propriétaire de l'équipe defender pour l'America's Cup s'exprime au sujet de l'avenir de la classe sans que ces propositions aient une bonne chance d'aboutir.

A lire sur le site de la Tribune de Genève.

Interview :  21/09/09

Fred Le Peutrec, grand spécialiste du multicoque (3 prépartions olympiques en Tornado, Vainqueur de The Race sur Club Med, barreur des 60' ORMA Bayer puis Gitana 11, barreur et boat manager de Groupama 3, barreur de Smart Home) a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques.com.

Voici la première partie de cette interview qui concerne le Challenge Julius Bar qui s'est terminé ce week-end sur le lac Léman, Fred Le Peutrec a fait son entrée sur le crcuit Décision 35 cette saison à la barre de Smart Home.

L'interview a été réalisée le 15/09/2009, avant la dernière manche du challenge, Fred Le Peutrec et son équipage se sont classés 6ème du Challenge Julius Bar 2009.

© Yvan Zedda 

Voile-Multicoques.com : Tu participes au Challenge Julius Bar sur le Léman cette saison. Tu occupes le poste de barreur sur le catamaran Decision 35, peux-tu nous parler de ce bateau au plan de voilure généreux et aux entrées d’eau très fines?

Fred Le Peutrec : Le bateau est très sensible à la barre, équilibré, on prend beaucoup de plaisir à le régler, parce qu’avec de petites modifications des réglages on accélère ou on s’arrête, et quand on constate un petit moins en vitesse, il n’est pas toujours facile à combler.

Voile-Multicoques.com : Le bateau semble vraiment axé petit temps, les manches sont annulées si il y a plus de 22 nœuds de vent, ce catamaran est-il inadapté à la brise ?

Fred Le Peutrec : On ne peut prendre qu’un ris sur le bateau, la réduction maximale est un ris-solent, si on imaginait avoir un 2nd ris comme les autres bateaux et une voile d’avant plus petite, nous pourrions naviguer avec plus de vent, mais ce n’est pas forcément judicieux, la plupart des manches annulées le sont parce qu’il n’y a pas assez de vent, les manches annulées parce qu’il y a trop de vent sont finalement très rares. La spécificité du lac c’est que le vent bien établi lève des vagues très courtes sur lesquelles les bateaux basculent facilement, donc c’est assez piégeux.

Pour le reste, c’est un bateau comme tous les bateaux du monde, sauf que le plan de voilure a l’avantage de donner un bateau très vif dans le petit temps, ce qui est nécessaire sur le lac Léman. Le bateau est très vite et très tôt en action, il s’anime très vite, ce qui permet de faire de belles régates. Même dans le petit temps c’est passionnant.

Voile-Multicoques.com : Un mot sur l’équipage et la répartition des tâches ?

Fred Le Peutrec : La jauge autorise un certain poids d’équipage (entre 370 et 462kg), en début de saison nous étions 5 mais nous n’arrivions pas au poids maximum, et avec 6 personnes à bord nous étions trop lourds, nous avons donc trouvé une jeune femme qui navigue avec nous.

Pour la répartition des tâches il y a Christian Wahl à  la tactique, il avait déjà ce poste l’an dernier sur  Alinghi SUI-1, Franck Citeau et Julien Cressant aux manoeuvres des voiles d’avant et aux réglages, embraque, ils soutiennent aussi l’activité tactique, notamment dans les phases de contact, le propriétaire Christian Michel qui aide Julien Cressant aux voiles d’avant : déroulage du gennaker, du code O, passage lors des virements de bord et empannages, et moi à la barre et à l’écoute de grand voile qui est sur circuit hydraulique, la pompe se situant à côté du siège de barre.

Voile-Multicoques.com : Vous êtes 6ème du Challenge Julius Bar actuellement (interview réalisée le 15/09/2009), il reste une manche à courir, quels étaient vos objectifs pour cette année sur SmartHome ?

Fred Le Peutrec : L’objectif de la saison était de constituer un équipage, de progresser, de fidéliser les équipiers, dans le but de prétendre à des victoires l’année prochaine.

Il y a donc eu plusieurs changements, qui peuvent paraître minimes parce qu’il n’y a parfois qu’une personne qui change ; mais la spécificité du bateau, du type de régate et des exigences de réglages et de précision sur ce bateau là, qui sont vraiment réels parce que c’est un bateau très toilé mais sans inertie, fait qu’à chaque fois nous repartions avec des choses à remettre en place.Je pense que ça sera un peu mieux pour la dernière manche parce que l’équipage reste le même.

Faire un podium était aussi un des objectifs, ce que nous avons fait sur le Bol d’Or (2nde position), que l’on était à deux doigts de gagner (SmartHome a terminé à 1 minute du vainqueur Foncia après plus de 19 heures de course), ça aurait été vraiment sympa de le gagner.

En cours de saison, et en voyant que les trois premiers allaient être difficiles à concurrencer, nous nous sommes dit qu’il était raisonnable de penser finir dans les cinq premiers. Là on est borderline, c’est encore possible étant donné que la plus mauvais manche saute, comme nous nous sommes  mis sur le toit, la plus mauvaise a été trouvée tout de suite (chavirage sur la Genève-Rolle-Genève). Mais nous sommes aussi menacé derrière, Banque Populaire étant à un point derrière nous.

Dans l’ensemble nous ne sommes pas mécontent, actuellement nous sommes les mieux placés pour un équipage faisant réellement sa première saison ensemble, c’est donc plutôt pas mal.

Voile-Multicoques.com : Le circuit Décision 35 regroupe bon nombre de skippers et d’équipiers qui couraient le championnat ORMA, la série est-elle devenue au fil des années une série professionnelle ou peut-on encore la considérer comme une série de propriétaires ?

Fred Le Peutrec : La série reste une série de propriétaires parce que ce sont eux qui régissent complètement l’évolution de la classe : le type d’épreuve, le fait de maintenir les bateaux sur le lac, d’avoir une relative maîtrise des coûts, même au niveau des horaires de régates ce sont eux qui décident (pas de départ après 15h30 le dimanche pour que tout le monde puisse rentrer chez soi le soir),  l’évolution de jauge : si les bateaux sont amenés à évoluer ça sera en bloc mais uniquement sur la décision des propriétaires qui se réunissent entre eux, sans que  les coureurs pros soit conviés, on peut bien sûr suggérer des évolutions, des réflexions dont ils peuvent se servir.

D’ailleurs la plupart des propriétaires sont sur les bateaux pendant les manches du championnat, le petit plus apporté par les pros, tous les spécialistes de catamarans ou de  multicoques, est que le niveau s’élève et que les régates sont plus disputées, ce qui plait d’autant plus à tous les propriétaires qui y trouvent leurs comptes avec une série où il y a de l’enjeu.

Voile-Multicoques.com : La saison des records va débuter sur le lac Léman, le Ruban Bleu (record du lac Genève-Le Bouveret-Genève) fait-il parti des objectifs de SmartHome ?

Fred Le Peutrec : Non parce que je n’aurai pas le temps puisque je vais être accaparé par la remise à l’eau de Groupama 3, son armement, les essais etc., qui plus est nous naviguons sur Groupama 2 pour des sorties RP en ce moment. Le programme Groupama est trop dense pour que je puisse rester en Suisse pour le Ruban Bleu.

La suite de l'interview sera en ligne en fin de semaine et reviendra sur la saison de Groupama 3 et l'actualité des multicoques (projet MOD ORMA, Route du Rhum, America's Cup ).

Decision 35/Challenge Julius Bar :  21/09/09
Le dernier Grand Prix de la saison de Decision 35 et le titre du Challenge Julius Bar se seront joués sur une seule journée et 3 régates seulement, du fait de l'annulation des manches de vendredi, faute de vent suffisant.

C'est Alain Gautier et l'équipage de Foncia qui sortent vainqueurs après ces 3 bananes au large de Lausanne en s'imposant sur deux d'entres elles, Okalys -Corum barré par Loick Peyron termine 2nd de ce rendez vous devant Zen Too barré par Franck Cammas et Alinghi qui termine au pied du podium de ce Grand Prix.



Au classement général Alinghi s'impose de justesse devant Okalys-Corum, les deux bateaux sont à égalité de points et avec le même nombre de victoires (2), Ernesto Bertarelli et son équipage sur Alinghi ne doivent leur salut qu'à leurs 3 places de second alors qu'Okalys-Corum n'en aligne que 2. Foncia se classe troisième du Challenge avec une grosse marge d'avance sur les 4ème et 5ème : Julius Bar et Zen Too, eux aussi à égalité de points.



On retrouve Smart Home à la 6ème place, avec Fred Le Peutrec à la barre, et Banque Populaire en 7ème position, Fred Le Peutrec et Pascal Bidégorry, nouveaux venus sur le circuit reviendront l'année prochaine avec des ambitions de podium.

Toujours du côté des anciens skippers de 60' ORMA, Karine Fauconnier sur Ladycat de Dona Bertarelli Spaeth se classe 9ème devant Steve Ravussin sur Veltigroup.

Decision 35/Challenge Julius Bar :  19/09/09
Cette dernière manche s'annonce passionnante à suivre ce week end puisque rien n'est acquis pour le classement général. Les régates auront lieu à Lausanne près des quais d'Ouchy.

Le podium est définitivement acquis pour Alinghi SUI-1, Okalys-Corum et Foncia, reste à savoir qui sera sacré champion demain, Alinghi semble bien placé, mais Loick Peyron sur Okalys peut encore espérer gagner le challenge si il finit 4 places devant Alinghi ou encore en gagnant ce Grand Prix Beau Rivage Beau Rivage et si Alinghi finit 3ème. La tâche s'annonce plus difficile pour Alain Gautier qui doit espérer une grosse contre performance des deux bateaux qui le précèdent au classement provisoire pour espérer gagner le championnat.


Photo : Baptiste Morel


La bataille pour les 4, 5 et 6ème places devrait aussi être disputée puisque quatre bateaux se tiennent en 5 points : Julius Bar, Zen Too, Smart Home et Banque Populaire.

Grand Prix à suivre sur le site officiel du Challenge Julius Bar.


Multi 50' : 19/09/09
  • Franck Yves Escoffier toujours à l’aise sur ses bateaux (Crèpes Wahou) puisqu’il a remporté le Trophée de Fécamp disputé le week end dernier dans des conditions musclées. Sans surprise c’est Actual, le second trimaran Multi 50′ de nouvelle génération, mené par Yves le Blévec vendredi et samedi et par Jean le Cam dimanche que l’on retrouve à la seconde position de ce Trophée. Victorien Erussard prend la 3ème place sur son antique Laiterie Malo.
  • Le troisième trimaran de nouvelle génération, Prince de Bretagne, skippé par Hervé Cléris, a tiré ses premiers bords au large de Lorient cette semaine. Le bateau sera baptisé aujourd’hui à Morlaix à 15 heures.

Hydroptère/Maxis Multis :  11/09/09

A lire :
  • Une interview de Yann Guichard qui revient sur la mise à l'eau de Gitana 11 et la concurrence face aux maxis multis pour le Rhum 2010, sur Sports.fr
  • Une interview d'Alain Thébault sur Tendance Bleue, le blog de Thierry Seray, à propos du double record de l'Hydroptère (500m et mille nautique) et du futur du team Hydroptère (Hydroptère.ch qui servira de base de travail pour le maxi Hydroptère est en cours de construction)

Decision 35/Challenge Julius Bar :  11/09/09
L'avant dernière manche du Challenge Julius Bar, courue le week end dernier dans des contions parfaites (5 à 15 noeuds de vent) a été très disputée.

C'est finalement Okalys Corum, barré par Loick Peyron qui s'impose de le leader du classement général Alinghi SUI-1, barré par Ernesto Bertarelli, qui a commi quelques erreurs dimanches, notmamment lors de la dernière manche où les deux équipages se sont livrés à un véritable match racing, comme l'explique Tanguy Cariou qui officie à la tactique : "Nous perdons des points importants hier et aujourd'hui sur des erreurs que nous devions éviter. Aujourd'hui, le constat était simple, nous devions finir dans les six et devant Okalys-Corum. A partir de là, nous savions qu'il revenait à deux points au Challenge Julius Baer. Dans deux semaines, nous devrons être aussi bons, voire meilleurs".

A la troisième place, Steve Ravussin à la barre de Veltigroup, la meilleure performance de l'équipage qui a intégré le circuit cette année, ce qui satisfait le skipper : "C'était un objectif de la saison de finir une fois sur le podium. Maintenant, nous aimerions gagner une manche et ça nous ne l'avons pas encore réalisé. Je suis fier de mon équipage même s'il nous reste des choses à apprendre."

Zen Too, barré par Franck Cammas finit à la quatrième place ce qui permet à l'équipage de reprendre des points au classement général provisoire, Alain Gautier perd de précieux points avec une cinquième place.

Ladycat mené par un équipage féminin réalisé sa meilleure performance de la saison avec une sixième place et deux victoires de manches. SmartHome, barré par Fred Le Peutrec a connu une première journée difficile et termine 7ème, devant Banque Populaire et Julius Bar qui perd quasi toute chance de podium cette année après cette 9ème place. Romandie et zebra 7 ferment la marche.

Au classement général, Alinghi (8points) conserve un avantage de 2 points sur Okalys Corum (10points) et de 5 points sur Foncia (13 points), le podium semble acquis à ces trois équipages puisque le 4ème : Julius Barse présentera à la dernière épreuve avec un total de 26 points.



Multi 50' :  11/09/09
Le Trophée de Fécamp, réservé aux multicoques de la classe Multi 50', se tient à partir d'aujourd'hui, au programme 3 régates par jour (11h, 13h, 15h), un village de course, des posssiblilités de suivre les régates depuis une vedette ou encore de survoler la flotte en embarquant pour un baptême en hélicoptère. La météo s'annonce musclée pour les concurrents : 20-25 noeuds établis et une mer agitée, notamment pour les deux nouveaux trimarans inscrits : Crèpes Wahou et Actual.

Pas question pour les skippers de ces deux bateaux de prendre des risques comme l'explique Franck-Yves Escoffier : « pas question de tirer trop fort sur le bateau. Le mettre à l’épreuve, oui ; le casser, certainement pas ! Nous avons la Transat Jacques Vabre dans moins de deux mois et encore pas mal de petites choses à optimiser ».

Ce trophée fera aussi office de première confrontation entre ces deux nouveaux bateaux qui feront figure de favoris lors de la Transat Jacques Vabre.

Yves Le Blévec :« Ce grand Prix va permettre de nous comparer aux autres et notamment à Crêpes Whaou ! Nous avons l'impression d'aller vite. Nous allons voir ce que cela donne face à la concurrence. Ce sera aussi l'occasion de tester les différentes configurations possibles de voilure. Ce Trophée sera un peu la découverte du mode d'emploi du bateau. Nous espérons apprendre beaucoup sur les performances du bateau. »

Prince de Bretagne ne sera pas présent à ce rendez vous étant donné sa mise à l'eau tardive, les outsiders lors de ce trophée seront Victorien Erussard sur Laiterie Malo et Pierre Hinguant sur Inizmé.

A suivre sur le blog officiel.

Multi 50' :  11/09/09
Prince de Bretagne, le 3ème trimaran nouvelle génération de la classe Multi 50' a été mis à l'eau avant hier à Lorient. Ce trimaran, sur plans Irens/Cabaret, a été construit par Marsaudon Composites, il sera mené par Hervé Cléris, un habitué de la classe 50'. Le trimaran possède un gros volume de coque centrale, les flotteurs sont pourvus d'un léger redan à leur face interne, le mât est classique, sans barre de flèche, la particularité vient des appendices avec un safran et une dérive sur chaque flotteur.


Les photos sont à voir sur le site officiel.

A lire un petit comparatif des trois nouveaux trimarans de la classe Multi 50' par Loick Le Bras sur Voiles et Voiliers.com.


Maxis Multis :  08/09/09
Gitana 11 a été remis à l'eau hier à Saint Philibert. Le bateau vainqueur de la Route du Rhum 2006 a subi un gros chantier de 10 mois qui a permis au Gitana Team d'allonger ce 60' ORMA à 77' en changeant de flotteurs, en allongeant la coque centrale (ajout d'un tronçon de 7m en avant du bras de liaison avant), renforcement de la structure (coque centrale et bras de liaison), aménagement de la plate forme pour la navigation en solitaire (modifications des postes de barre qui ont été recentrés sur les côtés du cokpit).

Le bateau a été mâté dans la foulée avant de rejoindre le môle Loic Caradec à la Trinité où le bateau sera amarré, comme le reste de l'armement Rothschild.


© Yvan Zedda / Gitana S.A

Le trimaran semble avoir bénéficié des dernières études du cabinet VPLP puisque le dessin des flotteurs apparait proche de ceux de Banque Populaire V, les safrans de flotteurs ont été avancés par rapport à la version 60', le plan de voilure reste quant à lui identique à la version ORMA.

L'objectif du Gitana Team est une nouvelle victoire sur la Route du Rhum,Yann Guichard sera à la barre de ce "nouveau" Gitana 11. La confrontation avec les autres maxis trimarans s'annonce intéressante, le Gitana Team a choisi de conserver le potentiel d'un 60' ORMA dans le petit temps grâce à un poids faible (7tonnes) par rapport aux autres bateaux (11t à 12 t pour Sodeb'O et Idec, 18t pour Groupama 3) tout en améliorant le potentiel du bateau dans des conditions musclées.


© Yvan Zedda / Gitana S.A

Hydroptère :  08/09/09
Alain Thébault et son équipage ont enfin atteint leur objectif : faire de leur foiler l’engin à voile le plus rapide toutes catégories confondues, c’est chose faite depuis vendredi.

L’équipage du foiler est progressivement monté en puissance pour cette première journée de tentatives de records et n’a cessé d’améliorer ses performances pour terminer par des vitesses de 51,36 noeuds sur 500m (soit 95km/h) et 48,72 sur le mille nautique (90km/h sur un mille).


© www.martin-raget.com

Une satisfaction pour le skipper Alain Thébault qui n’a jamais douté du bien fondé de son projet depuis le lancement de l’Hydroptère en 1994 : « L’équipage a été impérial aujourd’hui sur ce fantastique record, véritable illustration d’une œuvre collective, celle d’un pack Hydroptérien soudé et déterminé. Les envolées à plus de 100 km/h (pointe à 55,5 nœuds) génèrent à bord des poussées d’Adrénaline comme nous n’en n’avions jamais vécues.»


© www.martin-raget.com

Ces temps ont été réalisé par 28 noeuds de vent, le team Hydroptère va continuer sa campagne à Hyères jusqu’au 7 octobre et espère améliorer ces records, en effet la préparation du bateau n’était pas optimale pour ce premier jour de tentatives : mât non basculé, jeu de voiles de la saison 2007.

Maxis Multis :  02/09/09
Gitana 11, le bateau vainqueur de la dernière Route du Rhum et qui a depuis subi un gors chantier pour l’allonger à 77′ (changement des flotteurs, allongement de la coque centrale, renfort des bras…) devait retrouver l’eau aujourd’hui à la Trinité sur Mer, les conditions météos n’étant pas favorables (25 noeuds de vent se renforçant progressivement), le Gitana Team a préféré repousser cette mise à l’eau au début de semaine prochaine, à priori lundi.

Multi 50'/60' ORMA :  02/09/09

A voir :

  • Les premières photos du trimaran Prince de Bretagne avant sa sortie de chantier, le Multi 50′ sur plans Irens Cabaret construit pour Hervé Cléris par Marsaudon Composites sur SeaSailSurf, ce bateau sera atypique par rapport à ses principaux concurrents Actual et Crèpes Wahou 3 puisqu’il possèdera une dérive et un safran sur chaque flotteur, la coque centrale étant dépourvue d’appendices, une première dans le monde de la course au large.
  • Une visite guidé du trimaran Multi 50′ Actual d’Yves le Blévec par Pierre Yves Lautrou, à visionner sur le blog Au Large. Les skipper livre des informations intéressantes sur son trimaran nottament sur les choix architecturaux : bras de liaison, redans, mât avec barres de flèches….

  • A lire sur le site Voiles et Voiliers, une reconversion des moules de Fujifilm, le 60′ ORMA de Loick Peyron sur plans Irens/Cabaret,  pour la construction d’un 60′ ORMA de croisière chez Marsaudon Composites, puisque le bateau malgré ses aménagements intérieurs nettement moins spartiates que ceux d’un 60′ de course, et quelques modifications par rapport au plan original (élargissement de la coque centrale, largeur réduite, hydraulique omniprésente…) répondra à la jauge ORMA.  Mise à l’eau de ce 60′ nommé Paradoxe prévue fin octobre.


iShare's Cup :  30/08/09

La dernière journée de l'étape allemande de l'iShares Cup a été époustoufflante, on imaginait Masirah à l'abri avec 18 points d'avance sur Gitana Extreme samedi, c'était sans compter sur le retour de l'autre bateau du team Oman Sail : Renaissance et une dernière manche à couper le souffle.


© Lloyd Images/ Oman Sail

Cette dernière manche compte double et Masirah mené par Pete Cumming se présentait au départ de celle-ci avec 14 points d'avance sur Renaissance barré par Loick Peyron, il fallait donc que Masirah termine dans les 8 premiers pour s'assurer la victoire sur cette étape, mais l'équipage de Pete Cumming rate son départ et se retrouve arrêté sur la ligne alors que Renaissance prend les commandes de cette ultime régate et arrache la victoire, les deux bateaux du team Oman finissent donc à égalité, mais la victoire revient à Masirah qui a remporté 6 victoires de manches contre 5 pour Renaissance.

Pete Cumming et ses hommes décrochent donc une troisième victoire consécutive sur les quatre événements courus jusqu'ici.

La lutte pour la troisième place sur le podium était aussi acharnée entre les deux équipages français des teams Groupama et Gitana, Yann Guichard et son équipage sur Gitana Extreme avaient mal commencé cette dernière journée de régates avec des places de 8, 9 et 9ème (départ volé puis refus de tribord sur les deux manches suivantes entrainant une pénalité), ils parvenaient à inverser la tendance sur les 3 dernières manches avec des places de 2nd, 3ème, et 2nd sur l'ultime régate mais ces résultats n'étaient pas suffisants pour revenir sur l'équipage de Groupama 40 mené par Franck Cammas, qui s'est montré plus régulier tout au long de cette étape.


© Lloyd Images/ Oman Sail

Ces deux équipages ont pointé un problème qui semble récurrent sur l'événement, à savoir des erreurs d'arbitrage du fait du nombre trop faible d'arbitres sur l'eau, comme l'explique Yann Guichard : «  Les juges ne sont pas à la hauteur des évènements et je suis très déçu. Ici, nous avons trois grosses fautes commises qui ne sont pas sanctionnées et qui nous coûtent de précieux points au classement final. Mais nous ne sommes pas le seul équipage dans ce cas. Depuis le grand prix de Hyères, nous pointions du doigt le peu de juges sur l’eau … »

A noter également la belle performance de l'autre équipage français sur Luna avec une 5ème place, leur meilleur résultat depuis le début de la saison.

Toujours plus en retrait par rapport à la concurrence iShares et Holmatro terminent 6ème et 7ème, BT réalise une contre performance sur cette étape avec une 8ème place, les locaux du team Wirsol se classent 9ème, devant Mike Golding qui n'a pas pu régater samedi suite à un chavirage.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

Classement de l'étape de Kiel (après 19 manches)
1/ Oman Sail Masirah (Pete Cumming) – 149 points
2/ Oman Sail Renaissance (Loïck Peyron) – 149 points
3/Groupama 40 (Franck Cammas) – 134 points
4/ Gitana Extrême - Groupe LCF Rotschild (Yann Guichard) -129points
5/ Luna (Erik Maris) – 114 points
6/ iShares (Shirley Robertson) – 104 points
7/ Holmatro (Mitch Booth) – 95 points
8/ BT (Nick Moloney) – 95 points
9/ Wirsol Team German (Roland Gäbler) - 88 points
10/ Ecover (Mike Golding) – 16 points

Au classement général, peu de changements, Masirah conserve la tête avec 4 points d'avance sur Gitana Extrême qui est désormais à égalité avec Renaissance (33 points), on retrouve Groupama 40 en 4ème position avec 25 points puis BT à la 6ème place, suivent BMW Oracle qui ne sera pas présent sur les deux événements restants, iShares, Luna, Holmatro et Ecover qui ferme la marche.
Prochain rendez-vous à Amsterdam du 25 au 27 septembre.

iShare's Cup :  29/08/09
Incroyable journée hier à Kiel avec 6 manches courues et 6 vainqueurs différents, seuls iShares, Team Wirsol et Gitana Extreme n'ont pas réussi à s'imposer lors de cette 2nde journée.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

Les prévisions météos qui annonçaient un renforcement du vent par rapport à la journée de samedi se sont avérées fausses et c'est sous la pluie et dans des vents légers que les 9 catamarans ont régaté ce samedi. Ecover était toujours en réparation suite au chavirage de la veille et ne pouvait être présent sur le plan d'eau, les hommes du team Wirsol, les locaux de l'étape ont quant à eux rejoint leurs concurrents in extremis en mettant à l'eau leur bateau 15 minutes avant le départ de la première manche suite aux réparations après la collision avec Renaissance.

Les équipages français se sont de nouveau montrés brillants lors de cette journée avec de belles manches et des places de 2nd et 3ème provisoire pour les équipages de Gitana Extreme et Groupama 40.


© Th.Martinez/Sea&Co/OC Events

Le leader reste Masirah qui a alterné le bon et le moins bon ce samedi, l'hégémonie des hommes du team Oman Sail semble bousculée, ce qui annonce des régates intéressantes demain pour le dernier jour de cette étape allemande de l'iShares Cup.

America's Cup :  29/08/09

A propos d'Alinghi, deux interviews de membres du team Alinghi.

Tout d'abord Alain Gautier, grand spécialiste du multicoque, consultant pour l'équipe helvète et un des barreurs potentiel du catamaran Alinghi 5, interrogé par France 3, à lire ici.

Et Pierre Yves Jorand, coach du team, interrogé par 24h.ch, à lire ici.

Il semblerait aussi que le catamaran ait subi une avarie jeudi alors que l'équipage naviguait sur une mer plate et dans 9 noeuds de vent, la partie touchée serait l'arrière tribord de la structure en Y, cette avarie serait-elle en lien avec l'amerissage un peu musclé à Gênes ? Vidéo de l'amerissage à voir : ici


iShare's Cup :  29/08/09
La journée d’hier a été animée sur le plan d’eau de Kiel pour la première journée de la quatrième étape de l’iShares Cup.



Le vent d’une dizaine de noeuds est progressivement monté au cours de l’après midi après le passage de fronts orageux, c’est au moment du passage de l’un de ces fronts que Mike Golding et son équipage se sont fait surprendre et ont chaviré comme l’explique le skipper Mike Golding : “Ça s’est passé juste entre deux manches, nous venions de mettre un de nos invités à bord et nous nous dirigions vers la ligne de départ, lorsqu’une soudaine rafale a traversé la flotte. Les deux étraves de l’Extrême 40 ont plongé dans l’eau et nous avons chaviré très très rapidement.
Nous étions tous à l’eau… et les membres de l’équipage pourtant expérimentés ont été stupéfait par la vitesse à laquelle le bateau s’est retourné.Une fois revenu à la surface, nous nous sommes aperçus que Bruno avait une sérieuse blessure à la tête et était un peu sonné.”



Le mât d’Ecover n’a pas résisté au choc de ce chavirage, et les réparations à effectuer sur la catamaran obligeront l’équipage à rester à terre aujourd’hui.



Côté courses, Mitch Booth qui assure désormais le rôle de barreur sur Holmatro s’est adjugé une victoire sur la première manche, avant de rapidement céder la place de leader provisoire au fil des régates, les équipages français se sont montrés particulièrement incisifs avec une victoire de manche et deux secondes places pour Franck Cammas et son équipage sur Groupama40, l’équipage de Gitana Extreme alterne le bon (3 places sur le podium) et le moins bon (une place de 9ème), quant à Luna, l’équipage est capable de réaliser de belles manches (2nd et 3ème) mais manque de régularité pour bien figurer au général.



Les autres équipages du haut de classement ont été comme d’habitude ceux de l’Oman Sail : Masirah mené par pete Cumming finit 6 des 7 manches du jour sur le podium, alors que Renaissance paye sa collision avec les locaux du Team Wirsol par une disqualification sur la dernière manche du jour.

Le classement provisoire après cette première journée de régates est :

1.Masirah 2. Groupama 3.Renaissance 4.Gitana 5.BT 6. iShares 7.Luna 8.Homatr 9.Wirsol 10. Ecover


ORMA :  24/08/09

Le trimaran Team Océan (ex Brossard, ex Sergio Tacchini) sur plans Irens/Cabaret avait été lancé en 2002.

Yvan Bourgnon l’avait acheté en 2005, le trimaran a courru pendant 2 saisons sous les couleurs de Brossard, en  2008, suite à l’arrêt du sponsoring de Brossard, Yvan Bourgnon avait convoyé son bateau à Dubai en vue d’une vente, pendant une tentative autour d’un archipel artificiel en juin, la coque centrale s’était cassé nette en avant du bras de liaison avant, le bateau avait ensuite été réparé par Yvan Bourgnon et son équipe. On était depuis sans nouvelle du 60′ ORMA, Pierre Yves Lautrou dévoile le triste destin de celui-ci sur son blog.





Decision 35 :  24/08/09

Alinghi SUI-1, le D35 barré par Ernesto Bertarelli, a remporté l’Open de Nyon qui était la 6ème étape du Challenge Julius Baer couru sur le lac Léman.


© Philippe Schiller/myimage


Pascal Bidégorry sur Banque Populaire termine à la 2nde place de cet Open, le meilleur résultat de l’équipe pour cette première saison sur ce monotype : “On commence à trouver des ficelles pour aller aussi vite que les autres. Dans des vents aussi tordues, il faut naviguer juste et dur pour revenir. Pour nous les régates sont un peu courtes et rapides. Mais nous sommes venus chercher cette difficulté.” Alain Gautier sur Foncia.ch finit sur la troisième marche du podium.


Au classement général, Alinghi SUI-1 pointe toujours en tête avec 3 points d’avance sur Foncia.ch et Okalys-Corum à égalité (6 points).


Maxis Multis :  24/08/09
Le premier exemplaire de la série trimaran monotype Arabian 100′, construit dans les moules de Sodeb’O, a été mis à l’eau hier à Salalah (sultanat d’Oman).


© Lloyd Images/ Oman Sail

Le trimaran devrait être utilisé pour la formation de jeunes marins omanis et devrait servir de support pour la communication du sultanat à travers le monde, de plus le Team Oman Sail espère lancer la construction d’autres bateaux dans les mêmes moules pour développer un circuit monotype dans le Golfe Persique.


© Lloyd Images/ Oman Sail

Multi50' :  24/08/09
Sans surprise, le dernier né de la classe Multi 50′ a remporté le premier Trophée de la saison disputé à Saint Malo du 20 au 23 août. Franck Yves Escoffier et son équipage ont pu tester Crèpes Wahou 3 dans des conditions légères, le bateau semble satisfaire l’équipe, comme le confirme son skipper : « Le bateau est bien né !. Dans le petit temps nous allons deux nœuds plus vite que Laiterie de Saint-Malo. »

Laiterie de Saint Malo emmené par Victorien Erussard qui était le principal adversaire de Crèpes Wahou 2 la saison dernière a été handicapé par une grand voile en fin de vie et ne se classe que 3ème derrière Inizmé, qui est l’ex Crèpes Wahou premier du nom, qui reste semble-t-il un très bon trimaran dans le petit temps, comme l’explique son skipper, Pierre Hinguant : « C’est notre type de temps ! En dessous de huit nœuds de vent nous parvenons à tirer notre épingle du jeu. Crêpes Whaou ! est imbattable, trop rapide, mais nous arrivons à accrocher Laiterie de Saint-Malo. A bord on s’arrache, on s’applique à faire de belles manœuvres, à soigner la tactique. ».

Prochain Trophée à Fécamp du 11 au 13 septembre avec les nouveaux 50′ mis à l’eau : Actual et Prince de Bretagne.


Multi50' :  20/08/09
Après Crèpes Wahou il y a une semaine, c’était au tour d’Yves le Blévec, nouveau venu dans la classe Multi50′ de mettre son trimaran à l’eau.


©Actual

Actual a été dessiné par Guillaume Verdier, les éléments caractéristiques de ce nouveau trimaran sont des redans sur les flotteurs qui devrait donner de l’appui au bateau, des bras de liaison assez hauts avec une configuration classique en “C” et un mât à barres de flèches.

Le trimaran ne sera pas au premier rendez vous de la saison pour le Trophée Malo, il retrouvera ses concurrents au Grand Prix de Fécamp en septembre, d’ici là Yves le Blévec paufinera sa préparation et devra effectuer sa qualification pour la Transat Jacques Vabre qu’il courra avec Jean Le Cam.


©Actual

Cette mise à l’eau a été l’occasion d’annoncer l’arrivée d’un nouveau partenaire pour le team, le conseil général de la Mayenne s’engage pour 3 ans aux côtés d’Yves le Blévec.



iShare's Cup :  20/08/09
La quatrième étape de l'iShares Cup se déroulera à Kiel le week end prochain, quelques changements notables pour différentes équipes, Carolijn Brouwer, qui skippait Holmatro est débarquée et remplacée par Mitch Booth, co fondateur de la classe et barreur de BT pour les étapes française et anglaise suite à la blessure de Darren Bundock qui reprend la barre du catamaran anglais BT.





BMW Oracle qui se concentre désormais sur sa préparation à l'America's Cup ne sera pas présent à Kiel, et probablement pour le reste de la saison.



Un équipage allemand sponsorisé par Wirsol et la ville de Kiel rejoint le circuit, seulement pour cette étape allemande semble-t-il, le catamaran sera barré parTino Mittelmeier.

Multi50' :  18/08/09

Le nouveau multi 50′ de Franck Yves Escoffier aux couleurs de Crèpes Wahou a été mis à l’eau le 12 août. Il s’agit d’un plan VPLP, construit chez CDK à port la Forêt.

Le bateau est au maximum de la jauge en ce qui concerne la largeur (50′), le trimaran pèse 2,8 tonnes soit 10% de moins que le précédent trimaran aux couleurs de Wahou, les appendices ont aussi bénéficié d’un travail approfondi, le trimaran adopte une configuration en "X" avec le rail d'écoute de grand voile circulaire sur un bras arrière.


©Wahou

A lire l’interview de Franck yves Escoffier, skipper du trimaran sur Voiles et Voiliers.

La première sortie officielle du trimaran se fera au Trophée Malo, qui réunira 11 multicoques de la classe Multi50′ du 20 au 23 août à Saint Malo, Actual d’Yves le Blévec devrait aussi tirer ses premiers bords lors de ce rendez vous.



America's Cup :  18/08/09
Les rumeurs quant à un second bateau en construction pour BMW Oracle étaient donc fausses, l’équipe américaine alignera bien son trimaran BOR 90 mis à l’eau en août 2008 et largement modifié depuis, cette information a été confirmée la semaine dernière lors d’une conférence de presse de présentation du team à San Diego.


© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

Côté suisse, Alinghi 5 a quitté le lac Léman le 7 août pour rejoindre Gênes, toujours sous l’hélicoptère russe Mil Mi26, le seul capable d’hélitreuiller le catamaran helvète.

Le première navigation en mer a eu lieu le 15 août toujours dans des conditions très légères.


©Carlo Borlenghi/Alinghi

Par ailleurs, Alingi a dévoilé le lieu de la 33ème America’s Cup qui doit se dérouler en février prochain, il s’agit de Ras Al Khaimah, aux Emirates Arabes Unis, la météo semble très clémente avec une brise thermique faible (inférieure à 10 noeuds) et un plan d’eau abrité sans clapot, ce qui semble particulièrement favorable au multicoque d’Alinghi.


Pause estivale :  07/08/09
Pause estivale d’une semaine pour le blog et le site voile-multicoques.com,  prochaine mise à jour prévue le 17 août avec les mises à l’eau des nouveaux Multi 50′ à venir.

iShares Cup :  03/08/09

Pete Cumming et son équipage, sur Masirah, s’imposent de nouveau à Cowes. Comme lors de l’étape française de Hyères, l’équipage de l’Oman Sail a mené au classement dès le premier jour de régates et n’a cessé de creuser l’écart sur ses poursuivants au fil des jours.

On retrouve  l’équipage du Gitana Team à la seconde position devant Renaissance barré par Loick Peyron, ces positions ont été acquises lors de la dernière régate qui compte double, Yann Guichard et ses hommes parvenaient à remporter cette ultime régate et par conséquent à ravir la seconde place au général de l’étape à Renaissance qui terminait 4ème.

Les deux autres équipages français malgré quelques belles régates : 2 victoires pour Groupama 40 skippé par Gildas Philippe et 1 victoire de manche pour Luna, n’auront pas brillé sur cette étape, en se classant respectivement 6 et 7ème.

Les deux équipages anglais, BT et iShares réalisent leurs meilleurs performances depuis le début de la saison avec des places de 4 et 5ème, Holmatro et Ecover ferment la marche en 8 et 9ème position.

Au classement général provisoire, le grand perdant est BMW Oracle, absent sur cette étape qui perd 3 places, Masirah prend la tête du classement devant Gitana Extreme et Renaissance

1/ Oman Sail Masirah 27 points
2/ Gitana Extreme 26 points
3/ Oman Sail renaissance 24 points
4/ BMW ORACLE Racing 18 points
5/ BT 17 points
6/ Groupama 17 points
7/ iShares 12 points
8/ LUNA 10 points
9/ Holmatro 9 points
10/ Ecover 4 points



© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents



iShares Cup :  02/08/09

Pete Cumming sur Masirah a réaffirmé sa domination lors de la première journée de l’iShares Cup de Cowes en gagnant 5 des 6 régates courues dans un vent d’une douzaine de noeuds et sous la pluie, Shirley Robertson qui avait remporté une victoire sur la première étape l’an dernier, profitait de sa connaissance du plan d’eau pour placer iShares à la deuxième place provisoire devant Gitana Extreme et Renaissance.


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

La seconde journée a été très animée sur le plan d’eau, avec un vent plus fort que la veille : 18 à 22 noeuds, tout d’abord du fait de l’abordage d’iShares par un semi rigide spectateur, qui contraint l’équipage a abandonné pour le journée. Holmatro qui avait dématé lors des entrainements a aussi connu son lot de mauvaises surprises avec la casse de la drisse de grand voile les obligeant à renoncer à deux manches puis un problème de solent qui les contraint de nouveau à l’abandon pour la dernière manche de la journée.

L’équipage de Masirah dominait de nouveau cette deuxième après midi de régates avec 4 manches gagnées sur 6 courues, celui de Gitana Extreme profitait de l’abandon d’iShares pour conforter sa deuxième place avec 2 points d’avance sur Renaissance, le second bateau du Team Oman, barré par Loick Peyron.


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Les impressions de Yann Guichard, barreur de Gitana Extreme : « Malgré des départs encore un peu hésitants, nous réalisons une belle journée de régates grâce au très bon travail d’équipe du bord. Avec le courant et le clapot que nous rencontrons, les virements et par conséquent les relances consécutives peuvent s’avérer très pénalisants. Mais je crois que nous sommes l’un des équipages qui nous sortons le mieux de ces situations et cela nous aide beaucoup. Demain, il nous faudra être plus incisif sur les départs. Car c’est évident cela nous manque depuis le début … »

L’équipage de Luna barré par Jean Christophe Mourniac pour cette étape anglaise semble plus à l’aise dans ces conditions musclées avec quelques places sur le podium des manches, l’équipage d’Ecover continue son apprentissage sur ce support et ne semble pas en mesure d’inquiéter les autres concurrents.


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Maxis Multis :  02/08/09

C'est finalement l'équipage de Banque Populaire V qui sort double vainqueur du duel qui l'opposait à l'équipage de Groupama 3 sur l'Atlantique.

Les hommes de Pascal Bidégorry s'offrent le record de l'Atlantique Nord, à près de 33 noeuds de moyenne et celui des 24 heures avec une journée à 907 milles soit 37,08 noeuds de moyenne, ces deux records étaient détenus depuis deux ans par Groupama 3.


Pascal Bidégorry, Ronan Lucas, Kévin Escoffier, Yvan Ravussin, Ewen Le Clech, Sébastien Audigane, Florent Chastel, Jean-Baptiste Le Vaillant, Emmanuel Le Borgne, Marcel Van Triest, Pierre-Yves Moreau, Xavier Revil décrochent donc ces deux premiers records pour le maxi trimaran Banque Populaire V, dernier né des maxis multicoques.

Les impressions de Pascal Bidégorry, skipper de Banque Populaire V : « Je ne réalise pas bien encore ce que nous venons d’accomplir. J’avais déjà du mal à imaginer que nous puissions aller aussi vite sur 24 heures mais ce nouveau record me laisse partagé entre une immense émotion et une grande surprise. Cette victoire sur le temps vient récompenser trois années d’un travail considérable fourni par tout le Team, les préparateurs, le bureau d’étude, les architectes et l’ensemble des équipes de la Banque Populaire. Je suis vraiment extrêmement heureux de leur offrir aujourd’hui ces deux cadeaux : le record de vitesse en équipage sur 24 heures et le nouveau temps de référence sur l’Atlantique Nord.  Nous attendions cette première tentative avec impatience et elle était essentielle pour nous à quelques mois du Trophée Jules Verne. Je ne pensais pas qu’on pourrait traverser aussi vite. Nous ne nous sommes pas posé la question de savoir si nous pourrions aller chercher le temps de 2007. Nous sommes restés concentrés sur la météo, la stratégie et la marche du bateau avec l’obsession d’en tirer la quintessence. Le Maxi Banque Populaire V est un bateau hors normes et nous sommes tous extrêmement fiers de pouvoir naviguer sur ce bateau exceptionnel ».


L'équipage de Groupama 3, mené par Franck Cammas n'aura rien pu faire face à la puissance de son concurrent, cependant ils améliorent leur propres records des 24 heures avec 857 milles en 24 heures et une traversée en 3 jours 18 heures à 32 noeuds de moyenne, mais à 3 heures de Banque Populaire qui s'est offert le luxe de dépasser le trimaran vert samedi, pas de regret pour les hommes de Cammas qui sont satisfaits de leur bateau nottament  dans le médium et le petit temps, comme l'explique le skipper Franck Cammas : "On sait qu'il y a des conditions où il va plus vite (Banque Populaire V) , notamment au près. Nous avons une autre philosophie avec un bateau qui est plus court et plus léger. Au portant, nous devrions aller mieux... Dans un tour du monde, il peut se passer beaucoup de choses ! Sur cette traversée, il est allé plus vite 70% du temps : il faudra être plus malin sur le Trophée Jules Verne où il y a plus de stratégie météo que sur l'Atlantique Nord."


Prochaine confrontation prévue cet hiver autour du monde dans le cadre du Trophée Jules Verne !




Maxis Multis :  31/07/09

Comme prévu le front froid au large de Terre Neuve a permis aux deux trimarans d'accélérer et de faire un cap direct vers le Cap Lizard, ils sont désormais vent de travers et naviguent à des vitesses comprises entre 35 et 40 noeuds dans une mer encore peu formée. Ce qui promet une belle journée au niveau de la distance parcourue, le record des 24 heures devrait vraissemblablement être battu, et la barre des 800 milles pourrait  aussi être franchie.

L'équipage de Groupama 3 a refait son retard accumulé sur la première journée de navigation et l'avantage de 18 milles devrait s'accroitre au fil des heures puisque lors du record de 2007, Groupama 3 avait navigué à plus grande distance de l'orthodromie et deux empennages avait ralenti la merche du bateau. Il est probable que le record sera battu, ainsi l'adversaire numéro 1 de l'équipage de Franck Cammas est Banque Populaire qui réussi de belles performances grâce à une puissance plus importante, comme l'expliquait Fred Le Peutrec, boat manager et barreur de Groupama 3, à la vacation : "Il n'y a pas de stratégie particulière avec ce vent stable : on jette un coup d'oeil dans le rétroviseur pour surveiller la différence de potentiel avec l'équipage de Pascal Bidégorry. On reste sur notre propre rythme, comme pour le record de la Méditerranée. Si Pascal et son équipage sont un peu plus rapides que nous et qu'ils n'ont pas de problème de manoeuvres, nous aurons du mal à récupérer notre petit retard... On privilégie notre navigation en mettant toutes nos forces dans la bagarre : on ne peut pas faire grand chose de plus que ce que nous avons fait ! Dans la bonne humeur, relâchés et concentrés en respectant notre temps de récupération... "

L'équipage met donc toute les chances de son côté pour faire face à cet adversaire, le foil tribord a ainsi été enlevé puisque le trimaran ne naviguera pas sur cette amure, le grand gennaker a aussi été débarqué pour alléger le bateau.

Du côté de Banque Populaire, le retard accumulé a aussi été comblé avec à 16h00, 28 milles d'avance, les hommes de Pascal Bidégorry semblent donc mieux armés pour ravir le record à leur adversaire, reste à conserver ce rythme très élevé sur un trimaran moins fiabilisé que Groupama 3.

A suivre...

NB : il n'y aura probablement pas de mise à jour ce week end sur www.voile-multicoques.com et sur le blog : voilemulticoques.wordpress.com, je vous invite donc à suivre le record de l'Atlantique Nord sur les sites des deux bateaux et l'iShares Cup sur le site officiel.


ORMA :  31/07/09

L'exclusivité revient à Loick Le Bras, journaliste de Voiles et Voiliers, le trimaran vainqueur de la dernière Route du Rhum, Gitana 11, est allongé à 77', il prend donc plus de 5 mètres de longueur dans cette opération.

La coque centrale a été allongée par l'arrière d'un métre, et l'étrave tronçonnée à l'avant du bras de liaison pour être remplacée par une nouvelle étrave de 9 mètres.

Les flotteurs construits en Nouvelle Zélande ont été assemblés fin juillet.Tout comme l'étrave de coque centrale, celles des flotteurs adoptent une étrave inversée, avec un dessin à priori proche de celui des étraves de Banque Populaire V.

La dernière grosse modification est la construction de deux postes de barre qui seront désormais situés juste à  l'extérieur du cockpit, alors qu'ils se trouvaient auparavent au niveau du bras arrière entre la coque centrale et le flotteur. Cette disposition permettra au skipper, Yann Guichard d'avoir à portée de main tous les winchs disposés sur les côtés du cockpit.

La mise à l'eau du trimaran largement modifié est prévue début septembre.

Les premières photos à découvrir sur le blog Voiles et Voiliers de Loick Le Bras.

Maxis Multis :  30/07/09

Les deux trimarans géants ont, comme prévu, coupé la ligne de départ du record de l'Atlantique Nord hier soir, Groupama 3 a été le premier a s'élancer à 22 heures 16, les explications sur ce départ plus précoce que prévu par Sylvain Mondon de Météo France, routeur à terre : « Hier soir, une ligne de grains est passée sur New York, générant des vents assez forts (25-30 noeuds) de secteur Sud ce qui nous a permis de lancer cette tentative un peu plus tôt que prévu. Ce choix s'appuie sur le fait que quel que soit le moment du départ à quelques heures près, le temps de parcours était le même : ce départ un peu avancé permet d'avoir un peu plus de marge par rapport au système dépressionnaire qui va accompagner le trimaran après Terre-Neuve. Un front froid s'est formé sur le Canada et va traverser l'Atlantique jusqu'à l'Angleterre : Groupama 3 va l'attraper à l'approche du courant du Labrador en restant moins près de ce front : il sera plus facile de gérer la trajectoire en restant très proche de l'orthodromie (route directe). C'est une très bonne fenêtre météo parce qu'elle permet de ne pas rallonger la route tout en restant sur le même bord. »


© BENOIT STICHELBAUT/BFBP

Banque Populaire V a quand à lui coupé la ligne un peu plus de deux heures et demi après le détenteur du record, à 00h 47 avec une pointe à 41 noeuds, pour Pascal Bidégorry et son équipage au moment de passer cette ligne !

Les  premières heures du record se sont passées sensiblement de la même façon sur les deux multicoques avec des temps proches de ceux du record, la situation s'est dégradée pour Franck Cammas et ses hommes dans l'après midi avec une brise faiblissante au large de l'ile aux Sables, une situation qui n'inquiète pas outre mesure puisque Banque Populaire subissait aussi se passage de front avec une avance de 25 milles qui s'est réduite à 11 milles en 4 heures.

Cette nuit pourrait s'avérer décisive pour les deux équipages comme l'explique Franck Cammas, skipper de Groupama 3 : « La trajectoire jusqu'au cap Lizard n'est pas si limpide que cela : après Terre-Neuve, il va falloir choisir entre une route un peu lofée ou plus abattue, ce qui se répercute sur la configuration de voiles. Nous allons nous décider après le cap Race... »

Pour suivre le record :



iShares Cup :  30/07/09
Les 9 équipages qui participeront à cette troisième manche de l'iShares Cup ont été contraints de rester au port aujourd'hui du fait de conditions météos musclées : rafales à plus de 30 noeuds et plan d'eau agité.

Hier Holmatro, le catamaran skippé par Carolijn Brouwer a dématé, les explications de la barreuse : " Nous nous entrainions avec Luna, Groupama et Ecover, quand à mi-chemin de la première bouée, le mat est tombé. Heureusement le mat est tombé au vent alors que nous nous trouvions tous sous le vent. C'est en fait la liaison entre la pâte d'oie et l'étai qui a cassé. Evidemment, nous avons endommagé le tangon et quelques autres parties du bateau mais les voiles semblent intactes, donc nous sommes plutôt chanceux!"

Quelques changements dans les équipages, Mitch booth qui assurait le remplacement de Darren Bundock sur BT aura de nouveau la barre du catamaran aux couleurs de l'opérateur de téléphonie anglais lors de cette étape, du côté de Groupama, Gildas Philippe remplace Franck Cammas actuellement sur la tentative de record sur l'Atlantique Nord.

Maxis Multis :  29/07/09
Thomas Coville qui est en stand by à New York pour une tentative de record sur l'Atlantique Nord ne partira pas sur la même fenêtre météo que les deux autres maxis trimarans Groupama 3 et Banque Populaire V.

En effet, Thomas Coville navigue en solitaire et cette dépression qui devrait emmener les équipages de Franck Cammas et Pascal Bidégorry en 4 jours vers la pointe de l'Angleterre s'avère trop rapide pour un solitaire, comme l'explique le skipper de Sodeb'o : « si cette fenêtre se présente bien pour mes camarades en équipage pour qui on parle d'une vitesse moyenne autour des 30 nœuds sur 4 jours, elle n'est pas favorable pour moi qui vise en solitaire une vitesse de 22/23 nœuds sur 5 jours. Cette dépression est aujourd'hui trop rapide et avec des vents trop forts. Elle me passerait dessus et là, le record s’envolerait. »

En effet, le risque pour Thomas Coville est de se faire rattraper par la dépression et donc de se retrouver dans des conditions de mer très dégradées par le passage de celle-ci.

Maxis Multis :  28/07/09

Les deux équipes sont passées en code vert ces dernières heures, ce qui signifie un départ de New York pour le record de l'Atlantique dans les 24 à 48 heures.

Les spécialistes météos des deux teams ont prévus un départ dans la nuit de mercredi à jeudi, la fenêtre météo est semble-t-il exceptionnelle avec une traversée sur un seul bord, comme l'explique Marcel Van Triest, navigateur sur Banque Populaire V :« Cela fait maintenant un moment qu’on attend et qu’on se prépare, et tout l’équipage voit donc arriver cette échéance du départ avec beaucoup de plaisir. Nous allons quitter New-York avec du Sud Ouest et pour l’instant les routages nous annoncent une traversée sur un seul bord, au portant. Nous allons bénéficier d’une vingtaine de nœuds pour le départ, avec un flux qui devrait se renforcer par la suite. La navigation va ressembler à un beau jeu de positionnement par rapport à l’état de la mer. Notre avantage est que nous n’avons pas besoin de 40 nœuds pour aller vite. La seule incertitude du moment concerne une baisse du vent sur la fin du parcours. Mais globalement cette fenêtre est très intéressante et nous permet aujourd’hui d’envisager une traversée dans les temps du record… ».


© Guilain GRENIER / Sea & Co

Les deux équipages rivaux vont donc se confronter directement sur l'eau, Franck Cammas sur Groupama 3 détient déjà ce record, alors que Pascal Bidégorry sur Banque Populaire n'a pas encore pu démontrer le potentiel de son maxi trimaran de 40 mètres, la pression est donc sur l'équipage du skipper basque, qui plus est l'équipage de Groupama 3 est composé pour l'essentiel des mêmes équipiers depuis la mise à l'eau du bateau, et ceci peut avoir son importance pour un tel sprint, comme le dit Franck Cammas : «Nous avons l'expérience pour trouver rapidement les bons réglages et tirertoute la quintessence de Groupama 3 ; les hommes font la différence.Justement, je suis entouré d'un équipage exceptionnel dont je suis très fier. Nous sommes tous les dix fins prêts ».


Les listes d'équipages :

Banque Populaire V : Pascal Bidégorry : skipper, chef de quart/Ronan Lucas : numéro 1, régleur/Yvan Ravussin : barreur, régleur/Jean Baptiste Le Vaillant : barreur, régleur/Pierre Yves Moreau : numéro 1, régleur/Ewen Le Clech : numéro 1, régleur/Manu Le Borgne : barreur, régleur/Sébastien Audigane : barreur, régleur/Florent Chastel : numéro 1, régleur/Xavier Revil : barreur, régleur/Kévin Escoffier : barreur, régleur/Marcel Van Triest : navigateur

Groupama 3 : • Franck Cammas, skipper, chef de quart, barreur/ Frédéric Le Peutrec, chef de quart, barreur, boat manager/ Stève Ravussin, chef de quart, barreur/Loic Le Mignon, barreur/Lionel Lemonchois, barreur/ Bernard Stamm, barreur/ Ronan Le Goff , équipier d'avant/Bruno Jeanjean , équipier d'avant/ Olivier Mainguy, équipier d'avant/Stan Honey, navigateur


iShares Cup :  26/07/09
La 3ème étape de l'iShares Cup qui se disputera à Cowes à partir de vendredi se fera sans l'équipe américaine qui renonce à ce rendez vous pour préparer l'America's Cup face à Alinghi .

Le skipper de BMW Oracle Racing, James Spithill, explique : "Tester notre trimaran de 90 pieds récemment modifié est une phase importante et requiert toute notre attention à ce stade. Avec une America's Cup qui se profile d'ici 6 mois, nous avons un gros travail de préparation à effectuer. Nous sommes d'autant plus déçus de ne pouvoir être à Cowes que notre position de leader est à défendre, mais nous espérons pouvoir rejoindre le circuit à Kiel."

BMW Oracle qui occupe la tête du classement provisoire avec 18 points devrait donc laisser sa place de leader à Masirah, Gitana Extreme, tous deux à un point des américains avant cette étape, ou à Renaissance à 2 points.

Franck Cammas sur Groupama 40, 5ème au provisoire, aura aussi à coeur de briller sur cette étape pour effacer les résultats en demi-teinte des deux premières étapes.

America's Cup :  26/07/09

Alinghi a présenté son catamaran de façon officielle au cours d'une conférence de presse cette semaine, la seule réelle information de cette présentation a été la confirmation du port de Gênes pour la pousuite de la préparation, le bateau devrait donc quitter le Léman début août pour l'Italie via un passage au dessus des Alpes, le survol de la vallée du Rhône n'ayant pas été autorisée, ce que l'on peut comprendre aisément.

Quelques articles recueillant les impressions des navigants français, très satisfaits du bateau :

-Alain Gautier dans le Télgramme et Le Matin.

- Loick Peyron dans Le Matin

Côté américain, en dehors de la poursuite du feuilleton judiciaire, l'équipe navigante poursuit les entrainement sur le trimaran modifié et remis à l'eau début juillet, selon les observateurs sur place qui distillent photos et infos sur les forums de Sainling Anarchy, le bateau atteint des vitesses sensiblement équivalentes à celles du multicoque suisse : environ 25 noeuds dans 7 à 8 noeuds de vent. Il semblerait que Franck Cammas ait de nouveau rejoint l'équipe de BMW Oracle pour cette session d'entrainement.

60' ORMA :  22/07/09
Un communiqué de presse surprenant, alors que l'on considérait le projet de MOD 70' ORMA comme définitivement abandonné, celui-ci ré-apparait.

La société Multi One Design SA, crée par Franck David, Marco Simeoni, Steve Ravussin a repris les actifs du projet MOD 70 avec le but de relancer cette série.
L'objectif est de lancer la construction des premiers trimarans, de façon à avoir un premier bateau en octobre 2010 et une flotte de 5 trimarans en juillet 2011, comme pour le projet initial le nombre maximum de la flotte serait de 12 unités.

La société MOD SA semble vouloir recentrer la classe sur des courses en équipage de façon à attirer des skippers étrangers moins habitués aux courses en solo ou en double que les skippers français.

Côté compétition, le concept d'un tour de l'Europe estival et annuel en équipage est repris, avec 6 à 8 étapes, alternant courses offshore de ralliement entre les différentes villes étapes et inshore, type "city races" comme sur la Oops Cup .La première édition étant prévue en 2012.
Autre concept retenu et qui avait été discuté par la classe ORMA : un tour du monde avec étapes (minimum 5) de novembre à avril tous les 3 ans, avec une première édition en 2013.
Les transats classiques (Route du Rhum, Transat Jacques Vabre...) feraient ausi parties du programme.

Un programme ambitieux pour Multi One Design SA, reste à trouver un minimum de 5 teams prêts à investir dans ce circuit ce qui n'avait pas été le cas en 2007...

60' ORMA :  22/07/09
Le communiqué de presse de Sensation Océan :

L’équipe de Sensation Océan s’engage dans un nouveau projet

Une rumeur  circule sur les pontons de la Cité de la Voile à Lorient. L’ex-trimaran « La Trinitaine » s’apprêterait à s’aligner aux côtés des géants annoncés pour la prochaine Route du Rhum. Le scénario est écrit, le casting réuni, les producteurs se décideraient sans tarder…A la barre,  un jeune Méditerranéen de 32 ans rompu au pilotage des grands multicoques, Mayeul Riffet. Et un parrain prestigieux, Alain Gautier.

Féru de trimarans extrêmes, indispensable second recherché pour l’étendue de ses connaissances techniques et son sens marin, Mayeul a accepté de sortir de l’ombre et de relever le défi que lui tendent les acteurs du team Sensation Océan : Brice Lavirotte son Project Manager, Thierry Duprey Du Vorsant, le boat Captain et son conseiller technique et sportif Alain Gautier.

Bon élève des bords très convoités de  Florence Artaud, Alain Gabbay, Lionel Péan , en 1998 Mayeul Riffet  « monte » en Atlantique et intègre l’équipe  du trimaran Banque Populaire de Lalou Roucayrol.
Quatre ans plus tard, à 22 ans, il gagne le grade de second sur Sopra Group, dans le team de Philippe Monnet et  d’un flotteur à l’autre, de marées en marées, on le retrouve  en 2005 à bord des Gitana 10 et 12. Puis aux côtés d’Alain Gautier sur Foncia. Et enfin à la barre de « La Trinitaine » exploité depuis deux ans par « Sensation Océan ».

« Sensation Océan » est née d’une recette gagnante dans l’industrie du « grand frisson ».
L’entreprise montée à Lorient  par Brice Lavirotte, un  ex - publicitaire lyonnais,  surfe avec succès sur  le marché de l’événementiel et de l’exceptionnel en réalisant le rêve de nombreux plaisanciers amateurs ou non : Une journée sur ces engins de folie… Une opération mercantile, certes, mais qui a permis de bluffer les uns et de sauver les autres de l’abandon ! Plusieurs trimarans Orma bénéficient ainsi d’un entretien permanent.

Environ 800 personnes ont déjà embarqué à ce jour dans le cadre de sorties dédiées aux individuels, ou d'opérations de relations publiques d'entreprises telles que Bouygues Telecom, Guerlain ou encore Cogedim.

Le grand chantier de l’ex-Trinitaine  commencera à l'automne prochain.
- Ses flotteurs seront ils rallongés ?
- Son mât sera t'il raccourci ?
- Sa voilure sera t'elle étoffée ?
Les architectes et l’équipe du projet gardent les plans encore bien secrets….




America's Cup :  21/07/09

Le team Alinghi, defender de la Coupe de l'America, a effectué une première sortie sous voiles sur son catamaran Alinghi 5 hier en début d'après midi.


© Carlo Borlenghi/Alinghi

Le bateau a été remorqué au milieu du Lac Léman sous le regard de nombreux curieux, l'équipage a ensuite hissé la grand voile sur le mât d'une cinquantaine de mètres, avec difficulté semble-t-il du fait du moteur actionnant l'hydraulique récalcitrant, le bateau a ensuite tiré ses premiers bord dans un vent faible d'environ 5 noeuds.

Différentes configurations de voiles ont été testées, avec des pointes à 20 noeuds soit 4 fois la vitesse du vent et sur un flotteur....


© Carlo Borlenghi/Alinghi

Murray Jones en charge des essais :  "Nous sommes sortis ce matin avec une liste d'objectifs sur lesquels travailler : tester le bateau, vérifier la structure, effectuer quelques manoeuvres, et voir si les voiles sont toutes réglables. Et tout s'est très bien passé. Il y a beaucoup de systèmes assez compliqués et nouveaux sur le bateau, mais c'est vraiment génial. Faire voler cette machine au près et au portant sous gennaker était exceptionnel pour une première journée sur l'eau. Le catamaran est un hommage aux architectes et aux gens du chantier. Produire un bateau d'une telle complexité qui fonctionne aussi bien dès le premier jour est vraiment quelque chose d'impressionnant, de très, très impressionnant".



60' ORMA :  19/07/09

Quelques photos en provenance de Suède de Spirit of Titan, un 60' ORMA de 1988 sur plans Noble (ex Spirit of Apricot), qui a chaviré au large de Stockholm alors que le skipper/propriétaire se trouvait seul à bord.

Photo : Carl Kempe

Il semblerait que celui ait été supris par un orage accompagné de fortes rafales au moment du chavirage

Photo : Carl Kempe


Photographies issues du blog : Blur.se

America's Cup :  19/07/09
Alinghi continue son recrutement parmi les spécialistes du multicoque français, après Franck Proffit et Alain Gautier, c’est au tour de Loick Peyron de rejoindre l’équipe suisse qui prépare son duel face aux américains de BMW Oracle pour conserver la Coupe de l’America. Loick Peyron était présent lors de la mise à l’eau du catamaran Alinghi 5, on peut donc logiquement imaginer qu’il va participer aux premières navigations du bateau et à sa mise au point.


Côté américain, pas de nouveau bateau sorti de chantier, même si la rumeur se fait de plus en plus forte. Cependant Dogzilla (BOR90), le trimaran de l’équipe a reçu un nouveau mât en milieu de semaine dernière, celui-ci mesurerait entre 55 et 60m selon les premières observations !!


America's Cup :  10/07/09
Le catamaran d'Alinghi a quitté le chantier du Bouveret mercredi après midi pour le lac Léman, où le bateau sera testé jusqu'au mois d'aôut. Un convoyage exceptionnel puisque le bateau a été hélitreuillé par un Mi-26, l'hélicoptère le plus puissant au monde, capable de soulever des charges de 20 t.

© Stefano Gattini/Alinghi

Ce même hélicoptère devrait être utilisé pour transporter le bateau à Gênes en aôut. Le catamaran a été mâté cet après midi, les premiers tests devraient donc débuter la semaine prochaine.

© Stefano Gattini/Alinghi

Oracle BMW Racing n'est pas en reste avec son trimaran BOR90, qui a effectué ses premières sorties à San Diego, après le chantier qui a permis de modifier les étraves.


© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing




America's Cup :  07/07/09
L'équipe BMW Oracle a remis à l'eau son trimaran après un long chantier, première grosse modification : les étraves qui sont désormais du même type que celles du catamaran d'Alinghi, c'est à dire perce vagues.


© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

© Gilles Martin Raget / BMW ORACLE Racing

D'autres modifications ont probablement été effectuées, cependant il est difficile de s'en rendre compte sur les quelques photos diffusées par l'équipe.

Du côté d'Alinghi, la tente qui avait servie à dissimuler le bateau pendant son assemblage a été démontée afin de préparer le bateau à l'hélitreuillage vers le Lac Léman prévu demain.


© Stefano Gattini/Alinghi

© Stefano Gattini/Alinghi


iShares Cup :  06/07/09


Pete Cumming, Chris Draper, Mark Bulkeley et David Carr remportent cette étape avec brio, ils avaient pris la tête du classement dès la première journée de régates et ont réussi à la conserver jusqu’à la fin.
Le podium est complété par BMW Oracle mené par James Spithill et par Renaissance, l’autre Extreme 40 omani mené skippé par Loick Peyron.



Suivent les deux bateaux français : Gitana Extrême et Groupama 40 en 4 et 5ème place puis BT, iSharesn Holmatro, Luna et Ecover.

Au classement général, après deux étapes, c’est BMW Oracle qui prend la tête de classement avec ses deux places de second, puis Masirah et Gitana Extreme à égalité de points.






iShares Cup :  04/0709
Masirah occupe toujours la place de leader provisoire de cette étape française de l'iShares Cup avec 110 points au compteur et deu victoires de manches hier, à la seconde place, on retrouve le second bateau du team : Renaissance barré par Loick Peyron, qui n'aura couru qu'une manche hier.



En effet un accrochage a eu lieu entre le catamaran de Peyron et Ecover de Mike Golding qui a refusé un tribord et est venu percuter le safran babord de Renaissance, entrainant la casse de la barre de liaison et de la cassette de safran, cependant l'équipage de Loick Peyron parvient à terminer cette manche en 2nde position, place qui lui sera attribué pour le reste des manches courrues cet après midi ce qui place les deux bateaux omanis aux deux premières places.



L'équipage d'Oracle BMW s'est montré très régulier ce samedi avec une place de 5ème, deux de 3ème, deux de 2nd et deux victoires de manches, ils sont 3ème avec 97 points.



On retrouve ensuite deux bateaux français : Gitana Extrême barré par Yann Guichard et Groupama 4 mené par Franck Cammas avec respectivement 87 et 85 points.



Le grand perdant du jour a été BT qui rétrograde en 6ème place provisoire.



Peu de changement en bas de classement avec Holmatro en 7ème place, iShares en 8ème position àun point d'Holmatro, et Luna et Ecover 9 et 10ème avec 39 et 33 points, ces deux bateaux

America's Cup :  04/0709

Alinghi a dévoilé aujourd'hui son catamaran, Alinghi 5, construit pour la prochaine Coupe de l'America qui l'opposera à BMW Oracle.

Les différentes rumeurs qui circulaient sur le bateau et qui faisaient état d'un bateau typé petit temps et dérivé des catamarans de lac, comme l'Alinghi 41, se sont révélés exactes.Les dimensions du catamaran seraient 90' de long (27m) pour environ 23 à 25m de large, le mât devrait mesurer 50m, et l'équipage dvrait être constitué de 23 hommes.

Les réactions des membres de l'équipe Alinghi.*

Rolf Vrolijk, premier designer: “Les gens qui découvrent le bateau pour la première fois sont surpris de voir à quel point il a l'air léger et fragile. C'est vraiment leur première impression. Pour créer ce bateau il a fallu un énorme travail d'équipe, que ce soit pour le design ou pour la construction. Son concept représente tout le potentiel de notre équipe. Nous avons réussi à aller aussi loin que nous le voulions et ce bateau est avant-tout une base pour d'autres aménagements à venir. Au cours des prochaines semaines, nous allons réunir un maximum d'informations pour les comparer avec les prédictions et commencer à optimiser le bateau. Nous avons plusieurs possibilités de faire évoluer le concept mais nous devons tout d'abord avoir une base solide sur laquelle commencer nos recherches.”


© Carlo Borlenghi/Alinghi

Murray Jones, stratège et responsable du programme gréement et mât au sein du design team: “Ce multicoque n'a rien à voir avec tout ce que vous connaissez chez les bateaux de grande taille. Il est en fait comme un petit bateau mais en version agrandie. C'est un catamaran finement conçu et très léger. Un véritable chef d'oeuvre. Alinghi 5 est une évolution de bateaux suisses comme le 41 pieds "Le Black". Le concept de base pour ce qui est de l'ingénierie vient d'ailleurs de ce bateau mais tout le reste est une création du design team d'Alinghi qui est parti d'une page blanche, sans idée préconçue sur les multicoques. Nous avons commencé à le dessiner et à le construire et parallèlement nous avons fait beaucoup de sorties en mer et de tests sur "Le Black" et en Décision 35, donc nous avons repris quelques idées issues de ces bateaux. Le concept, le design et la construction sont basés sur une question simple qui est de savoir ce dont nous avons besoin pour courir le Deed of Gift Match, une épreuve en aller-retour de 20 milles? Nous n'avons pas du tout pris en compte l'autre équipe et nous nous sommes concentrés sur ce qui rendra notre bateau plus rapide. C'est une énorme tâche pour un design team relativement petit. Nous verrons bientôt le résultat.”



© Carlo Borlenghi/Alinghi

A découvrir en vidéo sur le site de la TSR
Et d'autres photos sur La Tribune de Genève et LeMatin.ch

Interview :  04/0709

Franck Cammas, skipper du maxi trimaran Groupama 3, actuellement en stand by pour le record de l’Atlantique Nord, et de l’Extreme 40 Groupama 40 a accordé cette interview à VoileSportive et Voile-Multicoques au cours de l’étape hyèroise de l’iShares Cup.

Tu as navigué sur le trimaran de BMW Oracle pendant la phase de mise au point. Les rumeurs parlent d'un second bateau ou de d'un gros chantier sur le bateau actuel pour faire face au multicoque du defender Alinghi qui serait typé petit temps.
Selon toi, BOR 90 est-iltropconventionnel ?


Franck Cammas : L’objectif était de mettre à l’eau un bateau  rapidement, puisque la première échéance était un an après le dépôt du défi face à Alinghi, ensuite il y eu les procédures juridiques qui ont retardé le processus.
Le defender a toujours un avantage qui est de choisir le plan d’eau, nous (BMW Oracle, ndlr)  avons donc essayé de faire un bateau qui était polyvalent avec des moyens de le typer rapidement pour le petit ou le gros temps. La plate forme  peut donc tout à fait s’adapter, évidemment avec des modifications pour que le trimaran progresse dans ce type de vent.
En ce qui concerne le bateau des suisses, nous aurons la réponse dans quelques jours, mais les bruits qui courent font état d’un multicoque typé petit temps, ce qui est normal, puisqu’ils savent parfaitement faire cela avec les D35 et les régates sur le lac Léman.


Photo Paul Todd/ BMW ORACLE Racing

En ce qui concerne la Route du Rhum 2010, as-tu pris une décision sur la bateau qui sera aligné au départ : Groupama 2, Groupama 2 allongé, ou Groupama 3 version solo ?

FC : Pour Groupama 2 allongé, nous avons dit non, ce sera Groupama 2 ou Groupama 3 version solo.
Pour Groupama 3, l’équipe réfléchie et travaille beaucoup sur ce sujet, j’espère partir avec Groupama 3 version solo, ce serait un beau défi.


© Guilain GRENIER / Sea & Co


Tu participes au championnat Julius Baer sur Zen Too (Decision 35), pourquoi avoir choisi l’iShares Cup plutôt que le circuit Decision 35 ?

FC : Ce qui est intéressant sur l’iShares Cup, c’est la découverte de nouveaux plans d’eau qui sont très différents les uns des autres, ce qui est un parfois dommage sur le lac Léman, c’est l’orientation petit temps, avec un plan d’eau très particulier.
Le circuit Extreme 40 permet aussi une confrontation  à des adversaires venant d’horizons différents, alors que le Décision 35 reste une série de spécialistes du lac Léman, l’arrivée de  nouveaux concurrents est donc plus facile que sur Decision 35. Le circuit est aussi plus orienté vers les marins professionnels et vers les médias, ce qui est bon pour notre sponsor.

La suite de l'interview à lire sur la page dédiée : ICI

Merci à Franck Cammas et à l’équipe Groupama pour cette interview.

L’actualité du Team Groupama à suivre sur leur site officiel.



iShares Cup :  04/0709
L'après midi d'hier a été tout à l'avantage de l'équipe Oman Sail puisque Masirah, le catamaran skippé par Pete Cumming a remporté 4 des 6 régates courues, l'autre équipage du team, mené par Loick Peyron n'est pas en reste avec une belle troisièmeplace provisoire, à un point seulement du second, BT, skippé pour cette étape, par le cofondateur de la classe Mitch Booth.



La régularité paye sur ces régates où le départ est primordial étant donné la petite taille des parcours, Masirah possède ainsi 9 points d'avance sur BT avec ses quatre places de 1er, une 3eme et une 4eme place. BT et Renaissance se tiennent en 1 point, ensuite Franck Cammas sur Groupama avec des classements en3eme et 6eme occupe la 4eme place devant BMW Oracle et Gitana qui payent quelques erreurs notement des passages de bouées ratées avec pénalité à la clé.



IShares et Holmatro occupent les 7 et 8 èmes places, Luna qui c'était montré rdoutable lors des entrainements se classe 9ème du provisoire, avec semble-t-il un gros déficit au portant.

Ecover ferme la marche, Mike Golding, très prudent sur ses départs, semble condamner au dernières places...




Le spectacle a été, comme d'habitude exceptionnel avec des bateaux au contact, naviguant le plus souvent sur un flotteur dans environ 12 ou 13 noeuds de vent. Et des parcours mouillés au plus près des spectateurs avec des arrivées le long des digues extremement spectaculaires.



iShares Cup :  02/07/09

Erik Maris et son équipage sur Luna, les locaux de l’étape, font désormais figure de favoris de cette étape hyèroise de l’iShares Cup après leurs deux victoires sur les parcours cotiers d’hier, cependant la dernière manche adoptait un parcours “traditionnel” a été remporté assez facilement par Yann Guichard et ses hommes sur Gitana Extreme.



Les autres bateaux les plus en vue ont été Oracle BMW et Groupama qui étaient placés dans le peloton de tête.

Premières régates aujourd’hui à 14h.



iShares Cup :  26/06/09

Hyères accueillera la seconde étape de l’iShares Cup pour la seconde année consécutive du 3 au 5 juillet.

Les équipages devraient recontrer des conditions assez différentes de celles de l’étape de Venise où le vent n’avait jamais dépassé une dizaine de noeuds.

L’avis des skippers :

Yann Guichard (Gitana Team) : “À Hyères, on peut attendre toutes les conditions possibles ! A cette époque de l’année, nous pouvons espérer des vents soutenus sur la zone et peut être avec un thermique qui se lève en milieu de journée. Je connais bien la zone de course, de même que Pierre Pennec, parce que nous avons participé de nombreuses fois à la Semaine Olympique Française. Cette fois sera tout de même différente car nous allons naviguer au plus près de la digue et cela peut changer beaucoup de chose.
Notre victoire à Venise nous a vraiment rassuré, cependant, nous gardons la tête froide et nous recommencerons de zéro à Hyères car ce sera une manche très difficile ! Selon moi, il y a au moins 5 équipes qui sortent du lot et elles peuvent toutes remporter l’événement d’Hyères. Si je devais nommer une équipe en particulier, je citerais le second de Venise, BMW ORACLE Racing. James Spithill et ses hommes sont très fort et si les trois jours se courent dans des conditions ventées, ils seront sans aucun doute aux avant-postes.”

James Spithill (BMW RACLE Racing) : “Nous n’avons entendu que de bonnes choses du plan d’eau d’Hyères, donc nous sommes impatients de retrouver des conditions plus musclées, bien qu’avec les Extreme 40 nous avons découvert que nous n’avons pas besoin de beaucoup de vent pour lever une coque. Ce sera notre première navigation à Hyères, donc un vrai challenge.”

A noter quelques changements dans les équipages, Franck Cammas devrait reprendre la barre de Groupama 40 et Darren Bundock, barreur de BT se voit contraint de laisser sa place suite à une déchirure des ligaments croisés du genou, il sera remplacé par Mitch Booth, qui est le co-fondateur de la classe Extreme 40.



Multi 50' :  26/06/09

Alors que la construction de son trimaran 50′ Multi se termine au chantier Marsaudon à Lorient, Hervé Cléris dévoile quelques concepts de son bateau imaginé par les architectes Nigel Irens et Benoit Cabaret.

La grosse surprise vient des appendices puisque les architectes ont cherché à réduire la trainée, comme l’explique Benoît Cabaret :  «nous n’avons pas révolutionné les choses, ces configurations existent déjà sur d’autres bateaux, mais elles sont atypiques pour un trimaran». «C’est une part relativement importante, donc, nous sommes naturellement allés gratter là où il y avait quelque chose à gagner en nous émancipant du modèle des 60 pieds Orma». Ainsi Légumes Prince de Bretagne sera doté d’un safran et d’une dérive sur chaque flotteur, la coque centrale sera donc dénuée de tout appendice. «Safrans et dérives seront plus efficaces dans leur fonction, ce changement n’enlèvera donc rien à la marche du bateau. Sur le papier, il doit être plus rapide, même si, avec deux dérives, les manœuvres, comme les virements de bord, seront un peu plus compliquées à gérer. Cette évolution est née de nos discussions avec Hervé, toute exploration de nouvelle voie est toujours intéressante».

Hervé Cléris, le skipper du bateau qui sortira de chantier fin juillet est confiant en ce qui concerne cette configuration atypqiue : «Ce ne sont pas des fous, mais des magiciens. Ils ne se sont jamais plantés. Le plan initial, quand je suis allé les voir, n’était pas celui-là. Mais quand ils m’ont parlé de cette idée qu’ils avaient déjà bien mûrie et étudiée, j’ai adhéré au projet, d’autant plus que ce principe de trois coques avec des appendices de catamaran me trottait aussi dans la tête. Il reste évidemment quelques inconnues, ce qui est naturel pour toute innovation, que nous aurons à expérimenter puis à valider sur l’eau, mais je pense que cette nouvelle configuration offre un maximum d’avantages».



Hydroptère :  26/06/09
C’est finalement les Extreme 40 qui ont mené la flotte de plus de 1700 bateaux qui ont navigué autour de l’île de Wight le week end dernier, le petit temps (5 à 10 noeurds) leur a permis de prendre la tête devant les grands monocoques (Icap Leopard, 60′ IMOCA etc) et Idec qui finira en 7h 45 min, à plus d’une heure du vainqueur : Masirah mené par Pete Cumming qui a du batailler avec Russel Coutts qui termine à moins d’une minute du vainqueur.
L’anlyse de Francis Joyon : “Comme le souligne Rodney Pattison, notre navigateur du jour, qui a participé aux trente dernière éditions de cette course phénoménale, chaque édition ne ressemble à aucune autre.” “Le vent n’était décidément pas de la partie, pour tous les concurrents et particulièrement pour notre grand trimaran qui n’a jamais trouvé en quelque recoin de l’île le “range” de vent favorable.”


Tour de l'île de Wight : 18/06/09
Cinq Extreme 40 participeront au classique tour de l’île de Wight ce week end dont les deux bateaux de l’Oman Sail : Renaissance qui sera cette fois-ci par le champion de Tornado britannique Andrew, le second bateau du team sera skippé par Pete Cumming, comme sur l’iShares Cup.

Deux des autres bateaus sont d’anciens concurrents de l’iShares Cup 2008 : Team Aqua qui sera skippé par une des légendes de l’America”s Cup, Russel Coutts, il sera accompagné par Cameron Appleton à la tactique. JP Morgan Asset Management/Team Origin sera aussi mené par des stars de la voile Ben Ainslie triple champion olympique à la barre et Mike Sanderson à la tactique.

Le dernier bateau de la classe Extreme 40 inscrit est Tornado Sport qui sera barré par le triple champion du monde de F18 : Herbert Derckson.



© OnEdition / OC Events



Francis Joyon sera aussi présent sur son maxi trimaran Idec, il sera entouré de ses équipiers habituels : Christophe Houdet, Aubin Houdet, Romuald Favreau, Christophe Cudennec et par l’anglais Rodney Pattison, une légende de la voile britannique, l’objectif pour l’équipage sera de battre le chrono record de Francis Joyon qui avait été établi sur son trimaran Eure et Loir en 2001 : 3 heures, 10 minutes et onze secondes pour bouvler la cinquantaine de milles du parcours…



©François Van Malleghem / DPPI / IDEC

Hydroptère :  18/06/09
L’Hydroptère a été remis à l’eau hier, après 5 mois de chantier à la Seyne sur Mer, soit avec 1 mois de retard sur le planning initial.

La mise au point se fera en rade de Toulon, ensuite Alain Thébault et son équipage convoieront le foiler à Port de Bouc afin d’être près du spot de Port Saint Louis du Rhône qui a été reconduit pour cette nouvelle saison de tentatives de records de vitesse.


ORMA : 12/06/09

Le communiqué de presse du Gitana Team en ce qui concerne le chantier d'allongement de Gitana 11 pour la Route du Rhum 2010, le trimaran prendra finalement 15' contrairement à ce qui avait été annoncé initiallement (70') :

Depuis le mois de janvier 2009 l’équipe technique du Gitana Team s’attèle au chantier de transformation de Gitana 11. Le trimaran vainqueur de la Route du Rhum 2006 sous les couleurs du Groupe LCF Rothschild, connaît actuellement de lourdes modifications structurelles, puisque de 60 pieds le multicoque passera bientôt à 75 pieds. Ce chantier ambitieux, encouragé par le nouvel avis de course de la transatlantique entre St Malo et Pointe-à-Pitre – rappelons que la 9ème édition sera ouverte aux multicoques de la G Class –, pourrait familièrement se comparer à un grand puzzle. En effet, les pièces maîtresses de ce nouveau trimaran arrivent des quatres coins du globe et cette semaine a été marquée par la réception du premier flotteur en provenance de Nouvelle-Zélande.

Le flotteur tribord de Gitana 11, premier à sortir des chantiers néo zélandais, a quitté les Antipodes début mai pour un convoyage en cargo d’une trentaine de jours. Débarquée au Havre samedi dernier, le 6 juin, cette pièce de près de 22 mètres de long a dû alors patienter quelques jours dans le port normand, douane oblige, avant d’être acheminée par camion à la Trinité-sur-Mer. Le convoi exceptionnel est arrivé mercredi en toute fin d’après-midi devant la base technique du Gitana Team. Pour l’équipe, dirigée par William Fabulet, la réception de ce premier flotteur marque le début de l’assemblage. Une étape importante comme nous l’expliquait Yann Guichard, le skipper de Gitana 11 : « Cela fait six mois que les membres du team dédiés à ce chantier préparent la plateforme. Les importants travaux opérés sur le cockpit et les postes de barre se finalisent et dans le même temps les bras ont été renforcés pour anticiper l’augmentation des efforts induit par les nouvelles dimensions de Gitana 11. Mais l’assemblage est une phase cruciale puisque nous allons enfin matérialiser ce que nous observons sur le papier depuis plusieurs mois. Le bateau va désormais renaître et au fil des prochaines semaines ses nouvelles lignes vont se dessiner. Concernant le flotteur, l’équipe va se consacrer à son calage, avant d’attaquer le greffage à proprement dit. Cela représente près de trois semaines de travail. »

Puis ce sera au tour du flotteur bâbord, dont l’arrivée en Bretagne est programmée fin juin, de rejoindre le hangar de la base technique de Saint-Philibert. A noter que ce dernier empruntera précisément le même chemin que son « aîné ».

Pourquoi avoir construit les flotteurs à l’autre bout du monde ? Telle est la question que nous avons posé au team manager de l’écurie de course du Baron Benjamin de Rothschild : « Après études, nous avons choisi de faire construire les nouveaux flotteurs de Gitana 11 en Nouvelle-Zelande. Premièrement, cette décison a été guidée par des raisons économiques évidentes. Mais aussi par un souhait de poursuivre le travail initié avec les Chantiers de Southern Ocean Marine lors de la génèse de Gitana Eighty. Et enfin, cette construction à des milliers de kilomètres permet de travailler tranquillement loin des regards, ce qui n’est jamais désagréable ! » nous expliquait Cyril Dardashti, avant d’apporter des précisions sur cette collaboration : « Rolland Allanic, l’un des spécialistes composites du Gitana Team a ainsi quitté la France pour les Antipodes durant près de six mois. Sa présence quotidienne dans les chantiers était indispensable tant pour superviser la construction que pour assurer le lien et le suivi avec l’équipe technique restée en France. Le résultat est au rendez-vous et nous en sommes ravis.»

La réception de cette première pièce maîtresse a été l’occasion pour Yann Guichard de revenir avec précision sur les spécificités de ces nouveaux flotteurs : « Depuis les premiers jours notre fil conducteur est de rendre Gitana 11 plus polyvalent. Nous cherchons à conserver son potentiel dans le petit temps tout en augmentant ses performances dans la brise. Cette adéquation passait par l’allongement des flotteurs, qui seront plus longs de 4 mètres. Dans les formes, ces coques s’inspirent des nouvelles générations de flotteurs, issues des évolutions techniques réalisées dans ce domaine lors des sept dernières années. Il faut se rappeler que les flotteurs de Gitana 11 dataient tout de même de 2001. Comme toujours, il a été question de compromis poids/puissance lors de la conception puis de la construction.»


Maxis Multis :  12/06/09

  • N'ayant, tout comme Pascal Bidégorry et son équipage, pas trouvé de fenêtre météo favorable pour tenter de battre le record sur laRoute de la Découverte (Cadix-San Salvador), Thomas Coville a décidé d'avancer son départ vers New York pour son deuxième objectif de la saison : le record de l'Atlantique Nord en solitaire.

Sodeb'O partira donc en convoyage lundi vers les Etats Unis afin de se mettre en stand by, le skipper s'est entouré d'un équipage réduit pour cette traversée de l'Atlantique : Thierry Briend et Alexis Aveline, respectivement boat capitain du trimaran et responsable de l'électronique et Sidney Gavignet, tout juste débarqué de la Volvo Ocean Race. Cette traversée sera mise à profit pour mettre au point une méthode d'analyse des vagues sur la marche du bateau de manière à intégrer ce paramètre au futur routage, comme l'explique Thomas Coville : "Avec Christian Dumard, Richard Silvani et Thierry Douillard, nous avons fait cette analyse après le tour du monde. A certaines allures et avec certaines forces de vent, les vagues avaient une influence positive ou négative sur la marche du bateau. On cherche à intégrer cette donnée dans le routage."

  • Pascal Bidégorry et son équipage sur Banque Populaire V suivront Sodeb'o puisque le départ vers New York est porgrammé pour mercredi.

  • Même programme pour Franck Cammas et son équipage sur Groupama 3 qui mettront le cap sur New York le 22 juin, après la fin de leur tournée méditerranéenne.


Hydroptère :  08/06/09
Le foiler d'Alain Thébault semble toujours en chantier à la Seyne sur Mer, alors que le planning prévisionnel prévoyait une remise à l'eau mi-mai.

Aucune information n'a filtré sur les raisons de ce retard, les foils modifiés ont été receptionné en avril, puis le bateau a été assemblé fin avril : coque centrale, bras et flotteurs.


Maxis Multis :  08/06/09
Le plus grand trimaran de course du monde a été remis à l'eau à Lorient lundi dernier, après un mois de chantier qui a permis d'optimiser le bateau (allégement des postes possibles, renforts des coques au niveau de la zone d'impact avec l'OFNI).

Pascal Bidégorry et son équipage devraient commencer leurs entrainements aujourd'hui au large de Lorient et ce pour une semaine, avant de partir en convoyage vers New York pour le début de stand by pour le record de l'Atlantique qui débutera mi-juin.


Maxis Multis :  08/06/09

Le premier exemplaire de la série monotype Arabian 100′, construit chez Boatspeed en Australie et arrivé à Oman début mai, est désormais quasiment assemblé à Salalah dans le sultanat d’Oman.
Le bateau devrait être mis à l’eau à la fin de l’été et ensuite commencer des tests en vue de la production en “série” du trimaran de 32m consctruit dans les moules de Sodeb’o. L’objectif étant de développer la course au large au Moyen Orient et en Asie.



© Oman Sail

Bien que l’Europe ne semble pas être une cible du marketing de l’Oman Sail, l’équipe n’exclut pas une participation à un tour du monde en course en équipage type The Race, si la course venait à être relancée.



iShares Cup :  17/05/09

Yann Guichard et son équipage composé de Pierre Pennec,  Christophe Lassegue et  Herve Cunnigham remporte donc cette première épreuve vénicienne du circuit Extreme 40. Ils ont su se montrer très régulier sur l'ensemble des régates en finissant 12 fois sur le podium sur 17 régates, ils ont impressionné le reste de la flotte par leurs excellents départs, une bonne vitesse et une fluidité dans les manoeuvres malgré des débuts récents sur ce support et une seule session d'entrainements à Valence, l'expérience de Pierre Pennec et Yann Guichard sur Tornado semble avoir été utile à l'équipe de Gitana Team.


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Gitana Extrême termine l'épreuve avec 20 points d'avance sur les seconds BMW Oracle mené par James Spithill et son équipage d'America's Cuppeurs, Spithill qui devrait barrer le trimaran de l'équipe américaine lors de la prochaine Coupe de l'America  a su résister aux assauts de Loick Peyron sur Renaissance qui avait très bien débuté la journée en gagnant deux manches et en prenant provisoirement le deuxième place du classement provisoire, mais l'équipage de l'Oman Sail n'a pas su profiter de l'opportunité de revenir sur BMW Oracle lors de la dernière régate qui comptait double puisqu'ils finissent avant dernier de celle-ci, ce qui les relègue à la troisième place de cette étape à Venise.


© Gilles Martin-Raget/BMW Oracle

Pete Cumming sur le second bateau de l'Oman Sail, Masirah finit à la quatrième place, devant Groupama 40, qui a effectué une belle remontée aujourd'hui en gagnant deux manches et en finissant deux fois seconds.

L'analyse de Tanguy Cariou, tactcien de Groupama 40 : « Nous avons pris de bon départ. Les deux jours précédents, nous étions trop impatients, trop tôt dans l'exécution du départ. Aujourd'hui, de c e point de vue, nous étions plus sereins grâce à une bonne analyse de nos erreurs des jours précédents. En partant en première ligne, nous nous sommes dégagés de la meute et nous avons rendu nos régates plus faciles dans la mesure où il est difficile de se dépasser sur les différents bords. Cette dernière journée est positive et reflète davantage notre niveau. On a hâte désormais de naviguer sur Hyères TPM où le plan sera sans doute ouvert sur un côté et permettra de jouer un peu plus. »


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Yann Guichard, vainqueur :  «C'est génial, on avait hâte d'être ici pour savoir quel niveau on avait, on avait navigué avec d'autres bateaux donc on imaginait se situer dans le top 5, alors finir premiers c'est génial. On a pris de super départs, et je crois que c'était ça la réussite, le secret c'est d'être en symbiose avec l'équipage. Il y a beaucoup de pression sur le barreur car les bateaux sont très proches, et c'est très physique pour l'équipage. Nous allons maintenant nous entraîner avant Hyères car ici il n'y avait pas beaucoup de vent et pour la prochaine il y aura sans doute un peu de brise. (La formule) nous a vraiment plu,  on s'est bien éclatés !»

James Spithill, BMW ORACLE Racing, second au général :  «C'était un événement plutôt léger en termes de vent et aujourd'hui, le format des courses était très différent avec un bord de reaching auquel nous avons eu du mal à nous adapter. Cela dit, nous sommes ravis de repartir avec une seconde place, nous avons beaucoup appris. Gitana a réalisé une très belle performance.(Venise) était super, quel événement superbe, on l'a adoré.»


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents


Loïck Peyron, Renaissance, Oman Sail, troisième au général : «Je ne suis pas encore habitué aux dernières courses comptant double - je n'ai absolument jamais fait ça! C'est pour les jeunes qui courent en régate olympique... Enfin, dans tous les cas, il faut que l'on travaille ce point ! Mais c'était super, vraiment intéressant. Je pense que nous avons effectué un beau travail d'équipe, en essayant de toujours faire mieux et bien sûr nous sommes contents du résultat. Gitana a fait un super boulot, bravo à eux, et je suis ravi d'avoir une grosse équipe comme BMW ORACLE Racing entre une équipe française et une équipe omani, c'est parfait. Les prochaines étapes et notamment Hyères seront très différentes avec un plus grand plan d'eau et certainement plus de vent. On peut voir que chaque équipe peut faire un bon résultat, tout est encore à faire.»

Mike Golding, Ecover :  «Je ne pense pas que les courses peuvent être plus difficile qu'ici à Venise, où le plan d'eau est très restreint... et si tu prends un mauvais départ, c'est fini ! La chose la plus importante est de prendre du plaisir, j'ai la chance d'avoir de très bons marins à bord et nous n'avons pas de problèmes de vitesse, nous sommes tout simplement en processus d'apprentissage. A mon avis, il faut naviguer pendant au moins un an à bord de ces bateaux pour les comprendre vraiment. Je n'ai jamais pensé que je pouvais arriver sur le circuit et gagner(...)Mais oui, nous pensons prendre part au circuit en 2010

Etape 1 Venise : Classement Général (après 17 manches)
1/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild (Yann GUICHARD) - 140 points
2/ BMW Oracle Racing (James Spithill) - 120 points
3/ Oman Sail Renaissance (Loïck Peyron) - 113 points
4/ Oman Sail Masirah (Pete Cumming) - 111 points
5/ Groupama 40 (Gildas Philippe) - 102 points
6/ BT (Nick Moloney) - 97 points
7/ Luna (Erik Maris) - 88 points
8/ Holmatro (Carolijn Brouwer) - 84 points
9/ iShares - Shirley Robertson - 84 points
10/ Ecover - Mike Golding - 48 points 



Maxis Multis :  17/05/09

Groupama 3 a rejoint Hammameth au terme de son record de la Méditerranée, le skipper, Franck Cammas est satisfait de son bateau et de l'équipage : « Groupama 3 glisse vraiment bien au portant. C'est intéressant pour les deux autres tentatives de record que nous ferons cette année : l'Atlantique Nord que nous détenons déjà mais qui nous permettra notamment d'entraîner l'équipage en vue du Trophée Jules Verne. Nous avons une très belle équipe et un excellent bateau. C'est très encourageant ».

Toutefois, Franck Cammas estime que le record est encore améliorable : « Nous aurions pu mieux faire, notamment sur le dernier tiers du parcours car nos prévisions météo n'ont pas été très justes. Le vent a été plus faible qu'annoncé et, surtout, très irrégulier. Il y avait moyen de gagner une heure de plus ».

Le reste de l'équipage se félicite aussi de ce record et de l'excellente ambiance qui règne au sein du team Groupama.

Frédéric Le Peutrec : « Nous-nous sommes vraiment fait plaisir. C'était engagé mais dans une atmosphère très sereine. C'est agréable de naviguer dans ces conditions »

Lionel Lemonchois (qui détenait déjà ce record en tant qu'équipier d'Orange II) : « Groupama 3 est moins long et moins lourd qu'Orange 2. C'est un bateau qui se mène en finesse et qui va vite, même peu toilé. Il est plus proche d'un trimaran de 60 pieds que d'Orange 2. Le barrer est un véritable plaisir » Un plaisir efficace pour le vainqueur de la Route du Rhum 2006 qui a atteint la vitesse de 42,62 noeuds à la barre du maxi trimaran sur ce record.

 Thomas Coville : « Groupama 3 est vraiment un bateau abouti, dans le détail. C'est assez rare sur une unité de cette taille et très enrichissant de partager les projets d'un team comme Groupama »



iShares Cup :  16/05/09

Après une légère attente dûe à l'absence de vent en début d'après midi, les dix équipages ont pu commencer leurs régates à 14h45 dans un vent d'une dizaine de noeuds.

La hiérarchie n'a pas été boulversée aujourd'hui et l'équipage de Yann Guichard sur Gitana Extrême a de nouveau impressioné par sa vitesse et sa constance : trois places de 2nd, une victoire, une place de 6ème, ce qui leur permet de prendre la première place du classement provisoire à Oracle BMW qui point en second.



© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

L'analyse de Yann Guichard, barreur de Gitana Extrême « Heureux ! Nous avons su être réguliers et prendre des excellents départs tout au long de l’après-midi, ce qui aide incontestablement. Mais le point positif que je veux souligner aujourd’hui c’est la cohésion de l’équipage. Car que l’on soit devant ou derrière l’ambiance reste super, ce qui nous permet de nous sortir des mauvaises passes. Pierre Pennec, qui gère la tactique à bord, a été brillant aujourd’hui car le plan d’eau n’est vraiment pas évident. Je crois que les résultats de cette deuxième journée et notre leadership provisoire reflètent bien ce que nous vivons à bord de Gitana Extrême. En termes de points, nous sommes proches d’Oracle, qui navigue très proprement, et les régates du jour ont une nouvelle fois démontré que tout pouvait basculer très rapidement. Rien n’est encore joué, demain la bagarre s’annonce serrée mais c’est aussi cela qui nous plaît ! »

©Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Viennent ensuite les deux bateaux de l'Oman Sail avec Masirah mené par Pete Cumming et à 3 points Renaissance barré par Loick Peyron qui réussit à revenir dans le match malgré des départs moyens. Carolijn Brouwer sur Holmatro s'est aussi montrée régulière en terminant trois manches sur le podium ce qui conforte son avance sur l'équipage d'Erik Maris (Luna) qui pointe à la 6ème place.

Luna, BT, Groupama et iShares respectivement 6,7,8 et 9ème se tiennent en 4 points et essaieront demain de se relancer dans la compétition.

Mike Golding (Ecover) qui découvre ce support semble quand à lui devoir fermer la marche à l'issue de cette première étape avec 14 points de retard sur iShares.


© Gilles Martin-Raget/BMW Oracle


1/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild (Yann GUICHARD) - 78 points
2/ BMW Oracle Racing (James Spithill) - 74 points
3/ Oman Sail Masirah (Pete Cumming) - 69 points
4/ Oman Sail Renaissance (Loïck Peyron) - 66 points
5/ Holmatro (Carolijn Brouwer) - 59 points
6/ BT (Nick Moloney) - 45 points
7/ Luna (Erik Maris) - 45 points
8/ Groupama 40 (Gildas Philippe) - 44 points
9/ iShares - Shirley Robertson - 41 points
10/ Ecover - Mike Golding - 27 points

A suivre sur le site officiel : iShares Cup Venise

Les vidéos du Gitana Team : ICI et de l'organisation : ICI


Maxis Multis :  16/05/09
Franck Cammas et son équipage ajoutent un nouveau record à leur palmarès.
Ils ont en effet battu le record de la Méditerranée cette nuit en 17 heures 08 minutes et 23 secondes, soit 48 minutes et 10 secondes de mieux que le temps de référence détenu jusque là par Bruno Peyron sur Orange II.

Ils ont parcouru 532 milles à plus de 31 noeuds de moyenne, rapporté à la distance officielle du record : 458 milles, leur moyenne a été de 26,72 noeuds.



© Guilain GRENIER / Sea & Co

La réaction du skipper Franck Cammas : « Nous avons fait une très belle première partie de parcours avec des pointes de vitesse à plus de 42 noeuds. La dernière partie a par contre été plus difficile avec des vents plus faibles que prévu et très variables en direction. Ca a été une traversée musclée car la mer était courte et cassante mais Groupama 3 s'est très bien comporté. Nous n'avons rien cassé et l'équipage a été super. Nous arrivons dans quelques heures à Hammamet avec un cinquième record à notre tableau de chasse. C'est de bonne augure pour la suite du programme car Groupama 3 est vraiment rapide ».




iShares Cup :  15/05/09

C'est donc James Spithill et son équipage qui pointent en tête après cette première journée de régates de l'iShares Cup.

L'équipage de BMW Oracle s'est montré le plus régulier sur les cinq manches courues dans des vents très faibles (6 à 8 noeuds au maximum),  ils sont talonnés par l'équipage de Gitana  Extreme qui pointe à 4 points du leader suite à une mauvaise quatrième manche.


© Th.Martinez/Sea&Co/OCEvents

Les réactions de Yann Guichard, barreur de Gitana Extreme : «On peut dire que c’est une première journée positive ! A l’exception de la 4ème manche du jour, où suite à un mauvais départ nous enchaînons les mauvais bords et nous fermons la marche, nous avons su être réguliers et cela a payé. De plus, nous le savions, les départs sont primordiaux: celui qui tire son épingle du jeu sur la ligne parvient toujours à conserver la tête” analysait le skipper de Gitana Extrême dès son arrivée à terre, avant de poursuivre : “Mais, nous avons également pu constater que, compte tenu des conditions météo très instables, tant en force qu’en direction, sur le plan d’eau, rien n’était joué avant la ligne d’arrivée. Chaque mètre mérite d’être défendu. Je suis très content du travail d’équipe que nous avons réalisé aujourd’hui. Les manoeuvres sont propres, il n’y a pas d’énervement à bord malgré des situations souvent “chaudes”et la cohésion des hommes est comme je le souhaitais. Ces premières régates étaient importantes pour nous situer face à la conccurence et nous sommes bien dans le coup. »

A un point de l'équipage français, Pete Cumming est en ambuscade sur Masirah l'un des deux bateaux de l'Oman Sail.


© Gilles Martin-Raget/BMW Oracle

Les autre bateaux français se situent dans la seconde partie de classement avec Luna à la 6eme place et Groupama 40 à la 7ème place.

Tanguy Cariou, tacticien sur Groupama : « L'exercice est vraiment particulier. Ce sont des petites parcours. De plus, la zone est encadrée par le quai d'un côté et par un banc de sable de l'autre. Nous sommes contraints à des manoeuvres permanentes puisque confrontés à ces obstacles ! Ce sera un peu pareil à Alméria ou à Amsterdam. Le plan d'eau étant étroit, nous naviguons souvent en paquet concentré, alors qu'il nous faut absolument du vent frais.
Pour cela, le placement sur la ligne de départ est important. Aujourd'hui, on a eu plus ou moins de réussite sur ce point. Il faut que nous soyons plus réguliers afin d'éviter de perdre des places. »

Classement de la première journée (après 5 manches)
1/ BMW Oracle Racing (James Spithill) - 40 points
2/ Gitana Extrême- Groupe LCF Rothschild (Yann GUICHARD) - 36 points
3/ Oman Sail Masirah (Pete Cumming) - 35 points
4/ Holmatro (Carolijn Brouwer) - 31 points
5/ Oman Sail Renaissance (Loïck Peyron) - 30 points
6/ Luna (Erik Maris) - 26 points
7/ Groupama 40 (Gildas Philippe) - 25 points
8/ BT (Nick Moloney) - 21 points
9/ iShares - Shirley Robertson - 17 points
10/ Ecover - Mike Golding - 13 points




© Gilles Martin-Raget/BMW Oracle

Maxis Multis :  15/05/09

Groupama 3 s'est élancé comme prévu ce matin à l'assault du record de la Méditerranée, à 9h19 précisément.

Une fois la ligne franchie, dans des conditions déjà musclées, Franck Cammas et son équipage de choc se sont dirigés vers le nord de l'archipel des Baléares où ils ont empanné, ils ont ensuite pris une route sud est vers la Sardaigne dans des vents toujours soutenus (30 à 35 noeuds).


©Guilain GRENIER / Sea & Co

Actuellement Groupama 3 se trouve à 90 milles du but dans des vents faiblissants d'une vingtaine de noeuds, cependant les prévisions prévoient un renforcement à l'approche des côtes tunisiennes.

En toute logique, le trimaran devrait conserver une moyenne supérieure à 20 noeuds sur ces dernières dizaines de milles et l'équipage de Groupama 3 devrait s'emparer du record dans quatre à cinq heures.


© Guilain GRENIER / Sea & Co

Maxis Multis :  14/05/09
Code vert pour Groupama 3, le départ aura lieu demain dans la matinée, or demain commencent les premières régates de l'iShares Cup sur laquelle Franck Cammas est engagé.


© Yvan Zedda

Franck Cammas et l'équipage de Groupama 3 ne pouvant laisser passer une fenêtre météo favorable pour le record de la Méditerranée, le skipper de Groupama 3 et de Groupama 40 devra logiquement sacrifier la première journée de régates de l'iShares Cup pour tenter ce record. Le temps à battre est  de 17 heures 56 minutes 33 secondes (à la moyenne de 25,53 noeuds).

La fenêtre semble assez favorable, comme l'explique le météorologue Sylvain Mondon : «Pour vendredi, on note un changement de flux avec de la tramontane qui s'établit. Groupama 3 partira au tout début de ce nord-ouest afin de bénéficier du vent portant et d'une mer encore calme. Ce flux doit tenir jusqu'en Tunisie. Le créneau est court mais suffisant. L'angle du vent n'est pas optimal ; ce qui signifie qu'il y aura beaucoup de manoeuvres. Groupama 3 devra tirer des bords. Mais la force du vent devrait être suffisante pour battre le record. Les routages actuels donnent un temps autour de 16h00. »

L'équipage a été réduit à 7 contre 10 sur les records plus longs, dont cinq barreurs de talent : Franck Cammas, Fred Le Peutrec, Steve Ravussin, Lionel Lemonchois et Thomas Coville ! Auquels s'ajoutent Loick Le Mignon et Ronan Le Goff.

Un choix qu'explique le skipper Franck Cammas : « Pour avoir une chance de traverser plus vite que Bruno Peyron et son équipage (25,53 noeuds de moyenne), il faut que les conditions météo soient favorables tout au long du parcours, ce qui semble bien être le cas même si nous devrons tirer des bords sous genaker et donc nous rallonger la route. Nous avons optimisé Groupama 3 en ne gardant que le matériel indispensable et en naviguant à sept équipiers au lieu des dix habituels. La durée du record (17h56) nous permet en effet de tout faire d'une traite, sans avoir besoin de dormir. Notre équipage est excellent avec, notamment, l'arrivée de Lionel Lemonchois et celle de Thomas Coville. »




© Yvan Zedda

C'est donc Gildas Philippe, qui officiait en tant que tacticien sur le 60' ORMA Groupama 2, qui prendra la barre de l'Extreme 40 aux couleurs de Groupama pour les premières régates de l'iShares Cup à Venise.
Cette éventualité avait été prévue de longue date et Gildas Philippe s'est entrainé avec le reste de naviguants de Groupama 40 à Valence en avril.

Gildas Philippe : « Ce remplacement ne se fait pas au pied levé. J'ai accepté de remplacer Franck dès l'hiver dernier et me suis organisé de manière à être présent en cas de besoin. Au niveau de l'équipe, nous nous connaissons tous et avons pas mal navigué ensemble déjà. En ce qui concerne l'Extrem 40 Groupama, c'est un bateau sportif que je découvre. Néanmoins, j'ai fait pas mal de Tornado, dont il est proche, et du multicoque 60 pieds. Ca devrait donc aller ! »



iShares Cup: 14/05/09
L'iShares Cup commencera demain à Venise, les régates auront lieu sur le bassin San Marco qui offre une tribune naturelle aux spectateurs, tous les après midi jusqu'à dimanche.

Les conditions devraient être légères avec un thermique d'une dizaine de noeuds.


© Lloyd Images

A suivre sur le sité dédié de l'iShares Cup.


Maxis Multis :  10/05/09

Bruno Peyron est toujours à la recherche d'un sponsor pour relancer son maxi catamaran : Team Explorer (ex Orange II), détenteur du Trophée Jules Verne depuis 2005. L'ainé des Peyron estime que le potentiel du bateau peut être amélioré de 10% et ce en quatre mois seulement en l'allégeant. Le bateau pourrait être utilisé pour un projet en équipage ou en solitaire, il dévoile d'ailleurs que la génération des catamarans de The Race (Club Med, Team Adventure, Innovation Explorer) avaient été conçus avec une possibilité de transformation pour un solitaire.

Il ne semble pas effrayé par la concurrence des maxis trimarans de Franck Cammas (Groupama 3) et de Pascal Bidégorry (Banque Populaire V), il estime que les trimarans seront plus rapides dans les vents faibles à médiums mais que le catamaran a un avantage à partir de 25 noeuds de vent.

Autre projet de Bruno Peyron : relancer la course qu'il avait créer en 2000, The Race, il semblerait que la course puisse être céder à un groupe de marketing international qui organiserait la prochaine édition, Bruno Peyron souhaitant se consacrer à la navigation.

A lire sur le Telegramme.com.

iShares Cup :  08/05/09
L'iShares Cup 2009 a été lancée officellement le 5 mai au Parc Nautique de l'Ile Monsieur à Sèvres.




Tous les skippers engagés sur le circuit étaient présents, à l'exception de James Spithill, le barreur de BMW Oracle qui était représenté par une autre légende de l'America's Cup, John Kostecki, qui officiera à la tactique sur l'Extreme 40 américain.
La conférence de presse a été l'occasion pour les différents intervenants : Rick Andrews (directeur Marketing de iShares Europe), Jean-Pierre Champion (Président de la FFV), Gilles Chiorri (Directeur d'OC Events, organisateur du circuit) de rappeler l'objectif principal du circuit : amener la voile au grand public tout en conservant un haut niveau sportif.
Cet objectif semble rempli pour cette troisième saison avec l'arrivée de trois spécialistes français du multicoque océanique : Franck Cammas sur Groupama 40, Yann Guichard sur Gitana Extreme et Loick Peyron qui skippera l'un des catamarans du team Omani, on retrouvera aussi les américains de BMW Oracle, challenger pour la prochaine America's Cup et des équipages expérimentés sur Extreme 40 : Caroline Brouwer (Holmatro), Shirley Robertson (iShares), Nick Moloney (BT), Pete Cumming (Masirah), auquels s'ajoutent Erik Maris qui s'engage sur le circuit après des titres en Farr 40 et Mumm 30 sur Luna, et la surprise de la saison Mike Golding qui intègre le circuit après son démâtage sur le Vendée Globe toujours aux cotés de son fidèle partenaire Ecover.
Le palmarès des 40 marins engagés (4 par bateau) est plus que fourni avec 50 titres de champion du monde, 12 titres de champion d'Europe, 27 participations à l'America's Cup, 11 détenteurs de records, 17 tours du monde, 6 médailles olympiques et 14 participations aux JO.



Comme l'a rappelé Gilles Chiorri, ce niveau sportif sera aussi assuré par l'organisation avec des jaugeurs qui vérifieront le respect de la stricte monotypie, des empires sur l'eau pour un arbitrage en direct des situations litigieuses, et une direction de course incluant des membres de celle des JO de 2012 à Londres.

En ce qui concerne l'objectif principal à savoir offrir une compétition sportive au public, l'organisation va poursuivre ses efforts en communiquant autour des événements, principalement pour les nouvelles étapes (Venise, Almeria) et pour Hyères qui n'avait pas été un franc succès, alors que les étapes phares sont évidemment reconduites : Kiel (80000 spectateurs), Amsterdam et Cowes.



Le choix de ces villes étapes a été un gros travail pour OC Events qui a sélectionné des sites offrant une tribune naturelle pour le public. Les manches de l'iShares Cup seront retransmises sur écrans géants avec commentaires, avec une lecture directe pour le grand public non initié grâce à l'arbitrage sur l'eau avec un concept simple : le premier à passer la ligne gagne la manche, de plus les parcours sont mouillés pour une vision optimale depuis le rivage avec une adaptation au lieu de course (le départ ne se fait pas forcément au près et l'arrivée au portant...).

Le format de course a aussi été étudié pour rester accessible aux novices avec des courses de 15 à 20 minutes, ce format est aussi adapté à une diffusion TV, et le côté spectaculaire (régates au contact, collisions,chavirages) permet d'intéresser un public non spécialiste de la voile).
Cette troisième saison de l’iShares Cup s’annonce donc prometteuse et elle commencera dès la semaine prochaine à Venise.


iShares Cup :  07/05/09
L'iShares Cup 2009 a été officiellement lancée avant hier à Paris, Voile-multicoques vous propose quelques photos des quatre Extreme 40 présents naviguant sur la Seine.
Le compte rendu de la conférence de presse sera disponible en fin d'après midi sur cette page.








Photos : Droits réservés Voile-Multicoques/Baptiste Morel


D'autres photos sont disponibles ICI.

Quelques vidéos à voir sur YouTube.


60' ORMA' :  06/05/09

Sensations (ex Nokia, ex Biscuits la Trinitaine), le trimaran de 60' ORMA, exploité par Sensation Océan pour des opérations de RP, incentive, et sorties grand public a été remis à l'eau en mileu de semaine dernière.

Quelques photos de Jimmy Bonnal de cette remise à l'eau :


Le site de Sensation Océan pour tous renseignements

Le site de Jimmy Bonnal et sa galerie Flickr.

Multicoques 50' :  06/05/09
La classe 50' Open change de nom et devient Multi50'.
L'assemblée générale extraordinaire qui se tenait vendredi dernier a permis de valider différents points de la jauge, avec à l’esprit la sécurité des skippers, la solidité ou la fiabilité des bateaux, et toujours le souci de circonscrire l’inflation des budgets, ainsi l'utilisation de carbone a été précisée (renfort au pied de mât, puit de dérive...).

Le programme de cette année comprendra quatre trophées dont deux nouveaux, Port-Médoc du 30 juillet au 2 août et Fécamp du 11 au 13 septembre. Le Trophée Malo à Saint-Malo est recondui du 21 au 23 août, tout comme celui de Saint-Quay Portrieux du 25 au 27 septembre. La saison se terminera par la Transat Jacques Vabre en novembre.

Maxis Multis : 06/05/09

Le stand by pour le record de la Méditerranée (Marseille-Carthage) a débuté aujourd'hui pour l'équipage de Groupama 3. Le temps à battre est la propriété de l'équipage de Bruno Peyron sur Orange II qui avait parcouru les 458 milles en 17 heures et 56 minutes.

Reste à attendre une fénêtre météo favorable à savoir un mistral bien établi qui se prolonge au delà de la Sardaigne. L'équipage sera réduit pour ce run à 7 hommes d'équipage sans quart comme l'explique le skipper Franck Cammas :« Depuis notre départ de Lorient, le 17 mars dernier, nous avons parcouru près de 8.000 milles à bord de Groupama 3. L'équipage le connaît bien et nous sommes parés à largueur les amarres. Afin d'être le plus rapide possible, nous ne serons que sept à bord au lieu des dix habituels. La durée du record (17 heures) nous le permet car nous n'aurons pas de quarts à faire pour nous reposer. Il ne nous reste plus qu'à attendre un bon Mistral. C'est un record vraiment sympa qui part de là où j'ai commencé la voile il y a plus de vingt ans ».

A voir : les photos de Juan Pablo Cadario lors du passage de Groupama 3 à Venise détaillant les procédures de virement de bord, les différentes configurations de voile et l'aménagement intérieur du trimaran sur le blog Juanpa Cadario.

iShares Cup :  04/05/09
Le lancement de l'iShares Cup se fera demain à Paris pour les dix skippers engagés sur le circuit Extreme40 2009.
La journée débutera par une séance photo à la tour Eiffel à 9h30 puis continuera par la Conférence de Presse à 11h à la Base Nautique de l'Ile Monsieur.
Ensuite quatre Extreme 40 : Groupama, BT, Luna et iShares commenceront des navigations sur la Seine et accueilleront jounralistes et VIP à leur bord.
Les catamarans navigueront entre le Pont de Sèvres et le Pont de Saint Cloud entre 12 heures et 18 heures.
L'accès des quais du parc nautique de la base de l'Ile de Monsieur sera libre pour le public : accès par la ligne 9 du métro station Pont de Sèvres .

Maxis Multis : 30/04/09
  • Groupama 3 de retour en France, après dles étapes à Istambul, Athènes, Venise et Gênes, le maxi trimaran skippé par Franck Cammas a fait son entrée dans le vieux port de Marseille avant hier. Le skipper et son équipage espèrent pouvoir profiter de cette escale pour tenter de battre le record de la Méditerranée en Marseille et Carthage, si le mistral le permet…

© Yvan Zedda

  •   Banque Populaire V est entré en chantier comme prévu, suite à l’avarie de flotteur tribord consécutive au heurt d’un OFNI, l’équipe a décidé de renforcer aussi le flotteur babord au même endroit, pour éviter une nouvelle avarie de ce type. Le maxi trimaran de Pascal Bidégorry devrait retrouver l’eau fin mai avant de partir vers New York afin de se mettre en stand-by pour le record de l’Atlantique Nord.

iShares Cup :  22/04/09
  • Confirmation de l'étape française à Hyères du 3 au 5 juillet, OC Events a choisi le port méditerranéen pour la deuxième année consécutive, l'an dernier cette étape avait été spectaculaire avec un mistral d'une vingtaine de noeuds entrainant chavirages et collisions.
  • La 10ème équipe annoncée sur le circuit est une surprise puisqu'il s'agit d'Ecover, entreprise qui a sponsorisé Mike Golding sur le circuit IMOCA pendant 8 ans, la société n'a pas souhaité renouveler l'expérience sur monocoque de 60' et s'engage donc aux côtés de son skipper sur le circuit des Extreme 40.
    Mike Golding :  «Je me suis intéressé au circuit Extreme 40 il y a quelque temps de cela, et j’ai été impressionné de voir comment la classe s’était développée pour atteindre ce niveau de compétition. Je reconnais que l’Extreme 40 sera un défi totalement nouveau pour moi, mais j’ai une équipe vraiment formidable et cela pourrait en surprendre plus d’un de savoir qu’en réalité, je prends davantage de plaisir à naviguer en équipage qu’en solitaire. Je suis très impatient de naviguer à nouveau en compagnie de Bruno et je sais que Fraser apportera à l’équipe toute la richesse de son expérience acquise en Extreme 40. Franchement, j’ai hâte d’y aller. »

    L'équipage du britannique sera composé de : Fraser Brown (NZL) à la grand voile, Bruno Dubois (BEL), le coskipper de Mike Golding sur le circuit IMOCA au réglage des voiles d'avant, le numéro 1 devant être annoncé ultérieurement. 


Maxis Multis : 22/04/09

Sodeb’O, le maxi trimaran de Thomas Coville a été remis à l’eau aujourd’hui à Lorient après son chantier post tour du monde.
Le bateau a été mâté dans la foulée, la dérive et la grand voile seront installées demain avec un départ prévu vendredi pour les Sables d’Olonne.
Pas de grosses modifications lors de ce chantier, le trimaran a semble-t-il été allégé, les foils ne feront leur apparition que pour la Route du Rhum 2010.

Les deux records au programme de la saison seront la Route de la Découverte et l’Atlantique Nord.

L'Hydroptère : 18/04/09

Alain Thébault a présenté mercredi à l'EPFL de Lausanne l' Hydroptère.ch

Ce bateau de 35 pieds qui naviguera sur le lac Léman (puis sur d'autres plans d'eau par la suite) a pour objectif de servir de plate forme de développment pour le futur Hydroptère Maxi destiné aux record océaniques et nottament au Trophée Jules Verne, le tour du monde en équipage, qu'Alain Thébault et son équipe espèrent boucler en moins de 40 jours grâce au principe du foiler.

Cet Hydroptère.ch sera donc un catamaran avec une coque centrale structurelle qui n'est donc pas en contact avec l'eau,  sur le même principe que le Decision 35 (classe de catamarans monotypes qui régatent sur le Léman). D'après les visuels 3D fournis il semble que les coques soient à redans (comme les flotteurs du trimaran).

Coté appendices, l'équipe a choisi de conserver les foils en V comme sur le 60', mais l'Hydroptère.ch sera pourvu d'un plan porteur-safran sur chaque flotteur. Le bateau sera aussi équipé d'une dérive qui permettra de naviguer avec les foils hors de l'eau dans les vents faibles.

Ce catamaran laboratoire sera construit par B&B à la Trinité (appendices et bras de liaison) et par le chantier Décision Sa qui construira la plate forme (coques).

Le chantier a débuté début 2009, la mise à l'eau est prévue début 2010.

©Hydroptère


©Hydroptère

iShares Cup : 18/04/09

La session d'entrainements communes aux équipes Oracle BMW, Groupama et Gitana de deux semaines s'est terminée hier à Valence.

Peu d'informations sur le déroulement de ces entrainements qui ont se sont déroulés dans le petit temps, étant donné la taille des parcours de l'iShares Cup les bateaux restent au contact, ce qui annonce une fois de plus du spectacle pour la saison à venir.



© Yvan Zedda


© Yvan Zedda


Maxis Multis : 16/04/09
  • Le maxi catamaran aux couleurs de la famille Rothschild devrait retrouver la baie de Quiberon en fin de mois après un chantier suite à la saison de records 2008 (Route de l'Or, Pacifique, Route du Thé).

Le détail des travaux par Léopold Lucet :
« Les efforts et les sollicitations imposés à la plateforme durant notre tour du monde ont laissé quelques traces… Durant les trois mois de chantier qui viennent de s’écouler, nous sommes intervenus sur les quatre jonctions entre les flotteurs et les bras. Pour consolider, il a fallu refaire le nid d’abeille sur ces zones. Nous avons également recollés les cloisons avant et arrière qui étaient abîmées. Enfin, nous avions constaté de l’usure en tête de mât, ce qui a nécessité quelques réparations dans des zones préalablement établies .»


Le programme du catamaran cette année se limitera à des opérations de relations publiques pour le Groupe LCF Rothschild à la Trinité puis dans le sud ouest de la France et enfin en Méditerranée.





  • Boatspeed, le chanteir australien a terminé la coque centrale, les flotteurs et les bras de liaison du premier monotype Arabian 100' construit dans les moules de Sodeb'O.

    Les différents éléments du trimaran ont été embarqués sur un cargo à destination de Salalah où le bateau sera assemblé par une équipe de Boatspeed et des membres de l'Oman Sail désormais sous la direction de Loick Peyron. Le team espère une mise à l'eau cet été avant le lancement des autres monotypes qui seront construits à Oman

Oman Sail


Maxis Multis : 13/04/09
  • Deux ans après sa dernière tentative de tour du monde en solitaire, rapidement arrêtée,
    Tony Bullimore se range définitivement  des records pour se consacrer au charter sur l'ancien Doha (ex Team Legato, ex Enza). Il quittera Aucland pour rejoindre Antigua, où le catamaran sera basé, à la fin du mois via Panama,  le bateau a d'ailleurs été renommé Spirit of Antigua. Pour lancer sa nouvelle acitivité Tony Bullimore participera à la Semaine d'Antigua du 25 avril au 1er mai.


  • Banque Populaire V est de nouveau amarré à Lorient après un convoyage de 6 jours via les Canaries et Madère et les Açores. Pascal Bidégorry et ses équipiers sont tout à fait satisfaits du bateau, qui devra malgré tout rentrer de nouveau en chantier après un choc avec un OFNI : «Nous avons heurté un OFNI sur la toute fin de notre parcours entre Cadix et Lorient. Nous ne savons pas ce que c’était. En faisant le tour du bateau lundi, nous nous sommes rendus compte que le flotteur tribord était partiellement endommagé. Dans la perspective du Trophée Jules Verne, nous avons à cœur de ne rien laisser au hasard dans notre préparation. C’est pour cette raison que nous mettrons le bateau au sec dès que possible. Cela n’entame évidemment en rien notre programme d’entraînement et notre campagne de records. » (Pascal Bidégorry)

    Après ce chantier le trimaran reprendra le large pour les Etats Unis afin de se préparer au stand by pour le record de l'Atlantique Nord, exit donc la Route de la Découverte pour cette année.

iShares Cup : 07/04/09

Alors que l'équipe américaine s'entraine en compagnie des teams Groupama et Gitana à Valence, elle a officialisée son engagement sur l'iShares Cup 2009, une bonne nouvelle pour OC Events, l'organisateur du circuit, cette entrée porte le plateau à au moins 9 unités, voire 10 si BMW Oracle engage son second bateau.

Les première photos de ces entrainements sont à voir sur les blogs Valencia Sailing et Juanpa-Cadario.


America's Cup : 03/04/09

La décision tant attendue de la Cour d'Appel de New York est tombée hier après midi, celle-ci donne raison au défi américain BMW Oracle face au défender Alinghi.

Selon toute vraissemblance, et d'après l'attitude des deux parties jusqu'à présent, la prochaine America's Cup devrait se courir sur multicoques, au plus tôt dans dix mois et dans un lieu restant à déterminer, il semblerait qu'Ernesto Bertarelli, président du défi suisse, ait déja contacté son homologue américain, Larry Ellisson pour évoquer ce duel.

Du côté américain, le trimaran, à l'eau depuis 6 mois, est actuellement en chantier à San Diego, il semble que l'essentiel du travail porte sur les flotteurs ou la coque centrale, les deux mâts étant toujours entreposés dehors depuis le début du chantier. Il semblerait aussi que des flotteurs soient en cours de construction pour l'équipe, s'agit-il de remplacer les flotteurs actuels ou s'agit-il de nouveaus flotteurs pour un second multicoque pour le Team BMW Oracle? L'avenir nous le dira.

Côté suisse, les différentes pièces du multicoque sont semble-t-il déjà construites et attendent maintenant le transport vers Valence avant l'assemblage du bateau. Les rumeurs font état d'un bateau de 115', à priori un catamaran avec une coque centrale structurelle, sur le même principe que le Decision 35.

A suivre...


Maxis Multis : 03/04/09
  • Alors que la tempête médiathique concernant les banques et le nomination de François Pérol à la tête du groupe Banque Populaire/Caisse d'Epargne s'estompe, le team Banque Populaire a choisi de reconvoyer le maxi trimaran à Lorient, pour poursuivre sa préparation et le stand by pour la Route de la Découverte...

  • Du côté du concurrent, la tournée de relations publiques se déroule sans problème, après des navigations dans le Bosphore pour la filiale turque de Groupama, Franck Cammas et son équipage ont largué les amarres le 30 mars pour rejoindre Athènes où les opérations de RP devaient commencer aujourd'hui.


© Yvan Zedda


© Yvan Zedda

iShares Cup : 03/04/09

Comme prévu, les Extreme 40 des équipes Groupama et Gitan sont arrivés et ont été montés à Valence, sur la base du team Oracle BMW, en préparation des entrainements communs qui doivent débuter lundi. Les deux catamarans de l'équipe américaine sont déjà à l'eau, James Spithill, le barreur de l'équipe devrait prendre la barre de l'un deux lundi.

Les premières photos du catamaran du Gitana Team sous ses nouvelles couleurs sont à voir sur Valencia Sailing.

A noter également dans l'actualité de l'iShares Cup, l'arrivée de Shirley Robertson à la barre du catamaran iShares, la double médaillée olympique offciait au même poste sur JP Morgan Asset Management l'année dernière, l'entreprise n'a a prirori pas souhaité poursuivre son sponsoring sur le circuit Extreme 40.

Maxis Multis : 26/03/09

Toujours en attente d'une fenêtre météo pour s'élancer sur le record Cadix San Salvador, Pascal Bidégorry et son équipage mettent à profit ce temps disponible pour s'entrainer sur le maxi trimaran.

Ainsi, la semaine dernière le skipper du maxi multicoque de 40 mètres a décidé de partir au large :

« Nous avons enchaîné cinq jours de navigation au large de Cadix afin de profiter de l’accélération du vent générée par le détroit de Gibraltar. L’objectif était de tester les évolutions apportées au niveau des appendices. Celles-ci se sont d’ailleurs révélées particulièrement probantes. Nous avons bénéficié de deux journées de vent fort, voire très fort avec 40 nœuds établis, une mer très hachée et avons pu tester le Maxi Banque Populaire V à toutes les allures. Dans des conditions de navigation qui sont sans doute les plus difficiles pour ce type de bateau, il a tout de même une fois encore démontré de grandes performances. Notre Maxi Trimaran est très puissant et nécessite forcément une vigilance accrue dans des situations musclées. Cette navigation nous a apporté beaucoup de choses et nous a permis d’entrer dans ces petits détails qui peuvent faire la différence. Il n’y a pas de secret, il faut travailler mais nous nous rendons compte que les automatismes se mettent en place de manière évidente ».

Une nouvelle session d'entrainements devrait avoir lieu à partir de dimanche.


© BENOIT STICHELBAUT/BFBP


© BENOIT STICHELBAUT/BFBP

 

Maxis Multis : 26/03/09

Franck Cammas et son équipage ont bouclé leur convoyage de Lorient à Istambul mercredi, le skipper est satisfait du bateau et de l'équipage :

« Nous avons longé les côtes une majorité du parcours, celles du Portugal, de l'Espagne, de l'Afrique nord, de l'Italie, de la Grèce et enfin de la Turquie. Ce parcours était très intéressant. C'était long comme une transat mais beaucoup plus technique. Il y a eu pas mal de changements de cap, de conditions de vents et de mer. Il a fallu manoeuvrer beaucoup. C'est très bien de commencer par une navigation comme celle ci pour se remettre en tête tout le bateau, les différentes manoeuvres. On n'a pas arrêté de régler le bateau, d'utiliser toutes les voiles. C'était très instructif. Ça c'est bien passé car on arrive vite et en forme !

Tout le monde était très heureux d'être sur le Groupama 3. Tout le monde a apprécié le comportement du bateau dans toutes ces conditions. Les nouveaux que l'on avait mélangés aux anciens dans les quarts, ont très vite appris. Ce sont des gens d'expériences et de talents qui se sont vites adaptés. Ils ont été ravis de Groupama 3 qui a démontré ses qualités.

Stan Honey est très professionnel. C'est un anglo-saxon qui a l'habitude de travailler tant sur la Coupe que sur la Volvo. Il connaît très bien son métier. Il l'exerce avec beaucoup de rigueur. Stan est en permanence en train de travailler le sujet, la météo, communiquer avec l'équipage, de faire marcher le bateau et de découvrir ainsi les instruments à bord, ce qui était un objectif de la navigation. Il a été très convaincu par le potentiel du bateau dès les 1er milles du Golfe de Gascogne. Il n'avait jamais vu un bateau comme celui ci avant, même s'il avait déjà navigué sur Playstation. Il a trouvé Groupama 3 d'une autre dimension en terme de performances. La communication entre nous n'est pas évidente quand il faut communiquer de loin entre son accent anglais et mon mauvais anglais ! Mais on a su trouver les bons mots pour se parler efficacement. C'est quelqu'un d'ouvert, jovial et enthousiaste. Ça fait plaisir d'avoir une personne comme ça à mes côtés !

On a commencé à faire des mesures avec tous nos nouveaux logiciels, tous ces nouveaux instruments. On a fait pas mal de mesures. Ces outils nous permettent d'analyser plus finement les performances du bateau dans toutes ses configurations. Ça nous permettra d'avoir une fiche d'utilisation du bateau plus précise et pouvoir toujours être dans la meilleure configuration possible. On a fait des mesures systématiques quand on changeait les réglages du bateau.
Yann Riou a été un appui important pour Stan Honey dans l'utilisation de tous les instruments à bord, dans l'électrique comme l'informatique. Son rôle va être d'analyser ces 8 jours de navigation intense avec des changements météos fréquents.

Tant que ça ne casse pas on est satisfait au niveau structure et fiabilité. Là, on n'a pas eu de souci structurel sur le bateau même s'il faut que l'on vérifie. On a tiré dessus tout le temps sans avoir de doutes. Avec Groupama 3 on a rencontré beaucoup de conditions difficiles. En Méd, ce n'est jamais évident dès que le vent se lève, la mer est courte. Ça tape beaucoup. Le flotteur s'engage facilement. La structure renforcée l'hiver dernier a été très sollicitée. Il va falloir aller voir dans les détails si quelque chose a bougé. Mais pour l'instant, tout va bien. C'était un super test pour la structure de Groupama 3 ces 8 jours de navigation.

Le mode course était la règle donnée au départ. Il fallait pousser, tester le bateau, la structure, les mesures de performances. Il fallait pousser sur Groupama 3. Mais ça ne nous a pas empêché de regarder le paysage autour ! Là, on a été copieusement servi avec des paysages grandioses, notamment à l'approche de la Grèce, avec un super lever de soleil sur les îles ; c'était fabuleux. Pas grand monde à bord ne connaissait cette région. On a fait une navigation hier avant de rentrer dans les Dardanelles, qui était sympa : en Mer Egée, on empannait à 30 noeuds autours des îles. Impossible de fermer les yeux sur ce paysage. La Méditerranée offre beaucoup de beaux paysages à découvrir.

On a souvent approché les 40 noeuds mais on n'y est pas allé car on calmait le jeu. On a retrouvé les performances de Groupama 3 au portant. Au près, on a gagné quelques noeuds avec les petites évolutions apportées. On n'était pas en configuration course car très chargé en gasoil pour pouvoir faire fonctionner le moteur si besoin. Le bateau était très lourd au départ par rapport à une configuration de course. Malgré cela, le bateau a très bien fonctionné car nos moyennes ont souvent été supérieures à nos polaires d'il y a deux ans. On est plutôt très heureux de cette réussite.

On a eu un rythme de quart comme en régate. On arrive comme sur une semaine de record pratiquement. Nous allons apprécier notre journée de repos avant d'attaquer dès demain. »



Maxis Multis : 26/03/09
Musandam, l'ancien trimaran d'Ellen MacArthur, réarmé par le sultant d'Oman a bouclé son tour du monde hier en 76 jours, 1 heure, 12 minutes et 42 secondes.

Même si le temps est en deça des dernières performances des solitaires français (Francis Joyon et thomas Coville) et du temps d'Ellen Mac Arthur, l'objectif est tout de même rempli pour le team Oman Sail, Mohsin Al Busaidi est devenu le premier Omani a faire le tour du monde à la voile.

Il est accompagné de quatres équipiers expérimentés pour mener à bien ce projet : deux français : Loïk Gallon et Thierry Duprey Du Vorsentet deux anglais : Charles Darbyshire  et Nick Houchin.


©Lloyd Images/ Oman Sail


©Lloyd Images/ Oman Sail



Maxis Multis : 23/03/09
 D'après l'Equipe Magazine, Olivier de Kersauson envisagerait de réviser le plan de pont de Géronimo, son trimaran et de faire construire un nouveau mât plus court afin que le bateau soit adapté à la navigation en solitaire pour une participation éventuelle à la route du Rhum 2010.

Cependant on ne devrait pas revoir "l'amiral" à la barre de son trimaran, puisqu'il confierait la barre de celui-ci à un ou une de ses amies, le magazine sportif évoquant les noms de Laurent Bourgnon et Florence Arthaud.

Ce projet est évidemment dépendant de l'arrivée d'un sponsor qui financerait ces travaux.

Info en provenance du site de François Lombard (consacré à Olivier de Kersauson et au Trophée Jules Verne.

Maxis Multis : 18/03/09
Groupama 3 a quitté sa base de Lorient hier matin pour prendre la direction de la Méditerranée pour une tournée de relations publiques dans les différentes filiales de l'assureur français. La 1ère étape sera Istambul.

Franck Cammas, le skipper du maxi trimaran ne s'attend cependant pas à des convoyages faciles, et espère bien mettre à profit ces navigations pour valider les hommes et le matériel :
« Nous allons découvrir de nouvelles zones de navigation, notamment dans l'Est de la Méditerranée avec la mer Egée, les îles Ioniennes, le détroit des Dardanelles et enfin Istanbul. Cela va être un excellent entraînement pour l'équipage et un bon test pour Groupama 3 nouvelle version car l'image d'une mer Méditerranéenne calme est souvent trompeuse. La mer peut y être courte et méchante »

La base de l'équipage reste la même que pour les différents records, on retrouve néanmoins quelques nouveaux venus comme l'américain Stan Honey qui officiera à la navigation, Pierre Pennec au poste de barreur mais aussi Thomas Coville, ex adversaire de Franck Cammas dans la classe ORMA et désormais skipper de Sodeb'O qui rejoint l'équipage en tant que second barreur.

La liste d'équipage au complet :

• Franck Cammas Skipper / Chef de quart / Barreur
• Stève Ravussin Chef de quart / Barreur / Responsable vidéo, photo
• Frédéric Le Peutrec Chef de quart / Barreur / Boat manager
• Stan Honey Navigateur
• Loic Le Mignon Barreur / Responsable accastillage
• Ronan Le Goff N° 1 / Gréement et accastillage
• Jacques Caraës N° 1 / Responsable vidéo - photo
• Pierre Pennec Barreur
• Yann Riou Electronique et informatique
• Bruno Jeanjean N° 1
• Thomas Coville Barreur


© Yvan Zedda



iShares Cup 2009 : 12/03/09

L'Extreme 40 du  Gitana Team a tiré ses premiers bords hier en baie de Quiberon, avec Yann Guichard à la barre. Son équipage sera composé de Pierre Pennec, ancien équipier de Yann Guichard en Tornado, qui occupera le poste de tacticien et régleur de grand voile  et de Hervé Cunningham et Christophe Lassegue qui auront les postes de régleurs  des voiles d'avant et de  la gestion des manoueuvres.

Le monotype continuera ses entrainements jusqu'à dimanche avant son retour au chantier pour recevoir sa décoration signée Jean Baptiste Epron.

La prochaine session d'entrainements du Gitana Team se fera donc en commum avec l'équipe de Groupama et de BMW Oracle (qui n'est pas officiellement inscrite sur le circuit), du 6 au 17 avril, elle aura lieu à Valence (où sont basés les deux Extreme 40 de l'équipe BMW Oracle). L'occasion pour Yann Guichard et son équipage de se mesurer à des marins plus expérimentés sur ce support : A bord de notre bateau, aucun de nous quatre n’a jamais navigué en Extrême 40’. Ce n’est pas un handicap mais il nous faut tout de même trouver nos marques au plus vite. Et naviguer avec les meilleurs du moment est selon moi la méthode la plus efficace pour y parvenir. Ces séances de travail sont indispensables pour progresser rapidement.”



iShares Cup 2009 : 09/03/09

Quelques photos de l'Extreme 40 du team Groupama, qui a reçu la même décoration que le maxi trimaran du team, et qui participera au circuit l'iShares Cup 2009.

Franck Cammas, qui a déjà couru deux épreuves : Marseille en 2007 et Cowes en 2008 (sous les couleurs d'Oracle BMW), retrouvera ses adversaires au mois de mai pour la première étape du circuit qui aura lieu à Venise du 15 au 17 mai. Pour l'heure l'équipe s'entraine à Lorient.

Simon B.


Simon B.


Merci à Simon B. pour ces photos.

Il semblerait que le Gitana Team ait aussi réceptionné son Extreme 40, si vous avez des photos de catamaran et que vous souhaitez les partager avec les internautes lecteurs du blog et de www.voile-multicoques.com, n'hésitez pas à me contacter : webmaster@voile-multicoques.com .


Maxis Multis : 07/03/09

L'équipe Groupama continue les navigations sur le maxi trimaran et la mise au point de celui-ci depuis la remise à l'eau du bateau après 8 mois de chantier. Les premières navigations avaient eu lieu dans des vents très faibles, mais l'équipage a eu l'occasion de tester le bateau dans des conditions nettement plus musclées cette semaine, le skipper, Franck Cammas semble satisfait du comportement du bateau :  « Lors de notre dernière sortie en mer, nous avons eu jusqu'à 40 noeuds de vent. Nous avons pu vérifier la tenue des nouveaux flotteurs qui sont plus raides. Nous sommes très satisfaits de leur comportement car ils ont moins de mouvements latéraux. C'est plus confortable pour l'équipage mais aussi pour la structure qui souffre moins et vieillira donc mieux. »

Franck Cammas ajoute que le chantier, probablement pénalisant en poids, n'a pas affecté les performances du trimaran : « Les relevés enregistrés nous indiquent des vitesses supérieures. C'est bien, même si j'attends d'avoir navigué au large durant plusieurs jours pour m'en assurer »


© Yvan Zedda


© Yvan Zedda


© Yvan Zedda

Les images de ces navigations à voir en vidéo sur le site officiel : Cammas-Groupama

iShares Cup 2009 : 07/03/09
L'iShares Cup 2009 comptera six étapes avec la confirmation de cette ultime étape espagnole qui se déroulera à Almeria, port andaloux, du 10 au 12 octobre.

Les autorités locales ont même choisi un partenariat à long terme avec le circuit Extreme 40 puisqu'un contrat de 5 ans a été signé avec OC Events, l'organisateur de l'iShares Cup.


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